Blog

20. févr., 2019

« Parcoursup: retrouvez toutes les informations pour vous inscrire ! » Article du Parisien 26 janvier 2018

http://www.helene-conway.com/2018/01/parcoursup-retrouvez-toutes-les-informations-pour-vous-inscrire/

 

 29 Jan 2018 

 

Parcoursup : où trouver son numéro INE ?

Pour s’inscrire sur la plateforme Parcoursup ou pour d’autres démarches, vous avez besoin de connaitre votre numéro INE… voici comment le trouver.

Votre numéro INE est votre identifiant unique pour le Ministère de l’éducation Nationale. INE comme Identification Nationale des Etudiants. Il est essentiel pour s’inscrire sur Parcoursup (sauf cas exceptionnels pour les étudiants de l’étranger).

Voici à quoi il ressemble et comment le trouver.

L’INE est une suite de 11 caractères :
Comme une plaque d’immatriculation de voiture la structure est toujours la même. Votre numéro INE est composé de chiffres et de lettres : il peut être sous la forme de

10 chiffres + 1 lettre ou 9 chiffres + 2 lettres

Où trouver son numéro INE ?

Comme il s’agit, à la base, d’un numéro interne à l’administration scolaire, ce n’est pas un numéro facile à trouver mais malgré sa discrétion voici comment le trouver :

Pour les élèves des lycées de l’Education Nationale (en Métropole et Outre-mer) et élèves de Terminales en apprentissage : vous le trouverez en général sur vos bulletins scolaires ou le relevé de notes des épreuves anticipées du bac en fin de première.

Pour le élèves scolarisés dans les lycées agricoles : utilisez l’identifiant d’inscription au bac agricole (INAA).

Pour les élèves scolarisés dans un lycée français à l’étranger (AEFE : Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger) : renseignez-vous auprès de votre établissement qui doit vous fournir l’identifiant à utiliser pour accéder à votre dossier.
Pour les élèves scolarisés au CNED : le CNED vous a envoyé un courrier spécial pour vous donner ce numéro.
Réorientation : pour les étudiants dans le supérieur en France : consultez le relevé des épreuves du baccalauréat, ou votre carte d’étudiant.

Elèves scolarisés à l’étranger (hors EFE) ou non scolarisés : vous n’avez pas de numéro INE (et c’est pas grave), pour toute inscription à Parcoursup, cochez la case "Je n’ai pas d’INE".

Dans tous les cas : si vous n’arrivez pas à retrouver ce numéro INE, adressez-vous au secrétariat de votre établissement scolaire, il aura accès à votre numéro en prouvant votre identité.

 

13. févr., 2019

Étudier en France a toujours été synonyme d’opportunité et de difficulté. Un nouveau concept a été initié afin de simplifier les procédures pour y arriver.

https://www.lexpressmada.com/wp-content/uploads/2018/12/p07-14.jpg

Facilitation. C’est l’objectif que se fixe l’Ecole Supérieure de Commerce et de Managment (ESCM Madagascar) en proposant, aux étudiants malgaches, un parcours académique français à travers une formation diplomante basée à Madagascar pour finir en France après trois ans d’études. Selon les enregistrements lors du dernier salon des études en France, organisé par Campus France, la mobilité des étudiants malgaches vers les établissements de l’hexagone a battu les records durant cette année avec un peu plus de mille départs vers les grandes écoles.
La plupart de ces étudiants en partance pour la France éprouvent pourtant de grandes difficultés. Entre le bon choix de cursus, des procédures administratives ou encore des frais de scolarité dans les écoles privées françaises, les nouveaux bacheliers ont encore du fil à retordre pour sortir gagnants dans leur projet de s’investir dans des études en France. « C’est un programme qui répond parfaitement aux exigences de l’enseignement des campus français tout en restant dans un environnement social familier pour se préparer sereinement au départ en France. Les étudiants suivront, d’abord, deux ans d’études en tronc commun à Madagascar afin de pouvoir s’imprégner du système français. La troisième année de licence s’effectuera automatiquement en France sans concours, sans dossier et sans entretien. Mais par simple avis du conseil de classe », explique Jonathan Ranjatoelina, directeur de l’ESCM.

Scolarité


Un peu moins de quinze millions d’ariary par an pour intégrer les formations pour les deux années de préparation dans la formule de l’ESCM. De l’autre côté, les frais de scolarité qu’il faut débourser pour les grandes écoles en France s’affichent à un peu plus de dix mille euros sans compter les frais de dossier administratif pour le billet de sortie depuis Madagascar.
Ainsi, le concept a été créé afin de faciliter l’intégration des étudiants à l’environnement des études en France tout en restant dans la Grande île avec des frais de scolarité moins coûteux. «Le programme donnera les bases dans différents domaines à l’instar du marketing, de la finance, de la gestion de ressources humaines, de la géopolitique ou encore de l’économie. Une fois que l’étudiant aura rempli tous les crédits des deux ans d’études de prépa, il pourra alors intégrer une des prestigieuses écoles françaises du groupe FIGS partenaire de l’ESCM à l’image de l’IDRAC, l’ILERI (école des relations internationales», explique Bénédicte Favre, directrice de France Interna­tional Graduate School. Ainsi, après le tronc commun, l’étudiant aura le choix entre une vingtaine de parcours pour terminer ses études en France avec l’accompagnement de l’ESCM tant sur le plan administratif que pédagogique.

L'Express de Madagascar

Le 20/12/18

Harilalaina Rakotobe

4. févr., 2019

Libération

Université : les frais d’inscription serviront à compenser le désengagement de l’Etat

Par Hugo Harari-Kermadec, ENS Paris-Saclay , Léonard Moulin, Institut national d’études démographiques (Ined) et David Flacher, professeur d'économie à l'Université de Technologie de Compiègne — 31 janvier 2019 à 13:12

 Annoncée pour redorer l’image des facultés françaises dans le monde, la future hausse des droits d'inscriptions des étrangers pour la rentrée prochaine doit en fait pallier de nouvelles coupes budgétaires.

Tribune. Edouard Philippe a annoncé un relèvement très significatif des frais d’inscription à l’université pour les étrangers extracommunautaires : ils passeront de 160 à 2770 euros en licence et de 250 à 3770 euros en master. L’objectif annoncé : mieux financer l’accueil des étrangers en France, dégager des moyens pour proposer des bourses à certains étudiants internationaux et envoyer un signal de qualité aux étudiants – notamment asiatiques – qui verraient en l’actuelle gratuité un signe de médiocrité.

L’annonce tombe au plus mal pour le gouvernement qui n’aurait pas pu mieux faire s’il avait voulu faire converger les luttes et revendications. Tétanisé par le conflit des gilets jaunes, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche peine à tenir le cap : alors même que la ministre s’efforçait, dans une lettre datée du 10 décembre, de souligner l’importance de cette réforme pour financer l’accueil des étrangers, son ministère envoyait une lettre aux universités dès le lendemain pour expliquer que les frais d’inscription ainsi rehaussés permettraient en fait… de financer un désengagement de l’Etat. Dans les universités devenues «autonomes» à la suite de la loi Pécresse de 2007, la gestion de la masse salariale est devenue un casse-tête et surtout un boulet financier. En effet, cette masse salariale croît mécaniquement avec l’ancienneté et l’évolution des qualifications. C’est ce que l’on appelle le «glissement-vieillesse-technicité» (GVT) dans le jargon des ressources humaines. En 2008 et 2009, le gouvernement s’était engagé à compenser ces hausses par des dotations ministérielles spécifiques. Finalement, les services du Ministère annoncent que ce GVT «ne fera pas l’objet d’un financement dédié». Dit autrement, il faudra que les universités le financent sur des ressources propres et le ministère d’ajouter que ces ressources comprennent notamment les «droits d’inscription différenciés pour les étudiants internationaux». La France choisit donc de suivre le chemin emprunté par d’autres pays, comme l’Angleterre, qui ont décidé le relèvement – par palier mais au final massif – des frais d’inscription.

Tout l’argumentaire de la ministre, déjà bancal, s’effondre du même coup : les frais d’inscription n’annoncent pas un accroissement des moyens pour les universités mais un effet de vase communicant : les étudiants financeront le désengagement de l’Etat, en s’endettant s’il le faut ! Devant la levée de boucliers des responsables budgétaires des universités, selon l’agence spécialisée AEF, le cabinet a tenté de rassurer tout en jouant à son tour de maladresses en évoquant «le contexte budgétaire actuel très particulier après les annonces ambitieuses du président de la République lundi (hausse du Smic de 100 euros, fin de la CSG pour les retraites de moins de 2 000 euros…)» appelant selon lui à «voir comment construire des solutions concrètes autour du GVT». Autrement dit, le gouvernement est en train de gratter tout ce qu’il peut pour financer les promesses annoncées par Emmanuel Macron, quitte à se servir sur les frais d’inscription annoncés ! A n’en pas douter, il ne restera rien pour les universités, de la même manière que les recettes de la taxe sur les carburants, dans un autre domaine, étaient détournées du financement de la transition écologique…

Avant même ces errements révélateurs de la teneur profonde de cette réforme paradoxalement intitulée «Bienvenue en France !», celle-ci était déjà dénoncée par une écrasante majorité de la communauté scientifique et par les étudiants. Les motions se multiplient en provenance des Conseils d’administration des établissements d’enseignement supérieur, des facultés, des laboratoires de recherche, des revues scientifiques… La Conférence des Présidents des Universités s’inquiète de la réforme de même que différentes organisations professionnelles. Les syndicats des personnels comme des étudiants sont vent debout contre l’augmentation des frais d’inscription. La contestation prend un tour de plus en plus insurrectionnel avec des assemblées générales dans de nombreux établissements. Des universités ont connu ou connaissent des blocages ou fermetures administratives. Des rassemblements et manifestations sont organisés. La jonction avec les revendications des lycées, qui se mobilisent contre Parcoursup et la réforme du baccalauréat, est en train de se faire naturellement puisque ce seront les premiers concernés. Ils sont non seulement solidaires de leurs camarades mais aussi conscients du fait que la hausse qui touche aujourd’hui les étrangers extracommunautaires ne constitue qu’une étape avant une hausse, plus massive encore, qui touchera l’ensemble des étudiants.

Le gouvernement devrait avoir appris de la crise des gilets jaunes que renoncer suffisamment tôt à une décision injuste et inefficace peut être préférable au déclenchement d’une mobilisation de grande ampleur. Au vu des nombreuses tribunes et motions, au vu de la mobilisation croissante des élèves et des étudiants, il ne pourra pas dire qu’il n’était pas prévenu.

 

30. janv., 2019

Interview JDC 30/01/2019

L’invité de RFM  est aujourd’hui Jean-Daniel Chaoui, Président de Français du Monde Madagascar. Nous l’interrogeons aujourd’hui sur une mesure très importante pour les étudiants malgaches désirant faire leurs études en France, mesure prise récemment par le gouvernement Français.

RFM: Bonjour monsieur le Président. Vous avez récemment publié un article « Explosion des frais d’inscription dans les universités françaises pour les étudiants non-européens ! », pourquoi ?

JDC / Dans son allocution du 19 novembre 2018, lors des Rencontres universitaires de la francophonie, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé l’augmentation substantielle des droits d’inscription pour les étudiants étrangers hors Union Européenne. D’après l’annonce faite par le  Premier ministre, ce montant serait porté à 2770€ en licence et DUT et à 3770€ en master et en doctorat, alors qu’une inscription en licence coûte aujourd’hui 170€ et 243€ en master. Les étudiants déjà inscrits dans l’établissement et ne changeant pas de cycle ne seraient pas concernés par cette augmentation en 2019. Selon le Premier ministre, l’objectif affiché est d’attirer 500 000 étudiants internationaux à l’horizon 2027 alors que ce nombre est actuellement de 324 000. On comprend mal le raisonnement qui consiste à augmenter le coût des études pour attirer les étudiants ? C’est une mesure qui m’apparait maladroite et inopinée !

RFM : Vous parlez d’une mesure anti-sociale !

JDC/ Effectivement, j’ai parlé d’une mesure anti-sociale car elle m’apparaît comme visant principalement les étudiants africains et malgaches qui forment les gros bataillons des étudiants non-européens. Or ce sont les étudiants les plus fragiles. De nombreux étudiants renonceront à leurs projets d’études en France à cause du montant des frais d’inscription devenus trop élevés pour une population peu fortunée. Cette éviction concernera ainsi les étudiants issus des pays les plus pauvres.

RFM : vous indiquez encore que cette mesure ne respecte pas les fondements du service public français !

JDC / Cette discrimination par l’argent dans le service public de l’enseignement supérieur et de la recherche est contraire aux principes de la république française. Cette mesure remet en cause les fondements de l’Université française ouverte à tous et le principe d’égalité de traitement des étudiants. La sous-dotation financière des Universités françaises ne peut être compensée par une augmentation démesurée des droits d’inscription des étudiants étrangers. De plus, l’argent récolté représentera  une somme non significative pour l’avenir des universités.

RFM : Selon vous cette mesure serait contre-productive et incohérente, pourquoi ?

JDC/ Cette mesure privera les universités françaises de nombreux talents. Elle s’oppose à l’attractivité des études en France et au développement de la Francophonie. Elle fragilisera de fait le réseau des établissements scolaires français à l’étranger, puisque le renchérissement important des droits d’inscription à l’enseignement supérieur français éloignera des familles du choix des études en France. Enfin elle présente une incohérence fondamentale entre l’annonce du Président de la République française de doubler les effectifs des établissements scolaires à programme français à l’étranger et la volonté d’accueillir plus d’étudiants étrangers ! Elle met en danger les fondements du « soft power » francophone. La France est en effet, aujourd’hui, le quatrième pays d’accueil d’étudiants étrangers dans le monde.

RFM : donc une mesure mal fondée ?

JDC/ Oui, si l’on met à part les grandes écoles, les universités françaises, pour être de bonne qualité sont cependant moins valorisées que les universités américaines ou anglaises. Leur succès repose en grande partie sur un rapport qualité-prix attractif. Cette mesure met à mal cet équilibre.

RFM : enfin vous parlez d’une mesure décalée par rapport aux responsabilités de la France, pourquoi ?

JDC/ La France a, avec les pays francophones africains et Madagascar, une histoire partagée, parfois douloureuse. Ceci induit, à mon sens, une relation et une responsabilité particulière. Cette relation passe par une attention affirmée et ouverte et non une démarche discriminante et négativement sélective comme l’emploi des termes étudiants non-européens. Pour l’ensemble de ces raisons, Français du Monde Madagascar demande au gouvernement français de renoncer à cette mesure. Français du Monde Madagascar n’exclut pas d’initier une pétition dans la grande île sur le sujet. Suivez-nous sur facebook : FdMM.Madagascar et notre blog francaisdumonde-madagascar.com.

Tananarive, le 30/12/2018

Jean-Daniel Chaoui, Président de Français du Monde Madagascar