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20. juin, 2018

Marianne

Pour Macron, les aides sociales "déresponsabilisent" et "coûtent un pognon de dingue"

Publié le 13/06/2018

 Alors qu'Emmanuel Macron doit dévoiler ce mercredi 13 juin le cadre de sa politique sociale, l'Elysée a publiée une vidéo dans laquelle le président de la République fustige les aides sociales qui coûtent un "pognon de dingue" sans endiguer la pauvreté.

Décidément, le coup de barre à gauche attendra. Alors qu'il doit se rendre ce mercredi 13 juin à Montpellier pour définir l'orientation de sa politique sociale, une vidéo publiée quelques heures auparavant sur Twitter par sa conseillère presse Sibeth Ndiaye montre Emmanuel Macron peaufinant son discours, entouré de ses conseillers. Dans un langage familier, le président de la République peste contre des aides sociales qui coûteraient trop cher à l'Etat : "La politique sociale, regardez, on met un pognon de dingue dans des minimas sociaux et les gens sont quand même pauvres".

Dans cette vidéo faussement off, Emmanuel Macron pose un diagnostic tranché sur le système social français. "On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif", explique-t-il avec une gestuelle très sarkozyenne, tapant du poing sur son bureau. Il dévoile alors ses intentions sur le sujet : "Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir - ça nous coûtera moins, ensemble - et mieux responsabiliser tous les acteurs, s’écrie-t-il. [Aujourd'hui] les gens pauvres restent pauvres, ceux qui tombent pauvres restent pauvres. On doit avoir un truc qui permet aux gens de s’en sortir. Par l’éducation…".

Une "politique de responsabilité"

"Responsabilisation", le mot revient plusieurs fois dans la bouche du chef de l'Etat, comme s'il fallait donner un coup de pied au derrière des bénéficiaires d'aides sociales : "Il faut prévenir la pauvreté et responsabiliser les gens pour qu’ils sortent de la pauvreté. Et sur la santé, c’est pareil. Tout le système de soins que je veux repenser, c’est aller vers plus de prévention pour responsabiliser, y compris les acteurs de soins".

C'est alors qu'il mentionne la mise en place prochaine de l'une de ses promesses de campagne : le "reste à charge zéro". Soit le remboursement à 100% de certaines lunettes, prothèses auditives et dentaires. Une réforme destinée aux personnes qui renoncent aux soins et une façon de tenter de se débarrasser de l'étiquette de "président des riches" qui lui colle à la peau : "C’est dans ce contexte-là qu’on fait le reste à charge zéro. C’est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot […], je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres". Et de conclure sur une métaphore culinaire, en rejetant le discours que ses collaborateurs lui avaient porposé : "Là, c’est cohérent. Sinon vous n’aviez pas de fil directeur. C’était de la lasagne à la feta avec de la paella !".

Un plan d'économie de 7 milliards d'euros

Une rhétorique qui correspond à la petite musique gouvernementale jouée ces dernières semaines sur les aides sociales. La diffusion de cette vidéo semble en effet s'inscrire dans un plan de communication de l'exécutif visant à faire avaler à l'opinion une baisse à venir des minimas sociaux dans le but de réaliser des économies. C'est en tout cas ce qu'a assuré la semaine dernière Le Canard Enchaîné, qui a dévoilé le chiffre de 7 milliards d'euros d'ici à 2022, et qui ce mercredi 13 juin cite un conseiller gouvernemental sous le couvert de l'anonymat : "Pour éviter que les oppositions se coagulent contre ces économies budgétaires, il était prévu qu'aucune donnée chiffrée ne devait sortir avant que l'opinion soit préparée par des sondages opportuns et par une communication gouvernementale justifiant par avance ces mesures".

Un objectif qui avait été démenti par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, sur RTL le 6 juin, tout en concédant tout de même qu'il y a "trop" de prestations sociales en France. "Nous recherchons ce qui fonctionne, nous arrêtons de financer ce qui ne fonctionne pas", dans le but que la "totalité des prestations" soit passée au crible de "l'exigence d'efficacité". Des déclarations qui intervenaient quelques jours après celles de Gérald Darmanin également sur RTL. Assurant également qu'il y a "trop" d'aides sociales en France, le ministre de l'Action et des Comptes publics soulignait pour sa part qu'il fallait "revoir le système d'aides sociales" : "Il y a une multiplicité d'allocations qui sont parfois contradictoires dans leur objectif". Et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire de reprendre le refrain ce mercredi 13 juin sur RTL, appelant une politique d'aides sociales plus "utile". Vous l'avez, la petite musique ?

 

11. avr., 2018

Forte de ses 24 ans d’expérience dans le domaine de l’appui à l’éducation, l’ONG « Kolo zaza malagasy », (Kozama), poursuit les appuis particuliers en faveur des élèves qui éprouvent des difficultés scolaires en vue d’améliorer leurs résultats. Le projet a déjà porté ses fruits lors de la première année de mise en œuvre. « Plus de 1.400 élèves sur les quelque 2.600 élèves bénéficiaires, soit plus de la moitié, ont réussi  leur examen de passage l’an dernier », a informé le responsable de l’organisme dans un communiqué.

Kozama compte améliorer ces résultats durant les deux ans restants pour exécuter le projet. L’organisme collabore avec 12 EPP, dont deux dans la partie Sud du pays, dans le cadre de ce projet. Concrètement, ceci consiste à donner des cours d’appui aux apprenants cibles dans les classes de CP1, CP2 et CE. Les séances d’accompagnement, qui s’adressent à une vingtaine d’élèves par classe, se dérouleront deux fois par semaine.

Des appuis aux mères de familles vulnérables…

L’Intervention de « Kozama » ne se limite pas uniquement dans le domaine de l’appui aux élèves, qui se manifestent entre autres par l’ouverture de centre préscolaire dans les  36 EPP cibles, la dotation de fournitures scolaires pour les apprenants ou encore le renforcement des capacités des enseignants. L’organisme prend également en charge des mères enceintes ou qui viennent d’accoucher. « Dans ce cadre, les bénéficiaires consultent deux fois par semaine les centres de prise en charge installés dans les fokontany d’intervention pour s’enquérir des  conseils utiles qui puissent renforcer le lien entre la mère et l’enfant, garant de l’épanouissement de ce dernier », a expliqué le coordonateur de projet au sein de « Kozama », Marie Yolande Ramaheriarisoa.

Les Nouvelles

Lundi 26 février 2018

Fahranarison

11. oct., 2017

Une implication plus conséquente du secteur privé dans l’humanitaire peut contribuer à instaurer un peu plus de justice sociale. Une implication qui peut être palpable grâce à au dynamisme de la PHSP (Plateforme Humanitaire du Secteur Privé). Depuis 2016, cette PHSP est présidée par la Fondation Telma et cherche à mener des actions complémentaires avec ceux menés par le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), sans éclipser les autres acteurs plus conventionnels.

Le dynamisme du PHSP se manifeste par ailleurs par une collaboration entre divers acteurs du secteur privé, médians comme majoritaires. Hier par exemple, le groupe VISEO-connu notamment pour ses activités dans le secteur automobile, mais aussi alimentaire- a fait don d’un véhicule Mazda BT50 à la Fondation Telma pour faciliter sa mobilité dans ses interventions sur le terrain. Ce groupe assure notamment le leadership de la « task force » ayant pour mission d’optimiser l’efficience de l’aide humanitaire au niveau national.

Midi Madagascar

Le 02/09/17

Luz R.R