22. août, 2017

COI : la surveillance des pêches s’amplifie

COI

Plusieurs pays de la zone océan Indien se sont engagés dans la lutte contre la pêche illégale. Celle-ci est devenue une véritable priorité.

Les États du Sud Ouest de l’océan Indien sont déterminés à lutter contre la pêche illégale. Les Comores, la France/La Réunion, le Kenya, Mada­gascar, Maurice, le Mozam­bique, les Seychelles et la Tanzanie ont réaffirmé leur engagement dans le plan régional de surveillance des pêches (PRSP). Celle-ci est devenue l’une des priorités du gouvernement de ces pays. « Cet engagement politique renouvelé est d’autant plus nécessaire que nos espaces marins demeurent convoités, et parfois même pillés lorsque manquent les moyens ou s’affaiblit la vigilance », a déclaré Hamada Madi, secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI).


Les chiffres publiés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sont accablants. 20% des captures totales de thonidés dans la région finissent dans les filets de pêcheurs illégaux. En termes économiques, ce pillage représente 400 millions de  dollars à la première vente, et au moins 1 milliard de dollars en produits transformés annuellement.

 

Coordination


Pour mener de front cette lutte, la COI et ses partenaires ont déployé de gros moyens. Des patrouilles aériennes et maritimes ont été effectuées. Elles ont coordonné près d’une cinquantaine de missions de surveillance conjointe au cours des dix dernières années. Les résultats obtenus expliquent que « douze navires de pêche ont été déroutés ou arraisonnés, et cent vingt infractions ont été constatées ». Quatre de ces bateaux battent pavillon au Taiwan et deux au Sri Lanka. Les autres battent pavillon au Portugal, France, Thaïlande, Sénégal, Belize et Madagascar.


La zone de surveillance du PRSP s’est progressivement élargie, passant de
5,5 millions de km2 à 6,4 millions de km2. Cela n’empêche pas les États signataires de mécanisme régional de redoubler d’efforts. « La base de toute coopération est l’échange des informations », explique Gibert François, ministre de la Pêche et des ressources halieutiques.

L'Express de Madagascar

Le 24/07/17

Lova Rafidiarisoa

28. avr., 2017