12. juil., 2013

Dégradation services publics à l'étranger

 Je tire « la sonnette d’alarme », depuis des années,  sur la dégradation des services publics à l’étranger. Le changement de gouvernement n’a pas permis, jusqu’à ce jour, une prise de conscience et une inversion de la courbe ! Voici un témoignage que j’ai reçu et qui traduit cette dégradation

 
 
 Témoignage : Une histoire d’Amour à Madagascar 

 

 Toutes ressemblances avec des faits existants ou ayant existés est bien sûr volontaire.

 

Monsieur X  de nationalité Française et Madame Y de nationalité Malgache, ont décidé de s’unir à Madagascar.

L’amour n’ayant pas de frontières, ils pensaient qu’elles allaient s’ouvrir elles aussi, devant eux.

C’est bien mal imaginer dans quelles démarches ils allaient s’engager, et aujourd’hui, ils n’ont toujours pas de solution.

Ayant passé avec succès les « examens » au Consulat Général  France à Tananarive, Monsieur X résident en France doit repartir au grand dam de son aimée.  

Trois mois plus tard, ils obtiennent le fameux « sésame » ou certificat de capacité au mariage en fin d’année 2012.

Donc en ce début d’année 2013, tout leur sourit, ils convolent en justes noces, pour leur plaisir et celui de leurs familles et amis présents à Madagascar.

Très souvent, si les gens se marient c’est pour fonder un foyer et vivre ensemble, donc dans les jours qui suivirent le mariage, fiers de leur acte de mariage de l’état civil Malgache, ils demandèrent  en mairie du lieu de naissance de Madame Y que cet acte soit transcrit sur son acte de naissance, formalité nécessaire pour compléter la demande de transcription  de leur union sur l’acte de naissance de Monsieur X  déposée au Consulat Général de France de Tananarive.

Monsieur X rentre de nouveau en France, car il doit travailler et subvenir au besoin de sa tendre épouse ne pouvant pas le rejoindre pour le moment.

Madame Y  devenue Madame X forte de son dossier de demande de transcription de mariage qu’elle pense complet, car conforme au formulaire téléchargé sur le site, prend rendez-vous au numéro surtaxé et un mois plus tard se présente à son rendez-vous sans se soucier de cette petite phrase en bas du formulaire: « cette liste n’est pas exhaustive. Des documents supplémentaires pourront vous être demandés ».

 

Hé oui, il fallait des documents supplémentaires non cités, la charmante personne qui la reçoit lui en donne la liste, bien que ce document ne figurait pas dans celle téléchargeable, Madame X devra donc retourner chez elle, collecter les pièces manquantes, certaines devant venir de France, avec tous les délais et problèmes d’acheminement que l’on connait.

Un mois  et demi plus tard ayant repris rendez-vous, elle se présente de nouveau avec les pièces manquantes, une autre personne la reçoit, mais là comble de l’ironie un acte de naissance est périmé, car ayant plus de trois mois et oui la personne précédente qui l’avait reçu l’avait renvoyé. On peut en rire, mais c’est ce qui arrive souvent, il va falloir de nouveau demander cet acte de naissance de Monsieur X en France.

Deux mois se sont passés, çà y est le dossier est complet, et déposé, Monsieur X ayant pris soin de téléphoner au Consulat lorsque celui-ci lui répondait encore, on lui confirme par un accusé de réception que tout est en ordre.

Depuis ce temps Monsieur et Madame X attendent, envoient des mails qui n’ont pas de réponse, Monsieur X téléphone de France au Consulat, il n’arrive a obtenir que le standard qui lui dit d’écrire par mail, mais aucune réponse concrète.

Monsieur X fait des recherches sur Internet et obtient le numéro du Ministère des Affaires étrangères - Service central d’Etat civil - 11, rue de la Maison Blanche 
44941 NANTES Cedex 09 , un service dédié  spécialement au transcription de mariage de l’étranger.

Il est possible de  téléphoner lui dit le site :  « Pour de plus amples renseignements sur le Service central d’état civil, vous pouvez le contacter : Par téléphone au 0826 08 06 04 ou, depuis l’étranger, au 00 33 1 41 86 42 47. »

 

Monsieur X, content d’avoir enfin un contact en France, téléphone au  0826 08 06 04 surtaxé, c’est un répondeur automatique qui lui dit que pour tous renseignements, il faut appeler le 01 41 86 42 47 , quelle chance ce numéro est aussi en France et non surtaxé,  il compose le nouveau numéro noté avec soin, mais dites moi, ce sont les deux numéros indiqués sur le site, l’un envoie donc sur l’autre, cela sonne,  une voix mélodieuse d’un sinistre répondeur automatique l’informe que pour obtenir des informations, il  lui faudra appeler le consulat ou a été déposé son dossier.

 

Quelle chance pour Monsieur X, il téléphone  donc au Consulat  Général de Madagascar  persuadé qu’avec cette information, une personne compétente va lui répondre enfin. il demande donc au préposé du standard à parler à Madame Z du service état civil, car c’est elle qui a instruit le dossier et il se rappelle de son nom, après un moment d’attente, il appelle de France ne l’oublions pas,  on lui répond qu’elle est en congés, vrai, faux , il ne le saura jamais, il demande donc à parler à Madame W du même service, personne qu’ils avaient rencontrés lors d’un  précédent entretien et dont il avait noté le nom. Sans précaution le standardiste fourbit d’une « amabilité exemplaire », lui déclare que ce n’est pas possible, qu’il n’a qu’à écrire, Monsieur X lui déclare alors que s’il téléphone, il n’obtient personne et parfois même on lui raccroche au nez, que s’il envoie un mail  personne ne répond, excusez-moi, si une  réponse tellement impersonnelle quelle est sans intérêt pour ce qu’il demande, je cite :    Pour toute demande de copie ou extrait d’acte, le requérant doit indiquer la date et le lieu de l’événement, et les noms et prénoms du (ou des) titulaire(s) de l’acte.
Les actes de naissance et de mariage Sous réserve que le requérant indique dans sa demande les nom et prénom usuels des parents du titulaire de l’acte, des copies intégrales et des extraits avec filiation peuvent être délivrés : au titulaire de l’acte s’il est majeur ou émancipé, aux parents, aux grands-parents, aux enfants, au conjoint, au représentant légal (parent(s), tuteur, curateur), à son mandataire (notaire, avocat).

Les frères et sœurs du titulaire de l’acte ne peuvent obtenir de copies intégrales. Des extraits avec filiation peuvent leur être délivrés s’ils indiquent les noms et prénoms usuels des parents du titulaire de l’acte, et s’ils justifient de leur qualité d’héritier. 
Les héritiers autres que les descendants, ascendants, frères et sœurs ou conjoint peuvent aussi obtenir des extraits avec filiation sans avoir à indiquer les nom et prénom usuel des parents du titulaire de l’acte, mais ils doivent justifier de leur qualité d’héritier en produisant une attestation notariale. 

Toute personne peut solliciter un extrait sans filiation en indiquant seulement la date et le lieu de l’événement, et les noms et prénoms du ou des titulaire(s) de l’acte.

Le standardiste lui déclare alors, qu’il peut déposer un courrier à l’accueil du Consulat Général, je vous rappelle que Monsieur X appelle de France et n’est donc pas  à Madagascar.

Je vous quand l’administration consulaire va-t-elle arrêter de se foutre des demandeurs en faisant en sorte de ne pas les renseigner ou les faire tourner en rond, leur faire dépenser sans compter en démarches inutiles, ou seuls des incompétents répondent des âneries sans réfléchir, et où les répondeurs automatiques ont certainement plus d’humanités que les agents des services consulaires et ministériels concernés ?

Ceci est juste une prose, un coup de gueule, d’un mari qui ne demande qu’une chose que son épouse le rejoigne enfin en France puisque c’est un droit le plus strict lorsque l’on se marie, et que l’on fait les chose dans les normes, qu’on lui réponde, et c’est la moindre des choses pour un service public ou tout contact est rompu avec les Français, on m’avait assuré que cela ne prendra qu’un mois environ, nous en sommes à plus de six, et rien ne bouge.

Pour la troisième fois, Monsieur X viendra rendre visite à son épouse pendant l’hiver austral, et essayera de percer les mystères et les méandres administratifs qui entourent sa demande de transcription de mariage en allant  une énième fois rendre visite au Consulat Général de France.

Tout se dégrade, même le service Consulaire, l’image de la France à l’étranger coté administratif est bien ternie Dites-moi ou est passé l’amour dans ce monde ?

A bon entendeur,