18. déc., 2017

Erasmus : la France reste le premier pays d’envoi d’étudiants, et peine à satisfaire les demandes

Parmi les 303 880 étudiants bénéficiaires de bourses de mobilités Erasmus + en 2016, 40 910 étaient Français. La hausse du budget pour 2018 devrait permettre d’accorder plus de bourses.

LE MONDE | 07.12.2017 à 13h47 • Mis à jour le 07.12.2017 à 14h34 | Par Séverin Graveleau

 

Pour la seconde année de suite, les étudiants français sont les plus nombreux à partir étudier à l’étranger dans le cadre d’Erasmus. C’est ce que montrent les chiffres de la Commission européenne publiés à la fin de novembre, pour marquer la fin de l’année de célébration des trente ans du programme d’échanges universitaires.

Avec 40 910 étudiants français ayant bénéficié d’une bourse de mobilité en 2015-2016, la France reste donc sur la première marche du podium, devant l’Allemagne (40 089 étudiants) et l’Espagne (39 445 étudiants). Ce sont 303 880 étudiants européens qui ont bénéficié d’une bourse de mobilités Erasmus + en 2016.

 

Lire :   Les étudiants français sont désormais les plus nombreux à partir en Erasmus

Les étudiants français ont été 923 de plus à partir que l’année précédente. Un chiffre en constante hausse depuis une dizaine d’années, comme le montre le graphique ci-dessous. Les trois établissements tricolores ayant envoyé le plus d’étudiants à l’étranger sont l’université de Lorraine, l’école de commerce Kedge Business School et l’université de Strasbourg. Dans le top 3 des destinations d’étude préférées des Français on trouve le Royaume-Uni, l’Espagne et enfin l’Allemagne.

Nombre d’étudiants français ayant étudié à l’étranger grâce à Erasmus

27500 30000 32500 35000 37500 40000 42500 Etudiants français sortants2008-20092009-20102010-20112011-20122012-20132013-20142014-20152015-2016

Source : Commission Européenne

Une demande encore supérieure à l’offre

« Seulement 53 % des demandes de mobilités et des partenariats » ont pu être financés en 2016 en France, précise l’agence Erasmus +. Concernant les premiers chiffres 2017, 47 795 projets auraient été financés dans l’enseignement supérieur, « avec encore 18 000 demandes non satisfaites faute de budget ».

Le budget de la France dans le cadre du programme Erasmus + passe de 163,7 millions d’euros à 196,7 millions d’euros en 2018, soit une hausse de 20 %, qui devrait permettre de faire partir un plus grand nombre d’étudiants et de jeunes de la formation professionnelle, tout en augmentant le montant des bourses accordées.

8. déc., 2017

Ma question orale sur les bourses et les logements universitaires pour les bacheliers français de l’étranger qui choisissent d’étudier en France

 07 Déc 2017 

Après avoir écrit au CNOUS avec mes collègues Claudine Lepage, sénatrice, et Pouria Amirshahi, alors député, une lettre laissée sans réponse sur les améliorations à apporter aux modalités de demande de bourses et de logement universitaires pour les futurs étudiants de nationalité française, venant de l’étranger, j’ai attiré l’attention du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur ce sujet par le biais d’une question écrite.  Constatant que le dossier n’avançait pas, j’ai posé une question orale à la ministre de l’Enseignement supérieur le 5 décembre dernier.

Vous pouvez visionner ici la question qui proposait aussi des améliorations à apporter au système actuel (dématérialisation des procédures, adaptation du formulaire de demande de bourse, révision du point de charge de distance…). Elle n’a hélas pas reçu de réponse satisfaisante. Seule une harmonisation entre les conditions d’attribution d’un logement en résidence universitaire pour les jeunes ultramarins et les Français de l’étranger a été envisagée par la Ministre, sans toutefois de délai d’application.
Tout ceci est en contradiction avec la volonté apparente de développer l’attractivité de notre enseignement supérieur. 

J’entends donc continuer à interpeller régulièrement l’administration sur le sujet afin qu’une concertation interministérielle soit mise en place. L’objectif n’est pas de privilégier les futurs étudiants français de l’étranger mais de faire en sorte que ceux-ci ne soient pas pénalisés du fait des délais postaux et du circuit de transmission de leur dossier social étudiant entre le Consulat et le Crous. 

 

15. nov., 2017

Alphabétisation des 15 ans et plus : un taux national de 71, 6%

Les actions de lutte contre l’analphabétisation continuent. L’objectif du taux de 27,4% d’analphabètes d’ici 2030 reste encore loin… mais faisable selon les ambitions du MEN.

Lire et écrire restent encore des handicaps pour de nombreux Malgaches. En effet, malgré les efforts menés par les divers acteurs, l’atteinte de l’objectif zéro analphabète est loin pour les Malgaches . Les dernières statistiques démontrent que 29,4% des populations malgaches sont des analphabètes. Un statut qui peut les priver de nombreux avantages, parfois anodins, de la vie. Entre autres, pouvoir trouver un emploi décent pour nourrir leurs familles ou encore jouir de certains droits acquis. La signature de 21 conventions entre le MEN et des organisations de la société civile hier arrive donc à point nommé. Entrant dans le cadre de la réalisation du PSE, l’objet des conventions consiste spécifiquement en la promotion des actions d’alphabétisation des jeunes et des adultes à travers l’île via des associations et des ONG. A cet effet, 7 595 apprenants dont 4 343 des adultes et 3 252 jeunes et adolescents vont bénéficier des cours d’apprentissage. Arthur Ravelonjanahary, directeur de l’éducation préscolaire et l’alphabétisation (DEPA) auprès du MEN (Ministère de l’Education Nationale) d’expliquer que lesdits « cours se feront de façon fonctionnelle ». Avant d’ajouter que « l’alphabétisation fonctionnelle a pour but de donner les outils nécessaires aux apprenants afin qu’ils puissent s’en servir dansr leur vie quotidienne ».

Coordination. Les actions de lutte pour la promotion de l’alphabétisation ne pourront toutefois pas porter leurs fruits sans un organisme de coordination des acteurs et des actions elles-mêmes. C’est dans ce cadre que le MEN entreprend de mettre en place un « centre d’alphabétisation et de ressources » dans toutes les régions du pays. Arthur Ravelonjanahary explique le pourquoi de cette décision. « Les diverses actions de lutte pour l’alphabétisation ne réussissent pas à atteindre leurs objectifs parce qu’ils n’arrivent pas à combiner leurs projets aux réalités des communautés », a-t-il fait savoir. Avant d’ajouter que « le centre sera mis en place dans trois régions à compter de l’année prochaine ». Et ce, afin « d’optimiser la réussite des actions menées par les acteurs ». Par ailleurs, le grand Sud reste actuellement la région la plus touchée par l’analphabétisme. Les causes sont nombreuses selon toujours les dires du DEPA. Entre autres, « les poids culturelles, les difficultés économiques et financières, et enfin les réalités dans les communautés du Sud ». Quoi qu’il en soit, le problème de l’analphabétisme reste encore problématique dans un pays comme le nôtre qui voudrait mettre en place un développement émanant de la base. Le MEN arrivera-t-il à atteindre les objectifs qu’il s’est fixés d’ici 2030 ?

Midi Madagascar

Le 07/09/17

José Belalahy

21. juil., 2017

Observatoire pour les élèves à besoins éducatifs particuliers