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25. févr., 2019

Aucune solution ne voit encore le jour pour résoudre le problème de délestage dans la Grande Ile. Les clients devront faire face à des coupures d’électricité tournantes depuis hier.

Le délestage revient en force après les fêtes. L’entreprise de distribution d’eau et d’électricité annonce un délestage tournant dans tout le pays depuis hier. Le niveau de plus en plus bas des eaux des barrages pendant cette période d’étiage, la défaillance des centrales thermiques et le manque de carburant en sont les raisons. Les conditions météorologiques défavorables incitent la Jirama à provoquer des pluies artificielles. Cette solution a déjà été avancée en mi-décembre 2017. « Tous les centres hydrauliques d’Antananarivo et dans les régions sont concernés. Les eaux ne suffisent plus pour produire de l’énergie. Nous avons même pratiqué une opération de production de pluie artificielle depuis deux jours pour abreuver les centrales hydrauliques, mais cela n’a pas suffi. Le problème du carburant n’est pas encore résolu », explique Francesca Tsitohery Andriamampionona, responsable de communication de la Jirama.


Les clients seront avisés régulièrement des programmes indicatifs de délestage à travers les réseaux sociaux et les médias.

 

2h30 de coupure par jour


Les coupures d’électricité dureront de 2 h à 2 h30 tous les jours. Plusieurs quartiers ont déjà subi des coupures à Antananarivo, hier, de 17 heures à 19h30, et d’autres l’ont subi de 19 h30 à 22 heures. Pour la capitale, les tours de délestage changeront de zone chaque jour. Pour Mahajanga, le courant ne sera pas coupé de manière tournante, mais sera coupé, une fois seulement, pour tous les secteurs.


Les commentaires dans les réseaux sociaux sont marqués par les mécontentements des clients. Certaine ont pris cette décision comme une mauvaise gestion des ressources. D’autres considèrent la situation comme une habitude dans le pays. Certains clients comptent déjà prendre les mesures adaptées pour maintenir la lumière. « Nous allons acheter des lampes chargeables pour la nuit car il y a un bébé. Nous avons besoin de lumière toute la nuit », affirme une habitante d’Ankadifotsy. La Jirama compte trouver une solution à court terme pour améliorer cette situation. Deux essais de provocation de pluies artificielles ont été faits. La continuation de cette provocation de pluie n’est pas encore confirmée. L’administration générale est à pied d’œuvre pour trouver des solutions afin de limiter les coupures, a-t-on rapporté dans un communiqué.

 

L'Express de Madagascar

Le 05/01/19

Mamisoa Antonia

13. févr., 2019

À cause du délestage fréquent, dans le grand port de l’Est, certaines activités professionnelles doivent s’arrêter prématurément.

Etouffant. La situation à Toamasina, par rapport au phénomène du délestage, accable presque la totalité de la ville. Certes, la capitale de la région Atsinanana n’est pas la seule à subir ce manque d’approvisionnement en électricité dans la mesure où le phénomène est d’ordre national. Cependant, à Toamasina, les délestages et coupures techniques sortent de l’ordinaire en termes de durée.


« Parfois l’électricité n’est coupée que quelques minutes, mais la plupart du temps, cela peut durer entre trois et douze heures dans certains quartiers. Pour beaucoup, le manque ou l’absence d’électricité est directement synonyme de manque à gagner ou même de faillite dans certains domaines d’activité commerciale », déplore un gérant d’atelier de métallurgie situé du côté d’Ambolomadinika. Ce dernier s’est retrouvé obliger d’investir dans un groupe électrogène assez coûteux pour pouvoir respecter les deadlines des commandes de sa clientèle.
Dans le même cas de figure, une commerçante de glace alimentaire basée dans le quartier populaire de Mangarivotra a aussi été obligée de cesser pour un temps, ses activités.

Réduit à zéro


Le temps que l’approvisionnement en électricité de sa boutique revient à la normale ou, du moins, que les coupures ne durent pas plus que le temps où ces produits ne commencent à fondre.
« En une semaine, mon fonds de commerce a été réduit presque à zéro. On comprend que l’approvisionnement en carburant des groupes de la compagnie nationale n’est pas simple. Cependant il serait plus bénéfique que ces délestages tournants respectent scrupuleusement les calendriers annoncés et que ces derniers ne durent pas autant comme dans beaucoup de quartiers où certaines parcelles se retrouvent dans le noir pendant plus de deux jours », déplore la commerçante.

L'Express de Madagascar

Le 06/02/19

Harilalaina Rakotobe

4. févr., 2019

Le Gouvernement actuel compte mettre fin au délestage. Le nouveau ministre de tutelle, Vonjy Andriamanga a visité, hier, le centre de dispatching de la Jirama à Ambohimanambola, qui gère le réseau interconnecté Antananarivo, Antsirabe et Analavory.

 94 villes sur les 115 approvisionnées en électricité par la Jirama sont encore victimes des délestages liés à des problèmes techniques et économiques. C’est ce qu’ont affirmé les responsables auprès de la société d’Etat, lors de la visite effectuée hier par le ministre de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures, Vonjy Andriamanga. Ce dernier a indiqué qu’il s’avère primordial de développer les moyens de production. Mais le manque de production n’est pas le seul souci de la Jirama. « La coupure d’électricité de samedi dernier était un incident technique dû à un déclenchement de la protection du réseau d’Andekaleka et non à un délestage ou à une coupure programmée. En effet, Antananarivo souffre d’un problème de distribution, tandis que les autres villes souffrent d’un problème de production », ont indiqué les responsables auprès de la Jirama, lors de cette première visite officielle de leur nouveau ministre de tutelle, en présence des représentants des médias.

Eau potable. Durant cette visite, le ministre et l’équipe technique de la Jirama ont également abordé la problématique de l’eau. Selon les explications, la non limpidité de l’eau distribuée pourrait être causée par une coupure après travaux ou interventions sur les réseaux de distribution ; la dégradation de l’environnement du bassin versant du lac Mandroseza, entraînant la présence d’importantes quantités de résidus dans les réseaux de conduite en saison de pluies ; et la vétusté des réseaux de conduite aussi bien au niveau de la Jirama que des usagers. Cependant, la Jirama a noté que l’eau distribuée est potable. « L’eau produite par la Jirama est soumise à toute une série d’analyses et de contrôles systématiques de manière journalière aussi bien au niveau de ses stations de pompages que des abonnés. Ces analyses effectuées par les laboratoires de la Jirama sont certifiées par l’Institut Pasteur de Madagascar, qui est un centre indépendant », ont soutenu les responsables auprès de la Jirama. De son côté, le ministre Vonjy Andriamanga a sollicité la collaboration de la population et appelle les abonnés à vérifier régulièrement l’état de leurs installations. En effet, la vétusté de celles-ci peut altérer la qualité de l’eau parvenant aux usagers. « Le Ministère et la Jirama sont à pied d’œuvre pour mettre en place un plan d’action à court, moyen et long terme, afin de résoudre ces problèmes. En ce qui concerne l’eau, l’objectif principal du ministère est de garantir l’accès du plus grand nombre à l’eau potable à moindre coût et également d’assurer l’entretien des infrastructures existantes », a affirmé le ministre Vonjy Andriamanga.

Midi Madagascar

Le 29/01/19

Antsa R.

29. nov., 2018

Même si c’est l’un des grands casse-têtes des ménages et des entreprises, les candidats à la présidentielle ont parlé peu de la production d’énergie, dont les problèmes ont aspiré une bonne partie du budget de l’Etat, depuis quelques années. Du côté de la Jirama, des projets sont en cours. Cette semaine, un nouveau groupe électrogène a été déployé à Ambanja pour effacer le délestage fréquent dans cette localité, classée parmi les centres critiques consommant plus d’énergie qu’elle ne produise. C’est la raison pour laquelle, elle s’est plongée dans un délestage requérant depuis un certain temps, mais qui est désormais résolu, selon la Jirama. En outre, sept autres sites de la même situation, dont Ambovombe Androy, Vavatenina, Ihosy, Mananjary, Mandritsara, Mahanoro et Antalaha recevront bientôt leurs générateurs, d’après les informations. Ce projet est lancé pour améliorer les services de la JIRAMA, selon son DG.

Projets. Ainsi, 35 groupes électrogènes, d’une puissance de 50 à 700 kWh sont en chemin vers d’autres localités à multiple fréquences de délestage ou « centres critiques ». Ce sont, entres autres, Mahanoro, Ambovombe, Manakambahiny, Marovoay, Ankazobe, Tsiroanomandidy, Befadriana, Morombe, Marovoay et Antsorabe Nord. 30 autres groupes seront attendus l’année prochaine, grâce au partenariat entre la JIRAMA et ses fournisseurs. Dans la même foulée, un grand projet de construction de 45 centrales hybrides est prévu pour 2019. Le projet de loi relatif à celui-ci vient d’ailleurs, d’être approuvé par les parlementaires, la semaine dernière. Selon les explications, le principe est d’associer les sources thermiques et celles renouvelables, notamment le solaire, non seulement dans la production d’énergie mais surtout d’amoindrir les coûts de la production d’énergie par la JIRAMA. A noter que les zones reculées qui représentent 90% de la capacité – hors Antananarivo – comme Ambatondrazaka, Ambilobe, Sakaraha, Anjozorobe, Mandritsara, Maintirano, Anjozorobe et Sainte-Marie. Ces zones seront les cibles de ce projet hybride.

Midi Madagascar

Le 03/11/18

Antsa R.