26. juil., 2019

Baccalauréat 2019 : excellents résultats pour les lycéens du réseau AEFE

Publié le 22 juillet 2019  Par

Français à l'étranger

 

97,2 % : c’est le taux de réussite des candidats au baccalauréat pour l’année 2018-2019 dans les lycées français du monde. Un excellent cru attesté par un autre chiffre : celui des mentions obtenues, qui s’élève à 76,7 %. L’obtention du précieux sésame est souvent l’occasion pour les établissements d’organiser de belles cérémonies célébrant le parcours scolaire des jeunes bacheliers et leur premier pas vers les études supérieures.

 

10. juil., 2019

Vers une réforme du dispositif de financement des projets de développement scolaire à l'étranger

Richard Yung, 13 juin 2019

Le 24 octobre dernier, j’avais adressé un courrier au ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, afin de lui faire part de mon inquiétude s’agissant de la suspension de l’octroi de la garantie de l’État aux emprunts réalisés pour le compte des établissements scolaires français de l’étranger par l’Association nationale des établissements français à l’étranger (ANEFE).

Créée en 1975, l’ANEFE a pour mission de permettre aux établissements scolaires français à l’étranger d’obtenir des prêts garantis par l’État pour l’acquisition, la construction ou l’aménagement de leurs locaux. La garantie de l’État est octroyée après avis consultatif d’une commission interministérielle présidée par un magistrat de la Cour des comptes et comprenant des représentants des ministères chargés de l’économie, de l’éducation nationale et des affaires étrangères et européennes. Depuis la création de ce dispositif « souple et peu coûteux », 166 prêts ont été garantis en faveur de 112 établissements dans 95 pays. L’ANEFE n’a enregistré que deux sinistres d’origine politique (Abidjan et Damas), qui ont chacun trouvé une issue favorable.

Dans sa réponse en date du 3 juin, M. Le Maire m’informe que « l’augmentation importante, ces dernières années, des encours des prêts souscrits ou cautionnés par l’ANEFE et, in fine, garantis à 100% par l’État (l’encours des prêts directs et indirects garantis par l’État est passé de 217 millions d’euros au 31 décembre 2014 à 340 millions d’euros au 31 décembre 2017, soit une augmentation de 57% sur trois exercices) a conduit à s’interroger sur la robustesse de la participation de l’ANEFE au dispositif public de financement des lycées français de l’étranger actuel et à solliciter un audit du Contrôle général économique et financier ».

Les conclusions de cet audit ont été rendues en juillet 2018. Elles « militent pour une réforme en profondeur du dispositif de financement des projets de développement scolaire à l’étranger pour permettre une mise en œuvre efficace de l’engagement du Président de la République de doublement des effectifs de l’enseignement français à l’étranger d’ici 2025 ». Des travaux interministériels ont été engagés à cette fin. Le ministre a demandé à son cabinet de m’informer de l’état d’avancement de ces travaux.

 

20. juin, 2019

Merci de trouver à titre d’information en dessous les deux calendriers pour la prochaine année scolaire 2019-2020 concernant les établissements de provinces hors Tamatave ; et le calendrier scolaire pour les établissements EGD de Tananarive et Tamatave.

15. mars, 2019

Communiqué du groupe Français du Monde Ecologie et Solidarité à l'Assemblée des Français de l´étranger sur l'enseignement français à l'étranger : en attendant la réforme...


Le Président de la République a fixé l'objectif de doublement des effectifs dans les établissements français à l'étranger, il a annoncé une réforme de l'AEFE (agence pour l'enseignement français à l'étranger) mais, force est de constater que le gouvernement tarde à assumer son positionnement politique.
En attendant cette réforme, comme d'autres, annoncées qui ne viennent pas, une politique bien réelle se met en place. Le groupe FDMES s'inquiète de ce décalage entre les constats faits sur le terrain et l'opacité sur l'avancement de la réforme.

 
Plusieurs rapports ont été récemment remis, parmi lesquels celui, dense, de la députée LREM Samantha Cazebonne ou le rapport interministériel qui n'a toujours pas été rendu public.


Nous constatons que la privatisation du réseau est bien amorcée par endroits avec ce qui ressemble à des pré-homologations accordées très rapidement à des entreprises privées. Pourtant, le rapport Cazebonne, sur lequel nous sommes invités à nous focaliser, présente une vision beaucoup plus rassurante puisqu'il propose de fixer un taux minimum de personnels titulaires dans les critères de validation et de suivi de l'homologation (recommandation n°45), d'encourager le rachat des cotisations retraite pour les personnels en disponibilité (recommandation n°46) ou d'inciter à publier des trajectoires triennales des frais de scolarité (recommandation n°126), propositions que nous partageons mais qui semblent déjà dépassées par les réalités locales.


L'Etat encourage le développement d'écoles par des réseaux complètement privés tels « Odyssey », face à des EGD (établissements en gestion directe) ou des conventionnés qui pourraient prendre en charge le développement. Dans le même ordre d'idées, le rapport Cazebonne élude largement la question de la diversité des statuts des établissements, ne manifeste pas même un minimum d'attachement à la gestion de nouveaux établissements partenaires par des associations parentales comme critère salutaire et centre la question du développement du réseau sur une cartographie qui serait réalisée en fonction des besoins diplomatiques de la France et de la présence de communautés françaises, ce qui reviendrait à abandonner les zones dites non prioritaires à la stagnation (recommandations n° 2 ,3,5,7,...).


En général, nous nous inquiétons du décalage entre les perspectives budgétaires du MEAE et l'objectif de développement. Les bonnes idées ne manquent pas dans le rapport Cazebonne (recommandations n°3-30) : amélioration des coopérations éducatives entre tous les acteurs de l'enseignement, analyse des perspectives de développement, recherches de partenariats scolaires avec les Etats volontaires. 


Mais comment y parvenir avec des services culturels en sous-effectifs, sans moyens ? Et comment l'AEFE pourrait-elle aborder le développement de son réseau avec une augmentation de budget proposée de 3,8 M€ ?
Enfin, comment pourrait-on développer le réseau en dégradant les conditions statutaires des personnels ? 
La nécessité d'équité entre les établissements pour ce qui est du nombre de titulaires est pointée par le rapport Cazebonne et il faut y répondre. Mais pourquoi ne pas donner d'abord leur chance aux mesures incitant à la mobilité comme la révision de l'ISVL (indemnité spécifique de vie locale), la prise en charge des frais de déménagement ou la gratuité pour les enfants des résidents plutôt que de vouloir imposer une mobilité qui ne tienne pas compte de la vie personnelle des enseignants (recommandation n°101) 


Mettre en concurrence les enseignants anciens résidents et multiplier encore les statuts avec des détachements directs dans les EGD et les établissements conventionnés risque d'être contre-productif. Penser que le Lycée de Mexico puisse être un modèle alors que la crise qu'il a traversée n'a pu être surmontée que grâce à des conditions très particulières, une forte demande d'enseignement, un lycée de plus de 3 500 élèves et une mobilisation de fonds très importante (recommandation n°100) est inopérant. Enfin, la place des parents d'élèves doit être effectivement renforcée au CA de l'AEFE et la transparence des décisions budgétaires de l'Agence et des directions d'établissements leur est due. Par contre, soumettre à leur avis le prolongement des contrats de résidents au-delà de six ans c'est franchir une ligne jaune difficilement acceptable (recommandation n° 125). "On ne s'improvise pas pédagogue", selon Madame Cazebonne, et le recrutement doit rester le domaine réservé des commissions paritaires. Ce n'est pas rendre service aux parents que de leur faire endosser de telles responsabilités.


Le groupe FDMES souhaite que la politique du gouvernement soit d'abord lisible et transparente et bien entendu cohérente. Il fera des propositions prochainement. L'attractivité du réseau des établissements français à l'étranger, ce "produit" qui commence à beaucoup plaire à des entreprises privées, c'est celle de l'enseignement public français. La demande de cet enseignement est en hausse dans le monde. Il participe à l'attractivité économique et culturelle de la France. Le développer est un investissement pour la France. Le brader au secteur privé serait une grave erreur.

5. mars, 2019

Français de l’étranger.fr

M. Olivier Brochet nommé directeur de l’AEFE

Le successeur de M. Christophe Bouchard prend ses fonctions à la tête de l’AEFE le 4 mars 2019.

Le 4 mars 2019 Par Français à l'étranger

 

Olivier Brochet, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.  Agrégé d’histoire-géographie, il est aussi chevalier de l’ordre national du Mérite (2015).

M. Brochet, ancien élève de l’École nationale d’administration, a commencé sa carrière dans l’enseignement (1986-1993) puis, en 1996, il  intègre le ministère des Affaires étrangères. En septembre 2017, Olivier Brochet a rejoint l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, en tant que directeur adjoint de la culture, de l’enseignement, de la recherche et du réseau au sein de la direction générale (la « DGM ») qui exerce la tutelle de l’opérateur public qu’est l’AEFE. À ce titre, il était suppléant au conseil d’administration de l’Agence.