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3. sept., 2018

Posté le  13 février 2018

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Madagascar continue de se développer, tout particulièrement dans le domaine des petites et moyennes entreprises et des startups. C’est en ce sens que le tout premier fonds d’impact a vu le jour le 9 février dernier.

L’aventure entrepreneuriale peut s’avérer risquée, surtout quand l’encadrement des instances adéquates et le financement nécessaire font défaut. Les autorités malgaches ont pris conscience que les entrepreneurs et ceux qui veulent tenter l’aventure ont besoin d’un coup de pouce pour y parvenir. Ainsi, le vendredi 9 février dernier, Miarakap, le premier fonds dédié au financement, à l’encadrement et l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) et des startups a été officiellement créé.

C’est à l’hôtel Tamboho à Tananarive qu’a eu lieu ce premier tour de table pour la souscription en capital. Une rencontre menée par Emmanuel Cotsoyannis, entrepreneur franco-malgache, réunissant les partenaires et actionnaires de ce fonds d’investissement, avec le soutien de la Coopération monégasque. Autre présence remarquée, celle du Président du conseil d’administration de Miarakap, Fred Rajaonera, ainsi que plusieurs grands noms de l’industrie, du financement et de l’entrepreneuriat malgache.

Miarakap, la solution financière pour les PME et les startups

Rêver d’entreprendre est une chose… Mais se donner les moyens financiers pour y parvenir est encore mieux ! Ce fonds d’investissement se présente comme la nouvelle solution financière adaptée aux PME et aux startups.

Miarakap a en effet pour objectif de soutenir le développement de l’écosystème entrepreneurial malgache et ainsi dynamiser ce secteur prometteur. Les startups et les PME ne chemineront plus seuls :  Miarakap est non seulement le financement pour un projet d’entreprendre, mais aussi votre accompagnement adapté aux types de projet que vous avez ou envisagez de concrétiser. Un financement et accompagnement personnalisé pour permettre la réalisation des projets de croissance.

« Miarakap s’adresse aux PME et aux start-ups à fort potentiel de croissance, issus de tous les secteurs d’activité et régions de Madagascar. Les besoins en financement de ces PME et startups doivent se situer entre 50 millions et 1 milliard d’Ariary. Miarakap renforce les fonds propres et devient actionnaire minoritaire des entreprises, généralement pour 5 ans, et assure un accompagnement actif et personnalisé en fonction des besoins de chaque société. Un accompagnement qui passe par la formalisation de leur gestion, le renforcement de leur organisation, la montée en compétences techniques et accélération de leur développement commercial » explique Emmanuel Cotsoyannis.

 Ce premier tour de table s’est soldé en un investissement de 11,5 milliards d’Ariarys dans le fonds Miarakap. Un projet, ainsi que sa phase de préparation, menés par ses co-fondateurs, Emmanuel Cotsoyannis et le groupe Investisseurs & Partenaires.

Les co-fondateurs connaissent du bout des doigts le domaine de l’entrepreneuriat. Emmanuel Cotsoyannis est en effet un entrepreneur franco-malgache qui revient sur la Grande île après avoir passé une dizaine d’années à la création, au développement et la direction de startup en France. Investisseurs & Partenaires (I&P) est, quant à lui, un groupe fondé en 2002, spécialisé dans l’investissement dédié aux PME africaines. C’est grâce à son expérience dans le métier et au capital que ce groupe a activement contribué à la création de ce fonds d’investisseurs. Cette entreprise a d’ailleurs une branche à Tananarive et compte à ce jour sept entreprises malgaches à son portefeuille.

Un avenir prometteur attend tous les entrepreneurs, qui faute de financement, ne pouvaient aspirer à monter leur startup ou entreprise. Avec Mirakap, l’avenir semble se dessiner sous un jour nouveau, rempli d’espoir !

 

30. août, 2018

Les prix de la vanille continuent de flamber, la performance d’Ambatovy demeure favorable à l’économie et la filière textile affiche une bonne santé. 

« Les perspectives globales de croissance économique à moyen terme sont positives ». C’est ce qu’indique notamment la Banque mondiale dans sa dernière note de conjoncture économique sur Madagascar

Relance économique

Autrement dit, si les élections présidentielles se passent comme il faut et que le pays est ainsi épargné d’une nouvelle crise postélectorale, la relance économique constatée ces dernières années va se poursuivre. Cette bonne performance économique attendue en 2019 proviendra notamment des conditions météorologiques favorables qui sont de bon augure pour la production de riz et d’hydroélectricité. Selon la Banque mondiale, « l’actuel essor des prix de la vanille devrait encourager de nouveaux petits exploitants agricoles dans le secteur de la culture de la vanille, ce qui peut stimuler les revenus locaux ». Les réformes en cours visant à améliorer la connectivité des zones rurales devraient également « contribuer au développement des activités non agricoles. Les revenus secondaires ainsi générés pourraient amortir les chocs des variations de la production agricole laquelle est soumise à des conditions météorologiques changeantes ».

Enfin, le secteur tertiaire devrait continuer à être un levier de croissance, les services aux entreprises et au commerce devant suivre une tendance positive. Bref, « la croissance est projetée à 5,4 pour cent en 2019 et autour de 5,1 pour cent à moyen terme ».

Vulnérabilité

Une croissance qui sera encore tirée, en partie des exportations. Tout de même, ce secteur demeure essentiellement concentré sur trois principaux produits. En l’occurrence, la vanille, le nickel et le textile qui sont en tête du classement des produits qui rapportent le plus de devises étrangères. « Au cours des cinq dernières années, 58 pour cent en moyenne des exportations totales du pays ont été dominées par la vanille, le nickel et le textile, qui ont également été les principaux facteurs de la croissance des exportations». Mais ces produits ne sont pour autant pas des ressources durables. En effet, «cette concentration des exportations peut être une source de vulnérabilité, car une baisse inattendue de la demande ou une forte variation des prix pourrait avoir un impact significatif sur les recettes d’exportation ». Pour atténuer les risques potentiels, des mesures pourraient être prises pour diversifier les exportations et renforcer la demande intérieure. Le développement des exportations de services observé récemment est encourageant, dont par exemple les sous-traitances comme les centres d’appels et les autres activités dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et le tourisme.

Midi Madagascar

Le 14/08/18

R.Edmond.