23. nov., 2017

Baisse du budget de l’AEFE : communiqué de Français du monde-adfe, SNES-FSU, SNUipp-FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT

 

Français du monde-adfe et les représentants des syndicats SNES-FSU, SNUipp-FSU, UNSA-Education, Sgen-CFDT, se sont réunis le lundi 6 novembre. Ils ont exprimé leur vive inquiétude quant à l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), extension du service public français de scolarisation, fait depuis 27 ans la preuve de son excellence. Outil majeur de la diplomatie d’influence de la France, elle est aujourd’hui financée en majeure partie par les familles. La priorité à l’éducation affirmée par le gouvernement pouvait laisser espérer une dotation de l’État à la hauteur des besoins.

Au lieu de cela, le gouvernement a annulé au mois de juillet 33 millions d’euros de crédits sur le budget 2017 en cours. Cette baisse de près de 10 % de son budget contraint l’AEFE à prévoir la suppression sur les trois ans à venir de plus de 500 postes d’enseignants titulaires, soit 8 % des effectifs actuels.

En outre, elle ne pourra verser en 2018 aucune subvention aux établissements, hors sécurité et investissements programmés, et fera passer de 6 à 9 % la participation financière complémentaire (assise sur les frais de scolarité) que doivent lui verser les établissements en gestion directe et conventionnés. Ces mesures affecteront obligatoirement les frais d’écolage, les budgets des établissements, le nombre de titulaires et risquent d’entraîner le déconventionnement d’établissements donc une privatisation encore plus grande du réseau.

La notion de réseau d’enseignement français ne peut se concevoir sans l’opérateur public, qui, y compris dans les pays les plus pauvres ou difficiles, est à même de garantir la qualité de l’enseignement, de dynamiser les établissements, et de sécuriser les parcours des personnels.

Les signataires, très attachés à l’enseignement français à l’étranger en tant que mission de service public relevant d’un opérateur public, voient dans cette coupe budgétaire brutale une grave menace qui fragilise l’AEFE et affecte l’ensemble de la communauté éducative.

Les signataires demandent que le budget 2018 soit un budget sincère permettant à l’AEFE de remplir l’ensemble de ses missions. Ils demandent que les 33 millions d’euros annulés soient remis au budget afin que les crédits de l’AEFE soient réellement préservés.

Posted on 20 novembre 2017

Blog de Claudine Lepage, sénatrice représentant les Français de l’Etranger.

 

22. nov., 2017

Je me réjouis que la commission des Finances du Sénat ait adopté à l’unanimité un amendement des rapporteurs spéciaux visant à augmenter de 30 millions d’euros la subvention pour charges de service public versée à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger afin de compenser les effets de la régulation budgétaire intervenue durant l’été 2017.

Les crédits de l’action extérieure de l’état seront discutés début décembre au Sénat et je serai bien entendu vigilante afin que cette augmentation de crédits figure dans le texte final qui sera transmis à l’Assemblée nationale.

Posted on 16 novembre 2017

by Claudine Lepage Sénatrice

 

14. nov., 2017

chers collègues élus consulaires,

 j'envoie mon premier message à l'occasion de la tenue prochaine du CA de l'AEFE, le 27 novembre 2017.

J'ai été élue lors de la dernière session de l'Assemblée des Français de l'Etranger pour représenter l'AFE au conseil d'administration de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger. Je commence donc mon mandat.

 Si vous constatez des erreurs, oublis, changements, parmi les destinataires de ce message : conseillers consulaires de votre circonscription, pouvez-vous avoir la gentillesse de me les signaler afin que je puisse faire les corrections nécessaires lors du prochain envoi.

 Il est bien évident aussi que si vous ne souhaitez pas recevoir de nouveau message de ma part, en tant que votre représentante au CA, je vous saurai gré de me le signaler par un petit mail !

  Je viens d'être informée par le secrétariat général de l'AEFE que les questions écrites pour le CA doivent être déposées jusqu'au lundi 13 novembre.

Je peux donc déposer, si vous le souhaitez, en votre nom, les questions d'ordre général ou local (concernant un ou plusieurs établissements scolaires de votre pays, dans ce cas, précisez bien  le nom et le lieu) ou circonscription). Je vous propose de me les faire parvenir au plus tard dimanche 12/11 de manière à ce que je puisse les transmettre dans les délais impartis et ainsi,  recevoir une réponse au CA.

Les mesures annoncées, suite à la coupe budgétaire subie cet été par l'aefe,  font actuellement l'objet de beaucoup de discussions à l'intérieur des communautés scolaires. C'est en effet la période de présentation des projets de budgets des établissements, des prévisions de structures scolaires, des besoins en personnels ..., 

N'hésitez pas à faire remonter les ressentis, les difficultés, les solutions envisagées ...

 A votre disposition, et au plaisir de vous lire,

Bien cordialement

 

 Chantal PICHARLES 

 Conseillère Consulaire pour la Grèce 

 Conseillère AFE : Europe du Sud

représentante de l'AFE au CA de l'AEFE

25. oct., 2017

Publié le 23 octobre 2017

 http://www.fdm-es.org/des-perspectives-budgetaires-intenables-pour-laefe/

 Les élus du groupe « Français du monde, Écologie et Solidarité » à l’Assemblée des Français de l’Étranger ont pris connaissance avec stupeur cette semaine des mesures envisagées par l’AEFE afin de résoudre le déséquilibre à effets durables provoqué par la coupe budgétaire brutale de 8% de son budget survenue cet été et de l’augmentation mécanique de la part patronale des pensions civiles payées par elle, ce qui représente au total un impact négatif sur ses ressources et fonds propres de 54,4 millions €.

· L’augmentation de la contribution des établissements à l’AEFE passera de 6% du montant des frais de scolarité perçus, à 9% pour tous les établissements en gestion directe et conventionnés, avant de redescendre à 7,5% en 2019. Cette mesure va impacter lourdement le fonctionnement des établissements qui ont établi leurs frais de scolarité pour 2017/2018 sans tenir compte de cette dépense et ne restera pas sans effet sur les tarifs 2018/2019 afin de compenser cette mesure en quatre mois seulement. La charge qui incombe aux parents va donc repartir mécaniquement à la hausse. Cela aura un impact certain sur les bourses scolaires dont la dotation est stable et ne tient donc pas compte de ces mesures et un effet négatif sur la mixité sociale au sein des établissements à laquelle nous sommes attachés.

· L’AEFE doit également proposer la fermeture de 80 postes d’expatriés et 100 postes de résidents pour l’année scolaire 2018/2019 et il est probable que cette baisse se poursuive les années suivantes. Cela signifie, d’une part, une baisse du nombre de titulaires de l’Éducation Nationale dans le réseau et, d’autre part, la nécessité pour  les établissements de recrutements locaux payés intégralement par les établissements.

· L’annulation de toutes les subventions (hors sécurité et protocoles pluriannuels d’investissement dans la plupart des projets immobiliers) pour 2018, signifie un report non négligeable de dépenses sur les parents ou des économies substantielles faites sur le coeur de métier des établissements.

·   Enfin, le siège de l’AEFE réalisera de son côté des baisses de dépenses à hauteur de 10% ce qui pourrait avoir aussi un impact sur son fonctionnement et sa capacité de répondre aux établissements et de remplir les autres missions dont l’Agence a la charge.

Nous, élus du groupe FDM-ES à l’AFE, refusons le repli dans des logiques de survies dévolues à chaque établissement voire la concurrence entre eux et tenons à la dynamique du réseau. Nous répétons que les réseaux d’éducation et culturels de la France sont des investissements qui rapportent à la France et que celle-ci perdra beaucoup demain à les sacrifier aujourd’hui. Il ne s’agit pas là que de francophonie, qui est un beau combat, mais aussi des capacités de rayonnement économique de la France.

Les mesures annoncées par l’AEFE ne sont que la conséquence d’une politique budgétaire aveugle, faite dans la précipitation, au cœur de l’été 2017. La bonne nouvelle est qu’il est donc possible d’y remédier en rouvrant les yeux. Il sera inutile de tempêter contre les mesures prises par l’AEFE une fois la Loi de finances 2018 adoptée.

La discussion sur le PLF 2018 a commencé cette semaine. À l’instar de l’AFE à l’unanimité, nous demandons au gouvernement et aux parlementaires qu’il soit amendé en son programme 185 afin que les mesures citées ci-dessus puissent être évitées et que l’AEFE ait les moyens de remplir ses missions de service public.

 

23. oct., 2017

Document R.Yung

Cours de comptes octobre