Blog

19. juin, 2017

L’évolution du prix du nickel sur le marché international n’arrange pas les affaires d’Ambatovy. Après un mouvement de yoyo en début d’année, on assiste de nouveau à une chute inquiétante des cours. En effet, dès le courant du mois de janvier, le prix du nickel est descendu à 9370 USD la tonne. Une lueur d’espoir a eu lieu au mois de février puisque les cours ont remonté pour atteindre les 11.045 USD la tonne. Et ce, après que les Philippines aient annoncé la fermeture de ses mines de nickel. Une réjouissance de courte durée du côté des investisseurs miniers exportateurs du nickel puisque depuis le début de ce mois de mai, les cours ont de nouveau chuté. Le 4 mai plus exactement, le nickel est de nouveau descendu à 8935 USD la tonne, soit un nouveau cours le plus bas pour cette année 2017. En tout cas, la situation inquiète au plus haut point les investisseurs. Dont bien évidemment Ambatovy qui ne survit que grâce à la gestion rigoureuse des dépenses. Mais également par la volonté de ses actionnaires qui ne jurent que par la continuation des activités de la compagnie dont le rôle important pour l’économie malgache n’est plus à démontrer.

Midi Madagascar

Le 10/05/17

R.Edmond

11. mai, 2017

Prête à fonctionner depuis l’année dernière, la raffinerie d’huile Bidco Madagascar reste fermée par le gouvernement.

Un gâchis. Alors que les travaux de construction de la raffinerie d’huile Bidco Madagascar située sur la Rn 4 à 18 km de la ville de Mahajanga ont été entièrement terminés depuis l’année dernière, l’usine reste, pour le moment, improductive. Pire, après avoir fonctionné pendant deux mois pour un essai technique, le ministre de l’industrie a demandé sa fermeture pour une raison qui échappe aux promoteurs du projet. Des vérifications pour détecter d’éventuelles fuites ont été effectuées. Bidco Madagascar a fait venir des techniciens de haut niveau pour les installations et montages des cuves.
Une décision controversée qui crée une incompréhension au sein du personnel de l’usine. « C’est malheureux. Cela fait un an que l’usine est prête à produire mais les dirigeants ont décidé de la fermer pour des raisons que nous ignorons », déplore un employé désemparé. Le feu vert du gouvernement est ardemment attendu. Pourtant l’usine a respecté toutes les procédures exigées. « C’est un investissement totalement privé à hauteur de 10 millions de dollars. Avant l’engagement dans ce projet, plusieurs étapes de négociations administratives ont été effectuées. La société a respecté toutes les recommandations techniques, sociales, et environnementales avant de procéder aux travaux d’aménagement. Il ne devrait plus y avoir de problème », précise le même interlocuteur.

Perspectives d’exportation
Le projet devrait profiter à la région d’abord et ensuite à tout le pays qui ne dispose plus d’aucune huilerie depuis 2009.
« Des le début du chantier en janvier 2014, la main d’œuvre locale représente 95 % de l’ensemble. Et quand Bidco Madagascar débutera sa production, elle embauchera deux cents salariés et huit cents employés non permanents », souligne toujours l’employé. En outre, la construction a nécessité la création de 18 km de ligne de haute tension sur la RN4 qui pourraient profiter aux riverains.
Présent à la conférence des bailleurs à Paris en décembre 2016, Bidco a annoncé, pour ses projets un investissement de 50 millions de dollars à Madagascar. La proximité du port et de l’administration douanière est un atout important pour l’usine dans les perspectives d’exportation plus tard.
La population mise ainsi sur l’ouverture de Bidco Madagascar, l’une des rares usines après la disparition de grandes unités industrielles comme la Sotema ou la cimenterie Amboanio pour réduire le chômage et développer la ville et la région. La balle est dans le camp du gouvernement qui délivre le fameux permis d’exploitation.

L'Express de Madagascar

Le 21/04/17

Herisetra

4. janv., 2017

La compétitivité des entreprises africaines était au cœur des préoccupations lors de cet événement.

Le couple Rajaonary paru dans le magazine Paris
 Match.

Le couple Rajaonary paru dans le magazine Paris Match.

De nombreux entrepreneurs, hommes d’affaires et opérateurs africains ont participé au Forum Africain d’Investissements et d’Affaires qui s’est tenu dernièrement en Algérie. L’objectif est de jouer un rôle majeur dans la revitalisation de l’économie africaine et en particulier dans la renaissance du continent. Erick Rajaonary, le président national du FIVMPAMA y est intervenu autour du thème « Comment relever la compétitivité globale de l’Afrique pour conforter ses niveaux de croissance, affronter les chocs extérieurs des entreprises africaines ? ». En fait, cette compétitivité des entreprises africaines était au cœur des préoccupations.

Défi considérable. Durant lequel, il a rappelé les douze piliers de la compétitivité identifiés par le WEF (World Economic Forum) dont entre autres, l’environnement institutionnel favorable et incitatif comme la bonne gouvernance et l’Etat de droit ainsi que les infrastructures. « Il y a un défi considérable à relever au niveau de ces infrastructures pour ne parler que de l’accès à l’eau potable et à l’électricité ainsi que pour les moyens de transports adéquats », a-t-il soulevé. Il s’est appuyé ensuite sur le cas de Madagascar pour illustrer les contraintes confrontées par les opérateurs économiques du continent. « Dans le pays, les lacunes en matière d’infrastructures routières sont observées car 5 000km sur les 25 000 km de routes existantes sont bitumées. En outre, l’instabilité politique nuit considérablement au monde des affaires. Et les politiques budgétaires et monétaires ne sont pas suffisamment cohérentes et incitatives », a-t-il énuméré. Ce n’est pas tout ! Le président national du FIVMPAMA a souligné que les accélérateurs de croissance comme l’enseignement supérieur et la formation professionnelle doivent répondre aux besoins du secteur privé. L’innovation est également un facteur déterminant de la compétitivité.

Volonté politique. Ainsi, Erick Rajaonary suggère aux entreprises africaines de considérer divers facteurs. Il s’agit entre autres, du coût du travail, des divers impôts et taxes sur la main d’œuvre, de l’optimisation de la qualité de la main d’œuvre par des formations, du coût des matières premières, de la qualité des produits et du taux de change. En effet, « celui-ci impacte fortement sur le coût des importations et le prix des exportations. L’Ariary connaît une baisse de près de 6 % depuis le début de l’année », a-t-il évoqué. La stabilité de l’environnement fiscal et social et l’existence d’une véritable politique industrielle ne sont pas en reste. « Madagascar est classé au 130e rang mondial alors que Maurice reste l’économie la plus compétitive du continent africain suivie de près par l’Afrique du Sud et le Rwanda. Le pays souffre de grand déficit en matière d’infrastructures, d’enseignement supérieur et de formation. Les gouvernements africains doivent ainsi renforcer leur engagement et accompagner les processus pour soutenir les initiatives des entrepreneurs en exprimant une volonté politique réelle pour le développement du continent », a-t-il enchaîné.

Invité d’honneur. Notons qu’avant son intervention à ce Forum Economique d’Alger, le couple Rajaonary a été invité d’honneur au gala de levée de fonds de l’Association Zazakely Sambatra à Paris en présence de nombreuses personnalités. Au cours de cette soirée, il s’est alors engagé à trouver des fonds au profit de l’Association pour les trois années à venir. Une présence qui lui a valu une parution dans la dernière édition du magazine Paris Match. Et pas plus tard qu’hier, Erick Rajaonary a participé à la réunion à Paris en tant que membre du Conseil d’Orientation Stratégique (COS) de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Durant cette réunion, les membres du COS vont débattre sur leur rôle ainsi que sur le document de stratégie de l’AUF.

Navalona R.

Midi Madagascar

Le 17/12/16

3. janv., 2017

West Center Anosizato veut satisfaire. Il offre le concept de ventes à thèmes.

Weest center

Entrez, c’est ouvert. Comme promis, le centre commercial West Center sis à Anosizato a ouvert ses portes. En présence des autorités communales et des propriétaires de boutique, Fanja Rama­monjisoa, la gérante des lieux a coupé le ruban samedi matin. Par cet acte, elle a officiellement déclaré l’ouverture des quelques trentaines de box, cinq restaurants, une pharmacie, deux agences bancaires et une aire de jeu pour enfants étalés sur les quelque
3 500m² d’espace sécurisé.

Ventes à thèmes
Rappelons que ce nouveau centre commercial dessert tout l’axe Sud de la capitale. Il se démarque des autres établissements du même genre grâce au concept de « Magic Market » qui est une grande surface en libre-service, mais avec des ventes à thème qui changent tous les mois.
Une solution propice pour les habitants de la zone Anosizato, Ampitatafika et environnant qui n’auront plus besoin de supporter les embouteillages du centre ville pour faire leurs emplettes. Pour le moment, le taux de remplissage du centre n’en est qu’à sa moitié, ce qui peut déjà amplement suffire pour les courses et autres achats essentiels pour toute la famille.

Harilalaina Rakotobe

L'express de Madagascar

Le 12/12/16

2. janv., 2017

La Star espère gagner en rentabilité en produisant plus. Sa filiale de production de matières premières, Malto, double sa capacité.

Star

Investir davantage. Comme de nombreuses sociétés venues à Paris dans le cadre de la Conférence des bailleurs et des investisseurs, la Star a également annoncé des investissements conséquents pour 2017. Au nom du groupe Castel, l’un des principaux actionnaires du groupe, Emmanuel de Tailly, président directeur général adjoint de la Star a parlé d’un investissement de 30 millions d’euros pour doubler la capacité de Malto à Antsirabe, et d’un autre s’élevant à 20 millions d’euros pour doubler la capacité des usines d’Antsiranana et d’Ambatolampy.
Malgré la pression du fisc qui, depuis la loi de finances rectificatives de 2015, a imposé une hausse des droits d’accises sur les boissons industrielles, la Star n’entend donc pas se laisser abattre. La société, au contraire, semble vouloir aller de l’avant. Lors d’une table ronde organisée dans le cadre du Salon des industries de Madagascar (SIM) du 24 au 27 décembre, Emmanuel de Tailly a d’ail­leurs indiqué que pour faire face aux charges et rester rentable, le groupe doit compenser sur la production. L’idée est donc de produire plus pour faire rentrer plus de recettes et améliorer la rentabilité. Avec le doublement de la capacité de Malto, les usines d’Antsi­ranana et d’Ambatolampy produiront davantage de bière locale qui viendront s’ajouter à ce que le groupe écoule déjà par an sur le marché local.

Contrat de paysannat
Le doublement de la capacité de Malto à Antsirabe devrait jouer en faveur des 20 000 paysans qui travaillent avec le groupe Star dans la fourniture de l’orge et du maïs qui sont les principales matières premières utilisées dans les brasseries. Selon le site officiel du groupe, « plus de 50% des matières premières utiles à la production de la bière à Mada­gascar sont fournies par Malto ». Le site parle notamment de « 8 000 tonnes de maïs dégermés collectés par an auprès de 15 000 paysans » et de « 4 200 tonnes d’orge brassicole produites par an grâce à plus de 7 200 paysans par an ».
Outre la collecte et la transformation de l’orge et du maïs, Malto accompagne les paysans du Vakinan­karatra depuis les semailles à travers le préfinancement des intrants. La société qui signe avec les producteurs des « contrats de paysannat » effectue des suivis techniques et offre des formations. Les prix d’achat sont garantis et connus d’avance tandis que la livraison totale de la production est assurée. Les sous-produits sont valorisés et les paysans bénéficient d’une « assurance sinistre perte de production ».

Lova Rabary-Rakotondravony

L'express de Madagascar

Le 08/12/16