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18. avr., 2018

La Faculté de médecine d’Antsiranana a procédé à la sortie de trente-sept paramédicaux. Dans le système LMD, ils ont obtenu le diplôme de licence. Une grande première pour la Faculté de médecine d’Antsiranana. Elle a organisé, vendredi dernier, la présentation des étudiants de la septième année en médecine humaine et la sortie solennelle de la promotion « Tantely » (abeille) de l’Institut de formation inter régionale des paramédicaux (IFIRP). La promotion « Tantely » comprend vingt-deux diplômés dans la mention sciences paramédicales et quinze dans la mention maïeutique.

À cause des intempéries et de l’état actuel de l’amphithéâtre de l’Université, la cérémonie s’était déroulée à l’hôtel Ankarana-annexe, avec la présence notamment du directeur de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Pr Jean Louis Rakotovao, du Dr Zanadaory, premier doyen et père de cette faculté, et du Pr Luigi Bellini de la polyclinique Next, qui a reçu les remerciements unanimes pour son action louable pour l’ouverture de cette Faculté de médecine d’Antsiranana.

« Le Pr Luigi Bellini a toujours soutenu financièrement cette faculté et il en a dédié une salle de cours au sein de sa polyclinique », a souligné le Pr Cécile Manorohanta, présidente de l’Université Nord d’Antsiranana, lors de son discours.

Habilitation

« Le basculement dans le système LMD a présenté des difficultés d’adaptation, mais cela ne nous a pas démotivés pour avancer et obtenir notre licence. Le système LMD a permis de nous introduire vers l’excellence, et l’Université d’Antsiranana en sera fière », a indiqué Nina Jaofera, jeune infirmière fraîche émoulue et major de promotion.

Suite à la réforme de l’enseignement supérieur avec le basculement dans le système Licence- Master-Doctorat (LMD), la formation des paramédicaux est intégrée dans le domaine des sciences de la santé au sein de la Faculté de médecine, avec la création de deux mentions, la maïeutique et les sciences paramédicales, en plus de la médecine humaine. Ces deux mentions ont récemment obtenu l’habilitation du ministère de l’Enseigne­ment supérieur et de la recherche scientifique. La traditionnelle passation de fanion et la prestation de serment ont clôturé la cérémonie.

L'Express de Madagascar

Le 28/03/18

Raheriniaina

19. mars, 2018

Des centaines d’étudiants de la filière Gestion sont bloqués sans diplôme à l’Université d’Antananarivo. Les victimes menacent de faire un sit-in.

Tollé. Des étudiants de la filière Gestion à l’Université d’Antananarivo tirent la sonnette d’alarme pour l’inexistence d’encadrement au niveau du Master 2. Trois promotions en ont fait les frais. « Nous sommes autour de quatre cent à être bloqués sans diplôme ici. Aucun encadrement n’a lieu pour le niveau master 2, depuis l’année 2015 », a fait savoir Camille Rasoa­vinarivo, président de l’association des étudiants de la filière Gestion à Ankatso, hier.
Une année universitaire est composée de deux semestres : les premiers six mois passés en salle et le deuxième en stage et durant lequel les encadrements sont obligatoires. C’est là que les étudiants sont bloqués. Les sans diplômes s’entassent à ce niveau. La promotion 2015 comprend autour de cent étudiants, celle de 2016 autour de cent cinquante à laquelle vient s’ajouter  la dernière promotion de 2017. Les victimes commenceraient à en avoir assez. Ils menacent de faire un sit-in à l’Esplanade de l’université, la semaine prochaine, si aucune solution n’est trouvée. De plus, ils craignent l’application de la sélection de dossier pour les diplômés de licence qui souhaitent accéder au niveau master.

Sanction
L’insuffisance des enseignants ayant la capacité à effectuer les travaux d’encadrement serait la base de ce cumul des non diplômés et de cette proposition de sélection de dossier pour cette mention. Seuls les docteurs sont autorisés à encadrer le niveau master.
« Malheureusement, ils ne sont qu’une dizaine, au mieux, une quinzaine à la filière Gestion. Le texte est bien clair, un enseignant ne peut encadrer que quatre étudiants, dix au maximum. On devrait limiter les récipiendaires pour éviter ce genre de problème pour les mentions n’ayant pas assez d’enseignants », explique le professeur Panja Rama­noelina, président de l’Université d’Antananarivo. Ce serait une solution de dernier recours.
Les responsables de cette mention ont été déjà convoqués. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique leur a exigé de trouver des solutions. « Nous leur avons proposé, entre au­tres, de travailler avec des enseignants de la Faculté de Droit, d’économie, de gestion et de  Sociologie (DEGS), ou d’autres facultés et même d’autres universités, ayant l’habilitation de mémoire de Master, pour assurer l’encadrement. Par souci de qualité, ces quinze personnes ne peuvent assurer à elles-seules ces trois cent étudiants. Malheureusement, les responsables de la filière n’ont rien fait », ajoute le professeur Panja Ramanoelina. Les sanctions peuvent tomber pour les responsables de cette filière.

L'Express de Madagascar

Le 16/02/18

Miangaly Ralitera

7. févr., 2018

Les universités publiques souffrent d’insuffisance d’enseignants. Les jeunes sont encouragés à assurer la relève.

L’état de l’enseignement dans les universités publiques, inquiète. On constate une insuffisance importante d’enseignants. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) a dénombré six cents besoins, en 2014. Ceux-ci auraient probablement augmenté depuis, face à l’augmentation du nombre de la population et des jeunes qui ont en poche le diplôme du baccalauréat, selon le professeur Panja Ramanoelina, président de l’université d’Antananarivo, hier.
L’université de Toa­masina est celle qui souffrirait le plus de ce problème d’effectif. Elle ne dispose que de quatre-vingt-dix enseignants. Celle d’Anta­nanarivo en a à peu près dix fois plus, avec ses huit cent soixante-dix enseignants. « Pour les écoles, ça peut aller, contrairement à la faculté de Droit, de l’économie, de la gestion et de la Sociologie (DEGS) qui peine à remplir son effectif. En outre, à la faculté des Lettres et des sciences humaines (FLSH), on compte très peu de professeurs. Nombreux sont ceux en position de maintien d’activité. Ce sont surtout les assistants qui assurent les activités », enchaîne le professeur.

Suspension
Ce manque d’enseignant devient plus préoccupant avec l’extension des universités. On compte actuellement, plus d’une dizaine d’universités annexes dans toute l’île, à l’instar de celle d’Itasy, du Vakinankaratra, de Manakara, ou encore de Morondava. Ce sont, souvent, les enseignants des universités mères qui sont chargés d’y dispenser les cours. Leurs transports et leur hébergement devraient être à la charge des autorités locales, malheureusement, certaines n’honorent pas leurs devoirs. Cela devient, ensuite, une charge de plus pour le ministère.
Le ministère a décidé de suspendre la délivrance d’autorisation d’ouverture d’universités de proximité, face à ces difficultés. « Les demandes d’ouverture d’université de proximité affluent pour déconcentrer les études supérieures auprès de la population. Toutefois, il vaut mieux améliorer celles qui existent déjà. La priorité est pour l’instant, d’équiper ces établissements et d’y affecter des enseignants », a expliqué la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la professeur Marie Monique Rasoa­zananera. C’était dans le cadre de la réunion de la Conférence des présidents ou recteurs d’Institution d’Enseignement Supérieur (Copries) à Fiadanana, hier.
Le Mesupres fait déjà de son mieux pour colmater ce problème d’effectif, principalement, pour les universités de proximité. Il a procédé au recrutement d’enseignants pour ces établissements, depuis l’année dernière. Ce dernier est maintenu pour cette année. Les jeunes sont encouragés à assurer la relève, notamment, pour les filières de la faculté de DEGS et des lettres. La relève serait assurée pour les filières scientifiques, contrairement, aux filières sciences sociales, lettres et sciences humaines.

L'Express de Madagascar

Le 17/11/17

Miangaly Ralitera

16. janv., 2018

Pour la promotion de la civilisation, de la culture et de la philosophie chinoises, l’Institut Conficius de Madagascar, présent aux Universités d’Antananarivo et de Toamasina, promeut la langue et la culture chinoises. Le premier, créé en 2008, propose une formation académique et organise des cours de mandarin. « Cela fait 45 ans que la relation diplomatique sino-malgache dure et l’implantation de l’Institut Conficius, qui a vu le jour en 2008, grâce au partenariat avec l’Université normale de Jiangxi, témoigne de l’amitié et de la coopération gagnant-gagnant entre les peuples chinois et malgache. Cette langue tient une place importante dans tous les échanges. Elle est la plus répandue et devient incontournable », expose Eva Zo Rasendra, directrice malgache de l’institut.

Au début, les jeunes Malgaches rencontrent des difficultés au moment de l’initiation, mais tout dépend de la volonté et de la détermination de chaque apprenant qui acquiert une certaine aisance après plusieurs séances. Lijuan Chen, directrice chinoise de l’institut compte actuellement neuf mille étudiants et apprenants dans plus de quatre-vingt sites d’enseignement, incluant les classes Conficius, les écoles privées, les ministères, les instituts supérieurs privés et les grandes écoles d’administration. « Nous sommes fiers de l’institut de l’Université d’Antananarivo qui figure parmi les modèles car il conforte la meilleure place au niveau mondial. Les jeunes qui étudient la langue et la culture chinoises parviennent à trouver des emplois, lesquels contribuent à la croissance économique de Madagascar », exprime-t-elle.

L’obtention de la licence au niveau de cet institut se mérite. Il existe des opportunités de voyages, des bourses d’excellence allouées aux élites et celles de l’encouragement en faveur des étudiants issus de familles démunies. Cependant, le passeport pour entrer en Chine est conditionné par le test officiel de la langue chinoise HSK.
Le Pr Zuqin Wei, enseignant, reconnaît la forte capacité des Malgaches qui parlent couramment le chinois.

« Les étudiants sont intelligents et je loue leur sacrifice pour atteindre leur objectif. En Chine, nous avons un système d’achat en ligne et le mobile banking, les Malgaches s’y adaptent facilement et maîtrisent ces outils », invoque-t-il.

Zo Harimbola Ratovo­heri­manana, étudiant en L3 témoigne que, grâce à ses études en langue chinoise, il a pu s’immiscer dans la culture du kung-fu. Et un voyage en Chine lui a permis de poursuivre des stages au temple de Shaolin. Andry Harivony Rabenandro, étudiant en L3, quant à lui, a auparavant été affilié au département « Philosophie ». « Après quatre années d’études, j’ai décidé de m’inscrire en première année à l’Institut Conficius. Il y eut les cours optionnels qui ont changé ma vie et mon état d’esprit », raconte-t-il. Ces deux jeunes étudiants ont brillé lors du concours « Passerelle vers le chinois », édition 2017.

L'Express de Madagascar

Le 24/10/17

Farah Raharijaona