13. févr., 2015

Les Nouvelles, 22/01/15

12. févr., 2014

L'Express de Madagascar, 16/12/2013

23. déc., 2013
RESSOURCES NATURELLES
 
Les tortues marines se raréfient
 
Mbolatiana Andriamiarinosy, secrétaire technique
 du comité national de la gestion intégrée des zones côtières
Mbolatiana Andriamiarinosy, secrétaire technique du comité national de la gestion intégrée des zones côtières
 
 
Trois sur cinq des variétés de tortues marines à Madagascar sont en danger d'extinction. Les autorités et les acteurs concernés sonnent l'alarme.
 
 
Éradiquer la vente de tortues marines sur le marché local. Les participants à la réunion technique sur les prises de mesures face au trafic de tortues marines à Madagascar ont fixé hier cet objectif, pour le moyen terme. Ces derniers, composés entre autres des représentants de la Primature, du ministère des Eaux et forêts, du ministère de la Justice ainsi que du Comité national de la gestion intégrée des zones côtières, ont souligné que la consommation locale constitue le premier facteur d'extinction de cette ressource. Les statistiques qu'ils ont avancées montrent que dix à trente-huit tortues par semaine ont été capturées à Mahajanga, et les viandes sont vendues à 5000 ariary le kilo. À une certaine période, entre février et novembre 2012, cent quatre-vingt à trois cents individus y ont été capturés.
Dans le sud, une tortue marine est capturée tous les jours. Des actions de sensibilisation sont en vue pour lutter contre le fléau.
 

Cette mesure va progressivement évoluer vers l'application des sanctions
prévues par les textes officiels existants, la consommation locale de tortues étant interdite.
 

Exception
 

« En vue de l'éradication de la vente de tortue marine sur le marché local, il a été décidé au cours de cette réunion que des campagnes de sensibilisation seront effectuées auprès des populations. Par la suite, il a été prévu d'appliquer les textes existants. Dans ce cadre, la publication des décrets d'application est nécessaire, car ces derniers sont insuffisants, d'où la difficulté à appliquer les lois », avance Mbolatiana Andria­miarinosy, secrétaire technique du Comité national de la gestion intégrée des zones côtières (CN GIZC). Le renforcement de capacité des OPJ comprenant les agents forestiers, les forces navales, la mise en œuvre des actions de lobbying auprès des décideurs politiques pour leurs équipements, et la saisie des accessoires de pêche ont été avancés comme solutions d'atténuation. L'élaboration du plan d'action national pour la conservation des tortues sera poursuivie. Cette étape sera suivie par sa validation, et la recherche de collaboration auprès des partenaires techniques et financiers. Les mesures d'accompagnement par rapport à l'éradication de la consommation locale de tortue marine seront prises en considération, dans le cadre de ce plan d'action.


Une exception sera cependant accordée sur la consommation liée aux rites traditionnels, du côté de la population Vezo. Ces dispositions vont conforter les mesures prises au niveau local par les autorités et autres acteurs. Dans l'Ouest du pays, des hôteliers, par exemple, ont proposé la somme de 200 000 ariary par tortue capturée par pêcheur pour relâcher les tortues.
 
 
Lantoniaina Razafindramiadana
 
19. août, 2013

Biodiversité

 

L'écotourisme des primates en vue

 

Les lémuriens de la Grande île sont en quête de bailleurs de fonds pour sauver leur peau. Les touristes seront invités à les préserver.

 

  "Quatre vingt douze sur les cent cinq éspèces de lémuriens de Madagascar sont menacées de disparaître. La protection et la création des aires protégées s'avèrent plus que nécessaires. Mais il faut beaucoup de ressources financières pour y arriver. Et l'écotourisme des primates constitue un des moyens". Telle était l'annonce de Russell Mittermeir, président de Conservation internationale, lors du lancement du "Plan de conservation de trois ans pour les Lémurs de Madagascar" à l'hôtel Carlton, hier. Le coût de ce projet est estimé à plus de sept millions de dollars.

 

  Tous les ingrédients semblent ainsi disponibles pour concrétiser ce projet ambitieux. La Grande île déjà de toutes les richesses naturelles. "Le Brésil abrite 132 espèces de primates, alors qu'il est sept fois plus grand que Madagascar. La Grande île détient la seconde place avec 105 éspèces de lémuriens. L'Indonésie est loin derrière, avec cinquante deux éspèces " a souligné Russell Mittermeir. L'annonce d'une application sur Iphone pour initier les touristes aux primates, a même été annoncée, lors du lancement de ce plan triennal, afin de mettre en place l'écotourisme des primates. "Cette application sera prête d'ici six mois ", a ajouté le président de Conservation international.

 

AVANTAGE FINANCIER

  L'avantage financier de cette forme de tourisme semble aussi alléchant. "Au Rwanda, un touriste doit débourser 750 dollars pour voir dans la nature un gorille de montagne, pendant une heure", a relaté Russell Mittermeir. L'écotourisme des primates ne dépend pas non plus du contexte politique. Selon toujours ce premier responsable de Conservation internationale, l'écoutourisme des primates fait partie de la seconde source de devises du Rwanda durant la pire histoire de ce pays en 1994.

 

  Mais la balle se trouve désormais dans le camps de l'Etat, pour que le projet soit une réussite. "Ce sont les protecteurs de l'environnement eux-mêmes, qui subissent aujourd'hui les sanctions. Ils sont aussi menacés de mort. Et la stabilité politique s'avère toujours un point clé pour attirer les investisseurs", a conclu Jonah Ratsimbazafy, spécialiste des primates .

 

 

L'Express de Madagascar du 1/08/2013                                                  Vonjy Radasimalala