28. févr., 2019

Profanation

Ambohimalaza : plus de dix-huit corps dérobés

Deux caveaux voisins ont été cambriolés. Les malfaiteurs ont emporté dix-huit corps dans l’un des caveaux.

Des pilleurs de sépultures ont fait parler d’eux à Maha­latry Ambohimalaza. Un double cambriolage de caveaux a été signalé avant-hier à la brigade territoriale de la gendarmerie nationale d’Ambohimalaza. Les caveaux pris pour cible sont localisés un peu à l’écart du chef-lieu de commune. Dans le premier, la disparition de dix-huit corps a été constatée. Le nombre de dépouilles dérobées et vandalisées n’est pas encore en revanche dénombré dans le second.

De source auprès de la gendarmerie, seuls dix corps ont été épargnés par les malfaiteurs dans celui-ci. Les sépultures cambriolées étaient sens dessus dessous. Des linceuls ont été déchirés et des membres arrachés des corps. Lors du constat, il s’est avéré que les malfaiteurs se sont emparés des os longs. Les familles propriétaires des caveaux n’étant pas sur place, c’est le chef fokontany qui a informé la brigade territoriale de la gendarmerie nationale lorsque des riverains ont découvert des traces d’effraction sur les caveaux.

Sitôt avisée, la brigade territoriale a dépêché des gendarmes sur les lieux, accompagnés du chef fokontany de Mahalatry et de quelques représentants du fokonolona.

Recherches infructueuses

Des recherches ont été entamées, mais les enquêteurs peinent à trouver des pistes sérieuses susceptibles de leur permettre de remonter de fil en aiguille jusqu’aux malfaiteurs.
L’acte remonte à quelques jours avant le constat. Les vandales ont opéré ni vu ni connu en pleine nuit. Après avoir dérobé les ossements en question, ils se sont évanouis dans la nature sans laisser de traces.

Une effrayante multiplication de pillages de caveaux est constatée dans la périphérie Est de la capitale, notamment à Ambohimalaza, Ambohimangakely, Anjeva et Ambohijanaka. Les pilleurs s’attaquent même aux caveaux des collines sacrées. À Ambohimalaza, un caveau royal a déjà été pillé et à Ambohimanga Rova, un autre en a fait les frais, il y a à peine une semaine.

Très souvent, les enquêtes judiciaires sur les vols d’ossements humains n’aboutissent pas. Des vendeurs se font prendre parfois, mais jamais les acheteurs, à en déduire qu’il n’y a pas de preneurs.

L'Express de Madagascar

Le 02/02/19

Andry Manase