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13. sept., 2017

A Maurice, les travaux de construction d'une ligne ferroviaire s'ouvrent dans la douleur et la contestation. L'éviction des habitants qui se trouvent sur le tracé a commencé. L'opposition s'en mêle, mais le gouvernement est décidé à livrer ce projet, le plus grand chantier dans l'histoire de Maurice, dans le délai attendu.

Depuis deux semaines, c'est dans le désordre et l'incompréhension que sont réquisitionnés des biens qui se trouvent sur le tracé du Metro Express. Les députés de l'opposition ont bondi sur l'occasion, alors que la rue s'interroge sur ces expropriations : « Pourquoi le métro ? N'y a-t-il pas des autobus, des voitures, des motocyclettes ? Les Mauriciens ont-ils vraiment besoin du métro pour voyager ? Faut-il démolir toutes ces maisons pour cela ? ».

La construction d'une ligne ferroviaire est devenue indispensable, selon les autorités, pour fluidifier la circulation dans les cinq villes du pays.

Maurice s'apprête à démarrer le plus grand chantier de son histoire et c’est ainsi que, depuis 2014, une centaine d'habitants, de squatters et d'entreprises ont reçu l'ordre d'évacuer ce tracé.

Devant une assistance estudiantine, lundi 11 septembre, dans la capitale, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a affirmé que toutes les procédures ont été respectées.

« Savez-vous depuis combien de temps nous avons dit qu'il faut libérer ce tracé ? Il y a certains qui s'opposent au progrès, au développement mais moi, je veux faire progresser l'Ile Maurice », soutient le Premier ministre.

Le gouvernement a fait du Metro Express son projet phare. La livraison de la première phase est prévue en septembre 2019, à la veille des prochaines législatives.

© RFI

L'Express de Madagascar

Le 13/09/17

11. juil., 2017

CIEL Textile LTD (CTL), le pôle textile du groupe CIEL, réalise une performance financière mitigée.Cette filiale a vu sa profitabilité chuter de 14%

Floréal Knitwear, une des usines de la compagnie CIEL Textile Ltd.Sur la base de ses résultats de neuf mois se terminant au 31 mars, CIEL Textile LTD (CTL), le pôle textile du groupe CIEL a vu sa profitabilité chuter de 14 %, passant à Rs 388 millions contre Rs 450 millions pour la même période l’année dernière. Son chiffre d’affaires est resté, en revanche, plus ou moins semblable, à Rs 7,9 milliards (au décimal près).

 

Une analyse attentive des résultats indique que le cluster de la bonneterie a eu un troisième trimestre difficile avec des volumes de vente en baisse et des marges réduites. Les coûts de lancement de la nouvelle usine de tricot (Knits) à Coimbatore en Inde continuent également d'impacter négativement les résultats du cluster tricot (Knits Cluster). Ces deux clusters combinés enregistrent des pertes de Rs 72 millions sur les neuf premiers mois de l'année financière par rapport à des bénéfices nets de Rs 460 millions pour le cluster du tissu (Woven) sur la même période. 

Offre

Si le prochain trimestre montre une certaine amélioration par rapport aux précédents trimestres, malgré une conjoncture difficile du marché, il n’est pas exclu, selon la direction, que le profit net sera plus élevé que celui du précédent. Par ailleurs, le groupe CIEL passe à une nouvelle étape de sa restructuration. Il se propose de lancer une offre publique d’achat sur sa filiale textile, en acquérant 43,69 % des titres détenus dans CTL par des actionnaires ordinaires. Soit 44 475 582 actions ordinaires.

Le groupe déboursera ainsi Rs 1,1 milliard pour financer son offre, qui débutera le 1er juin 2017 et restera ouverte pendant 50 jours, soit jusqu’au 20 juillet. Actionnaire majoritaire de CTL et y détenant 57 332 007 actions ordinaires, CIEL participe à 56,31 % du capital.

Conformément aux Securities (Takeover) Rules 2010, le board de CIEL informera prochainement sa filiale de son offre pour l’acquisition des actions minoritaires de CTL. Le prix de rachat a été fixé à Rs 50 par action de CTL, payable 50 % en espèces et 50 % en actions ordinaires de CIEL, ce qui correspond à Rs 25 et 3 472 actions ordinaires de CIEL pour chaque action ordinaire de CTL (basé sur le dernier cours de clôture à Rs 7,20 le 21 avril).

L'Express de Madagascar

Le 13/05/17

13. juin, 2017

L'ile Maurice est considérée comme le pays dont l’économie est la plus compétitive en Afrique, indique l’édition 2016/2017 de The Africa Competitiveness Report, rendue publique hier à Durban, Afrique du Sud, par le World Economic Forum, qui y tient un sommet consacré aux enjeux du développement au niveau continental. Affichant un score de 4,49 points sur un maximum de 7, Maurice précède l’Afrique du Sud et le Rwanda. A l’échelle mondiale, Maurice se retrouve au 45e rang (sur 138 pays) alors que l’Afrique du Sud se classe 47e.


Publié sur une base semestrielle et tenant en compte des données et analyses provenant de la Banque mondiale, de la Banque africaine de Développement et des observations de différents experts, The Africa Competitiveness Report 2016/2017 indique que Maurice est le seul pays africain à faire la transition à une « innovation-driven stage » et qu’elle occupe le premier rang sous quatre des douze indicateurs considérés pour les besoins du classement : l’infrastructure, la santé/éducation primaire, l’enseignement universitaire/formation et l’efficacité du marché des biens. L’Afrique du Sud est également bien cotée, se plaçant en première position sous quatre indicateurs : développement du marché financier, technologie, sophistication du secteur des affaires et innovation.


Le rapport du WEF fait voir que Maurice a gagné une place par rapport au classement mondial de 2015-2016 qui comprenait 140 pays. Le pays a réalisé son meilleur classement mondial (26e) sous l’indicateur “Efficience du marché des biens”. Maurice est parmi les 50 premiers à l’échelle mondiale sous cinq autres indicateurs : institutions (36e), infrastructure (41e), santé et éducation primaire (48e), développement du marché financier (44e) et sophistication du secteur des affaires (37e).
On peut observe, par ailleurs, que Maurice est parmi les meilleurs performeurs mondiaux sous le sous-indice « Inflation » (1er), les tarifs douaniers (3e) et l’effet de la taxe sur les incitations à l’investissement (8e). Le plus mauvais classement mondial de Maurice a été noté au niveau du sous-indice « taille du marché domestique » (120e).


Par ailleurs, le WEF soutient que les gros défis concernant la compétitivité des économies africaines relevés dans le premier rapport publié il y a une dizaine d’années sont toujours présents. Le déficit infrastructurel, le déséquilibre entre les compétences de la main-d’œuvre et les besoins du marché, l’adoption lente de nouvelles technologies, la faiblesse des institutions sont persistants.

La Vérité

Le 08/05/17

Tiasoa Samantha

6. mars, 2017

Pravind Jugnauth, fils d’Anerood Jugnauth, a été nommé Premier ministre dans la foulée de la demission de son père, Sir Anerood Jugnauth.

PM

Pravind Jugnauth, nouveau Premier ministre mauricien après la démission, lundi, de Sir Anerood Jugnauth, a prêté serment dans l’après-midi, avec l’ensemble de son cabinet. «Je suis très serein. C’est une grande responsabilité qui m’a été confiée. Il nous faudra nous mettre au travail dès maintenant», a-t-il déclaré après sa nomination.


Pravind Jugnauth, 55 ans, fils du Premier ministre démissionnaire, qui conserve aussi son ancien portefeuille des Finances, est le chef du Mouvement socialiste mauricien (MSM), le principal parti de la coalition au pouvoir. C’est à ce titre que la présidente lui a demandé de succéder à son père.


Mais sa désignation suscite un fort rejet de l’opposition, qui dénonce une transmission du pouvoir par héritage familial. Celle-ci a boycotté sa prestation de serment et entend se mobiliser pour réclamer de nouvelles élections.


«Le mieux aurait été que le Premier ministre dissolve l’Assemblée nationale avant sa démission et rende le vote à la population. Il ne l’a pas fait et c’est une honte qu’il termine plus de 50 ans de carrière politique de cette façon», a tonné un des dirigeants de l’opposition, Paul Bérenger.

Appel à manifestation


«Nous comptons organiser une campagne politique à travers le pays pour réclamer la tenue d’élections générales», a ajouté l’ancien Premier ministre et chef du Mouve­ment militant mauricien (MMM). L’opposition a appelé à une manifestation vendredi dans la capitale, Port-Louis.


Tous les ministres du gouvernement précédent ont été reconduits dans le nouveau cabinet de 23 membres, à l’exception de l’ancien ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, Roshi Badhain.


Anerood Jugnauth a été nommé au poste de «ministre-mentor», chargé de la Défense et de l’Intérieur, mais aussi des dossiers des îles Chagos et Tromelin, des territoires revendiqués par Maurice.

 

L'Express de Madagascar

Le 24/01/17

© AFP