24. juil., 2018

Avec 17 134 reçus sur les 17 609 candidats au baccalauréat pour l’année 2017-2018, les lycées français du monde décrochent un record, avec un taux de réussite de 97,3 %.
Un autre chiffre en atteste : celui des mentions obtenues. En effet, parmi les bacheliers, 76 % ont décroché une mention, dont :

  • 24,8 % de mentions « très bien »,
  • 25,5 % de mentions « bien »,
  • 25,8 % de mentions « assez bien ».

Quelques repères...

Parmi les candidats, plus de la moitié ont la nationalité du pays d’accueil, 40 % sont français et 10 % sont d’une nationalité tierce.

Répartition des inscrits par série

 

Les chiffres par zone géographique :

  • Afrique : 93,6 % (60 % de mentions)
  • Amériques : 98 % (78 % de mentions)
  • Asie-Moyen-Orient : 98,4 % (77 % de mentions)
  • Europe : 98,2 % (82 % de mentions)
  • Maghreb-Océan indien : 97,1 % (76 % de mentions)

Focus sur les taux de réussite par série :

  • Série ES : 96,7 % (19,6 % de mentions très bien)
  • Série L : 97,2 % (22,9 % de mentions très bien)
  • Série S : 97,7 % (30,5 % de mentions très bien)
  • Série STMG : 97,7 % (8,6 % de mentions très bien)

De belles cérémonies pour célébrer un parcours scolaire

L’obtention du « bac » est souvent l’occasion pour les lycées français du monde de célébrer la scolarité fructueuse et les premiers pas vers les études supérieures de leurs élèves. Bacheliers, parents et personnels éducatifs de l’établissement se réunissent ainsi pour un moment solennel et convivial. Ces cérémonies témoignent aussi de l’attachement des élèves à leur établissement et aux liens d’amitié et de solidarité qui se sont tissés entre eux. Des liens forts qu’ils pourront utilement cultiver en tant qu’anciens élèves, en particulier sur la nouvelle plateforme alfm.fr.

Bien cordialement,

 

 

Raphaelle DUTERTRE
Direction
Responsable des relations avec les élus et les anciens élèves - Référente égalité
23 place de Catalogne 75014 Paris
Téléphone : 33 (0)1 53 69 31 48
Mobile : 33 (0)6 77 76 34 57
raphaelle.dutertre@diplomatie.gouv.fr

 

  

     

 

 

13. juil., 2018

 

Madame, monsieur, chers élus, chers amis,

 

Lors de son Assemblée générale au palais du Luxembourg, la FAPEE a organisé une table ronde sur l'avenir de l'enseignement français à l'étranger à l’heure où débutait le match France-Uruguay. Et la FAPEE n'a pas manqué de supporters !

 

Les parents d'élèves financent majoritairement l’enseignement français à l’étranger. Pourtant seuls 2 sièges leur sont accordés sur 28 au conseil d'administration de l'AEFE, contre 5 pour les syndicats de personnel…

 

Ma présence était destinée à saluer l'action déterminée et judicieuse des parents d'élèves, parfaitement incarnée par son président sortant, Xavier Gonon, et par son successeur François Normant.

 

L'AG 2018 a marqué la croisée de chemins et cette impression se confirme à la lecture des 50 propositions élaborées par la FAPEE pour une réforme de l’enseignement français à l’étranger. La fédération souligne une injonction paradoxale pour une mission confiée jusqu’ici à la puissance publique : d'une part, on appuie à fond sur le frein budgétaire et, d'autre part, notre président de la République veut que "le nombre d'élèves accueillis au sein du réseau scolaire français" double d'ici 2025-2030.

 

Alors, par quel bout prendre le futur de l'enseignement français à l'étranger ? Par conséquent, quelles missions l’État français veut-il ou peut-il assumer frontalement ?

 

Il y aura des déçus et l'État mettra en avant le principe de réalité. Pour le comprendre, il faut être attentif aux propos de Christophe Bouchard, directeur de l'AEFE, lors de l'AG : "il ne faut pas se le masquer, l'enseignement français à l'international est un marché".

 

Un marché hautement concurrentiel, on le sait. Que faire face au développement exponentiel de l'enseignement anglais ou américain (environ deux nouvelles écoles privées par jour dans le monde) ou de l'enseignement religieux islamique, financé par des États du Moyen-Orient ?

 

Il faut "créer entre 50 et 60 établissements de 400 élèves par an, d'ici 2030", nous dit le rapport de la FAPEE si on veut atteindre l'objectif présidentiel. Voilà un premier jalon.

 

Nous sommes face à un réseau d’écoles françaises sclérosé, menacé d’atrophie comme l’a souligné le rapport de la Cour des Comptes si on n’injecte pas davantage d’argent public. J’ai dit, lors de la table ronde, qu’il fallait commencer par opérer des arbitrages. Celui-ci en priorité : est-il bien du rôle de l’État français de continuer à faire du "business" à l’étranger, au travers de ses 72 établissements en gestion directe (EGD) ?

 

Fidèlement,

 

Olivier Cadic

 

Sénateur des Français de l'Etranger

21. juin, 2018

https://mg.ambafrance.org/IMG/arton3687.jpg?1508855110

Procès-verbal du conseil consulaire enseignement du 10 avril 2018 à 8h30 - Salle de réunion de l’ambassade

Selon l’article 7-I-C du décret n° 2014-144 du 18 février 2014 relatif à l’enseignement français à l’étranger, l’ambassade a invité à participer :

  • Les chefs d’établissement du réseau à Madagascar ;
  • Les associations représentatives des parents d’élèves ;
  • Les organisations syndicales représentatives des personnels enseignants ;

Mme Ducaud, conseillère consulaire, étant représentée par M. Fraslin.

La liste des présents au conseil consulaire figure en annexe de ce procès-verbal.

La réunion est ouverte à 8h30 par la présidente, l’ambassadeur de France. Elle souhaite la bienvenue aux associations de parents d’élèves, notamment de province, aux chefs d’établissement, aux représentants des personnels et aux conseillers consulaires. Elle rappelle le rôle du CCE et souligne l’importance du réseau comme outil d’influence de l’ambassade ; la réforme de l’Agence présentée en juillet 2018 sera pris en compte dans la révision du Plan enseignement en octobre 2018. Le but de ce conseil est de solliciter les acteurs du réseau afin qu’ils puissent exprimer leurs préoccupations et propositions en tenant compte de la spécificité de Madagascar qui est le 4ème au monde.

Le COCAC et le Consul Général quittent la réunion à 9h25 et Mme Bousquet reste seule représentante de l’ambassade. M. Chaoui trouve « déplacé que la présidence et le Conseiller n’assistent pas au CCE dans son intégralité ».

L'ordre du jour suivant est rappelé aux participants :

  1. État des lieux du Réseau des établissements d’enseignement français (REFM) : effectifs, budget, formation continue, orientation
  2. Conséquences des mesures présentées par la Direction de l’AEFE pour 2018 à 2020 et des 33 mesures du président Macron (discours du 20 mars 2018)
  3. Actualisation du Plan Enseignement de mai 2017
  4. Tour de table des préoccupations des associations de parents d’élèves : qualité de l’enseignement, gouvernance et rôle des APE, etc.
  5. Recrutement et formation continue
  6. État des autres offres locales d’enseignement international ou d’enseignement local en langue française
  7. Perspectives : autonomie des établissements, évaluation et carrière des enseignants, missions de coordination ou de formation des enseignants résidents, réflexion sur la mobilité, etc.
  8. Questions diverses et d’actualité : coût du transport scolaire et de la demi-pension, mobilité des enseignants dans le réseau
  9. Éligibilité de ces écoles et, plus généralement des APE, au nouveau mécanisme « STAFE » (Soutien au tissu associatif des Français de l’étranger).

Point 1 :

Mme Bousquet décrit la situation du réseau (cf. diaporama), en présentant les données en effectifs globalement et par établissement, à la rentrée 2017 et sur les dix dernières années, le taux d’encadrement et la part budgétaire de l’Agence. Des compléments d’information seront ajoutés au diaporama (cartographie des enseignants titulaires, nombre de postes non pourvus sur les cinq dernières années).

Elle confirme que le Plan Enseignement de mai 2017 sera actualisé (point 3) et intégrera les derniers développements de l’Agence et du réseau à Madagascar.

M. Fraslin critique la présentation budgétaire du réseau qui focalise la part AEFE et oblitère la part des familles.

Point 2 :

Mme Bousquet rappelle le nombre de postes d’enseignants expatriés et résidents supprimés dans le monde et à Madagascar, ainsi que l’augmentation du taux de remontée, de 6% à 9%. M. Maleyran confirme que les enseignants expatriés à mission de conseil pédagogique seront affectés au Lycée français de Tananarive, établissement mutualisateur de la zone Océan Indien, et qu’ils auront des décharges pour effectuer des missions de formation à Tananarive et en province, dans tous les établissements du réseau. M. Chaoui alerte sur la diminution de formation des titulaires français si les enseignants des établissements partenaires sont également bénéficiaires de la formation continue ; un représentant des personnels précise que l’amélioration de la qualité de l’enseignement dans tout le réseau est l’enjeu du dispositif.

Point 4 :

M. Fraslin signale que des présidents d’associations de parents d’élèves de province ne se sentent pas autorisés à engager sur le budget de l’établissement la dépense liée à la participation au CCE. Les représentants des associations de parents d’élèves des établissements conventionnés apprécient la bonne gouvernance globale avec les chefs d’établissement ; Mme Farajallah, conseillère consulaire, rapporte que quelques membres de l’association de parents du LF de Tamatave réclament plus de transparence dans la gestion de l’établissement. Mais tous regrettent le peu d’implication des parents dans leur ensemble.

Les représentants d’APE présents soulignent la difficulté de recruter des enseignants en province. Ils prennent de plein fouet les mesures de l’Agence de supprimer des postes d’enseignants expatriés ; c’est le cas à Diego Suarez qui note toutefois la transformation en poste de résident. M. Fraslin interroge sur un éventuel siphonage des enseignants par le LF de Tananarive, ce qui n’est pas le cas.

Le Principal du collège de Fianarantsoa est préoccupé par la baisse des effectifs, notamment dans le premier degré ; mais il est difficile d’anticiper en avril ce que sera la rentrée en septembre.

La principale du collège de Majunga avertit du départ des familles avant le collège, faute de niveau lycée, ce qui fragilise l’établissement ; le corps enseignant est stable.

Le représentant du SNUipp revient sur la mission des enseignants résidents, qui n’inclut pas celle de formateurs à moins de modifier le décret 2022.

Le président de l’APE du collège d’Antsirabe présente la stratégie du comité de gestion d’aligner les frais d’écolage pour les familles malgaches au même niveau que pour les familles françaises, et, au vu du coût élevé de la masse salariale, de revoir la répartition des heures de travail.

La directrice de l’école primaire de Nosy Be annonce la hausse des effectifs mais qu’elle est confrontée à la difficulté de recruter malgré l’attractivité de la ville, en raison des salaires trop bas. A la question de M. Chaoui sur cette augmentation des effectifs, Mme Daffy précise qu’il s’agit essentiellement de familles malgaches, ce qui confirme l’attractivité de l’enseignement français, aussi bien à Nosy Be qu’à Antalaha, dont la directrice de l’école précise que la poursuite d’études en 6e Cned serait une solution pour finir le cycle 3 et retarder l’inscription des enfants au collège de Diego Suarez, ou dans un autre établissement du réseau. M. Fraslin note que le déconventionnement des établissements comme Antalaha ne s’est pas traduit par une perte des effectifs. Mais aucun titulaire français n’est recruté, ce qui questionne le maintien de l’homologation de beaucoup d’établissements partenaires. Le Label FrancEducation ne peut être proposé, faute d’enseignement du curriculum malgache.

A Tuléar, les effectifs sont en baisse ; des établissements privés à proximité concurrencent le niveau maternel de ce collège, mais aussi celui d’autres établissements du réseau, comme l’EGD.

M. Radavidra confirme que c’est également le cas à Fort Dauphin. Il ajoute que le collège Clairefontaine est en situation déficitaire depuis la fin des subventions de Rio Tinto en 2016.

M. Allard, représentant de parents d’élèves du lycée français de Tananarive, interroge la possibilité de demander l’appui de pays européens.

Point 5 :

Mme Bertrand-Hardy, parent d’élèves, questionne l’incidence de la mission de formation sur les absences des enseignants. M. Maleyran confirme qu’il s’agit d’une préoccupation des parents de l’EGD ; la mission des EEMCP2 ne doit pas pénaliser les élèves de l’EGD. M. Fraslin demande de distinguer le coût de la formation continue du coût de l’établissement.

Les APE de l’EGD mentionnent que leur préoccupation porte aussi sur l’hygiène, le parking, la cantine.

Le COCAC, de retour au CCE à 11h30, n’a pas d’élément de réponse à la question posée par un parent d’élève sur l’après 2020, ce qui interroge M. Pascal sur l’intérêt du CCE. M. Chaoui renchérit en qualifiant le CCE de « forum » de l’enseignement français. M. Rogulski précise que le format du CCE vise à installer le dialogue le plus ouvert, ce qui justifie l’association de tous sur tous les sujets.

M. Fraslin annonce qu’un autre rendez-vous de dialogue aura lieu au LFT le lendemain soir. M. Chaoui regrette de n’avoir pas été associé.

Point 6 :

Mme Bousquet indique que l’école américaine a augmenté sa capacité d’accueil en 2017, établissement que des chefs d’entreprises françaises privilégient au LFT. Des écoles d’expression française se multiplient (cf. à l’ancien site de l’école primaire D) ; toutefois les parents connaissent la différence entre ces établissements et les établissements du réseau.

Le chef de l’établissement BIRD signale l’augmentation des inscriptions (+30%) de familles malgaches en collège et lycée (niveaux non homologués). Il convient de prendre en compte non seulement les résultats au baccalauréat mais aussi le taux de poursuite d’études dans le réseau, ainsi que la poursuite postbac. Mme Bousquet ajoute que la poursuite post licence en France est également une donnée à considérer.

Point 7 :

M. Fraslin interroge sur les initiatives similaires à celles du Mexique et du Liban ; M. Maleyran précise que d’autres initiatives existent et qu’un projet est en cours de réflexion avec le SCAC, impliquant les Ecoles normales supérieures et les universités malgaches d’une part, et d’autre part, l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation de La Réunion. Ce projet a pour but de compléter la formation initiale des étudiants intéressés par un métier d’enseignement. M. Chaoui craint que les universités soient vidées de leurs meilleurs éléments pour alimenter le réseau de l’enseignement français et avertit qu’il s’agit d’un problème de politique éducative. Mme Bousquet fait remarquer que des fonctionnaires sont déjà sous contrat dans le réseau, ce qui n’est pas autorisé par le ministère malgache de l’Education.

M. Fraslin revient sur le budget de la formation et compare avec une entreprise qui investirait.

M. Radavidra confirme le choix de l’établissement La Clairefontaine de ne plus recruter de vacataire par la volonté de fidéliser le personnel enseignant et d’investir dans la formation in situ.

Point 8 :

Le Consul Général reprend la présidence du CCE et précise que seront traitées les questions des frais de transport et de restauration scolaire lors du prochain conseil consulaire avant le CCB de novembre 2018.

Avant de traiter le point 9, M. Chaoui insiste pour que la question de la mobilité des enseignants soit discutée. La différence de salaires faisant, les enseignants de droit local sont attirés par les postes au LFT, « pouvant acheter les compétences des enseignants ».

Les établissements partenaires de Tananarive demandent que des règles soient établies. M. Rafalimanana, représentant des personnels, signale qu’outre le salaire, un autre aspect doit être considéré, les conditions de travail et la carrière.

Le chef de l’établissement Peter Pan veut replacer les échanges dans le cadre légal et la valeur du contrat signé. Le « mercato des enseignants » ou « la main invisible du marché » ne peut continuer sans dialogue et un modus vivendi doit être trouvé car est ici en jeu l’affaiblissement de l’enseignement dans les établissements partenaires ; elle ajoute que les élèves subissent ce préjudice car les meilleurs enseignants fuient l’établissement après avoir été repérés lors de leur participation à des actions de formation continue. Elle déplore le cercle vicieux de la formation continue.

M. Maleyran convient qu’il s’agit de pousser vers le haut l’ensemble des acteurs du réseau et que la situation des enseignants doit être comparable d’un établissement à l’autre ; certains établissements obligent les enseignants à des volumes horaires importants. Le marché éducatif doit évoluer vers plus de qualité.

Le proviseur de l’Alliance française d’Antsahabé regrette que l’association des parents d’élèves ne réalisent pas que le niveau maintenu bas des frais d’écolage freine toute possibilité d’investissement et fragilise l’établissement et son maintien dans le réseau.

Un groupe de travail sera constitué pour réfléchir à la mobilité des enseignants dans le réseau.

Point 9 :

M. Le Foll présente l’outil STAFE et le calendrier pour le dépôt de projet, dont les informations principales figurent sur le site du consulat: https://mg.ambafrance.org/Dispositif-de-soutien-au-tissu-associatif-des-Francais-a-l-etranger-STAFE-appel

M. Fraslin incite les APE à réfléchir comment en bénéficier à tour de rôle.

Le Consul Général donne rendez-vous au début du mois d’octobre 2018, remercie tous les participants pour leur contribution et lève la séance à 13h00.

 

La suite sur: Le réseau de l'enseignement française à Madagascar