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27. sept., 2017

L’instance de dialogue social manque au niveau de nombreuses entreprises à Madagascar. Or, il s’agit d’un des critères de formalité d’une entreprise.
« Nous n’avons pas de chiffres exacts à propos des plaintes sur le manque de dialogue au niveau des entreprises mais bon nombre d’entre elles ne possèdent pas d’instance de dialogue social. Cette instance inclut le délégué du personnel et les membres du comité d’entreprise », explique Hanitra Fitiavana Razaka­boana, président du Syndicat autonome des inspecteurs du Travail (SAIT), lors du lancement d’un concours de la meilleure entreprise de l’année et le meilleure gestion des ressources humaines, à l’hôtel Le Louvre à Antanina­renina, hier.

Intermédiaires


Selon les statistiques de ce syndicat, moins de 10 % des entreprises sont formelles dans le pays. Une des raisons pour laquelle ce concours a été lancé afin d’inciter les entreprises à la mise en place d’une instance de dialogue social. « À partir de cette instance, les employés et les employeurs pourront discuter pour le développement de la production, et l’entreprise en général. Car si l’entreprise se développe, il est logique que les conditions des employés s’améliorent conséquemment. À travers cette instance, les employés pourront aussi discuter, demander, proposer, négocier avec les employeurs », explique-t-elle.
Le dialogue social est le thème choisi par ce syndicat qui confirme l’adoption d’une nouvelle politique. « Il y aura des descentes dans les entreprises après l’inscription qui se terminera fin novembre. Il ne s’agit pas de donner les sanctions car nous sommes également des inspecteurs du Travail de nature, mais il y aura des enquêtes et des entretiens. Nous restons des intermédiaires entre les employés et les employeurs.
Les descentes consistent surtout à inciter les entreprises à suivre les lois du Travail », ajoute-t-elle.
Trois cent inspecteurs descendront sur terrain jusqu’en mars pour évaluer les entreprises y participant. D’après le président du syndicat, ce nombre est insuffisant car il faudrait mille inspecteurs pour tous les employés malgaches. Des recrutements et formations sont prévus
bientôt.

L'Express de Madagascar

Le 14/09/17

Mamisoa Antonia