15. févr., 2018

Banque Mondiale : un ambitieux programme contre la malnutrition

Un programme décennal d’un montant de 200 millions de dollars pour réduire le retard de croissance des enfants a été approuvé.

Un programme pour l’amélioration des résultats nutritionnels bénéficie d’un financement de près de 200 millions de dollars de l’IDA (Association internationale de développement de la Banque mondiale). S’étalant sur dix ans, ce programme est conçu pour atteindre près de 75 % des enfants de moins de 5 ans, en commençant dans les huit régions qui ont les taux de retard de croissance les plus élevés dans le pays et qui s’étend progressivement à quinze régions. L’objectif est de réduire de 30 % d’ici 2028 le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance dans les régions ciblées. Soit, six cent mille enfants ayant une meilleure chance dans la vie. Le gouvernement a pour ambition de réduire de 47 à 38 % le taux de malnutrition chronique à l’horizon 2021. « Nous sommes convaincus que les nouvelles stratégies mises en place par le gouvernement, soutenues par le financement de l’IDA et l’engagement croissant de nos partenaires de développement, donneront une impulsion historique indispensable au programme de nutrition de Madagascar », a déclaré le premier ministre, Solonandrasana Olivier Mahafaly.

Intensification
Le retard de croissance est la conséquence d’un ensemble complexe de facteurs comme l’ alimentation peu variée, des services de santé difficilement accessibles, des services d’eau et d’assainissement défaillants ou encore des comportements alimentaires dangereux pendant la grossesse et la petite enfance. « Tous les éléments requis pour soutenir les programmes de développement de la petite enfance à Madagascar sont en place ou en passe de l’être et ouvrent la voie à un partenariat de long terme avec la Grande île afin de poser de solides fondations qui contribueront au développement du capital humain, à la prospérité des ménages malgaches et aux perspectives économiques de Madagascar », se réjouit Keith Hansen, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain, qui s’est rendu à Madagascar en juin 2017. L’accent prioritaire du programme sera mis sur des interventions visant à assurer une bonne nutrition pendant les mille premiers jours de la vie.La première phase, un don de l’IDA de 80 mil¬lions de dollars et cofinancée par une subvention de 10 millions de dollars du Fonds fiduciaire Power of Nutrition, est étalée sur une période de cinq ans.
Le programme commencera par l’intensification de l’utilisation d’un ensemble d’interventions nutritionnelles et sanitaires connues pour réduire le retard de croissance, telles que la supplémentation en micronutriments et la promotion de l’allaitement maternel. Le coût économique annuel de la malnutrition est estimé entre 7 et 12 % du PIB.

L'Express de Madagascar

Mirana Ihariliva

Le 15/12/17

9. févr., 2018