28. juin, 2019

Français à l’étranger.fr

Un message important pour les retraités non résidents bénéficiant d’une carte vitale

Une information diffusée sur le site internet de Roland Lescure, Député des Français établis hors de France

Publié le 5 juin 2019 Par Français à l'étranger

“L’article 52 du Projet de Loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2019 a changé la réglementation en matière de couverture maladie des retraités non-résidents. En effet, à compter du 1er juillet 2019, ceux-ci devront désormais justifier de 15 années de cotisation en France pour bénéficier de la couverture maladie pour les soins inopinés ou programmés lors de leur retour en France. La durée de 15 ans sera décomptée, tous régimes confondus, en France uniquement. Les trimestres de MDA (Majoration de Durée d’Assurance pour enfants), plus souvent appelés « trimestres pour enfants » seront pris en compte; il en va d’ailleurs de même pour les trimestres dits « assimilés », soit les trimestres validés au titre du service national militaire, des périodes de chômage ou de maladie ayant donné lieu au versement d’une indemnité journalière.

Pour tous ceux dont la durée de cotisation est inférieures 15 ans, vous avez le choix entre souscrire à « MondExpat santé » à la Caisse des Français de l’étranger; cela concerne l’ensemble des expatriés sans distinction de statut (salariés, travailleurs non-salariés, retraités, étudiants) et couvre les frais de santé en France et à l’étranger. Vous pouvez aussi souscrire à une assurance privée, prenant en charge les soins inopinés.“

 

27. juin, 2019

Durcissement des conditions d’accès à la couverture assurance-maladie après la liquidation d’une retraite française

Les retraités vivant hors d’Europe ou hors Maghreb pouvaient bénéficier, lors de leur séjour en France, de la protection sociale et de la carte vitale sous condition que la pension rémunère une durée d’assurance d’un trimestre au titre d’un régime français.

L’article 52, II 4e b de la loi des finances du 22 décembre 2018, limite cet accès dès le 1er juillet 2019, puisque seules sont couvertes « les personnes dont la pension rémunère une durée d’assurance supérieure ou égale à quinze années au titre d’un régime français ».

Nous nous élevons contre cette mesure qui nous impacte tous :

  • à plus long terme, puisque le nombre de trimestres requis passe de 1 à 60. Il sera beaucoup plus difficile d’avoir accès à la protection sociale une fois retraité et résident à l’étranger.
  • à moyen terme, pour nos concitoyens ayant cotisé moins de 15 ans à une Caisse de Sécurité Sociale française pour l’assurance vieillesse et qui prévoient de liquider leur retraite mais qui n’ont pas pu anticiper les nouvelles conditions d’accès à l’assurance maladie.
  • à court terme, car le gouvernement n’a pas encore confirmé qu’il ne reviendrait pas sur les droits déjà liquidés par des non-résidents ayant cotisé moins de 15 ans. En d’autres termes, certains concitoyens retraités et résidant à l’étranger pourraient se voir retirer leur carte vitale et leur couverture médicale dès le 1er juillet 2019. La question est en cours d’arbitrage au Ministère.

Nous nous insurgeons contre cette mesure prise en catimini et qui nous impacte tous. Lors de la 30ème session de l’Assemblée des Français de l’Étranger (AFE) qui s’est tenue  du 11 au 15 mars à Paris, Annie Michel a, par ailleurs, posé une question orale en session plénière au Secrétaire d’État auprès du Ministre des Affaires étrangères  et  deux questions écrites au gouvernement que vous pourrez consulter sur ces liens: question 1 et question 2.

Si vous êtes impacté par cette mesure, nous vous encourageons à nous contacter afin que nous puissions faire remonter les conséquences problématiques de cette réforme.

Annie Michel
conseillère à l’Assemblée des Français de l’étranger

contact@adfe.org

https://www.ameli.fr/assure/droits-demarches/europe-international/protection-sociale-etranger/retraite-etranger

 

31. mai, 2019

Le Huffpost

25/05/2019

Fête des mères: la matrescence, ce concept de psychologie méconnu qui va rassurer toutes les mères. Pour devenir adulte, nous passons par l'adolescence. Pour devenir mère, nous passons par la matrescence.

Par Sandra Lorenzo

MATERNITÉ - Un corps que l’on ne reconnaît plus, des sautes d’humeur, des changements hormonaux sans précédent. Cette description peut coller à deux moments distinct de la vie d’une personne: l’adolescence ou le fait de devenir mère.

L’adolescence n’est pas une maladie. Cette période de la vie, pas la plus agréable, passera. Il faut faire avec. Les adultes le savent bien. La psychologie a depuis longtemps cherché des clés pour accompagner au mieux ces êtres en formation qui ne sont plus des enfants mais pas encore des adultes.

Le fait de devenir mère entraîne aussi d’importants changements physiques et psychologiques. Mais il n’existe pas de terme pour nommer cette partie charnière de la vie, un indice sur le manque de considération et de connaissance que nous avons de ce sujet pourtant crucial.

À l’occasion de la fête des mèresLe HuffPost C’est La Vie a décidé de s’intéresser à la pression que subissent les mères. Du 20 au 26 mai, nous leur laissons la parole ainsi que des experts pour mieux éclairer les thématiques de l’épuisement et du burnout maternels. Si vous souhaitez témoigner, écrivez-nous à l’adresse temoignage@huffingtonpost.fr.

“Suis-je atteinte de dépression post-partum?”

Alexandra Sacks, une psychiatre américaine spécialisée dans l’accompagnement des femmes enceintes et des jeunes mères, s’est plusieurs fois trouvée démunie face au mal-être de ses patientes. “Je ne suis pas bonne à cela, je n’apprécie pas cela. Suis-je atteinte de dépression post-partum?”, lui disaient les centaines de femmes qui faisaient appel à elle.

Or la spécialiste était formelle. Aucune d’entre elles n’était en dépression, aucune n’était malade. C’est en cherchant des réponses dans des ouvrages d’anthropologie que la spécialiste est tombée sur un terme oublié, la matrescence. Un mot qui décrit parfaitement ce moment où une femme devient mère avec tous les changements que cela implique.

Grâce à ce concept, Alexandra Sacks a pu offrir un cadre à ces jeunes mères qui éprouvaient des difficultés d’adaptation dans leur nouveau rôle. Dans une conférence TED en mai 2018, la psychiatre explique que tout tourne autour d’un “tiraillement entre une attraction et un rejet”.

“Cette ambivalence est normale”

Grâce à l’ocytocine, une hormone produite à la naissance et pendant le peau à peau, “le cerveau de la mère zoome, cette hormone attire son attention pour que le bébé soit désormais le centre de son monde”, explique-t-elle. Et cela est vital pour le bébé, incapable de survivre sans l’attention et les soins que lui prodiguent sa mère.

“Mais, en même temps, précise Alexandra Sacks, son esprit rejette cela car la mère se souvient que son identité a tant d’autres composantes -d’autres relations, son travail, ses loisirs, une vie spirituelle et intellectuelle, sans parler des besoins physiques: dormir, manger, faire de l’exercice, avoir des rapports sexuels, aller aux toilettes, seule.”

“Cette ambivalence est normale et n’est pas une chose dont il faut avoir honte”, rassure encore la spécialiste. Selon elle, la clé pour mieux vivre cette période charnière est la parole. Celle-ci permettrait une meilleure compréhension de ce phénomène, moins de solitude et un meilleur soutien de la part des proches. Alexandra Sacks fait même le pari qu’un tel partage pourrait réduire le taux de dépressions post-partum.

Timidement, la parole des femmes autour de leur matrescence se libère. Le terme est encore largement inconnu du grand public. Mais les prises de parole d’Alexandra Sacks, notamment dans le New York Times, lui ont permis de se faire connaître.

En France, un podcast passionnant, la matrescence, lui est entièrement consacré depuis 2018. Créé par la journaliste sportive Clémentine Sarlat, il aborde des thèmes liés au fait de devenir mère comme l’allaitement, les changements neurologiques chez la mère, les doulas, mais aussi le fait de devenir père.

 

21. mai, 2019

Français à l’Etranger.fr

Ma retraite à l’étranger : tout savoir sur la retraite de la sécurité sociale

Publié le 27 avril 2019 Par Français à l'étranger

 

Vous résidez hors de France et vous avez exercé une activité salariée en France et/ou à l’étranger ? Retrouvez sur le site de l’Assurance retraite de la sécurité sociale un ensemble de conseils et de repères pour mieux comprendre vos droits et démarches.

Vous y trouverez des rubriques pour vos démarches au quotidien, vos prélèvements ou encore comment déclarer vos revenus.

https://www.lassuranceretraite.fr/portail-info/home/retraites/je-suis-retraite-mes-demarches/ma-retraite-a-letranger.html#header-883c15b2-ef14-4ecd-a39a-0e2260cb3568

Vous résidez hors de France et vous avez exercé une activité salariée en France et/ou à l’étranger ? Retrouvez ici un ensemble de conseils et de repères pour mieux comprendre vos droits et démarches.

 

A noter

Brexit : ni la date ni les conditions de sortie du Royaume-Uni de l'union européenne ne sont connues pour le moment.. A ce jour, deux scénarios sont encore possibles : une sortie avec accord ou sans accord de retrait. Selon les modalités de cette sortie, le Brexit peut entraîner des modifications sur vos droits.

Pour plus d’informations, consultez le site brexit.gouv.fr

Démarches au quotidien

Changement d’adresse, départ à l’étranger

Vous pouvez percevoir votre retraite à l’étranger. Si vous êtes retraité et que vous choisissez de partir vivre à l’étranger, il est impératif de signaler votre nouvelle adresse ainsi que tout changement de coordonnées bancaires  Sur votre espace personnel grâce à notre service en ligne  Signaler un changement de coordonnées postales ou bancaires. Vous pouvez percevoir votre retraite sur votre compte bancaire français ou demander le virement  directement sur votre compte bancaire à l’étranger. Consultez votre banque pour connaitre  les frais bancaires associés.

 

A noter

Si vous percevez l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) ou l’allocation supplémentaire d’invalidité (ASI), ces prestations sont soumises à condition de résidence en France.

Elles ne vous seront plus versées si vous vous établissez hors de France. A votre retour, vous pourrez déposer une nouvelle demande.

Les justificatifs d’existence

Si vous habitez à l’étranger et que vous percevez une retraite du régime général de la Sécurité sociale (personnelle ou de réversion), vous recevez chaque année un justificatif d’existence.

Vous devez y répondre, quelle que soit votre nationalité, en le faisant compléter par l'autorité locale compétente de votre pays de résidence (ex : mairie, commissariat…) et l’envoyer à la caisse qui vous verse votre retraite de base.

Si votre caisse de retraite ne reçoit pas le justificatif d’existence, elle sera dans l’obligation de suspendre le paiement de votre retraite.

Deux cas s’offrent à vous :

 Les droits auprès de l’Assurance Maladie

Vous êtes installé durablement à l'étranger

Vous êtes retraité(e) du régime général et vous vivez à l’étranger ? Pour obtenir la prise en charge des soins que vous réalisez dans votre pays de résidence, vous devez remplir deux conditions :

  • être titulaire d’une retraite du régime général ;
  • vivre à long terme dans un pays de l’Union européenne ou dans un pays ayant signé une convention comportant des dispositions en matière de droit aux soins de santé* avec la France ;

Vous devez faire une demande d’attestation de droit aux soins de santé auprès de l’organisme de Sécurité sociale de votre pays de résidence. Cette attestation, une fois validée, vous permettra de vous faire rembourser vos frais de santé par l’intermédiaire du régime de votre pays de résidence.

* Liste des États ayant signé une convention de Sécurité sociale comportant des dispositions en matière de droit aux soins de santé avec la France : Algérie, Andorre, Ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie), Maroc, Nouvelle Calédonie, Polynésie Française, Tunisie, Turquie

 En cas de soins réalisés en France à l’occasion d’un séjour 

Vos dépenses de santé peuvent être prises en charge, sous certaines conditions, lors de séjours temporaires en France.

 Les prélèvements

Si vous êtes domicilié fiscalement hors de France, votre retraite ne sera pas soumise à la contribution sociale généralisée (CSG), à la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), ni à la contribution de solidarité pour l’autonomie (Casa).

En revanche, une cotisation d’assurance maladie sera prélevée sur votre retraite servie à l’étranger.

En effet, en tant que titulaire d’une retraite française, vous relevez en principe du régime français d’assurance maladie.

Si vous êtes de nationalité étrangère et que votre durée d’assurance retraite en France est au moins de 15 années, cette cotisation d’assurance maladie vous sera également prélevée car vous relevez du régime français d’assurance maladie.

Dans le cadre de la coordination européenne et de résidence dans l’un des pays de la zone d’application des règlements communautaires, la cotisation d’assurance maladie est prélevée si les soins de santé sont à la charge d’un régime français d’assurance maladie.

 

A noter

Vous ne pouvez être domicilié fiscalement que dans un seul pays.

Déclarer ses revenus

Vous déclarez vos revenus en France

Chaque année, pour simplifier vos démarches, nous transmettons directement à l’administration fiscale votre montant imposable au titre de la retraite du régime général. Ce montant est reporté sur votre déclaration de revenus préremplie. Vous avez la possibilité de retrouver ce montant en vous connectant à votre espace personnel ou sur notre serveur vocal au +339 71 10 39 60.

Vous ne déclarez pas vos revenus en France

Pour justifier de vos revenus perçus au titre de la retraite du régime général français, téléchargez une attestation de paiement en vous connectant à votre espace personnel. Même imprimée à domicile, cette attestation est contractuelle et recevable par les autres administrations.

 

16. mai, 2019