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19. avr., 2019

Lancement officiel du Fonds Malgache de Formation Professionnelle, ou tahiry Famatsiam-bola Malagasy ho Fampiofanana ny Mpiasa (FMFP)

 

Antananarivo, le 15 mars 2019 – La cérémonie officielle de lancement du Fonds Malgache de Formation Professionnelle s’est déroulée aujourd’hui au CARLTON Anosy en présence :

Des membres du gouvernement dont :

 Le Ministre de l’Emploi, De la Fonction Publique, du Travail et des Lois sociales : Gisèle RAMAMPY
 Le Secrétaire Général du Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme : Dr Hanta BARAKA
 Le Directeur de cabinet du Premier Ministre : Ruphin ZAFISAMBO
 Le Directeur de Cabinet du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et Professionnel : Maître Rija RAKOTOMALALA
 Le Directeur Général du Développement du Secteur Privé du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat : Noroseheno RAHARINJATOVO
 Le Conseiller Technique du Ministère de l’Economie et des Finances : Gil RAZAFINTSALAMA

De Son Excellence Madame l’Ambassadrice de France : Véronique VOULAND-ANIEINI

Des partenaires Techniques et Financiers dont :

 Le Directeur de l’Agence Française de Développement : Jérôme Bertrand-Hardy
 Le Chef de coopération de la délégation de l’Union Européenne à Madagascar : Franck PORTE

De son Conseil d’Administration dirigée par sa Présidente Noro ANDRIMAMONJIARISON
Des membres des sept comités Sectoriels Paritaires
Des représentants des groupements professionnels
Des chefs d’entreprises et des Directeurs des Ressources Humaines des entreprises, tout secteur confondu
Des représentants des centres de formation

Créé à l’initiative des partenaires sociaux, appuyés par l’état et les Partenaires Techniques et Financiers, la mise en place du FMFP permettra de développer les qualifications du capital humain à Madagascar dans un contexte de mutation accélérée du monde socio-économique.

Le FMFP a pour objectif de développer la formation professionnelle continue à Madagascar afin de rehausser la qualité de l’offre de formation professionnelle, et de promouvoir la culture de la formation en entreprise.

Le FMFP est singulier par rapport à tous les fonds de formation existants dans le monde du fait de sa gouvernance privée et partenariale, ainsi que de l’existence des comités sectoriels paritaires.

Rappelons que cette structure est officiellement mise en place suivant la Loi n°2017-025 portant création d’une contribution financière des entreprises au développement de la formation professionnelle continue et d’un fonds de gestion de cette contribution, fixée à 1% de la masse salariale brute plafonnée ; suivant le Décret N° 2018 – 1509 du 13 novembre 2018 portant application de la loi n°2017-025 ; et suivant l’Arrêté interministériel n° 911-219 du 15 janvier 2019 fixant la date de début de la collecte de la contribution des entreprises au développement de la formation professionnelle continue à Madagascar au 1er janvier 2019.

Cette initiative nationale est soutenue depuis son origine par la France, au travers de
l’Agence Française de Développement (AFD), qui a signé une convention de financement de 24 milliards d’ariary (6 000 000€) le 2 mai 2018, pour appuyer la mise en place du FMFP et financer des projets de formation professionnelle à destination des salariés, des jeunes et des personnes en situation d’emploi précaire.

Les financements du FMFP ciblent les projets de formation d’entreprises individuelles, les projets interentreprises sectoriels, les projets interentreprises intersectoriels et les projets d’intérêts nationaux. Ces financements seront alloués à travers trois type de type Formation : Formation Professionnelle Continue, Formation Pré-Emploi et Formation de type « équité » ciblant les micros et petites entreprises ainsi que l’informel.

Lancement de 6 premiers appels à projets de formation au bénéfice des salariés des entreprises, et des personnes en situation d’emploi précaire à Madagascar
Le FMFP a lancé ce mardi 12 mars 2019, six appels à projets destinés à financer des actions de formation des salariés et des personnes en situation d’emploi précaire, dans les secteurs du Développement Rural, du Tourisme, de l’Hôtellerie et de la Restauration, des Technologies de l’Information et de la Communication, du Textile, Habillement et Accessoires et du Bâtiment, Travaux Publics et des Ressources Stratégiques. Ces appels à projets d’un montant total de 1,6 milliards d’ariary (400 000€) sont financés via les financements additionnels de l’AFD.

 

5. avr., 2019

La politique sociale de facilitation d'accès à la denrée nationale ne fait pas toujours l'unanimité. Des riziculteurs avancent d'autres propositions.

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22. févr., 2019

La faible performance du secteur financier figure parmi les grands handicaps du développement économique de la Grande-île de l’Océan Indien. La situation actuelle est inquiétante, cependant, une Stratégie nationale est déjà en cours de mise en œuvre.

 

13e position ! C’est le rang de Madagascar dans la région de la SADC, en termes d’inclusion financière. Ce classement qui place la Grande-île parmi les derniers est justifié par des indicateurs alarmants. Si l’on se réfère au pourcentage d’adultes ayant un compte bancaire, Madagascar affiche un taux de 12%, contre 94% pour Seychelles et 85% pour Maurice. Bien que les services financiers soient indispensables pour le développement des activités, même au niveau microéconomique, seulement 17% des adultes Malgaches ont accès aux services financiers auprès des autres fournisseurs, à l’exemple de ceux spécialisés dans le mobile money. 30% de cette population adulte peuvent avoir recours aux services financiers informels. En bref, Madagascar est à la traine, en termes d’inclusion financière, avec l’exclusion de 41% des adultes. Si la population est réticente à utiliser les services financiers disponibles sur le marché formel et informel, c’est à cause du contexte socioéconomique difficile, du faible niveau d’alphabétisation et des contraintes infrastructurelles, selon les promoteurs de la Stratégie nationale de l’Inclusion financière (SNIM). A cela s’ajoutent les incertitudes et les chocs fréquents qui frappent le pays. Cette Stratégie mise en œuvre pour la période 2018-2022 vise, en effet, à résoudre ces problèmes qui constituent un blocage. Cette SNIM est pilotée un Comité de pilotage constitué de représentants de la Banque Centrale, du Ministère en charge des Finances et des ministères sectoriels concernés par le secteur financier.

En cours. Pour cette année 2019, les actions menées pour l’amélioration de l’inclusion financière concernent la promotion de l’épargne, le développement du secteur de l’assurance et des instruments de paiement, l’amélioration des offres de crédit incluant la microfinance, etc. A noter que la SNIM s’articule sur trois axes stratégiques relatifs à l’éducation financière et la protection des consommateurs ; la facilitation et l’amélioration de l’accès et de l’utilisation des services financiers ; et enfin le renforcement des politiques, cadre légal, réglementaire et institutionnel. Selon le document présenté par le Comité de pilotage, les objectifs sont nombreux dans le cadre de la mise en œuvre de la SNIM. Ils ont cité, entre autres, l’amélioration de l’éducation financière de toutes les catégories de la population pour une meilleure inclusion, l’information et la communication, la protection des consommateurs de services financiers pour instaurer un climat de confiance entre la population et les fournisseurs. En ce qui concerne l’utilisation des services financiers la Stratégie nationale prévoit la mobilisation de l’épargne pour faire face aux chocs et constituer un capital productif, le développement des opportunités d’assurance de niche pour la résilience et la productivité ; l’optimisation du paiement pour la résilience et le commerce ; et la promotion de l’offre de crédits ciblés pour élargir les opportunités économiques. Au niveau du cadre légal, la mise en œuvre de la SNIM devrait permettre d’établir un environnement propice à l’inclusion financière, de renforcer la capacité institutionnelle des entités en charge de promouvoir cette inclusion et enfin d’instaurer un climat de confiance entre les fournisseurs de service et le système judiciaire. Bref, de grands efforts restent à faire pour améliorer l’inclusion financière à Madagascar, un défi à relever avant de pouvoir espérer un développement inclusif.

Midi Madagascar

Le 03/01/19

Antsa R.