24. août, 2017

L’Etat de la RN5 décourage les vacanciers

Une route complètement défoncée par endroit et un ralentissement important de la vitesse des véhicules, tel est le lot des usagers de la route qui empruntent le tronçon Toamasina Foulpointe de la RN5 en cette période des vacances.

Avec Mahajanga et Toamasina, Foulpointe est l’une des destinations favorites des vacanciers venant de la Capitale, avec une affluence monstre lors des pics de fréquentation. A chaque période des vacances scolaires, notamment les grandes vacances et les vacances de Pâques, Foulpointe est très fréquenté. Cette année, l’enthousiasme des vacanciers est quelque peu refroidi par l’état de la route nationale n°5, ou plus précisément le tronçon reliant Toamasina à Foulpointe. Le bitume quasiment décapé et les gros trous sont le lot des automobilistes qui l’empruntent.

Rouler au pas. Les véhicules sont alors contraints de rouler quasiment au pas et les chauffeurs peu habitués à cette route doivent mesurer les profondeurs des trous remplis d’eau de pluie avant d’avancer, ou alors, former une caravane derrière les taxis-brousse et suivre leurs itinéraires pour éviter les pièges invisibles que sont les imperfections de la route. Les vacanciers n’ont certes pas déserté les plages de Foulpointe, il n’en reste pas moins que la destination aurait pu accueillir bien davantage de vacanciers, cette année. Car les moins enthousiastes face à cet état de dégradation avancée de la route menant à Foulpointe, mettent le cap sur d’autres destinations. Mahajanga, Antsiranana et Nosy Be sont les plus prisées, cette année.

Boosté. La Cité des fleurs accueille, en effet, jusqu’à 50.000 vacanciers et visiteurs actuellement. Venus en masse, les familles, groupes de jeunes, sportifs, associations cultuelles et même des opérateurs économiques, se sont succédé pour investir la ville. Une ruée qui booste les affaires de diverses filières (hôtellerie et restauration, PPN et autres) et l’économie de la capitale du Boeny. Avec un impact à relativiser, les activités informelles exercées un peu partout, et même jusqu’à la plage, y trouvent aussi leur compte. Bref, les failles de certaines destinations font le bonheur d’autres lieux de vacances.

Midi Madagascar

Le24/08/17

Hanitra R.