22. sept., 2017

Foire internationale de l’agriculture, agrobusiness-agroalimentaire - Ouverture ce jour

Foire internationale de l’agriculture, agrobusiness-agroalimentaire - Ouverture ce jour

Enfin, le jour J ! Celui de l’ouverture de la Foire internationale de l’agriculture, agrobusiness-agroalimentaire au parc des expositions « Forello Expo » Tanjombato. Cet événement tant attendu démarre ce jour pour durer jusqu’à dimanche prochain.  Le prestige de la première édition de la Foire internationale de l’agriculture, agribusiness- agroalimentaire (Fia), précède déjà l’événement. Le compte à rebours relatif à la date de la tenue de cette foire, affiché depuis des semaines sur les panneaux publicitaires, dans les journaux et à la télé, constitue un véritable outil de suspens pour le public qui a attendu impatiemment le jour J, c’est-à-dire ce jour.

Sans ambages, cette manifestation qui réunira les acteurs en tous genres du secteur de l’agriculture, allant du simple paysan agriculteur, aux agrobusinessmen, démarrera ce jour sous le signe de la promotion de l’agriculture, à tous les niveaux. Une grande première pour la filière agricole à  Madagascar  Tout en faisant office de véritables états généraux de l’agriculture à Madagascar, cette foire compte mobiliser les organisations paysannes de tout le pays et réussir à intéresser tous les différents intervenants ayant en partage l’ensemble de la chaîne opératoire de l’agriculture, cet évènement sera  sans doute le marqueur d’une volonté nationale de fabriquer de la croissance verte pour le plus grand bénéfice de la population et du développement de Madagascar. Les organisateurs de cet évènement ont comme ambition de se donner  des perspectives rémunératrices pour l’ensemble du monde rural et des agribusinessmen et agrobusinesswomen, opérant et œuvrant pour la perception d’un engagement formulé au plus haut niveau de l’Etat, et aider au référencement de Madagascar sur les marchés internationaux. Du côté des visiteurs, à travers cette foire, ils auront l’opportunité de découvrir le monde de l’élevage, les matériels agricoles, les disponibilités des financements, les outils permettant d’opérationnaliser les infrastructures rurales, l’univers de l’agriculture biologique et bien d’autres domaines encore, le tout à apprécier sous le prisme du capitalisme vert. D’aucuns savent que les grandes nations ont acquis leur niveau à partir de leur puissance agricole, et il est fort envisageable pour Madagascar de devenir une puissance intermédiaire. En effet, doté de terres arables, comme bien peu de pays pourrait s’en prévaloir, Madagascar va gagner à maîtriser les questions liées aux fonciers, probablement que les futures Fia seront, certes, une réponse partielle, mais très utile à la mise en valeur efficiente des terres cultivables. Il est un fait indéniable : ces terres resteront à jamais une propriété de Madagascar et ce, quels que soient ceux ou celles qui les exploiteront.

La Vérité

Le 14/09/17

Rivo S.

20. sept., 2017

Les citoyens en perte de repères

5. sept., 2017

« Hira gasy Makotrokotroka » : deux troupes sans pareil

Surprenant de pédagogie, le « Hira gasy » continue à battre son plein au jardin d’Ambohijatovo.

Les retrouvailles entre les férus de folklore et d’art oratoire à Ambohijatovo ont, une fois de plus, été enchanteresses ce week-end. Une ode à la culture malgache aussi bien que le « Hira gasy » se retranscrit en chant, en prose ou en musique, d’une manière assez théâtrale, la société. Il ne cesse de briller par ses couleurs dans le cadre d’un événement à part ,qui lui est exclusivement consacré chaque dimanche. Depuis plus d’un mois maintenant, le jardin d’Ambohijatovo, théâtre du « Hira gasy makotrokotroka » initié par l’Office régional du tourisme d’Analamanga et HaiGasy Production, se plaît à accueillir la crème des troupes de Hira gasy de la capitale sur sa scène. Il a été annoncé que l’événement s’illustre comme un duel fraternel entre deux troupes comme le veut la tradition et dont les éliminatoires auraient débuté ce week-end. Deux outsiders restaient encore à découvrir pour le public et ils ne se sont pas privés de faire valoir leur talent respectif face à leur auditoire, hier après-midi.

Pérenne culture


D’un côté, on avait ainsi la troupe de Razafimahandry originaire de Sahavato B, un véritable fief du Hira gasy dans les hauts plateaux, apparemment. De l’autre, la troupe de Ratovoson originaire d’Ampahimanga, plutôt resplendissante de jeunesse. Laissant la part belle aux joutes verbales et aux saynètes diverses, c’est vers 14h que les deux troupes ont débuté les festivités. Tonitruante et débordante d’énergie, la troupe de Razafimahandry a ouvert le bal. « Que pouvez vous y faire, contentez-vous de ce qu’il y a pour vous » scande-t-elle, annonçant d’entrée la thématique de la journée. « On perd de plus en plus l’esprit, bercé par les diverses technologies. Plus les jours passent, plus on s’appauvrit, épuisé, corrompu et mal nourri » s’exclame la troupe de Sahavato B. Pendant près de 40 minutes, chaque troupe enchante ainsi ,à sa manière, le public, qui est alors seul juge de chaque prestation. Au tour de Ratovoson d’Ampahi-manga d’entrer ,par la suite, sur scène. Cette dernière évoque ,elle aussi, avec dynamisme et ferveur ces valeurs de la société malgache qui se perdent. « Les jeunes n’ont plus aucun respect, préférant tous ignorer leurs aînés. Qu’en est-il de l’avenir de cette jeunesse, enivrée par la luxure et la paresse? » déclame-t-elle. Deux troupes qui se sont affirmées comme deux belles découvertes, Razafi-mahandry et Ratovoson ont ,toutes les deux, conquis leur auditoire.

L'Express de Madagascar

Le 22/08/17

Andry Patrick Rakotondrazaka

2. sept., 2017

Trois cents révocations en six mois

Un chiffre qui parle de lui-même. Durant le premier semestre, trois cents gendarmes ont été radiés pour divers délits… outre des motifs disciplinaires. 

Un discours qui sonne comme un coup de balai. « Les statistiques enregistrées durant le premier semestre de cette année font état de trois cents gendarmes révoqués. Certains d’entre eux sont encore en prison », a signifié hier le général de division Jean de Dieu Daniel Ramiandrisoa,  commandant de la gendarmerie nationale, à l’occasion d’une cérémonie d’adieu aux armes qui s’est  tenue dans la matinée au Toby Ratsimandrava. N’y allant pas de main morte, il souligne que ces éléments radiés ont fait l’objet de prises de mesures disciplinaires et/ou de poursuites pénales.
Pour le volet judiciaire, des gendarmes ont été traduits devant la justice pour corruption, extorsion de fonds, trafic d’armes, escroquerie, association de malfaiteurs et autres. Des gendarmes ont été, entre autres, jetés en prison pour rapt contre rançon. Arracher la traduction d’un gendarme devant le tribunal n’est, par contre, pas évident, sauf en cas de flagrant délit. Sur demande du parquet, un ordre de poursuite signé par le secrétaire d’État en charge de la gendarmerie est incontournable.

Trop de verrouillage
Mais encore, c’est une autre paire de manche pour les actes commis dans le cadre d’un service commandé en tant que militaire, où la signature du président de la République en personne est nécessaire pour donner suite aux poursuites judiciaires. Un véritable bouclier quasiment impénétrable.


Pour ce qui est des sanctions disciplinaires, les gendarmes frappés de retour de manivelle ont été, pour leur parts traduits devant le conseil pour des manquements graves, liés à l’éthique de la gendarmerie nationale, qui trouvent son ancrage autour de la devise « professionnalisme et loi ».


De tous les motifs de révocation mentionnés, le commandant de la gendarmerie semble faire de la lutte contre la corruption une affaire personnelle. Avec un peu de fanfaronnade, il serre la vis là où son prédécesseur, le général de division François Rodin Rakoto a échoué deux ans plus tôt. «J’ai la certitude qu’il n’y a pas de corruption pour le recrutement d’élèves gendarmes 2017. Nous avons fait le nécessaire », lance général  Ramiandrisoa.


Alors que le parachutage à l’école d’Ambositra de près de soixante-dix candidats malheureux  lors du concours, à coûté sa fonction en 2015 au général Rodin François Rakoto, son successeur semble avoir rectifié le tir en surveillant de près la tenue et l’organisation du concours 2017, quitte à rester jusqu’à une dizaine de jours à l’école de la gendarmerie, lors des examens et des préparatifs.


Et puis, un peu de philosophie. «C’est par la poussière qui s’en dégage qu’on sait qu’il y a ménage, autrement, personne de l’extérieur n’en saura rien », conclut Jean de Dieu Ramiandrisoa.

L'Express de Madagascar

Le 02/09/17

Seth Andriamarohasina

2. sept., 2017

Permis biométrique : les tribulations des résidents de Mahajanga

Le délai accordé par le ministère de tutelle pour changer le permis de conduire en biométrique expirera dans quatre mois, soit le 31 dé­cembre. Hier, le chef de centre d’immatriculation de Mahajanga a enfin pu obtenir une faveur pour les titulaires de permis de conduire délivrés à Antananarivo, mais qui résident à Mahajanga.


Les concernés, soit deux cents personnes environ, sont invités à déposer la photocopie en couleurs de leur permis. La majorité de ces titulaires sont des directeurs régionaux et des fonctionnaires affectés à Mahajanga. La liste sera ensuite envoyée dans la capitale pour la confection des nouveaux permis. Cette nouvelle disposition leur évitera des va-et-vient incessants.


Pour d’autres, cette mesure arrive un peu tard car ils ont déjà effectué la démarche par leurs propres moyens, le délai de change­ment du permis biométrique devant échoir fin mars.
«J’ai dû aller à Tana par trois fois pour ce faire. La première fois, pour fouiller les archives réduites en cendres à Ambohidahy. Or, mon permis a été délivré à Antsiranana. On m’a alors demandé de laisser 2 000 ariary pour qu’ils puissent m’appeler pour un prochain rendez-vous de prise de renseignements et photo. Une attente d’une journée dans une longue file d’attente à Ambohidahy. Je suis revenue quelques semaines après leur appel, afin de remplir les fiches et les formalités d’usage. Un mois plus tard, j’ai dû revenir pour la troisième fois à Tana pour récupérer mon permis biométrique», a déploré une femme, ancien directeur régional dans la région Boeny, presque en larmes.


Un autre couple qui habite à Mahajanga a aussi été victime de cet aller et retour. Ils ont pris leur premier rendez-vous le 28 mars, après une attente de six heures afin d’obtenir un numéro. Ils ont obtenu une entrevue pour le 4 juillet, pour les formalités d’usage. Les responsables ont ensuite fixé la délivrance du titre le 4 août. Grande a été leur surprise quand ils sont venus à la date convenue : après quelques heures d’attente, le retrait du permis a été ajournée pour la date du 11 septembre prochain. Le couple était rentré à Mahajanga, 24h après leur séjour dans la capitale, effondré par le temps perdu, les dépenses occasionnées par les voyages et beaucoup de déceptions.

L'Express de Madagascar

Le 02/09/17

Vero Andrianarisoa