Blog

23. mai, 2018

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L'Express de Madagascar

Le 9 Mai 2018

Haja Lucas Rakotondrazaka

30. mars, 2018

La nouvelle gare routière d’Andohatapenaka commence à être opérationnelle en dépit du refus de certains transporteurs qui devraient y stationner. A seulement une semaine après l’aménagement des coopératives concernées sur les lieux, la gabegie s’installe déjà.

Du pain sur la planche. Le défi d’instaurer une bonne gestion de la gare routière « Maki » ne fait que commencer. Et ces défis sont de taille à en juger l’envergure des actions qui seront entreprises, en passant par la gestion des activités commerciales qui s’y créent rapidement avant même le transfert des lignes qui s’y garent, jusqu’au maintien de la salubrité des lieux et de ses environs. A quelques jours de l’aménagement des coopératives concernées sur cet endroit, les marchands ambulants de toute sorte commencent à envahir les lieux. Les digues longeant la gare routière servent déjà de lieux de gargote à la sauvette pour les voyageurs, en dépit du fait que des restaurants décents et salubres aménagés dans l’enceinte de la gare routière sont prêts à les accueillir. Mais ces lieux ne sont pas accessibles à toutes les bourses, raison pour laquelle une bonne partie des clients choisit l’option la moins chère.

A cette allure, de telles activités auront la chance de se développer plus rapidement, avec la prolifération des vendeurs ambulants sur cet endroit qui, selon les ambitions du ministère des Transports, devrait être une référence en Afrique. La situation va s’empirer davantage lorsque toutes les coopératives qui devraient y aménager seront au complet dans la mesure où le nombre d’usagers va augmenter. Si des  mesures d’accompagnement ne seront prises dès maintenant, il est fort probable qu’un autre « Fasan’ny Karana » ou un autre « Ambodivona », avec leur gabegie risque de faire apparition à Andohatapenaka.

Les Nouvelles

Le 26/02/18

Rakoto

28. mars, 2018

Sans détour. La compagnie Corsair a revendiqué ouvertement son droit de trafic pour la zone Réunion - Madagascar face au projet de suspension des vols envisagé par l'Aviation Civile de Madagascar.  Une décision qui viserairt à favoriser le redressement de la compagnie nationale Air Madagascar. Dans un communiqué publié hier,  la compagnie aérienne ne manque pas d'arguments dans ce sens.  D'emblée,  elle souligne que l'ouverture de la desserte régionale l'année dernière a permis à plus de personnes de voyager à des prix compétitifs. Elle souligne aussi que « les risques de retour à une situation de monopole qui aurait pour conséquences une baisse du trafic et une augmentation des prix ».

Parmi ses arguments, Corsair International évoque son soutien sans faille au développement, notamment touristique, de Madagascar depuis 21 ans. « Malgré les crises, Corsair a toujours maintenu sa présence à Madagascar aux côtés des Autorités malgaches, et a toujours soutenu les actions de promotion de la destination Madagascar par un partenariat avec l'Office National du Tourisme de Madagascar, ainsi que sa participation à des salons du tourisme en Europe, des éductours ou des voyages de presse faisant connaître la destination Madagascar », souligne toujours la compagnie.

Il a égalemlent été rappelé qu'en 2016, Corsair a mené plusieurs études en vue des liaisons régionales visant à promouvoir le développement touristique des îles de l'Océan Indien (Iles vanille) à travers notamment le développement de séjours combinés inter-îles à partir de La Réunion mais également une offre régionale complémentaire à l'offre existante à des prix attractifs. Le 20 octobre 2016, Corsair a obtenu des droits de trafic de la part de l'Aviation Civile de Madagascar pour desservir l'axe Réunion- Antananarivo, avec l'ambition de positionner 2 vols Réunion/Antananarivo hebdomadaires et d'apporter 17 000 passagers régionaux supplémentaires par an.

Pour une concurrence saine

« Avec un apport net de passagers sur la ligne Réunion/Antananarivo de 16 041 passagers en 8 mois, Corsair dépassera très largement l'objectif fixé. Corsair contribue donc, et de façon significative, à la croissance du trafic Réunion/Madagascar en 2017 », soutient toujours cette compagnie aérienne française. A en croire les statitistiques avancées, la ligne régionale Réunion - Antananarivo  est utilisée très majoritairement par des voyageurs réunionnais souhaitant faire un séjour  à Madagascar (64%) et des passagers en provenance de France métropolitaine (26%), les passagers malgaches représentant quant à eux moins de 10% du flux de voyageurs transportés sur Corsair. « Cette croissance du trafic répond aux ambitions du Ministre du Tourisme de Madagascar de développer le tourisme et d'atteindre 1 million de touristes en 2020. Corsair favorise les conditions  d'une concurrence saine et loyale dans l'intérêt du consommateur », argumente toujours la compagnie.

Le problème de droits de trafic sur la ligne Réunion - Antananarivo de la compagnie Corsair remonte au mois de novembre 2018. La compagnie française souligne qu'en tant qu'« acteur incontournable du tourisme et du transport aérien dans les Caraïbes et l'Océan Indien, adossée au groupe TUI, numéro 1 mondial du tourisme », elle entend poursuivre son développement en partenariat avec les Autorités politiques et les professionnels du tourisme de Madagascar. De nouvelles consultations seraient prévues demain en vue de trouver une issue à ce problème.

La Vérité

Mardi 27 février 2018

Recueillis par Sandra R.