18. mai, 2020

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13. mars, 2020

Français à l’étranger.fr

Streaming ou VPN : comment regarder la télévision française à l’étranger?

Les chaines françaises bloquant les diffusions de leur contenu à l’étranger, les Français peuvent se tourner vers des plateformes payantes de streaming ou l’utilisation d’un VPN pour regarder leurs programmes favoris.

Publié le 6 mars 2020 Par Weena Truscelli

  Les plateformes payantes

Pour regarder son programme préféré dans sa langue maternelle, il faut souvent passer par des solutions payantes. Une multitude de plateformes de streaming payantes existent sur le marché, de l’américaine Netflix aux offres hexagonales comme celles de Canal+, OCS (groupe Orange) ou encore Molotov, sans compter les aubaines de votre pays d’expatriation.

Une bonne nouvelle, malgré tout : ceux qui ne quittent pas l’Union européenne (UE) peuvent continuer à regarder des contenus français, temporairement, grâce à une réglementation entrée en vigueur le 1er avril 2018 sur la portabilité des abonnements numériques : « Les citoyens membres de l’Union européenne peuvent désormais, lors de leurs séjours « temporaires » dans d’autres pays de l’UE, continuer de profiter des contenus numériques payants auxquels ils sont abonnés dans leur pays d’origine». Le terme « temporaire » reste cependant flou, les parlementaires européens ayant refusé d’établir un nombre maximum de jours passés à l’étranger. Ils ont ainsi préféré laisser le soin aux fournisseurs de service de mettre en place des mesures de contrôle auprès de leurs abonnés. Dès lors, les fournisseurs pourront vérifier le pays de résidence en contrôlant le détail de la facturation, l’existence d’un contrat internet ou l’adresse IP de l’abonné et suspendre le service, si des abus sont constatés.

Choisir un VPN (Virtual Private Network)

Un VPN (Virtual Private Network), est un réseau privé virtuel qui protège votre trafic web privé contre les interférences, l’espionnage et la censure. Votre adresse IP est masquée et vos données chiffrées. Même votre fournisseur d’accès Internet ne peut accéder à vos données de navigation… Du moment que l’on a une connexion internet permanente, le VPN reste vraiment la meilleure solution. Grâce à ce système, il est possible d’où que vous soyez,  de sélectionner un serveur français, de cliquer pour se connecter (mettre le VPN en route) et de se retrouver avec une adresse IP française d’où il est possible de regarder tout le programme de télévision français !

Il ne reste plus qu’à surfer sur le net (forums etc.) pour trouver les meilleures offres, les plus fiables, celles qui sont compatibles avec les plateformes de streaming souhaitées et de passer par les périodes d’essai de 30 jours proposées pour la plupart des offres. Le coût moyen d’une souscription à un VPN est de 11 à 12€ environ.

Attention, les VPN ne sont pas légaux dans tous les pays, même si dans les faits, les sanctions sont peu nombreuses. S’il existe de nombreux utilisateurs en Chine et Russie, les VPN y sont, par exemple, officiellement interdits.

 Pourquoi les chaînes françaises ne sont-elles pas accessibles à l’étranger ?

La députée des Français établis hors de France, Anne Genetet, a récemment expliqué sur son site internet les raisons pour lesquelles les chaînes françaises n’ont pas le droit d’être diffusées à l’étranger : “Une notion essentielle à comprendre est que la question des droits de diffusion à l’étranger ne se pose pas en termes de chaînes mais de contenus. Les diffuseurs de programmes, autrement dit les chaînes, ne sont pas nécessairement propriétaires des programmes qu’elles diffusent. Les programmes sont la propriété principalement de ceux qui les ont produits, les producteurs. Ces derniers signent des contrats avec les chaînes, leur permettant la diffusion dans une zone géographique définie, généralement un pays » écrit Anne Genetet.

 

6. mars, 2020

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17. févr., 2020

Célébration : Is ’art Galerie et ses neufs ans de service

Une fête dans le sens complet du terme. L’Is’art Galerie Ampasanimalo a célébré ses neuf années d’existence samedi dernier avec l’évènement « Fêt’Art ». Le temps aussi de faire un petit bilan.

« Je ne suis pas là pour faire le travail des responsables. Ce que nous faisons, ce n’est même pas un dixième de ce qui se fait à Madagascar », en matière d’art contemporain. Cette phrase de Tahina Rakotoarivony, le patron de l’Is’art Galerie à Ampasanimalo, résume ces neuf années d’existence de ce haut lieu d’art tananarivien. Samedi, durant toute la journée, des festivités du « Fet’Art » ont été organisées sur place. Dans la matinée, « Baz’art » a démarré la célébration. Des artisans « super sympas », selon les organisateurs, ont présenté plusieurs articles. Allant des instruments de musique, du vestimentaire, jusqu’aux objets décoratifs. Tout était fait à la main. 

Les séries de prestations ont débuté vers 14h. Une belle pléiade d’artistes de tous les domaines, que ce soit musical, poétique ou autres. Avec le groupe folklorique Ny Vonimboahangy, on a pu constater l’envergure en matière de promotion musicale prise par l’Is’art Galerie durant ces années. « Au moins, je peux dire qu’on a promu pas moins de 300 artistes, voire beaucoup plus », signale Tahina Rakotoarivony, sans trop se réjouir. Il a sans doute conscience du combat qu’il mène actuellement. Se battre pour l’art malgache n’est pas une mince affaire. « Je fais tout pour que nos artistes contemporains actuels puissent sortir à l’étranger. Cela est nécessaire pour qu’ils s’ouvrent et évoluent », ajoute-t-il, à défaut d’école d’art locale.

L’Is’art Galerie est donc le baromètre idéal pour tâter le pouls de l’art contemporain malgache. A voir le public samedi dernier, ce secteur intéresserait plutôt les étrangers que les Malgaches, excepté les amateurs d’expressions artistiques diversifiées. Et ce lieu a aussi permis de découvrir des jeunes loups de la musique malgache. Comme Zanaky Ny Masoandro, présent samedi, pratiquant un reggae ayant quelques affinités avec le rock. Plusieurs artistes se sont ensuite alignés sur scène. C’est vers 20h que les grosses pointures ont fait leur apparition. Nate Tex, star de la variété pour ados, qui en était probablement à sa première prestation dans ce lieu, a réussi à convaincre un public habitué à une musique plutôt consistante. Comme les Njava, D’Gary, Rapo Atlas, Olombelo Ricky, Drwin… 

Vers 18h20, le « koba » a été coupé en guise de gâteau d’anniversaire. « Nous, les artistes contemporains, nous avons besoin de formation. Il y a plusieurs choses à maîtriser. Bien sûr, l’intuition est là. Mais il faut savoir convaincre, se présenter… Sachant qu’il est important de pouvoir vivre de son art. Ce n’est pas seulement le talent, c’est aussi le parcours et les raisons d’être devenu artiste », avance Tahina Rakotoarivony, le chef de file de l’Is’art Galerie. « Vivre de son art », voilà le combat à mener. Jusqu’à maintenant, la plupart des gens pensent que les œuvres d’art contemporain sont de simples distractions ou des signes symboliques d’un certain statut social et culturel, voire un luxe. Mais « il y a un message », conclue-t-il. 

Midi Madagascar

Le 10 février 2020

Maminirina Rado

15. janv., 2020

VANF ANTRANONKALA : Toute une littérature, la carte postale

 Carte postale : qui s’en souvient seulement encore ? Mais, comment connaître quand on n’en a jamais envoyée ni reçue...

 Dans les vieilles affaires de famille, j’en ai retrouvé qui ne portaient pas le timbre dont le cachet faisait foi. Des cartes postales mises sous enveloppe : sans doute, pour mieux les conserver ; à moins que ça n’ait été pour en soustraire le texte à la curiosité des facteurs du petit village qu’est notre société. D’autres encore restées vierges de toute inscription : «souvenirs». Telle cette représentation des «Ambassadeurs» (1533) de Holbein (1497-1543), avec sa fameuse anamorphose, que j’ai achetée pour me la garder.

 Il y a à peine un quart de siècle, on pouvait acheter des cartes postales UNESCO ou UNICEF, histoire de contribuer à la Culture ou de donner à l’enfance tout en souhaitant Bonne Année. Certes, le format carte postale n’autorise pas toute une littérature mais, bien avant le nombre maximal de signes sur Twitter et le statut «public» des posts sur Facebook, la nudité d’une carte postale incitait d’instinct à la pudeur.

 Il y avait la carte postale minimaliste : un texte au format timbre poste encore plus court que l’adresse sur la colonne en vis-à-vis. C’était l’ancêtre des SMS obligatoires, figures imposées, par principe et pour la forme : «Je quitte», «Bien arrivé». Heureusement, il y avait également des cartes postales plus disertes dont la bienveillance se devine dès le choix de l’image : même à fort tirage, elles n’étaient jamais anonymes. Il y avait aussi des cartes postales très inspirées dont le texte a vite fait de remplir l’espace dédié pour se continuer dans la marge, verticalement, en petits caractères, bien serrés.

 Mon texte n’aurait pas pu tenir dans le format A6 de la carte postale standard. Ah, la carte postale, toute une littérature !