7. févr., 2019

Info-pratique

Reflux et acidité gastrique : trop de médicaments prescrits selon l’Ansm

Environ 16 millions de Français, soit presque un quart de la population, se sont vus prescrire des médicaments inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) alors qu’ils sont réservés à des usages très précis, alerte l’ANSM.

Alors qu’ils sont réservés à des usages très précis et qu’ils ne doivent être pris que sur de courtes périodes, les médicaments inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont prescrits trop fréquemment en France, s’inquiète l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Celle-ci vient de publier les résultats d’une étude sur l’utilisation des IPP en France, à partir des données du Système national des données de santé, sur l’année 2015.

Et les chiffres mettent en évidence “une utilisation très importante des IPP en France qui ne semble pas toujours en adéquation avec les recommandations”, souligne l’ANSM, puisque près de 16 millions de Français (15,8 millions environ), soit presque un quart de la population française, ont bénéficié en 2015 d’au moins un remboursement par l’Assurance maladie d’un IPP obtenu sur prescription médicale. Et pour 8 millions de personnes, il s’agissait d’une initiation de traitement, précise l’ANSM.

L’agence a ainsi constaté que les IPP étaient très souvent initiés en prévention des lésions gastroduodénales dues aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez des patients ne présentant pas de facteur de risque justifiant une protection gastrique systématique.

Et l’ANSM de rappeler que la prescription d’IPP n’est indiquée que :dans le traitement du reflux gastro-oesophagien (RGO) et de l’oesophagite par RGO, dans la prévention et le traitement de lésions gastroduodénales dues aux AINS uniquement chez les patients à risque,dans l’éradication de la bactérie Helicobacter pylori, et dans le traitement des ulcères gastroduodénaux.

Parmi les adultes initiant un traitement, les IPP étaient associés à un traitement par AINS dans plus de la moitié des cas. Les initiations de traitements par IPP et AINS étaient presque toujours concomitantes, suggérant une protection gastrique à visée préventive. Cependant, dans 80% des cas, aucun facteur de risque justifiant l’utilisation systématique d’un IPP en association avec un AINS n’était identifié”, détaille l’ANSM dans son communiqué.

Les facteurs de risque de lésions gastroduodénales sont le fait d’êtreâgé de plus de 65 ans, d’avoir un antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal, ou d’être traité par antiagrégant plaquettaire, par anticoagulant ou encore par corticoïde.

Et l’ANSM de rappeler en conclusion que les IPP, bien que souvent bien tolérés à court terme, ne doivent pas être utilisés au long cours, car de graves effets indésirables (au niveau cardiovasculaire, rénal ou gastrique) peuvent survenir.

Astuce pour les éviter . Perdre du poids

Plusieurs études scientifiques ont établi un lien entre l'obésité et le reflux gastrique, indique le site Medical News Today. Bien que la raison de cette association ne soit pas claire, les chercheurs supposent que l'augmentation de la pression abdominale liée à la prise de poids entraîne une fuite d'acide gastrique dans l’œsophage.

Eviter certains aliments

Très souvent, certains aliments qui irritent l’appareil digestif ou qui ralentissent la digestion peuvent déclencher un reflux acide et des brûlures d’estomac. Il varient d’une personne à l’autre, mais généralement, il s’agit du café, du chocolat, de l’alcool, des boissons gazeuses, des aliments gras, épicés, frits et salés, des agrumes, de l’ail, de l’oignon et des tomates. En tenant un journal alimentaire, vous pourrez identifier facilement les aliments à éviter.

De petites portions

Le fait de fractionner ses repas, en prenant des portions plus petites mais plus fréquentes, aide l’organisme à digérer plus facilement et à limiter les risques de reflux. Visez un minimum de trois repas, pouvant aller jusqu’à quatre ou cinq.

 

Alors qu’ils sont réservés à des usages très précis et qu’ils ne doivent être pris que sur de courtes périodes, les médicaments inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont prescrits trop fréquemment en France, s’inquiète l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Celle-ci vient de publier les résultats d’une étude sur l’utilisation des IPP en France, à partir des données du Système national des données de santé, sur l’année 2015.

Et les chiffres mettent en évidence “une utilisation très importante des IPP en France qui ne semble pas toujours en adéquation avec les recommandations”, souligne l’ANSM, puisque près de 16 millions de Français (15,8 millions environ), soit presque un quart de la population française, ont bénéficié en 2015 d’au moins un remboursement par l’Assurance maladie d’un IPP obtenu sur prescription médicale. Et pour 8 millions de personnes, il s’agissait d’une initiation de traitement, précise l’ANSM.

L’agence a ainsi constaté que les IPP étaient très souvent initiés en prévention des lésions gastroduodénales dues aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez des patients ne présentant pas de facteur de risque justifiant une protection gastrique systématique.

Et l’ANSM de rappeler que la prescription d’IPP n’est indiquée que :dans le traitement du reflux gastro-oesophagien (RGO) et de l’oesophagite par RGO, dans la prévention et le traitement de lésions gastroduodénales dues aux AINS uniquement chez les patients à risque,dans l’éradication de la bactérie Helicobacter pylori, et dans le traitement des ulcères gastroduodénaux.

Parmi les adultes initiant un traitement, les IPP étaient associés à un traitement par AINS dans plus de la moitié des cas. Les initiations de traitements par IPP et AINS étaient presque toujours concomitantes, suggérant une protection gastrique à visée préventive. Cependant, dans 80% des cas, aucun facteur de risque justifiant l’utilisation systématique d’un IPP en association avec un AINS n’était identifié”, détaille l’ANSM dans son communiqué.

Les facteurs de risque de lésions gastroduodénales sont le fait d’êtreâgé de plus de 65 ans, d’avoir un antécédent d’ulcère gastrique ou duodénal, ou d’être traité par antiagrégant plaquettaire, par anticoagulant ou encore par corticoïde.

Et l’ANSM de rappeler en conclusion que les IPP, bien que souvent bien tolérés à court terme, ne doivent pas être utilisés au long cours, car de graves effets indésirables (au niveau cardiovasculaire, rénal ou gastrique) peuvent survenir.

Astuce pour les éviter . Perdre du poids

Plusieurs études scientifiques ont établi un lien entre l'obésité et le reflux gastrique, indique le site Medical News Today. Bien que la raison de cette association ne soit pas claire, les chercheurs supposent que l'augmentation de la pression abdominale liée à la prise de poids entraîne une fuite d'acide gastrique dans l’œsophage.

Eviter certains aliments

Très souvent, certains aliments qui irritent l’appareil digestif ou qui ralentissent la digestion peuvent déclencher un reflux acide et des brûlures d’estomac. Il varient d’une personne à l’autre, mais généralement, il s’agit du café, du chocolat, de l’alcool, des boissons gazeuses, des aliments gras, épicés, frits et salés, des agrumes, de l’ail, de l’oignon et des tomates. En tenant un journal alimentaire, vous pourrez identifier facilement les aliments à éviter.

De petites portions

Le fait de fractionner ses repas, en prenant des portions plus petites mais plus fréquentes, aide l’organisme à digérer plus facilement et à limiter les risques de reflux. Visez un minimum de trois repas, pouvant aller jusqu’à quatre ou cinq.

Midi Madagascar

Le 26/12/18