8. nov., 2017

Pour les parents, la rentrée scolaire se conjugue avec dépenses faramineuses affiliées à l’achat des fournitures de leurs enfants. Cette année a vu une hausse de nombreux articles.

Si certains enfants sont ravis de retrouver les bancs de l’école, les parents ont du mal avec la gestion de leur portefeuille. En effet, une certaine hausse a été enregistrée sur quelques articles. Les packs de cahier, par exemple, ont connu une augmentation d’environ 1.000 ariary. La hausse des prix des cartables a le plus marqué les esprits cette année. Haingo, une marchande du côté de Tsaralalàna d’expliquer la situation. « L’arrivage de nouveaux modèles de cartable, plus pratiques et plus confortables que ceux de l’année dernière, est la raison de cette hausse », a-t-elle fait savoir. Une situation qui est difficile à gérer pour les parents qui doivent user d’une bonne gestion de leur budget. « J’ai dépensé plus d’argent pour l’achat des fournitures scolaires de mon enfant cette année » a fait savoir Fara, une mère de famille. Cette dernière d’ajouter que « le budget alloué à ces achats était d’environ 150.000 ariary, celui de cette année est allée jusqu’à 250.000ariary ». Par ailleurs, hausse ou pas, les parents sont contraints de s’acquitter de leurs responsabilités. Les propos de Tolotra R. résument bien leur situation. « Pour l’éducation de nos enfants, nous devons tout faire pour leur offrir les outils et matériels nécessaires », a-t-il enchéri.

Rentrée. La journée d’hier a affiché une certaine effervescence dans de nombreuses écoles privées de la Grande-Île. En effet, hier a été la rentrée scolaire des écoles privées  suivant le programme français. Une rentrée qui diffère toutefois selon les calendriers scolaires des autres établissements car la rentrée est pour certains d’entre eux prévue pour la semaine prochaine. Il convient de rappeler que la rentrée est fixée vers le mois d’octobre pour les établissements publics de l’île. Par ailleurs, les avis divergent sur les prix des fournitures scolaires. Si certains parents affirment une hausse considérable, d’autres n’y voient pas de différence. Ce qui fait de l’appréciation une question de portefeuille.

Midi Madagascar

Le 05/09/17

José Belalahy

18. oct., 2017

Vanf Nasolo-Valiavo Andriamihaja
Le 02/10/2017

CHRONIQUE DE VANF
Raison et non psychose garder

La peste est endémique depuis qu’elle a été importée à Madagascar, sous la colonisation, en juillet 1921 (cf. Chronique VANF, 15.09.2017 : «où sont les Girard et les Robic de 2017 ?»). Pourquoi donc, en cette année 2017, nous semble-t-il qu’elle fait davantage parler d’elle ?

Précisons tout de suite que la seule manière de ne jamais évoquer la peste ni entendre parler d’elle, ce serait simplement, mais ni plus ni moins que, son éradication. Si jamais, et il suffirait que dans quelque famille inconsciente et irresponsable parce que désireuse de maintenir la coutume de funérailles normales à un parent mort de cette maladie hautement contagieuse, on faisait le choix d’en taire l’existence, ce serait dramatique.

La peste est donc une réalité. Une cellule de veille mise en place par le Gouvernement. Les matchs de la coupe des clubs champions de basket-ball de l’Océan Indien qui se jouent à huis clos. La rentrée solennelle de ce 2 octobre annulée. Des mesures de détection mises en place dans les aéroports et les gares routières. Cette fois, c’est officiel.

Faut-il s’émouvoir de cette officialisation ou déplorer le retard mis à prendre des mesures exceptionnelles ? Les réseaux sociaux, qui racontent tout et son contraire et sur lesquels les pires mensonges savent prendre toute l’apparence d’une vérité crédible, ont choisi : s’affoler pour affoler.

Une cellule de crise interministérielle devrait s’atteler à ce que nous savons le moins faire : contrôler. La cécité légendaire des Fokontany, incapables de dénoncer une construction illicite à leur porte, permet de douter de leurs capacités à contrôler l’annonce des cas dans chaque famille. Pour contrôler le flux des taxis-brousse, qui pourraient faire voyager rapidement la maladie à travers le pays, des barrières sanitaires pourraient-elles être moins «passoires» que les piquets de gendarmes qui n’ont pas vu passer un car de 90 places avec 140 personnes à bord ni une semi-remorque trop lourde pour le pont qu’elle allait plier ?

Si les aptitudes de l’administration malgache à contrôler (les niqab à nos frontières, le bois de rose à nos ports, les espèces endémiques en sous-douanes) peuvent prêter à sourire, prendra-t-on sa communication avec sérieux ?

Parce qu’il va bien falloir communiquer. Et d’abord rétablir la confiance par des actes concrets. Et un comportement exemplaire. Que font policiers et gendarmes à assurer la protection personnelle de tel ou tel particulier sans fonction officielle, alors que l’insécurité hante nos villes et nos villages ? Où foncent donc ces cortèges interminables de voitures officielles qui miaulent à mieux-mieux tandis que les embouteillages sont la normalité d’une population excédée ? Ce ne sont là que des broutilles, mais qui peuvent servir à envoyer un premier signal.

Il ne faut pas se mentir. Si des mensonges grossiers (un utlimatum malgache contre la Corée du Nord, l’effondrement du tunnel d’Ambanidia) obligent des gens a priori peu crédules à prendre sur eux la charge de la preuve contraire, c’est que la confiance aux dires du régime est bien faible. Quand, où, comment, cette confiance a-t-elle été trahie ?Aussi peu évident que cela puisse sembler, mais trouver la réponse à cette introspection «de politique générale» permettrait de conjurer la psychose particulière de la peste.

 

2. sept., 2017

Les distorsions sur le marché de l’immobilier s’aggravent de jour en jour. A vue d’œil, l’offre n’arrive plus à satisfaire la demande avec la croissance démographique et l’exode rural. De plus, la hausse sans fin du niveau général des prix pousse les propriétaires d’immeuble à augmenter les loyers, tous les mois. En effet, ces hausses des loyers sont toujours imprévues pour les locataires, même si elles sont presque systématiques, tous les mois. Comme chaque ariary a une allocation prédéfinie pour la plupart des ménages malgaches, ces changements des prix du loyer sans fin, poussent les familles concernées à quitter leurs habitations, pour chercher d’autres maisons à la portée de leurs budgets. Cette tendance semble se généraliser, car à chaque fin ou début de mois, on peut observer dans les rues de la Capitale des caravanes de charrettes transportant des meubles et divers matériels, signes de déménagement. A noter que très peu de locataires exigent un contrat de bail, surtout ceux qui sont à la recherche de loyers les plus abordables. Face à cette situation, les propriétaires n’hésitent pas à augmenter le loyer, ou à renvoyer les locataires, dès que les plus offrants se présentent.

Midi Madagascar

Le 02/09/17

Antsa R.

24. août, 2017

Une route complètement défoncée par endroit et un ralentissement important de la vitesse des véhicules, tel est le lot des usagers de la route qui empruntent le tronçon Toamasina Foulpointe de la RN5 en cette période des vacances.

Avec Mahajanga et Toamasina, Foulpointe est l’une des destinations favorites des vacanciers venant de la Capitale, avec une affluence monstre lors des pics de fréquentation. A chaque période des vacances scolaires, notamment les grandes vacances et les vacances de Pâques, Foulpointe est très fréquenté. Cette année, l’enthousiasme des vacanciers est quelque peu refroidi par l’état de la route nationale n°5, ou plus précisément le tronçon reliant Toamasina à Foulpointe. Le bitume quasiment décapé et les gros trous sont le lot des automobilistes qui l’empruntent.

Rouler au pas. Les véhicules sont alors contraints de rouler quasiment au pas et les chauffeurs peu habitués à cette route doivent mesurer les profondeurs des trous remplis d’eau de pluie avant d’avancer, ou alors, former une caravane derrière les taxis-brousse et suivre leurs itinéraires pour éviter les pièges invisibles que sont les imperfections de la route. Les vacanciers n’ont certes pas déserté les plages de Foulpointe, il n’en reste pas moins que la destination aurait pu accueillir bien davantage de vacanciers, cette année. Car les moins enthousiastes face à cet état de dégradation avancée de la route menant à Foulpointe, mettent le cap sur d’autres destinations. Mahajanga, Antsiranana et Nosy Be sont les plus prisées, cette année.

Boosté. La Cité des fleurs accueille, en effet, jusqu’à 50.000 vacanciers et visiteurs actuellement. Venus en masse, les familles, groupes de jeunes, sportifs, associations cultuelles et même des opérateurs économiques, se sont succédé pour investir la ville. Une ruée qui booste les affaires de diverses filières (hôtellerie et restauration, PPN et autres) et l’économie de la capitale du Boeny. Avec un impact à relativiser, les activités informelles exercées un peu partout, et même jusqu’à la plage, y trouvent aussi leur compte. Bref, les failles de certaines destinations font le bonheur d’autres lieux de vacances.

Midi Madagascar

Le24/08/17

Hanitra R.