23. nov., 2017

Le Club Export , les Seychelles et Madagascar en ligne de mire

Soirée d'assemblée générale annuelle hier pour le Club Export. Avec un budget d'environ 770 000 euros, l'association compte 168 membres. Sa mission : aider les entreprises à se développer à l'export dans la zone. Le président de Région, Didier Robert, a annoncé hier que les subventions régionales pourraient doubler en 2018 et passer à un million d'euros. Les moyens humains du Club Export devraient être mutualisés avec ceux des antennes régionales dans la zone. Le point avec son président, Gilles Couapel.

Quel bilan faites-vous de cette année ?

Nous constatons un réel développement du chiffre d'affaires des entreprises à l'export. L'association fait le lien entre les acteurs économiques à La Réunion, mais aussi dans la zone océan Indien. Le Club Export est notamment à l'origine des Rencontres du Développement durable aux Seychelles, à Madagascar, au Mozambique et à Maurice. Il a organisé des missions de prospection collective en Afrique du Sud, en Côte d'Ivoire et au Kenya. Les chargés de mission du Club Export ont accompagné plus de 80 entreprises.

Quels sont les marchés à l'export les plus prometteurs ?

D'abord, les Seychelles qui importent 90% de leurs produits agroalimentaires. Grâce à la levée récente de l'embargo sur huit fruits et légumes en provenance de La Réunion (ananas, tomates, fruits de la passion !) et aux négociations concluantes pour abaisser le coût du fret aérien, cela a permis aux producteurs réunionnais de se positionner. Ensuite, Madagascar qui fait face à des besoins énergétiques conséquents et qui bénéficie de l'appui des bailleurs de fonds internationaux pour y arriver. L'expertise réunionnaise en matière d'énergies renouvelables peut donc y répondre. Enfin, Maurice qui structure actuellement l'accompagnement de ses entreprises. Elle souhaite capitaliser sur les complémentarités entre nos îles sœ“urs pour attaquer ensemble les marchés africains. La sécurité alimentaire est aussi un sujet d'avenir.

Quels sont les secteurs d'activité qui fonctionnent le mieux à l'export pour les entreprises réunionnaises ?

De manière générale, l'export concerne davantage les services et le secteur tertiaire. L'environnement (ingénierie), les énergies renouvelables, le BTP et le numérique sont les secteurs qui fonctionnent le mieux à l'international pour les entreprises réunionnaises.

Comment s'articule votre rôle avec celui de Nexa ?

Nous travaillons de concert avec Nexa pour promouvoir les atouts économiques du territoire réunionnais auprès des opérateurs internationaux. Nous nous appuyons régulièrement sur leurs services. Un rapprochement est envisagé dans le cadre de la structuration d'un guichet unique de l'export pour les entrepreneurs réunionnais, coordonnée par le Plan régional d'Internationalisation des Entreprises (PRIE) à travers l'action de la Maison de l'Export. Nexa gère la promotion du territoire. Nous sommes donc complémentaires.

La Vérité

Le 07/09/17

Source: Clicanoo.re

 

17. nov., 2017

COI : acteurs humains des mangroves

Certains chercheurs en sciences humaines, à l’instar du géographe, Gilbert David de l’Université de Montpellier, considèrent les mangroves comme un socio-écosystème, voire un « éco-socio système ». Un socio-écosystème faisant intervenir des acteurs humains, au niveau social, économique et politique.

Des variations sensibles sont observées selon les zones de l’Océan indien, mais les pressions et les enjeux restent les mêmes, que ce soit à Maurice, à Madagascar ou aux Comores. Au niveau social, les scientifiques, les gestionnaires, comme les décideurs commencent à prendre conscience de l’importance de l’implication des communautés locales dans la préservation et la gestion des mangroves. La tendance générale en est donc à la cogestion, car ces communautés locales sont sensées être les premiers bénéficiaires des mangroves.

Sécurisation financière. Toutefois, des travaux sont à entreprendre sur leur sécurisation financière et la représentation qu’ont les communautés locales de la préservation de la biodiversité en général et des mangroves en particulier. Ceux sont en effet cette représentation et cette sécurisation-là qui conditionnent l’implication conséquente et durable de la population. De plus, les populations locales, engluées dans la pauvreté, attendent en retour, même implicitement, une « sécurisation financière » en échange de leur protection de l’environnement. Ce point explique en grande partie, la tendance de la population à la recherche de gains faciles, d’où « une instrumentalisation facile de la population à des fins pécuniaires », selon Jacques Iltis, géographe de l’IRD, basé à Montpellier.

MOIO. Dans le cadre du colloque Mangroves de l’Océan indien occidental, les gestionnaires d’aires protégées se sont mis d’accord sur le point que pour persuader les populations locales à protéger la biodiversité, il faut plutôt leur parler des services et des biens et services dont elles bénéficient par le biais des mangroves. Cependant, l’éducation environnementale n’est pas à négliger, même si cela relève d’un travail de longue haleine et décourageant au regard de la résistance au changement, parfois vivace dans les mentalités. Une éducation environnementale qui serait plus efficace quand elle est prodiguée dès le plus jeune âge, comme à Pondichéry (Inde) où le projet Mangroves Action Project (MAP) éduque les enfants à la protection de l’environnement et des mangroves en particulier. Travaux à l’issue desquels, C.Proisy, membre initiateur du MAP s’est rendu compte que : « Les enfants sont les meilleurs gestionnaires d’aire protégées ». Une initiative à adapter au contexte malgache.

Midi Madagascar

Le 22/09/17

Luz R.R

9. oct., 2017

 Les baleines à bosse reviennent

Par RFI Publié le 05-09-2017 Modifié le 05-09-2017 à 02:40

Depuis toujours, l'océan Indien est un endroit privilégié pour l'observation des baleines à bosse. Madagascar, la Réunion, les Seychelles, les Comores, de juin à octobre, les baleines qui ont migré de l'Antarctique se retrouvent dans ces eaux plus chaudes pour s'accoupler et mettre bas. Depuis deux ans, les baleines se faisaient moins nombreuses dans la zone. Mais cette saison, elles sont revenues en masse. Un phénomène que les scientifiques, réunis début juillet à la Réunion pour le 2e Humpback Wale World Congress, ont pour la première fois tenté d'expliquer.

Parades amoureuses, sauts, allaitement de baleineaux, si le spectacle que les baleines à bosse offrent en ce moment aux Malgaches et aux touristes est époustouflant, il n'en était pas de même l'an dernier, dans le canal de Sainte-Marie (à l'est de Madagascar) et dans l'océan Indien en général. Les chercheurs ont semble-t-il trouvé une explication.

Henri Bellon, président de Cétamada, l'association de protection de cétacés à Madagascar, était l'un des organisateurs de ce 2e congrès mondial sur le géant des mers. « 2015 et 2016 ont été des années où on a observé moins de baleines à bosse que d'habitude, et où l'eau était plus chaude également, explique-t-il. Environ 2°C au-dessus de la moyenne. Des scientifiques, notamment du Mozambique, ont montré qu'il y avait une corrélation avec la température de l'eau, c'est-à-dire que si l'eau est trop chaude, les baleines ne viennent plus là, ou moins. »

Le phénomène climatique El niño est directement pointé du doigt. C'est lui qui serait à l'origine du réchauffement de l'eau, du blanchiment des coraux, et de l'éloignement des baleines. Ainsi, durant cette période, les mères et leurs baleineaux ne constituaient que 5% des individus observés dans le canal Sainte-Marie. Cette année, avec une eau redescendue à 22°C, une baleine sur deux est accompagnée de son petit. Un lieu exceptionnel d'observation pour les scientifiques du monde entier.

« La génétique a montré que la population du canal Sainte-Marie s'est reconstruite presque totalement après le génocide qu'elle a subit - parce qu'on a tué des baleines pendant 80 ans (NDLR : la dernière chasse à la baleine dans le canal Sainte-Marie date de 1951), plus de 220 000 individus sur la planète, poursuit Henri Bellon. Aujourd'hui, c'est très encourageant. La protection qui a été mise en place dans la zone donne bon espoir pour la survie de l'espèce. »

Aujourd'hui, on estime la population mondiale de baleines à bosse à 80 000, dont 15 000 environ qui viendraient autour de Madagascar. Devant cette concentration, les scientifiques présents au congrès ont proposé de classer au patrimoine mondial, cette « route des baleines ».

22. août, 2017

COI : la surveillance des pêches s’amplifie

COI

Plusieurs pays de la zone océan Indien se sont engagés dans la lutte contre la pêche illégale. Celle-ci est devenue une véritable priorité.

Les États du Sud Ouest de l’océan Indien sont déterminés à lutter contre la pêche illégale. Les Comores, la France/La Réunion, le Kenya, Mada­gascar, Maurice, le Mozam­bique, les Seychelles et la Tanzanie ont réaffirmé leur engagement dans le plan régional de surveillance des pêches (PRSP). Celle-ci est devenue l’une des priorités du gouvernement de ces pays. « Cet engagement politique renouvelé est d’autant plus nécessaire que nos espaces marins demeurent convoités, et parfois même pillés lorsque manquent les moyens ou s’affaiblit la vigilance », a déclaré Hamada Madi, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI).


Les chiffres publiés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sont accablants. 20% des captures totales de thonidés dans la région finissent dans les filets de pêcheurs illégaux. En termes économiques, ce pillage représente 400 millions de  dollars à la première vente, et au moins 1 milliard de dollars en produits transformés annuellement.

 

Coordination


Pour mener de front cette lutte, la COI et ses partenaires ont déployé de gros moyens. Des patrouilles aériennes et maritimes ont été effectuées. Elles ont coordonné près d’une cinquantaine de missions de surveillance conjointe au cours des dix dernières années. Les résultats obtenus expliquent que « douze navires de pêche ont été déroutés ou arraisonnés, et cent vingt infractions ont été constatées ». Quatre de ces bateaux battent pavillon au Taiwan et deux au Sri Lanka. Les autres battent pavillon au Portugal, France, Thaïlande, Sénégal, Belize et Madagascar.


La zone de surveillance du PRSP s’est progressivement élargie, passant de
5,5 millions de km2 à 6,4 millions de km2. Cela n’empêche pas les États signataires de mécanisme régional de redoubler d’efforts. « La base de toute coopération est l’échange des informations », explique Gibert François, ministre de la Pêche et des ressources halieutiques.

L'Express de Madagascar

Le 24/07/17

Lova Rafidiarisoa

28. avr., 2017