29. août, 2017

Pour information, le Président de la Fédération des Parents d’élèves des établissements Français d’enseignement à l’Etranger s’adresse au Président de la République, suite aux inquiétudes provoquées par la décision annoncée par le gouvernement des restrictions budgétaires affectant le système scolaire à l’étranger.

 

La lettre de la FAPEE à Emmanuel Macron :

 

Monsieur Le Président,

En tant que fédération rassemblant les associations de parents d’élèves des lycées français à l’étranger, nous sommes inquiets des conséquences engendrées par l’annulation des crédits de paiement portant sur le programme 185 qui affecte  près de 11% de la subvention de l’Agence pour l’enseignement Français à l’Etranger (42 millions sur un budget  de 374 millions d’euros).  L’AEFE qui pilote l’essentiel du réseau des établissements d’enseignement français dans le monde est déjà financée pour l’essentiel (80%) par les frais de scolarité à la charge des familles françaises et étrangères qui fréquentent cet enseignement.

Cette coupe budgétaire qui intervient en milieu d’exercice, pour un établissement administratif dont 70% du budget est affecté à  la masse salariale (dont une pension civile  incompressible) est un coup de rabot aveugle et violent qui va mécaniquement se reporter sur les frais de scolarité payés par les familles, puisqu’il n’est pas question de ne pas payer les salaires des enseignants ou de limiter les coûts de fonctionnement des établissements en cours d’année.
Ces frais de scolarité ont d’ores et déjà atteint, dans de nombreux établissements, un seuil difficilement soutenable après une baisse continue du budget de l’AEFE les années précédentes. Or toutes les familles du réseau ne sont pas boursières et toutes les familles n’ont pas leurs frais de scolarité payés par des entreprises.

A la lecture des comptes financiers de l’AEFE, on peut croire que celle-ci dispose de réserves de trésorerie importantes. C’est une illusion dans la mesure où tous ces fonds de réserve sont fléchés sur des projets immobiliers engagés ou programmés par les établissements. Ils ont été financés par les frais de scolarité des familles les années antérieures. Qu’allons-nous leur dire ?  “Plus de gymnase ou de labos de science.  On reconstitue les réserves pour les 5 ans à venir” ?

Cette décision est désolante car les lycées français à l’étranger, dont beaucoup sont gérés par les associations de parents d’élèves, sont dans un délicat exercice pour continuer à attirer des familles étrangères - qui souvent paient plus - dans un contexte éducatif très concurrentiel. Même les familles françaises moyennes et aisées - qui sont celles sur lesquelles portent toujours les efforts - n’hésiteront plus à choisir d’autres systèmes éducatifs performants et des établissements souvent beaucoup mieux équipés que les nôtres.

Cette décision est  désolante pour le  rayonnement de notre pays dans le monde auquel ces établissements participent en favorisant la mobilité des familles françaises expatriées et en scolarisant les enfants des élites socio-culturelles locales.  Chaque établissement est aussi une unité économique  où nombre de jeunes compatriotes en mobilité trouvent un emploi.

Cette coupe budgétaire fait suite aux difficultés de détachement d’enseignements titulaires (80 refusés) qui compliquent la capacité des établissements à remplir leur mission et inquiètent les familles françaises de l’étranger. Ce chiffre de 80 enseignants, totalement insignifiant pour l’Education Nationale, est d’une importance capitale pour la qualité pédagogique du réseau.  Et du côté des personnels du ministère, nous savons qu’une expérience d’enseignement à l’étranger est une immense plus-value, intellectuelle et humaine.  Le réseau constitue une fenêtre, une aspiration pour les enseignants. Nous regrettons que les exigences hexagonales pénalisent ce qui devrait, au contraire, constituer un élément clé de la politique RH du ministère.

L’enseignement français à l’étranger a été l’un des thèmes dominants de la dernière campagne législative et les Français de l’étranger, qui ont largement plébiscité les élus de la République En Marche, ne comprennent pas l’ampleur de cette sanction pour une Agence chargée de service public et performante, essentielle à la présence de la France dans le Monde, et qui scolarise à moindre coût environ 342 000 élèves dont 125 000 français.

Monsieur Le Président, si nous sommes conscients des contraintes budgétaires qui pèsent sur la France, nous voulons vous alerter sur les conséquences désastreuses de l’ampleur de cette annulation de crédits, pour la qualité de l’enseignement français à l’étranger, notre crédibilité et notre rayonnement.  Nous espérons que vous voudrez bien y être sensible.

Xavier Gonon, président

 

16. mars, 2017

LabelFrancÉducation

Géré par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), le label « Francéducation » a fêté ses cinq ans en janvier dernier. Il valorise et aide les établissements scolaires étrangers proposant des sections bilingues francophones. 158 établissements labellisés FrancEducation existent dans le monde à ce jour. Ces établissements sont souvent anciens, témoignant d’un attachement profond à la culture française. Francéducation garantit un enseignement bilingue francophone de grande qualité et l’appartenance à un réseau mondial. Le label est accordé pour 3 ans suivant plusieurs critères et il est reconductible.

Les partenaires du label que sont l’Institut français, TV5 Monde et le Centre international d’études pédagogiques (CIEP) mettent à la disposition des établissements labellisés d’importantes ressources en ligne. C’est le cas pour l’Institut français de Culturethèque (médiathèque en ligne), d’Ifcinéma (films en téléchargement gratuit accompagnés de dossiers pédagogiques) et d’Ifprofs (réseau social de l’éducation en français). TV5 Monde offre pour sa part l’accès à deux sites : l’un propose des milliers de vidéos et d’exercices en ligne, l’autre des dossiers pédagogiques à partir de vidéos pour animer des cours de français ou des cours en français. Dans certains établissements labellisés, un(e) assistant(e) de français rémunéré(e)) par le Ministère de l’Education nationale intervient sur la longueur de l’année scolaire. Chaque élève des établissements labélisés doit, en tout état de cause, se présenter aux épreuves de certification de langue française DELF et DALF ou aux certifications de français professionnel.

Cette initiative offre une bonne alternative pour les parents souhaitant un enseignement « à la française » pour leurs enfants et qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas les envoyer dans les écoles homologués AEFE.

16. févr., 2017

Bilan de la rentrée 2016

Etablissement scolaires affiliés à l’AEFE à Madagascar

bilan de la rentrée 2016 établi à l’appui des enquêtes de rentrée complétées par les établissements. (Les données entre parenthèses sont celles de 2015 pour comparaison.)

Situation de l’enseignement français à Madagascar

Le réseau est constitué de 24 établissements scolarisant 11 669 élèves (dont 513 élèves en classes non homologuées).

En septembre 2016, on dénombrait :

  • 4157 élèves de nationalité française, soit 36%
  • 7082 élèves de nationalité malgache, soit 61%
  • 430 élèves étrangers tiers, soit 4%

A.Le réseau AEFE

 Le réseau comporte 12 établissements de l’AEFE qui scolarisent 86% des élèves français du réseau, 25% des élèves malgaches et 46% des élèves étrangers.

  • EGD (Etablissement en Gestion Directe : le lycée français de Tananarive (LFT)) et 4 EPF.
  • 7 établissements conventionnés : lycée de Tamatave, collèges de Diégo Suarez, de Majunga, d’Antsirabe, de Fianarantsoa, de Tuléar et l’école primaire de Nosy Be.

 Effectif élèves : 5 526 élèves en 2016 (contre 5 553 élèves en 2015), soit 47,36% de l’effectif total du réseau, répartis de la manière suivante : 3 563 (3 695) élèves français, 1 739 (1 655) élèves malgaches et 224 (203) élèves étrangers.

 B.Le réseau homologué partenaire

 Le réseau partenaire de l’AEFE comprend 12 établissements : 6 à Tananarive (dont 4 lycées et 1 école primaire) et 7 en province dont 1 collège.

 Effectif élèves : 6 143 élèves en 2016 (5 896 élèves en 2015) soit 52,64% de l’effectif global répartis de la manière suivante : 5 343 (5 091) élèves malgaches, 594 (586) élèves français et 206 (219) élèves étrangers.

 Remarque : 6 titulaires du MEN Français sont en détachement direct auprès d’établissements partenaires : 3 à Fort Dauphin et 3 à Tananarive.

 

19. déc., 2016

Les anciens élèves du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger à l’honneur !

A l’occasion de leur cinquième édition, les Trophées des Français de l’étranger accueilleront  la remise d’un prix inédit : Le « Trophée Ancien(ne) élève des lycées français à l’étranger ».

Ce prix mettra en exergue le parcours remarquable d'un ancien élève ayant effectué tout ou partie de sa scolarité dans le réseau des établissements d’enseignement français à l'étranger.

Le Trophée sera remis au Quai d’Orsay par M. Christophe Bouchard, directeur de l'Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE).


Conditions préalables à la candidature :

Pour tous les candidats :

        - Avoir plus de 18 ans

Pour les candidats français 

        - Résider à l'étranger

Pour les candidats étrangers

              - Justifier d'une activité qui participe du rayonnement de la France à l'étranger.

Les candidats devront indiquer dans quel(s) établissement(s) la scolarité a été effectuée et à quelles dates

La date limite de dépôt des candidatures est le 16 janvier 2017

Organisés par lepetitjournal.com, Les Trophées des Français de l’étranger mettent en valeur des parcours étonnants et des engagements réussis à l’international. Sept lauréats seront mis à l'honneur en mars 2017 dans le cadre exceptionnel du Quai d'Orsay.