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28. août, 2017

Le journal l’Est Républicain relate ce dimanche l’histoire d’un couple de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle, dans l’est de la France), qui mène un combat contre les autorités malgaches et françaises depuis 7 ans. Le couple tente d’obtenir un visa pour son fils Tommy, né à Madagascar et hébergé par ses grands-parents.

Le couple s’est formé en 2010, lorsqu’Aurore-Anita a quitté Madagascar pour passer des vacances chez sa sœur en métropole. Elle rencontre alors Arnaud, un ami de la famille avec lequel elle se marie un an plus tard.
Lui, a un fils, né d’un premier mariage en 2001. Elle aussi a déjà un enfant : Tommy qui a vu le jour à Madagascar en 2002. « Je l’ai reconnu. Son père ne l’avait pas fait », explique Arnaud à nos confrères.

Aujourd’hui âgé de 38 ans, agent de maîtrise chez Saint-Gobain, Arnaud n’a pourtant que son livret de famille pour parler de son fils, parlant de sa famille comme « prise en otage par l’État français ». Depuis 7 ans, il ne parvient à obtenir un visa pour son fils.
Récemment, de nouveaux documents ont été établis par les autorités malgaches qui pourraient peut-être faire bouger l’ambassade de France à Tananarive.

Arnaud souhaiterait que Tommy poursuive sa scolarité en France à la rentrée. Le temps presse, « à sa majorité, il sera bloqué, il n’obtiendra plus de visa », explique Arnaud. Il a lancé une page Facebook « Enfants retenus en otage par l’État français à Madagascar ». On y trouve tous les articles de presse de familles dans son cas. « On n’est pas seuls, au moins 70 familles, dont une se bat depuis 15 ans », affirme-t-il.

Les Nouvelles

Le 21/08/17

28. juil., 2017

Depuis plusieurs mois, la procédure d’obtention, sous-traitée auprès d’une entreprise privée, s’est considérablement complexifiée. A moins de payer plus cher.

Par Zahra Chenaoui contributrice Le Monde Afrique, Alger, le 23/07/2017

A 11 heures du matin, le soleil est déjà brûlant. Des dizaines de personnes serrées entre des barrières blanches font la queue. Certaines tiennent leur pochette de documents au-dessus du visage pour se protéger du soleil. Dans cet édifice blanc, TLS Contact, une agence privée, réceptionne les demandes de visa pour la France. Zinedine* sort du bâtiment, soulagé. « J’ai payé plus cher pour avoir un accès Premium. Je n’ai pas fait la queue, j’ai attendu dans une salle d’attente où il y avait des boissons à disposition. C’est moins difficile que pour eux, dit-il en désignant la file du menton. Avoir un visa, c’est le parcours du combattant. »

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Depuis plusieurs mois, les Algériens qui demandent des visas pour se rendre en France font face à beaucoup d’obstacles. Idir, un enseignant de 43 ans, voulait, comme chaque année, passer ses vacances en France en famille. « Au mois d’avril, j’ai voulu prendre un rendez-vous pour pouvoir partir en juillet. La procédure est informatisée. Je suis familier des formalités, donc je ne me suis pas inquiété. Mais là, impossible de prendre un rendez-vous. J’y ai passé des heures pendant au moins trois semaines. » Idir a finalement renoncé à partir en France. Il emmènera toute sa famille en Tunisie. « Je travaille, je suis quelqu’un d’honnête, je vais en France depuis longtemps. C’est fatiguant et rageant de se sentir marginalisé comme ça, d’un seul coup, parce qu’on est né en Algérie », regrette-t-il.

« Des nuits entières debout »

Ahmed, artiste, a gagné une récompense pour son travail. Il a été invité par une institution culturelle française à venir récupérer son prix. « Il m’a été impossible d’avoir un rendez-vous pour déposer ma demande de visa. J’ai appelé l’ambassade de France, mais comme tout est externalisé, sans rendez-vous, ils ne peuvent rien faire. J’ai passé des nuits entières debout, parce que mon frère me disait que, vers 3 heures du matin, ça marchait. Mais rien à faire », raconte-t-il. Résultat : Ahmed n’a pas pu se rendre à la cérémonie de remise des prix.

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Les problèmes ne s’arrêtent pas là. Aujourd’hui, il n’y a pas de rendez-vous disponible avant le mois de décembre. Or le système empêche les demandeurs de solliciter un rendez-vous plus de trois mois avant leur date de voyage. Résultat : les déplacements sont bloqués. Sofiane travaille en partenariat avec une entreprise installée à Marseille. « Impossible d’avoir un visa avant la fin de l’année. J’essaie depuis le mois de mars. J’ai annulé mon contrat avec mon partenaire. A la rentrée, je travaillerai avec les Turcs. Eux posent moins de problèmes. »

Plusieurs personnes ont raconté au Monde avoir été renvoyées des bureaux de TLS Contact, à Alger et à Oran, malgré leur obtention de rendez-vous, au prétexte d’un numéro de passeport trop long. Après la publication le 24 mai d’un article dans la presse algérienne faisant état de problèmes, l’ambassade de France en Algérie justifie dans un communiqué les difficultés d’obtention de visa par « l’approche de la saison estivale » et un « nombre très élevé de demandes ».

« Une histoire d’argent »

Cinq semaines plus tard, un nouveau communiqué annonce cette fois que les autorités françaises retirent le contrat de sous-traitance à l’opérateur TLS Contact, sans explication. Le sujet est sensible. Depuis plusieurs années, les différents ambassadeurs et consuls mettent un point d’honneur à annoncer le nombre de visas délivrés chaque année dans la presse algérienne. Ils insistent : le système s’améliore. Mais la confiance est loin d’être établie. « S’il n’y avait pas de réel dysfonctionnement, ils ne retireraient pas le contrat à TLS Contact. Donc ils se sont moqués de nous au début. Qui croire désormais ? », estime Idir.

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Devant les barrières blanches, ceux qui viennent de déposer leurs dossiers sont dubitatifs. TLS Contact gère aussi les demandes de visa pour d’autres pays. « S’ils étaient si mauvais, pourquoi n’y a-t-il pas de problèmes avec les visas italiens ? », s’interroge un enseignant de français. Plusieurs personnes assurent que les agents ne donnent pas toutes les informations nécessaires. La liste des documents exigés a également été modifiée depuis plusieurs mois. « J’ai payé 3 500 dinars [27 euros] de plus pour l’accès Premium. J’ai eu toutes les informations nécessaires et on m’a même donné des conseils pour remplir mon dossier. Si ces conseils existent, pourquoi ne sont-ils pas donnés à tout le monde ? C’est donc bien une histoire d’argent ! », lâche Zinedine.

 

31. mai, 2017

Visas français en Algérie : la gronde citoyenne s’accentue autour de TLS Contact

L'Actualité en temps réel Par: Yacine Babouche 23 Mai 2017 à 16:47

https://www.tsa-algerie.com/visas-francais-la-gronde-citoyenne-saccentue-autour-de-tls-contact/

 

Une pétition en ligne a été lancée ce lundi 22 mai sur la plateforme Avaaz afin de réclamer plus de transparence dans le traitement des visas. Initiative d’un citoyen, la pétition a déjà récolté plus de 1100 signatures en 24 heures. Au cœur de la polémique, la gestion opaque des procédures de visas de la part de TLS Contact, prestataire d’externalisation des services des visas pour le compte des consulats français en Algérie.

« Non à TLS, Oui pour un traitement transparent des demandes de VISA », s’intitule la pétition. « Depuis quelques mois, le processus de prise de rendezvous chez TLS est devenu tellement impossible que les dates sont clôturées jusqu’à 2018, ce qui est inacceptable surtout bloquant pour bon nombre de personnes qui ne peuvent patienter devant la longueur des délais », affirme la pétition, rédigée par Riadh Taihi, un informaticien algérien résidant en Lituanie.

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« Ça fait plus d’un mois que je suis membre dans les réseaux sociaux d’aide de différents groupes aux procédures de visa, qui rassemblent des dizaines de milliers de personnes. En voyant les problèmes présents, avec les refus, les problèmes de désorganisation et les rendez-vous qui vont jusqu’à 2018, je me suis dit qu’il faut bouger », affirme M. Taihi dans une déclaration à TSA.

Interrogé sur ses attentes d’une telle pétition, l’initiateur indique espérer « une mobilisation des médias […] Franchement je ne le fais pas pour moi, je le fais pour la communauté. Depuis que j’ai lancé la pétition, j’ai reçu des centaines de messages de gens qui m’ont fait part de leur détresse. C’est à eux que je pense en tant qu’Algérien », affirme-t-il.

Taihi indique également vouloir faire un forcing et « attendre une réponse claire et nette de l’ambassade de France, qui risque autrement de voir son image encore plus ternie ».

Contactés par TSA, le service de Communication de l’ambassade de France de même que TLS Contact n’ont pas donné suite à nos sollicitations. Selon nos informations, au moins 50.000 dossiers sont actuellement en attente de traitement.

 

15. mai, 2017

Ce n’est pas la première fois que le Consulat français d’Antananarivo s’illustre par sa manière quelque peu cavalière de signifier son refus d’accorder un visa à un demandeur malgache. Néanmoins, pour le cas relaté ci-après, non seulement la raison avancée est pour le moins cocasse étant donné la situation des requérantes, mais il se trouve également qu’Ambatomena s’est permis de faire tourner en bourrique une personnalité malgache, à qui il a été demandé de se porter garant des demandeurs.

Les faits : Deux dames de la même famille, qui avaient l’intention de rendre visite à leurs proches (de nationalité française) établis dans l’Hexagone, avaient essuyé un premier refus de leur visa avec le motif suivant : « votre volonté de quitter le territoire des Etats membres avant l’expiration du visa n’a pu être établie ». Ceci, en dépit du fait que les requérantes avaient fourni toutes les pièces qui leur avaient été demandées prouvant qu’elles n’avaient absolument aucun intérêt à quitter définitivement Madagascar en y ayant toutes leurs attaches, notamment professionnelles. Sans compter que, étant donné leur âge, il est clair qu’il ne viendrait jamais aux concernées l’idée de partir à l’aventure et grossir les rangs des sans-papier en France ou quelque part ailleurs en Europe.

Ayant appris qu’elles avaient la possibilité de formuler de nouvelles demandes, les intéressées avaient choisi d’appuyer leur requête avec la caution d’une personnalité étatique malgache. Face à la sollicitation de cette dernière, la réponse du Consulat est on ne peut plus claire : « (…) vos proches peuvent déposer de nouvelles demandes de visa dans lesquelles vous pourrez joindre les justificatifs démontrant que vous vous portez garant pour eux. Des justificatifs financiers de votre part devront également figurer aux dossiers » (voir fac-similé). Des exigences qui vont être entièrement satisfaites, voire au-delà, par la personnalité étatique malgache en question.

Grande fut cependant la surprise lorsque la réponse aux nouvelles demandes - constituées conformément aux instructions d’un responsable du Consulat -  s’est avérée être, non seulement un refus mais, aussi et surtout, avec exactement le même motif que précédemment, à savoir, « votre volonté de quitter le territoire des Etats membres avant l’expiration du visa n’a pu être établie ». La conclusion qui vient tout de suite à l’esprit est que la caution morale et financière d’un officiel malgache - et partant l’Institution à laquelle ce dernier appartient - ne pèse pas lourd aux yeux de la France, les actes d’un Consulat étant censés être ceux du pays qu’il représente. Par ailleurs, on ne peut que se demander pourquoi diable avoir exigé les justificatifs sus-cités si c’est pour, au final, s’en torcher ? C’est à croire qu’Ambatomena n’avait aucunement l’intention de donner une suite favorable aux secondes demandes, mais avait juste émis les exigences en question pour faire tourner en bourrique la personnalité malgache dont il s’agit.

Certes, l’octroi de visa de séjour relève de la souveraineté du pays concerné. Néanmoins, lorsque le refus s’accompagne d’un foutage de gueule, on en arrive à s’interroger s’il ne s’agit pas là d’un mépris total vis-à-vis du pays hôte. C’est à se demander, dans ce cas, sur la raison d’être des relations diplomatiques entre les deux Etats concernés.

La vérité

Le 13/05/17

R.L.

10. avr., 2017

Le délai de remplacement des visas de long séjour et des cartes de résident en documents biométriques a connu un prolongement.  En effet, dans un communiqué de presse, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation informe les ressortissants étrangers résidant à Madagascar que la date butoir pour ledit changement est fixé pour le 20 décembre de l’année 2017. Une date qui ne va plus changer d’après toujours ce communiqué où  l’on peut y lire noir sur blanc qu’ : « au-delà de cette date, les visas de l’ancien modèle et les cartes de résident non-biométriques seront automatiquement annulés ». Par conséquent, toutes personnes étrangères résidant à Madagascar qui n’ont pas encore recouru au remplacement seront considérées comme étant « en situation irrégulière  avec les conséquences que cela entraîne» selon toujours le communiqué. Par ailleurs, la présence physique du demandeur est exigée lors de l’enregistrement des données biométriques et les personnes concernées peuvent visiter le site web du ministère www.mof.gov.mg/index.php/mid-visas  ou appeler directement la Direction de l’immigration et de l’émigration au numéro 034 20 700 80 pour de plus amples informations.

Midi Madagascar

Le 31/03/2017

Recueillis par José Belalahy