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17. oct., 2017

Certains sujets nécessitent encore un peu plus de temps de traitement. Mais la concrétisation du partenariat stratégique entre Air Austral et Air Madagascar suit son cours.

Dans les temps. Tels ont été les mots des représentants des deux compagnies  en faisant suite à l’avancement dans la conclusion de leur partenariat stratégique, hier, lors d’un point de presse organisé à la CCIA Antani­narenina. « Nous avons  rencontré le conseil d’administration d’Air Madagascar ainsi que son comité d’entreprise pour la présentation d’un business plan plus élaboré. Nous avons également  réalisé une centaine d’entretiens avec le personnel d’Air Madagascar, pour pouvoir établir un plan d’action  à différents niveaux…pour mieux comprendre la situation et construire avec eux le business plan futur », a indiqué Marie-Joseph Malé, PDG d’Air Austral.


Il poursuit : « Toutefois, dans le cadre du partenariat stratégique, il peut y avoir des éléments qui nécessitent encore d’être creusés et demandent encore une semaine supplémentaire, voire  plus dans leurs traitements. Néanmoins, globalement nous sommes dans les temps », puis il ajoute: « L’objectif étant de pouvoir finaliser d’ici la fin du mois d’octobre, date à laquelle  tout sera mis en place, et les moyens seront disponibles  pour pouvoir avancer dans ce partenariat ».

Prochaines étapes


Néanmoins, le numéro un d’Air Austral tient à souligner que « ces dernier mois, la compagnie a quand même pas mal investi au niveau des différents travaux et elle continue d’ailleurs d’investir notamment sur plusieurs niveaux dont, l’informatique, le domaine financier, le commercial », souligne t-il.


L’apurement des dettes de la compagnie nationale figure parmi les points saillants de l’accord de partenariat entre les deux compagnies. À ce sujet, « Nous sommes en cours de finalisation d’une des annexes qui concerne le traitement du passif de la compagnie aérienne nationale. Nous avons encore besoin de nous caler sur le traitement d’un certain nombre de données techniques et opérationnelles. Mais une fois cette annexe finalisée, nous serons en parfaite mesure de signer les accords de partenariat », a indiqué Marie-Joseph Malé.  À titre de rappel, les dettes de la compagnie nationale s’élèvent à 88 millions de dollars. À en croire Bruno Razananirina, membre du Conseil d’Admi­nistration d’ Air Madagascar, « concernant la prise en charge de la dette de la compagnie, nous attendons le résultat de l’audit cette semaine. Nous sommes en train d’élaborer le processus de prise en charge de cette dette. Celle-ci a déjà été approuvée par le Parlement, ainsi que les différents partenaires techniques et financiers de Madagascar », at-il soutenu.
Parallèlement, « nous sommes en contact avec deux institutions financières pour pouvoir avancer sur la partie du financement de ce projet. La demande, qui porte sur 40 millions de dollars, que l’on doit rassembler pour relancer l’ensemble de la mécanique d’Air Madagascar », a ajouté Marie-Joseph Malé.


D’une durée de dix années, le Business Plan prévoit deux grandes phases. D’abord, celle qui entend un retour à l’équilibre de la compagnie nationale d’ici trois ans. Celle-ci concerne la restauration des fondamentaux, notamment en terme d’appareil, la formation du personnel…Ensuite, la phase d’expansion qui devrait être entamée à partir de 2020. Celle-ci envisage notamment l’élargissement du réseau de la compagnie avec l’ouverture de nouvelles destinations ainsi que l’augmentation de la fréquence des vols…D’autre part, le renforcement d’un certain nombre de compétences de la compagnie, dont la maintenance d’appareils ainsi que la capacité managériale, figure également dans le programme de cette seconde étape, a-t-on compris d’après les explications de la rencontre d’hier.

L'Express de Madagascar

Le 02/08/17

Par Soa-Mihanta Andriamanantena

9. oct., 2017

Les transporteurs en commun à Antananarivo-ville se sont rassemblés pour protester le projet d’affectation du contrôle de conformité à l’OMAVET.

Les opérateurs de transport en commun à Antananarivo-ville ont donné deux semaines à la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) pour annuler sa convention de partenariat avec la société Omnium de maintenance des véhicules de transports (OMAVET). Cette convention consiste en l’affectation du contrôle de conformité des véhicules de transport en commun, à ladite société. Elle a été délibérée à la session extraordinaire du conseil municipal, la semaine dernière et, attend le contrôle de légalité de la Préfecture de Police d’Antananarivo.
« Nous suspendrons nos activités et entamerons une descente dans la rue si la CUA s’entête à poursuivre ce projet », profère Clémence Raharini­rina, présidente de l’Associa­tion des taxis-ville à Antananarivo-ville. Cette annonce a été faite conjointement par cette dernière et le président de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU), au bureau de l’UCTU à Ambodivona, hier. Ces transporteurs exigent, ou le maintien de ce contrôle de conformité au centre de visite automobile d’Antsakaviro, ou bien sa suppression.
Ce refus catégorique des taxis-ville et des taxi-be se réfère à plusieurs points, à savoir la non consultation des transporteurs, la non existence d’appel d’offre, et particulièrement le souci de « l’élimination des véhicules en mauvais état, en scrutant cent quatre points sur le véhicule ». Des responsables de la CUA leur auraient déjà avancé cette proposition. « Nous n’avons pas le moyen d’acheter une nouvelle voiture », s’indignent-ils.

Déplorable

L’état de la plupart des véhicules de ces transporteurs laisse, pourtant, à désirer. Des problèmes de freinage, d’embrayage, d’éclairage surviennent souvent. De plus, l’état général des véhicules est déplorable. Des planches sont utilisées pour servir de siège, les carrosseries sont transpercées, les vitres cassées, et quelquefois les portes ne se ferment pas.
La CUA veut calmer le jeu. Il ne serait pas question de suspendre l’activité des véhicules mais plutôt d’améliorer l’état de ceux existants, pour prévenir les accidents de circulation et améliorer la qualité de service. Tous les points, à savoir, le frein, le volant, les sièges mais aussi la couleur du véhicule, ainsi que d’autres éléments seront examinés pour atteindre cet objectif.


L’OMAVET disposerait de l’équipement adéquat pour ce contrôle. « Qu’il s’agisse d’un ancien véhicule ou d’un nouveau, des défaillances peuvent survenir. Et nous ne devrons pas penser qu’en ville, il n’y a pas d’accident », indique Landy Raveloarison, directeur du Transport au sein de la CUA. Ce sera aussi le moyen de lutter contre la corruption qui prendrait le large dans ce service. La CUA ne fera pas marche-arrière, malgré cet ultimatum. L’affectation du contrôle de conformité à l’Omavet à Ampasampito s’effectuerait, d’ici un mois. Les véhicules de transport de marchandises devraient aussi passer à ce contrôle.

L'Express de Madagascar

Le 06/09/17

Miangaly Ralitera