12. mars, 2018

Soixante- dix (70) femmes concernées. Ces ressortissantes malagasy ont récemment lancé un appel de détresse, à travers des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. D'ailleurs, l'Organisation internationale pour les migrations (Oim) a confirmé l'authenticité de la vidéo et du statut de ces femmes, regroupées dans un centre d'hébergement Shelter à Koweit City. La plupart d'entre elles s'y trouvent en situation irrégulière, un fait qui pourrait s'expliquer par leur envoi clandestin dans ce pays arabe. Alarmé, le comité interministériel pour les migrations des travailleurs malagasy s'est réuni d'urgence, au début de cette semaine, afin de déterminer les mesures à prendre et pour coordonner les actions à mener par chaque département. Cette réunion s'est faite suite à l'appel du ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (Mppspf). Hier donc, 7 d'entre ces ressortissantes malagasy, dont la situation a pu être régularisée, viennent d'être rapatriées à Antananarivo par un vol d'Ethiopian Airlines. Elles ont immédiatement bénéficié d'un accompagnement psychosocial, assuré par une équipe du Mppspf. Selon les informations émanant dudit ministère, ces femmes sont en ce moment hébergées dans un centre social de la Capitale, avant leur retour chez elles.

Par ailleurs, les autorités continuent d'intervenir pour une meilleure protection de nos ressortissantes notamment, celles qui sont encore au Koweit présentement. Les investigations portant sur les conditions de placement de ces travailleuses vont aussi se poursuivre de manière à éviter la résurgence de ce genre de problème, particulièrement complexe. Les résultats d'une analyse statistique et d'une enquête approfondie sur les problèmes du travail à l'étranger ont montré que bon nombre de candidats attirés par ces offres d'emplois comme les tâches ménagères à domicile, le travail à la chaîne, les ouvriers manufacturiers, etc. sont des femmes originaires du Nord de Madagascar en général et de la Région de Sava, notamment à Andapa. Raison pour laquelle un atelier a été organisé dans ce District en septembre 2017, pendant lequel de nombreux témoignages des anciennes travailleuses ayant tenté les expériences, malheureuses pour la plupart, au Liban ou au Koweit, ont été au rendez-vous. Aussi, les actions de prévention et de sensibilisation des jeunes sur le travail des femmes malagasy à l'étranger se sont multipliées ces derniers mois.

 La Vérité

Jeudi 22 février 2018

Patricia Ramavonirina

22. févr., 2018

Durant l’année 2017, 328 cas de détournement de mineur ont été enregistrés par le Service central de la police des mœurs et de la protection des mineurs (SCPMPM). Soit plus de 27 plaintes reçues mensuellement.

Une dizaine de garçons, contre 165 filles. Les statistiques fournies hier par le SCPMPM parlent d’elles-mêmes. Si l’âge des garçons victimes est à partir de 10 ans, celui des filles est beaucoup plus jeune (5 ans). «Dans la majorité des cas, l’acte sexuel est l’objectif du détournement, perpétué souvent par les proches des victimes», a indiqué un officier du SCPMPM.

Durant 2017, 106 hommes et 41 femmes ont été impliqués, ainsi qu’une soixantaine de mineurs, dont 44 garçons et 16 filles. 76 d’entre eux ont été placés sous mandat de dépôt à Antanimora. Sur les plaintes reçues par le SCPMPM, 200 dossiers ont été traités et 128 sont en instance. A noter que les victimes sont en grande partie en âge de scolarisation.

Il convient de dire qu’un détournement de mineur n’implique pas uniquement un acte sexuel. Ce délit pénal peut être aussi caractérisé par l’enlèvement d’un mineur dans l’intention de soustraire l’enfant à sa famille.

Responsabilité parentale

Les auteurs ne sont pas les seuls à blâmer, car la loi prévoit également que les personnes détenant l’autorité parentale peuvent être tenues responsables des actes de leurs enfants. De ce fait, les parents sont dans l’obligation de veiller et  de surveiller leurs progénitures. Des responsabilités que ces derniers ne peuvent accomplir sans le suivi en permanence des activités de leurs enfants, afin de les soustraire aux différents pièges tendus par les «prédateurs» et leurs complices qui peuvent être également leurs compagnons de jeu ou des camarades de classe. Des implications qui peuvent toutefois être facilitées par une franche communication entre les parents et leurs enfants.

Les Nouvelles

Le 13/01/18

Sera R.

19. févr., 2018

Le littoral de la côte Est est vulnérable et en proie aux effets des changements climatiques. Le projet de construction d’ouvrage de protection en enrochement sur Toamasina devrait permettre de limiter les dégâts.

Les effets des changements climatiques sont de plus en plus perçus par les Malgaches, surtout par ceux qui habitent les zones côtières. Lesdits effets – montée du niveau de la mer, intensification des évènements climatiques extrêmes comme les cyclones – influencent aussi bien le quotidien de la population que l’ensemble des secteurs de développement socio-économique. Le cas de la côte Est, plus particulièrement, de Toamasina qui a récemment été frappé par le cyclone Ava démontre l’intensité des effets en question. De plus, selon une observation émanant du ministère de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts, les changements climatiques ont également provoqué «le recul de la pointe Tanio et du littoral au nord de la pointe de la Ville de Toamasina». Phénomène qui a provoqué des dégâts importants selon toujours le ministère de tutelle et dont les activités humaines figurent parmi les causes. Le projet de construction d’ouvrage de protection en enrochement sur 1km arrive donc à point nommé. Entrant dans le cadre du projet PAZC ou Projet « d’Adaptation de la gestion des zones côtières au changement climatique en tenant compte de l’amélioration des écosystèmes et des moyens de subsistance », l’initiative entend limiter les dégâts des changements climatiques dans cette partie de la Grande Île.

Priorités. Faisant partie des réalisations de la deuxième composante du projet PAZC, la réhabilitation et la construction de l’infrastructure pour la protection du littoral de Tamatave s’annoncent être une des priorités du ministère de l’Environnement, de l’Écologie et des Forêts. Devant commencer bientôt et financé par les Fonds pour les Pays les Moins Avancés (FPMA), le projet vise à réduire la vulnérabilité des zones côtières face aux variabilités et aux changements climatiques. Outre les actions de lutte pour une meilleure adaptation des zones côtières aux changements climatiques, le projet de construction d’ouvrage de protection du littoral de Toamasina sera réalisé simultanément avec des actions de renforcement des capacités institutionnelles, des mesures concrètes d’adaptation côtière et l’intégration du changement climatique dans les politiques et la planification du développement.

Midi Madagascar

Le 09/02/18

José Belalahy