24. juil., 2017

20. juil., 2017

Les nouvelles centrales opérationnelles

La surproduction d’énergie est attendue dans les prochains mois. Différents chantiers de centrales thermiques devraient tourner à plein régime d’ici peu.

Le délestage ne serait plus qu’un mauvais souvenir pour les habitants de la ville d’Antanarivo. Les chantiers en cours du côté d’Ambohimanambola donnent un petit aperçu que la Jirama se dotera d’une arme très puissante pour faire face au problème d’alimentation en électricité. Dans cette petite commune dans la banlieue de la capitale, plusieurs projets de centrales thermiques sortent de terre. Elles tourneront en plein régime, au plus tard au mois d’août. Ce qui permettra à la Jirama de bénéficier de cent quarante mégawatts supplémentaires.


« Le pic de production en énergie atteint actuellement les 230 mégawatts pour le réseau interconnecté d’Anta­nanarivo », a fait savoir Olivier Jaomiary, directeur général de la Jirama, lors d’une visite sur terrain hier à Ambohimanambola. Or, les besoins pour Antana­narivo sont de l’ordre de 220 mégawatts. « Ces surplus nous permettront de faire face au problème d’étiage », se dit fièrement le nouveau patron de la compagnie de l’eau et de l’électricité.


Arrivé au mois de mars, le groupe électrogène de la société turque Aksaf Power commence à prendre forme. Les installations des douze unités touchent presque à sa fin. Cette nouvelle centrale fonctionnant avec du fuel lourd est capable de produire jusqu’à 60 mégawatts d’électricité. La production de l’énergie devrait commencer mi-juin et les responsables du site estiment que l’engin tournera à plein régime vers la fin du mois d’août.

Fuel lourd


La centrale thermique de la Jovenna sera prête à fournir d’ici peu 40 mégawatts pour le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA). « Le site devrait être opérationnel vers mi-juin. La centrale fonctionnera avec du fuel lourd et tournera sans arrêt sauf en cas de maintenance », a déclaré hier Martin Chalifour, président de la société Energy Contact, une société canadienne qui est le maître d’œuvre du projet. Outre Aksaf Power et la Jovenna, la centrale de Mandroseza avec une capacité de quarante mégawatt ne devrait pas à tarder à tourner à plein régime.


De son côté, le ministre de l’Eau, de l’énergie et des hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison a annoncé les différents chantiers dans les énergies renouvelables, notamment de l’hydroélectrique. « Des chantiers sont en cours à Ranomafana, avec une capacité de production de 80 mégawatt et à Sahofika, d’une capacité de 220 mégawatts. Avec toutes ces solutions, nous serions tranquilles d’ici cinq ans », a-t-il déclaré en marge de cette visite.

L'Express de Madagascar

Le 18/05/17

Lova Rafidiarisoa

20. juil., 2017

Transmission automatique de la nationalité

La transmission automatique de la nationalité est acquise pour les femmes malgaches. Elles peuvent désormais, transférer leur nationalité à leur enfant, dès leur naissance. L’article 9 de la nouvelle loi sur la nationalité, publiée dans le Journal Officiel de la République de Madagascar du 12 mai, stipule que « Est  Malgache, l’enfant né d’un père et/ou d’une mère malgache ».
Cette loi concerne autant les femmes Malgaches célibataires que celles mariées avec des étrangers. Pendant plus de 57 ans, seuls les hommes  ont eu l’opportunité de transmettre leur nationalité à leur enfant. Par conséquent, nombreux sont les enfants « apatrides » et ceux qui ne pouvaient pas jouir de la nationalité de leur mère. L’État malgache a corrigé cette erreur. Cette nouvelle loi leur permet de régler leur situation, du fait de son caractère rétroactif, selon l’article 3. Ces derniers pourront ainsi entamer leur demande de certificat de nationalité.
Avec cette réforme, Mada­gascar est sorti de la liste des vingt-sept pays. Il s’agit des seuls pays où ce phénomène discriminatoire envers les femmes, reste en vigueur.
Onitiana Realy, ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, présente à l’atelier sur « Les meilleures pratiques pour la promotion de l’égalité d’accès de la femme à la nationalité en termes de droit et dans la pratique », à Genève, le 16 mai, n’a pas manqué de saluer l’engagement personnel du Président de la République de Madagascar à éliminer cette discrimination dans les lois nationales. Elle a aussi loué les actions intensives de plaidoyer et de lobbying entreprises par les Organisations de la Société Civile Malagasy engagées dans la Défense des Droits Humains.

L'Express de Madagascar

Le 17/05/17

Miangaly Ralitera

19. juil., 2017

Contre toute attente, seul le nouveau Consul Général de Madagascar à Marseille (France) a été nommé lors du Conseil des Ministres d’hier. Il s’agit du Médecin général Pascal Rajaonarison, ancien directeur général de l’hôpital militaire de Soavinandriana (HOMI). D’après des indiscrétions, la nomination d’un consul général n’a pas besoin d’agrément du pays d’accrédité. Le Médecin Général Rajaonarison Pascal peut immédiatement après sa nomination rejoindre son poste à Marseille où il peut déjà travailler en attendant son exequatur. La question qui se pose est de savoir pourquoi l’Etat malgache ne procède pas jusqu’à présent à la nomination de ses ambassadeurs dans les pays où il en a besoin.

2 ou 3 mois. Il ne peut y avoir que deux réponses à la question. Soit, l’Etat malgache n’a pas encore envoyé des demandes d’agréments aux pays accrédités, soit, il l’a déjà fait, mais les pays accrédités n’ont pas répondu. D’habitude,  l’Etat accrédité a entre 2 et 3 mois pour répondre à une demande d’agrément. Si au bout de ce délai, il n’y a pas de réponse, la demande est censée être rejetée. Est-ce le cas actuellement pour Madagascar ? En attendant de connaître la vérité sur cette question, une autre nomination a été décidée en Conseil des Ministres d’hier, celle de Ratovondrasantsoa Pierrot Brechard, en tant que Directeur Général de l’INSAR (Institut National des Informations et de Soutien à l’Amélioration des Revenus).

Salaires et avantages. Par ailleurs, le Conseil des Ministres d’hier a adopté des décrets modifiant et complétant certaines dispositions des décrets fixant les salaires, accessoires, indemnités et avantages en nature des députés et des sénateurs. Reste à savoir si ces modifications vont dans le sens de la hausse ou de la baisse. A noter que les salaires, les indemnités et les avantages des actuels parlementaires sont déjà exorbitants pour les contribuables.

Midi Madagascar

Le 18/05/17

R. Eugène

11. juil., 2017

Report sur report de la délivrance des permis biométriques

La grogne n’en finit pas au centre immatriculateur (CIM) à Ambohidahy où les usagers sont nombreux à venir récupérer leur permis biométrique.

Depuis quelques mois, les usagers déjà reçus pour le remplacement du permis en biométrique, et après avoir rempli toutes les formalités comme le paiement des droits et la prise de photo numérique, se voient donner un rendez-vous, fixé à environ deux mois après, pour récupérer le permis biométrique. Mais une fois le moment du rendez-vous arrivé, c’est la déception : le permis n’est pas encore prêt. Et on a droit à un nouveau rendez-vous, dans un peu plus d’un mois. Mais cette fois encore, le permis biométrique n’est toujours pas prêt ! Deuxième report et troisième rendez-vous, dans un mois. Face à cette situation, beaucoup d’usagers ont du mal à garder leur calme et n’hésitent pas à le manifester. « Je reviens pour la deuxième fois, mon permis n’est toujours pas prêt. C’est inacceptable. Les usagers n’ont pas que cela à faire », s’indigne une jeune femme à qui il a été donné, hier après-midi, un troisième rendez-vous ! D’autres ne sont pas moins tendres : « Je prends cela pour un total manque de respect et une preuve d’inefficacité. De plus, on ne nous donne pas d’explication sur la raison de ces reports sans fin ! », s’emporte un autre usager qui se trouve dans le même cas. Interrogé sur le pourquoi de ces ajournements, l’agent en charge de recevoir les usagers… dans la cour intérieure de l’immeuble CIM à Ambohidahy, marmonne une vague réponse qui semble indiquer qu’il s’agit d’un problème de disponibilité du support sur lequel le permis biométrique doit être imprimé. Affirmation qui n’a pas pu être officiellement confirmée, du moins, jusqu’à hier en fin de journée, faute d’avoir pu joindre le chef du centre immatriculateur. D’autres sources au sein du CIM ont, toutefois, confirmé qu’il y a effectivement un problème d’imprimés ces derniers jours. En tout cas, d’après nos constats sur place, cette situation et ces ajournements qui ne s’accompagnent pas d’explication claire destinée aux usagers, sont vécus par ces derniers comme une nouvelle porte ouverte à la corruption. 

Midi Madagascar

Le 13/05/17

Hanitra R.