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16. janv., 2018

Pour la promotion de la civilisation, de la culture et de la philosophie chinoises, l’Institut Conficius de Madagascar, présent aux Universités d’Antananarivo et de Toamasina, promeut la langue et la culture chinoises. Le premier, créé en 2008, propose une formation académique et organise des cours de mandarin. « Cela fait 45 ans que la relation diplomatique sino-malgache dure et l’implantation de l’Institut Conficius, qui a vu le jour en 2008, grâce au partenariat avec l’Université normale de Jiangxi, témoigne de l’amitié et de la coopération gagnant-gagnant entre les peuples chinois et malgache. Cette langue tient une place importante dans tous les échanges. Elle est la plus répandue et devient incontournable », expose Eva Zo Rasendra, directrice malgache de l’institut.

Au début, les jeunes Malgaches rencontrent des difficultés au moment de l’initiation, mais tout dépend de la volonté et de la détermination de chaque apprenant qui acquiert une certaine aisance après plusieurs séances. Lijuan Chen, directrice chinoise de l’institut compte actuellement neuf mille étudiants et apprenants dans plus de quatre-vingt sites d’enseignement, incluant les classes Conficius, les écoles privées, les ministères, les instituts supérieurs privés et les grandes écoles d’administration. « Nous sommes fiers de l’institut de l’Université d’Antananarivo qui figure parmi les modèles car il conforte la meilleure place au niveau mondial. Les jeunes qui étudient la langue et la culture chinoises parviennent à trouver des emplois, lesquels contribuent à la croissance économique de Madagascar », exprime-t-elle.

L’obtention de la licence au niveau de cet institut se mérite. Il existe des opportunités de voyages, des bourses d’excellence allouées aux élites et celles de l’encouragement en faveur des étudiants issus de familles démunies. Cependant, le passeport pour entrer en Chine est conditionné par le test officiel de la langue chinoise HSK.
Le Pr Zuqin Wei, enseignant, reconnaît la forte capacité des Malgaches qui parlent couramment le chinois.

« Les étudiants sont intelligents et je loue leur sacrifice pour atteindre leur objectif. En Chine, nous avons un système d’achat en ligne et le mobile banking, les Malgaches s’y adaptent facilement et maîtrisent ces outils », invoque-t-il.

Zo Harimbola Ratovo­heri­manana, étudiant en L3 témoigne que, grâce à ses études en langue chinoise, il a pu s’immiscer dans la culture du kung-fu. Et un voyage en Chine lui a permis de poursuivre des stages au temple de Shaolin. Andry Harivony Rabenandro, étudiant en L3, quant à lui, a auparavant été affilié au département « Philosophie ». « Après quatre années d’études, j’ai décidé de m’inscrire en première année à l’Institut Conficius. Il y eut les cours optionnels qui ont changé ma vie et mon état d’esprit », raconte-t-il. Ces deux jeunes étudiants ont brillé lors du concours « Passerelle vers le chinois », édition 2017.

L'Express de Madagascar

Le 24/10/17

Farah Raharijaona

12. janv., 2018

Fondation Tahina Ralitera, jeune Malgache de 24 ans, a été distinguée par l’Oréal. Dans vingt ans, La Réunion sera investie de voitures electriques prévoit-elle.

Si elle n’a jamais encore conduit de voiture électrique à La Réu­nion, Tahina  Ralitera est en mesure de proposer une carte de l’île avec tous les points de recharge utiles pour développer une flotte de véhicules électriques. Et pour ce travail, cette jeune Malgache de 24 ans, doctorante au laboratoire d’informatique et de mathématiques à l’université de La Réunion, a reçu cette semaine à Paris la bourse «L’Oréal-Unesco Pour les Femmes et la Science» d’un montant de 15 000 €.
Tahina vient de commencer sa dernière année de doctorat et elle fait partie des trente lauréates récompensées par la fondation L’Oréal pour promouvoir la participation des femmes aux sciences. Etudiante à Tananarive jusqu’en Master 1, elle obtient une bourse d’excellence. Grâce aux accords de coopération entre l’université de La Réunion et celle de Tana­narive, Tahina est sélectionnée avec deux autres étudiants pour poursuivre ses études à l’École supérieure d’ingénieur de la Réunion-Océan Indien (ESIROI).

Projets

«Je suis arrivée en 2013 et je suis entrée en Master 2.» Après voir obtenu son diplôme, elle a démarré sa thèse qu’elle défendra en 2018. Elle développe un logiciel informatique qui simule les flux de véhicules électriques sur un territoire. «C’est, explique-t-elle, un outil d’aide à la décision pour placer des bornes de recharge et éviter les pannes !»
Pour sa première conférence, elle s’est rendue au Portugal. «Il y avait du wifi partout et j’ai fait du covoiturage avec des véhicules électriques ; il y avait des bornes de recharge partout !» Elle a alors pris conscience de la richesse de son sujet et plus largement de la mobilité dans les îles ou les villes dites intelligentes. «Une île intelligente, explique-t-elle, ne se limite pas à la mobilité ou aux bâtiment, c’est tout un système ! Il faut penser à la gouvernance, l’économie, l’éducation, la santé et utiliser pour chacun les technologies de la communication et de l’information. C’est le regroupement de tout cela qu’on va appeler île intelligente.»
La Réunion dans vingt ans, elle peut déjà l’imaginer… «Je ne sais pas s’il n’y aura plus d’embouteillages, mais je suis sûre que ce sera mieux que maintenant. Il y a déjà beaucoup de projets en place, la circulation sera plus fluide et la qualité de vie sera meilleure.»  La voiture électrique a-t-elle une place dans cet avenir ? «Si on arrive à développer l’infrastructure, ça résoudra en partie le problème, car les gens ont encore peur d’être à court de batterie à Cilaos et de ne pas pouvoir revenir!» Quant à la voiture électrique en libre service, elle sait que techniquement, c’est tout à fait possible. «Après, il y aura une étude à faire sur l’impact social et la façon dont ça peut être perçu par les Réunionnais, car ça peut constituer un frein…» Aujourd’hui, elle a réalisé un prototype  de son logiciel qui fonctionne déjà à Londres. Un deuxième prototype sur La Réunion est en cours de validation…

L'Express de Madagascar

Le 16/10/17

© JIR

24. nov., 2017

Telma partage la même vision de cette école en adhérant pleinement à la formation en alternance par le biais des stages pratiques offerts aux étudiants.

Un séminaire d’intégration de la première promotion de l’ESTI (Ecole Supérieure des Technologies de l’Information) à Madagascar, a été organisé durant trois jours à la Chambre de Commerce et d’Industrie à Antaninarenina, et ce, avec l’appui du TELMA. L’objectif étant d’évaluer le niveau des 49 étudiants de la 1ère Année de licence et du Master I et II, qui ont été admis dans cette école. Répartis en groupe de quatre étudiants, chaque groupe va présenter son projet numérique de la conception jusqu’à sa réalisation. « L’ESTI forme des élites du monde numérique. Et la particularité de cette école, c’est que nous offrons des formations en alternance. Soit une période de 15 jours de théorie et une autre période de 15 jours de pratique dans les grandes sociétés », a expliqué Gil Razafintsalama, le PCA de l’ESTI.

Recruter 100 nouveaux diplômés. Dans le cadre de ce séminaire d’intégration, ces futurs ingénieurs et techniciens de haut niveau ont commencé à se familiariser avec les valeurs exigées par leurs formations et leurs métiers futurs. « En tant que partenaire numéro Un de l’éducation à Madagascar, Telma s’est naturellement associé à ce projet qui vise son cœur du métier. En fait, l’entreprise veut contribuer à la préparation des compétences malagasy dans ces domaines incontournables des TIC comme la sécurité informatique ou encore le développement d’applications afin de former des ingénieurs qualifiés capables de répondre aux besoins réels du secteur », a évoqué Jean Luc Ramamonjiarisoa, le directeur des Ressources Humaines du Telma lors de la remise de certificat à tous les étudiants participant à ce séminaire d’intégration.  Notons que Telma partage la même vision avec l’ESTI. Il s’agit de donner une égalité de chance à tous les étudiants pour accéder à un enseignement de qualité et à la pointe de la technologie. Cet opérateur en téléphonie mobile adhère également à la formation en alternance en s’engageant à les offrir un cadre nécessaire à l’application de leurs connaissances par le biais des stages. « Nous avons une capacité de recruter 100 nouveaux diplômés dans le domaine de TIC chaque année. Mais nous ne recevons annuellement que 50 demandes. Et la formation en alternance études-pratique constitue encore une contrainte à Madagascar », a-t-il enchaîné.

Demande incessante. En revenant sur le séminaire d’intégration, c’est le projet Secure care qui a obtenu le premier prix.  « Les étudiants issus de la première promotion de l’ESTI ont un bon niveau alors que la majorité d’entre eux n’ont pas encore effectué une programmation », a soulevé Gil Razafintsalama, le PCA de l’Ecole Supérieure des Technologies de l’Information. Cette école ambitionne en fait de proposer aux entreprises des jeunes qualifiés en adéquation avec leurs besoins et leurs exigences. Poursuivre une telle formation dans le domaine du numérique s’avère ainsi intéressante étant donné que la demande de nouveaux diplômés est incessante face à l’évolution perpétuelle des technologies.

Midi Madagascar

Le 12/09/17

Navalona R.

14. nov., 2017

A seulement 26 ans, Nadia Anjanirina Randriamalaza entre dans l’histoire de l’Armée malgache en tant que première femme ayant intégré les Forces Navales Malgaches. Fraichement diplômé de l’Académie Militaire et du Centre de Perfectionnement des Officiers de Fiadanana, elle a choisi la marine. A noter qu’elle est issue de la 37e Promotion « Avo » de l’ACMIL. Elle vient d’être sélectionnée, en coordination avec la France, pour suivre une formation d’Officier de marine à l’Ecole navale de Guinée Equatoriale. Elle quittera la Grande Ile ce jour pour l’Ecole Nationale à Vocation Régionale de Bata. Originaire de la Région Haute Mahatsiatra, elle a grandi à Fianarantsoa. C’est durant sa formation à Antsirabe qu’elle apprend que la marine est accessible pour les femmes. Les stages effectués lors de sa formation à la Base Navale d’Antsiranana, notamment sur le remorqueur côtier « TROZONA », ont fini de la persuader de rejoindre le Corps de la marine.

37è Promotion. Future navigatrice, elle ambitionne de devenir la première femme militaire malgache à commander un bateau de guerre. Titulaire d’une licence de droit, elle a à cœur de faire respecter le droit malgache dans la vaste Zone Economique Exclusive de la Grande Ile. Pour ce stage à l’Ecole navale de Guinée Equatoriale, l’Enseigne de Vaisseau Anjanirina Nadia RANDRIAMALAZA sera accompagnée par son promotionnaire de la 37e Promotion de l’ACMIL, l’Enseigne de Vaisseau JAORIZIKY Franklin Poton. Les deux stagiaires ont été reçus par le Commandant des Forces Navales, le Vice-amiral Louis Antoine de Padoue RANAIVOSEHENO hier pour le traditionnel « Tso-drano » du « Raiamandreny ». Une cérémonie qui s’est déroulée en présence du Capitaine de Corvette LAURENT Napoléon Lazzari, Assistant militaire technique français auprès des Forces Navales. Il est à noter que ces deux stagiaires seront les premiers stagiaires malgaches issus des promotions directes de l’Académie Militaire d’Antsirabe à intégrer cette Ecole Nationale à Vocation Régionale de la marine de Bata.

Midi Madagascar

Le 07/09/17

Davis R

17. juil., 2017