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6. juil., 2017

Le partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral prend son envol. Mercredi dernier, une délégation conduite par Joseph Brema Directeur Général Adjoint d’Air Austral a rencontré les cadres et les partenaires sociaux d’Air Madagascar.

La rencontre qui est une initiative du Conseil d’administration de la compagnie aérienne nationale a eu lieu au restaurant Le Pavé Antaninarenina et a vu la présence des administrateurs d’Air Madagascar, Bruno Razananirina, Thierry Rakotoarison, Eric Koller,  Rija Randriamanampisoa ; ainsi que du DG Hery Nirina Rakotomalala. Pour Air Austral le DGA Joseph Brema, était accompagné de Laetitia Pardieu, responsable de la Synthèse Economique.

Avenir. C’était avant tout une occasion pour les parties prenantes d’évoquer l’avenir d’Air Madagascar. « Il s’agit d’un projet de transformation cruciale pour Air Madagascar ». a notamment déclaré Joseph Brema en parlant du partenariat stratégique. Un partenariat entre deux compagnies historiquement proches, et pouvant traiter d’égal à égal, selon toujours le représentant d’Air Austral qui table avant tout sur « la valorisation des pôles d’expertises des deux compagnies ». Le Business Plan de deux ans prévu pour le redressement d’Air Madagascar tournera autour du développement des deux hubs que sont Antananarivo et La Réunion. Le business plan présenté par Air Austral prévoit une première phase de redressement d’une durée de trois ans (2017-2020), afin que la compagnie aérienne malgache puisse rétablir les fondamentaux et renouer avec les bénéfices. La seconde phase (2020-2027) sera une phase de croissance, tablant à terme sur un chiffre d’affaires de 420 millions de dollars, avec un taux de rentabilité de 4,6%.

Renforcement. Les actions prioritaires tourneront essentiellement autour de l’évolution du réseau global, la modernisation et la mise en adéquation de la flotte, le renforcement de l’offre, la mise en place de moyens renforcés et de synergies par la coopération. Parmi les domaines qui nécessitent un renforcement figurent la reconstitution des moyens financiers et la ré-adhésion au IATA Clearing House ; la mise en place d’outils de suivi et de contrôle des coûts et de la profitabilité des routes pour assurer un pilotage précis et réactif de l’activité. L’exploitation d’Air Madagascar sera, par ailleurs renforcée à travers le suivi des opérations aériennes, la gestion des irrégularités la mise en place d’une maintenance robuste, la modernisation des infrastructures et des systèmes d’informations, ainsi que la formation et le renforcement des compétences.

Complémentaires. Durant cette rencontre, le DGA d’Air Austral et son équipe ont insisté sur l’apport majeur que le personnel d’Air Madagascar sera amené à jouer dans le redressement de la compagnie malgache. « Nos domaines d’expertises sont complémentaires. Il s’agit de valoriser les compétences de chacun. Dans ce projet, le personnel d’Air Austral ne se substituera pas à celui d’Air Madagascar. « Les forces vives de chacun seront chez lui. Il y aura certainement des échanges dans des instants particuliers, par exemple sur les volets financiers ou informatiques. Inversement, en termes de maintenance, vous avez les compétences et certains atouts dont nous pouvons bénéficier», a-t-il affirmé.

Midi Madagascar

Le 13/05/17

R.Edmond.

5. juil., 2017

Une révision à la hausse des tarifs de transport sur les lignes régionales et nationales semble se préciser, mais ne s’officialise pas encore. Ce, dans la mesure où toute décision d’augmenter le tarif de transport n’est prise ni ne s’applique qu’à l’issue d’une décision adoptée en assemblée générale des coopératives, rappellent les transporteurs. Depuis la dernière augmentation des prix du gasoil, il y a moins de deux semaines, l’idée d’augmenter les tarifs fait son chemin au sein des professionnels du transport des lignes régionales et nationales, si ceux du transport urbain en sont encore aux « pourparlers » avec l’Agence des transports terrestres en vue d’accorder les violons sur le chapitre des compensations et des arriérés de subventions.  

Inévitable. A moins de deux mois de la haute saison pour les transporteurs des lignes régionales et nationales, une hausse des tarifs de transport n’est pas sans conséquences sur les usagers. Une baisse du nombre de voyageurs est alors à craindre, du moins, les premières semaines après une éventuelle hausse de tarif. Mais les voix qui s’élèvent au sein des professionnels du transport se font de plus en plus insistantes et soutiennent qu’ils ne peuvent éviter une révision des tarifs, à moins qu’il n’y ait une solution qui leur permette de réduire leurs charges. Au lendemain de la dernière hausse des prix à la pompe, en effet, les transporteurs estiment ne plus être en mesure de maintenir bien longtemps leurs tarifs alors que toutes les charges ont quasiment toutes connu une augmentation. Une révision des tarifs semble alors inévitable. Les usagers ne disposeraient plus que d’un sursis !

Midi Madagascar

Le 12/05/17

Hanitra R.

2. juin, 2017

Zinfo 974

Le 29/05/2017 | Par Denis Herrmann | Lu 16859

Air Austral commencerait-elle à battre de l’aile ? C’est possible si l’on en croit une lettre adressée au personnel de la compagnie.
 

Dans ce courrier, la direction explique que l’exercice 2017-2018 sera difficile, avec sans doute un résultat dans le rouge. L’arrivée d’une concurrence plutôt regardée de haut par la direction de la compagnie, forte de ses convictions que rien ne pourrait lui faire de l’ombre.

Voilà soudain que les nuages commencent à s’accumuler, d’autant que la compagnie qui a signé un compromis d’accord de partenariat pour ensuite entrer dans le capital d’Air Madagascar, vient de faire savoir que la signature officielle scellant l’entrée dans le capital d’Air Mad qui devait initialement être signé mercredi, vient d’être reportée.

Évidemment, la raison invoquée est un calendrier contraint de certains signataires de cet accord, qui devrait donc être paraphé en juin. La vérité semble bien plus grave car le ticket d’entrée pour les 49% du capital d’Air Mad était de plus de 40 millions d’euros  qui, avait précisé Marie-Joseph Malé PDG d’Air Austral, "Ne serait que de l’argent d’actionnaires privés et qu’en aucun cas il ne s’agirait d’agent public". Bien, sauf que visiblement la ficelle était un peu grosse puisqu’avec un savant montage, de l’argent public aurait pu être "déguisé" en argent privé mais il y a un autre problème dans l’affaire, c’est que les investisseurs ne se sont pas bousculés au portillon pour mettre leur argent dans une affaire où le gouvernement malgache garderait la main  avec 51% des actions.

Et lorsque l’on connait la situation politique malgache on comprend la frilosité des investisseurs privés à mettre au pot pour que Marie-Joseph Malé devienne un super PDG de compagnies aériennes. Cette difficulté vient donc soudain s’ajouter à cette lettre qui prédit un avenir plutôt sombre pour la compagnie du Capricorne, car l’arrivée de French Blue fait mal et l’ouverture de la ligne Mayotte-Réunion par Corsair, qui s’est emparé aussi du Réunion-Tana et Réunion- Maurice, n’a pas arrangé les choses pour Air Austral qui a trouvé plus urgent de changer les uniformes de son personnel plutôt que de voir la cruelle réalité des bouleversements en train de s’opérer en matière de transport aérien.

L’arrivée des low cost longs courriers sur la Réunion pose évidement problème à Air Austral qui ronronnait depuis des années sur ses acquis sans hélas anticiper cette nouvelle façon de voyager à bas coup, que l’ancien patron de la compagnie Gérard Ethève, avait anticipé il y a près de dix ans avec son projet  A 380. Dès son arrivée aux commandes de la compagnie, la nouvelle équipe dirigeante s’est employée méthodiquement à effacer toute trace de l’ancienne gouvernance et s’est attachée à diriger cette compagnie sans l’affect nécessaire, la rentabilité à tout prix devenant la nouvelle règle.

Entre un  polytechnicien  et un technicien  pour diriger une compagnie aérienne, il n’y a pas photo. Nous avions déjà émis quelques réserves quand au choix du "mariage" avec Air Mad et voilà que les problèmes s’amoncellent sur la compagnie qui fait la fierté de la Réunion.
 

31. mai, 2017

Corsair

Conformément à ses ambitions régionales, la compagnie lance son premier vol entre l’île de La Réunion et Madagascar le 9 avril.

Présente depuis 20 ans sur le territoire malgache, Corsair obtient les droits de trafic long-
courrier en novembre 1996 et opère son premier vol sur Antananarivo. Ce dimanche 9 avril, la compagnie continue d’étendre son réseau sur le régional, se de´ploie sur les Iles Vanilles en mettant en place un vol hebdomadaire entre l’île de La Réunion et Madagascar grâce a`
l’obtention des droits de trafic régionaux.
D’ores et déjà disponibles dans les systèmes de réservation et sur Corsair.fr, les vols décolleront de l’Ile de la Réunion a` 12h30, pour une arrivée a` Antananarivo a` 13h10. Les vols retours seront opère´s le même jour, avec un de´part a` 18h00 et une arrive´e a` 20h30. Les passagers en continuation pour Paris pourront profiter d’un vol de nuit pour leur plus grand confort.
En assurant la liaison entre Gillot et Antananarivo, Corsair offre aux Réunionnais et aux Malgaches une véritable alternative pour se déplacer au sein de l’océan Indien a` des tarifs extrême­ment compétitifs.

Nouvelle offre
Au travers de sa nouvelle offre, Corsair développe les connexions sur le trafic
régional et contribue concrètement au renforcement des échanges touristiques et ergonomiques. Corsair apporte désormais plus de vols, plus de flexibilité, des tarifs attractifs et un produit de qualité plébiscité par ses clients. Une contribution significative concrétisée par la signature de la Convention de partenariat des Iles Vanilles, en septembre 2016. Un concept qui va dorénavant pouvoir s’appuyer sur une desserte aérienne plus large et plus accessible.
Pascal de Izaguirre, Président-directeur général déclare « L’ouverture de la desserte régionale Réunion/ Antananarivo ce dimanche 9 avril marque, d’une part notre engagement auprès des Malgaches, et d’autre part, notre volonté de favoriser les échanges de personnes et de biens, tout en dynamisant le tourisme entre les îles sœurs de l’océan Indien, par exemple en multipliant les opportunités de séjours combinés inter-îles ».

L'Express de Madagascar

Le 07/04/17

© JIR