3. août, 2017

Emmanuel Macron et son homologue comorien Azali Assoumani se sont entretenus par téléphone ce lundi 5 juin, convenant de «—travailler dans un esprit d'apaisement et de confiance mutuelle—» après l'indignation provoquée par la plaisanterie du président français sur les kwassa-kwassa. Le président comorien assure que la pression est retombée.

Depuis le visa instauré par Edouard Balladur en 1995, les Comoriens partent en kwassa-kwassa vers Mayotte. Lors d'un déplacement jeudi, le chef de l'Etat français avait plaisanté au sujet de ces frêles embarcations sur lesquelles périssent de nombreux migrants comoriens tentant de rejoindre le département français voisin, dans l'océan Indien.

Après avoir pu s’entretenir avec Emmanuel Macron, le président comorien Azali Assoumani assure que la tension est retombée : « Ce qu’on a pu tirer de ce dérapage tout à fait condamnable, c’est que le monde entier avait oublié ce problème et il l’a remis en place.

L'Express de Madagascar

Le 09/06/17

RFI

 

2. août, 2017

http://scd.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_16x9_1024_578/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/000_gt0flhdf768_0.jpgLe Président de l'Union des Comores Azali Assoumani l'a annoncé officiellement ce mercredi 7 juin dès sa sortie du conseil des ministres : « Il fallait faire un choix, les Comores choisissent l'Arabie saoudite même si le Qatar est un pays-frère plus qu'un pays ami ».

Le bras de fer qui oppose Riyad à Doha depuis plusieurs semaines a pris un nouvel essor depuis la visite de Donald Trump au sommet arabo-islamo-américain de Riyad. L'Arabie saoudite met à l'index le Qatar sur la question du terrorisme. Une position affichée nouvelle pour Riyad qui était jusqu'à présent plutôt dans la médiation avec les monarchies du Golfe.

Les Comores ont déjà rompu leurs relations diplomatiques avec l'Iran l'an dernier au profit de l'Arabie saoudite. Ce soutien indéfectible pour le royaume inquiète aujourd'hui dans l'archipel.

Le président Azali, lui, avance un argument religieux : « l'Arabie Saoudite est le lieu choisi pour faire naître l'islam, c'est donc aussi notre pays », dit-il. D'aucuns parlent déjà d'Etat comorien pas si souverain puisqu'apparemment assujetti à l'Arabie saoudite qui soutient Moroni chaque année à grands coups de centaines de millions de pétrodollars.

L'Express de Madagascar

Le 09/06/17

Source RFI