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11. avr., 2018

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Un avenir assuré. L’environnement à Madagascar  se dégrade de plus en plus. C’est ainsi que plusieurs organismes, associations, sociétés publiques et privées se mobilisent pour effectuer un reboisement. Depuis le début du mois de février où les conditions climatiques sont favorables à la plantation, plusieurs hectares de terrain, répartis dans les endroits périphériques de la ville d’Antananarivo, ont été transformés en espaces verts. Pour cette raison, les jeunes sont incités à exploiter cette filière. Outre la protection de l’environnement, la forêt procure divers produits que les jeunes peuvent développer. 

En effet, tous les indicateurs montrent la nécessité d’élargir le domaine d’exploitation forestière.  « Le reboisement a des effets positifs aussi bien sur l’environnement que sur la vie socio-économique de la population. En effet, il s’agit d’un secteur qui demeure une activité rentable, voire une véritable source de revenus pour les ménages malagasy », explique Rakotoson Lovaniana, responsable du département Environnement et Forêt dans le District d’Arivonimamo.  
D’après ses propos, en  cette période de soudure, la commercialisation des jeunes plants demeurent un commerce prépondérant. La demande s’accroît qu’il faut en tenir compte et savoir en profiter. La future forêt peu assure la consommation en énergie-bois dont le charbon, le bois de chauffage de la population d’une communauté à une autre. Actuellement, le prix du bois de chauffage contenu dans un camion est estimé à un million d’ariary. Or, cette importante somme arrive à couvrir les dépenses d’une famille.
« En espace de15 années, les avantages de cette action environnementale se constatent. 1 000 arbres plantés sont convenablement suffisants »,  avance Rakotoson Lovaniana. Toutefois, le suivi des normes du reboisement constitue une étape cruciale pour faire fructifier cette affaire.

La Vérité

Mardi 27 février 2018

K.R.

4. avr., 2018

Des métiers ingrats. A Madagascar, la recherche d’emploi constitue un véritable parcours du combattant. Les demandes sont largement supérieures aux offres. La difficulté des postulants ne se limite pas à cette étape. Une fois intégrés dans une société, les travailleurs doivent se soumettre à des conditions de travail souvent ardues. Ils doivent également accepter le salaire de base propre à l’entreprise. Dans le secteur de l’enseignement privé, par exemple, les instituteurs gagnent un salaire de misère en dépit des tâches journalières et de la grande responsabilité qui leur sont confiées. Ils dispensent 8 heures de cours par jour, et leur salaire varie de 80 000 à 150 000 ariary. Cela explique le faible pouvoir d’achat de ces enseignants malagasy.

« Le frais de scolarité doit être maintenu à 8 000 ariary tout en suivant le programme scolaire décidé par le ministère de l’Education nationale, sinon la déperdition scolaire s’accroît », argumente le directeur d’un établissement privé pour justifier le salaire des enseignants. « Après avoir suivi une formation, j’exerce le métier d’instituteur depuis l’année 2014. Au début, j’ai été payé mensuellement à  80 000 ariary en tant qu’aide-maîtresse. Au cours de deux années scolaires, j’ai bénéficié à chaque fois d’une augmentation de salaire, et actuellement je gagne 100 000 ariary. Avec cette somme, je dois pourtant régler diverses factures dont celle de la Jirama et le loyer de la maison », témoigne un instituteur travaillant au sein d’une école privée située dans la périphérie de la ville d’Antananarivo. Selon ses dires, les épargnes demeurent impossibles mais avec un environnement professionnel motivant, cela ne constitue pas un grand problème. Les conditions de travail des enseignants sont comparables à celles des employés des zones franches à Antananarivo. En effet, ces derniers perçoivent le salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), défini à plus de 150 000 ariary. 

Des heures de travail sans relâche 

La majorité des employés à Madagascar ne sont pas considérés et ne sont jamais récompensés par rapport à leur valeur et leur productivité. Les travailleurs au niveau des zones franches s’activent dès 7 heures du matin et ne s’arrêtent que vers 17 heures, en bénéficiant juste d’une pause-déjeuner d’une heure. A la différence des enseignants qui exercent au niveau des écoles, ils doivent s’activer pour atteindre les objectifs de production de la société où ils travaillent. Dans leur lieu de travail, ils subissent également des pressions interminables. En outre, des propos déplaisants sont lancés à leur endroit en cas de retard. Parfois, il arrive qu’on leur soutire de l’argent à la fin du mois suite à un défaut de production. Pour ces diverses raisons, ils ne tirent même pas profit d’un métier devenu une routine. La motivation des travailleurs n’est perceptible qu’à la fin du mois où ils perçoivent leur rémunération.  « Les employés ne reçoivent jamais d’éloges ni de récompenses, encore moins de primes venant des chefs hiérarchiques même s’ils constituent des acteurs clés dans l’essor de l’entreprise. Ces premiers responsables sont inconscients des efforts déployés par les employés », affirme un employé dans une zone franche située à Antananarivo. 

La Vérité

Mercredi 14 février 2018

K.R.