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19. juin, 2018

L’Aide Publique au Développement à Madagascar

Coopération Bilatérale Française en 2017

La Coopération française à Madagascar s’inscrit dans le cadre du Document Cadre de Partenariat (DCP) signé en novembre 2016 par le Secrétaire d’Etat chargé du développent et de la francophonie et la Ministre malgache des Affaires Etrangères de l’époque. Il fixe les grandes orientations et priorités de la coopération française pour la période 2016-2020 à travers trois secteurs de concentration (éducation, formation et recherche : développement urbain ; agriculture, environnement et développent local) ; trois domaine transversaux (Gouvernance démocratique et citoyenneté : soutien au secteur privé ; et culture et francophonie) et un secteur hors concentration (la santé).

L’Agence Française de Développement (AFD) est présente à Madagascar dans de nombreux secteurs : l’éducation de base, la formation professionnelle, le développement rural, la gestion environnementale, l’infrastructure, l’appui au secteur privé (PROPARCO) et depuis la réforme, la gouvernance. En 2017, les décaissements de l’AFD à Madagascar se sont élevés à 20,22 M€, dont des prêts souverains, des appuis aux initiatives de coopérations décentralisées, et des appuis à des ONG. Par ailleurs, l’AFD a octroyé de nouvelles garanties ARIZ en 2017.

La stratégie d’intervention de l’AFD pour la période 2015-2019 est estimée entre 230 M€ et 300 M€ d’engagements. Cette stratégie se divise en plusieurs axes alignés sur le Plan National de Développement 2016-2020 et le Document Cadre de Partenariat 2016-2020 (développement urbain, formation professionnelle, agriculture durable, etc).

D’autre part, pour l’année 2017, le SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle), pour le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, a mobilisé des crédits qui ont représenté 6.9 M€. Le SCAC est un service de l’Ambassade de France chargé de mettre en œuvre la coopération bilatérale entre la France et Madagascar. Les axes prioritaires du SCAC sont l’enseignement supérieur et la Recherche, la culture et la promotion de la francophonie, l’enseignement français, la coopération non gouvernementale dans l’appui à la société civile et la coopération gouvernementale avec l’appui à la justice malgache et à la coopération décentralisée.

En 2017 le SCAC a, avec les autorités malgaches porté 5 projets à travers le Fonds de Solidarité Prioritaire en 2017. Au cours de la même année, 95 bourses ont été accordées par le SCAC. La présence d’experts techniques internationaux mobilisés auprès des institutions malgaches à des postes de responsabilité constitue une spécificité de la coopération française.

En 2017, le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères à travers des moyens budgétaires centraux a mis en œuvre 1.7 M€ (en soutien au cycle électoral, suite au passage du cyclone ENAWO et pour le Programme d’aide alimentaire).

Les contributions des Instituts de Recherche français présents à Madagascar se sont élevées à 5.17 M€ en 2017 ( Institut Pasteur de Madagascar, Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD).

Les crédits des écoles françaises sont gérés par l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), opérateur public sous tutelle du MEAE. En 2017, les subventions au profit de 11 des 24 établissements malgaches conventionnés, ainsi que les programmes de bourses et bourses Excellence Major s’élèvent à 5.38 M€.

Chaque année, le MEAE soutient l’action de volontaires internationaux mobilisés par les ONG françaises au bénéfice de Madagascar par le biais de France Volontaires. En 2017, ce soutien s’est élevé à 1.68 M€ avec une mise à disposition de 170 volontaires répartis sur le territoire de la Grande Ile. Chaque année, le MEAE soutient la venue de 250/300 volontaires internationaux d’échange pour effectuer des missions à Madagascar.

En 2016, les montants engagés par les collectivités françaises dans le cadre de la coopération décentralisée s’élèvent à 4.28 M€. Madagascar représente une des principales destinations de coopération pour les régions françaises, avec 161 projets animés en 2016, 26 collectivités territoriales françaises (11 Conseils régionaux, 6 Conseils départementaux et 9 communes, intercommunalités et municipalités), ainsi que 6 Agences de l’eau ont travaillé avec 25 collectivités malgaches (11 régions et 14 communes). Une quinzaine de volontaire et assistants techniques sont présents de manière permanente sur le terrain.

En 2016 ; la France a aussi contribué auprès des organisations multilatérales à Madagascar : Fonds Européen de Développement ; Fonds Mondial SIDA, Fonds GAVI et système des Nations Unies.

Sources Ambassade de France

 

1. juin, 2017

Fifata

L’Association pour le développement des paysans veut faire de ses membres une référence pour leurs pairs. Elle s’efforce de les regrouper par filière et de les former professionnellement.

Environ 85 % des Malgaches forment le monde rural et dépendent des activités agricoles pour subvenir à leurs besoins. De nombreux projets et associations s’occupent déjà d’améliorer leurs conditions de vie, pourtant beaucoup sont toujours classés dans la catégorie  de population vulnérable, faute de profession­nalisme et par manque de terrain.
Dans ce sens, l’Association pour le développement des paysans (Fifata) s’efforce d’encadrer ses 220 000 membres, techniquement et en matière de gestion afin qu’ils puissent  bénéficier d’une autonomie financière.  Elle regroupe plusieurs associations, organismes et réseaux d’acteurs en milieu rural.


La Fifata veut éviter que la situation de ces paysans ne dégénère. Elle espère au contraire qu’elle s’améliore car elle compte faire d’eux une référence pour leurs pairs. L’association projette ainsi d’accomplir, dans les cinq prochaines années, de nouvelles activités et stratégies de développement social et économique à leur intention. Et ce, parallèlement à la poursuite des actions de  promotion et de vulgarisation de l’agriculture familiale professionnalisée et compétitive en qualité comme en quantité.

Vente groupée


L’association Fifata, en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers, continue de regrouper les paysans pour faciliter leur accès à des formations sur la technique de production améliorée et pour la recherche de débouchés. La vente groupée est ainsi adoptée. Elle consiste à écouler les produits des membres de la même filière via leurs représentants, sur de grands marchés nationaux et internationaux.


Convaincu du bien-fondé de ce système de regroupement, le conseil d’administration a donc décidé de renforcer le système et la collaboration au sein de la Fifata. « Les réseaux par filière existent déjà à la base et dans les communes, et d’ici peu, nous mettrons en place la plateforme régionale et nationale, notamment pour les filières pommes de terre, riz et poulets », déclare Ranoasy Andriamparany, directeur de la Fifata, lors de l’assemblée générale de vendredi. Notons que les membres ont approuvé le programme 2017 et le prochain plan stratégique quinquennal.

 
L'Express de Madagascar
Le 11/04/17
Angola Ny Avo
11. févr., 2014

6 au 12 décembre 2013

6. janv., 2014

L'Hebdo de Madagascar, 13 au 19 décembre 2013

13. déc., 2013
Développement
 
Baisse de un à deux points du taux de pauvreté
 
Paul Gérard Ravelomanantsoa, directeur général de l’instat
Paul Gérard Ravelomanantsoa, directeur général de l’instat
 
 
Le nombre de personnes vivant en dessous de deux dollars par jour a connu une diminution, cette année, selon l'Enquête nationale sur le suivi des OMD. Un résultat pris avec prudence par les statisticiens.
 
 
Résultat mitigé. Le rapport de l'Enquête nationale sur le suivi des Objectifs du Millénaire du Dévelop­pement (ENSOMD) 2013, en cours de finalisation et qui sera dévoilé ce mois, a indiqué que le taux de pauvreté a enregistré une baisse.
 

Si les habitants vivant en dessous du seuil de pauvreté, à moins de deux dollars par jour selon l'un des critères de la Banque mondiale, ont atteint les 92% de la population en 2010, il est réduit à 91%, cette année. Les critères appliqués au niveau national pour déterminer le taux de pauvreté ont également avancé cette réduction du taux . Si 76% des Malgaches étaient qualifiés de pau­vres en 2010, ils sont 74% dans ce rapport.
 

Prudence

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette baisse du taux de pauvreté. La pré-campagne et la propagande à l'élection présidentielle auraient recruté un nombre assez important de travailleurs. Ce travail saisonnier aurait eu une incidence sur l'augmentation de revenu quotidien de quelques personnes.
 
 
Un statisticien à l'Institut national de la statistique (INSTAT) affiche pourtant la prudence face à ce rapport. « La période d'enquête du précédent et l'actuel rapport diffère. L'enquête pour cette ENSOMD 2013 s'est déroulée entre les mois de novembre et décembre 2012. C'est une période avant les fêtes. La consommation des gens augmente à la veille des fêtes. leurs dépenses vont au delà de deux dollars par jour. Les personnes cibles des deux enquêtes sont aussi différentes » a avancé le statisticien.
 

Paul Gérard Ravelo­ma­nantsoa, directeur général de l’INSTAT, est avare d'explication face à cette information. « Il faut attendre la finalisation de ce rapport pour obtenir tous les détails relatifs à ce résultat d'enquête», lance t-il.
Les séries d'enquêtes effectuées par d'autres organismes comme l'Afroba­romètre 2013 avancent de l'autre côté l'amplification du taux de pauvreté. L'accès à l'eau potable en est un exemple.
 

Aussi, 22% des personnes enquêtées ont affirmé en 2005, que l'eau potable a manqué plusieurs fois dans l’année. En 2008, 31% se sont plaints de ne pas en avoir à plusieurs reprises. Et en 2013, 51% des gens enquêtés en ont fréquemment manqué. Cette situation est due notamment à la faiblesse de l'investissement public entraînant l'augmentation du problème de santé et de la pauvreté.