Blog

29. nov., 2018

Même si c’est l’un des grands casse-têtes des ménages et des entreprises, les candidats à la présidentielle ont parlé peu de la production d’énergie, dont les problèmes ont aspiré une bonne partie du budget de l’Etat, depuis quelques années. Du côté de la Jirama, des projets sont en cours. Cette semaine, un nouveau groupe électrogène a été déployé à Ambanja pour effacer le délestage fréquent dans cette localité, classée parmi les centres critiques consommant plus d’énergie qu’elle ne produise. C’est la raison pour laquelle, elle s’est plongée dans un délestage requérant depuis un certain temps, mais qui est désormais résolu, selon la Jirama. En outre, sept autres sites de la même situation, dont Ambovombe Androy, Vavatenina, Ihosy, Mananjary, Mandritsara, Mahanoro et Antalaha recevront bientôt leurs générateurs, d’après les informations. Ce projet est lancé pour améliorer les services de la JIRAMA, selon son DG.

Projets. Ainsi, 35 groupes électrogènes, d’une puissance de 50 à 700 kWh sont en chemin vers d’autres localités à multiple fréquences de délestage ou « centres critiques ». Ce sont, entres autres, Mahanoro, Ambovombe, Manakambahiny, Marovoay, Ankazobe, Tsiroanomandidy, Befadriana, Morombe, Marovoay et Antsorabe Nord. 30 autres groupes seront attendus l’année prochaine, grâce au partenariat entre la JIRAMA et ses fournisseurs. Dans la même foulée, un grand projet de construction de 45 centrales hybrides est prévu pour 2019. Le projet de loi relatif à celui-ci vient d’ailleurs, d’être approuvé par les parlementaires, la semaine dernière. Selon les explications, le principe est d’associer les sources thermiques et celles renouvelables, notamment le solaire, non seulement dans la production d’énergie mais surtout d’amoindrir les coûts de la production d’énergie par la JIRAMA. A noter que les zones reculées qui représentent 90% de la capacité – hors Antananarivo – comme Ambatondrazaka, Ambilobe, Sakaraha, Anjozorobe, Mandritsara, Maintirano, Anjozorobe et Sainte-Marie. Ces zones seront les cibles de ce projet hybride.

Midi Madagascar

Le 03/11/18

Antsa R.

27. nov., 2018

Une nouvelle infrastructure d’approvisionnement en électricité est mise en place à Maevatanàna. Fruit du partenariat avec First Energy.

Grand défi. Installer et faire marcher une centrale électrique hybride solaire –thermique a réussi. L’État malgache a travaillé avec First Energy du groupe SMTP pour le faire. C’est la deuxième grande centrale solaire après celle d’Ambato­lampy, inaugurée au mois de juillet dernier. Installée, précisément au fokontany d’Ambatomainty Ambala­rano, l’infrastructure hybride fournit à la ville de Maeva­tanàna et ses environs,370 kw de courant électrique par jour à travers les panneaux solaires et 750 Kws par le biais de trois groupes électrogènes, «sans aucun délestage depuis quelques mois», indique la présidence de la République. Cette nouvelle génération de centrale est capable de coupler l’activité d’une centrale thermique avec une unité de production renouvelable. «La centrale thermique est constante et quelque part, permet d’assurer la sécurité de l’approvisionnement en énergie. L’énergie renouvelable, qui est le solaire pour cette centrale hybride, peut être intermittente. La centrale hybride assurera suffisamment les besoins de la population», indique un technicien. Dans le cadre de la transition énergétique en effet, le système hybride prend de l’ampleur dans le monde actuellement.

Permis

Samedi dernier a été une journée marathon d’inauguration ou de «remise officielle à la population» de diverses infrastructures. Le pont Manabatromby sur la RN4, situé un peu plus au nord de Maevatanàna et de l’électricité également pour la commune rurale d’Amba­la­janakomby. Un nouveau bureau de la commune et un CEG pour Beanana, un centre multiplicateur de géniteurs de petits ruminants comprenant des moutons et des chèvres dans la commune rurale de Maeva­tanàna II. «Un secteur de l’agriculture et de l’élevage performant constitue la base du développement rural et mène à l’émergence économique. Je profite de cette opportunité pour souligner la reprise de l’octroi des permis d’exportation des produits liés à l’élevage des petits ruminants vers le marché européen et d’autres internationaux», a déclaré Rivo Rakotovao, président a.i, sur la place de l’indépendance de Maevatanàna.
Un bureau régional du Transport et de la météorologie, un bureau de l’Admi­nistration minière, à la fois, antenne de l’agence nationale de l’or, un bureau de la Police des mines, un bureau régional de la Jeunesse et des sports, et une école publique à Ambalarano ont également été inaugurés. Les rues du centre ville, selon des promesses, seront par ailleurs réhabilitées, dans un avenir proche.

L'Express de Madagascar

Le 08/10/18

Mirana Ihariliva

 

20. nov., 2018

L'Express de Madagascar

Du 07 au 13 septembre 2018

16. nov., 2018

Financer la transition énergétique à Madagascar -un long processus- représente une entreprise ardue et il n’existe pas « UNE » seule méthode. L’essentiel est de partir de ce qu’il y a localement pour faire le lien avec/trouver des « solutions » aux problématiques liées à l’énergie dans un contexte global, car oui, il s’agit bien d’un enjeu mondial.

Si la mitigation et l’atténuation des effets du changement climatique concernent tous les pays du monde, Madagascar et les pays en voie de développement sont nettement plus exposés. En effet, les moyens et les connaissances techniques, ou encore le cadre juridique pour faire face à la lutte contre les effets du changement climatique y sont encore limités. Sans oublier la population qui, encore occupée à lutter pour sa survie, n’est pas encore suffisamment portée sur les causes environnementales. Cependant, Madagascar peut être considéré comme « un cas particulier », particulièrement chanceux, car en terme d’énergies renouvelables, la grande île est immensément riche : 7 800 MW d’énergie hydraulique, 2 000 W d’énergie éolienne, 2 000kWh/m2/an en potentiel solaire… Et une autre source d’énergie renouvelable très peu exploitée pour le moment : ses montagnes d’ordures qui pourraient être transformées en biomasse ; étant donné que Madagascar est reconnu comme le 2nd pays le plus sale du continent africain.  Trouver des moyens efficaces pour rendre opérationnelle cette transition énergétique, c’est de partir de tout cela : optimiser les atouts et voir comment transformer positivement les failles. N’en négliger aucun, mais faire une emphase sur ce qui marche le plus.

Madagascar, deuxième pays le plus sale en Afrique, possède aussi un énorme potentiel en biomasse.

Nouvelle Politique de l’Energie. La nouvelle Politique de l’Energie (NPE), finalement élaborée en 2015, ne bénéficie pas encore d’une mise en œuvre effective jusqu’à maintenant. Pourtant, elle aurait pu permettre la réalisation d’avancées significatives en termes d’énergies renouvelables à Madagascar, notamment en termes de financement. Faisant le tour des ressources de la Grande Ile en termes d’énergies renouvelables, avec notamment de gros efforts sur la réglementation : et des propositions pragmatiques. Toutefois, des observateurs ont relevé le fait que l’emphase-certes compréhensible compte tenue de la géographie de Madagascar- faite sur l’énergie hydraulique, ne devrait pas se faire au détriment d’autres sources d’énergie, jugées un peu « chère », telle que l’éolienne. Ainsi, il paraît donc intéressant de ne délaisser aucune source d’énergie renouvelable et de ne pas « uniformiser » les projets, mais d’adapter les projets en fonction de la géographie. C’est-à-dire, par exemple, ne pas insister à exploiter l’hydraulique dans des régions comme le Nord, aux environs de Diégo- Suarez (Ankify, Ambanja, etc.) et à Fort-Dauphin et l’extrême sud où l’éolienne est la plus appropriée avec une vitesse moyenne du vent comprise entre 6 et 9 m/s à 50 m de hauteur. Une piste intéressante pour financer la transition énergétique, c’est ainsi, mettre, enfin, en œuvre cette NPE, mais en trouvant des projets où les sources de financement ne seraient pas « bouffées » par les budgets de fonctionnement, mais injectées en très grande partie dans la mise en œuvre proprement dite.

Industrie durable et approche humaine. Pour se développer, Madagascar n’a pas d’autre choix que de s’industrialiser, mais pas n’importe quand et comment compte tenu des enjeux écologiques ; alors que l’industrie implique une consommation colossale d’énergie. Promouvoir l’industrie durable, voire l’industrie verte représente ainsi un moyen judicieux de financer la transition énergétique sans mettre en péril le développement socio-économique de Madagascar, ni son immense potentiel naturel. Une promotion de l’industrie durable et de l’industrie verte qui passe, par exemple, par des mesures incitatives en termes de fiscalité mais aussi d’autres facilitations en termes de création d’entreprises qui veulent percer dans le « green business », nous savons tous à quel point, la création d’une entreprise à Madagascar est un parcours du combattant, dans l’espace et dans le temps, et surtout …en terme de portefeuille. Soutenir les initiatives qui vont dans la promotion de l’industrie durable, c’est cela fait aussi partie du financement de la transition énergétique. Quels types de projets soutenir ? L’alliance pour l’industrialisation durable, conclue cette année par un conglomérat d’entrepreneurs, de juristes, de journalistes et de syndicats, fait partie des projets à soutenir. Par ailleurs, promouvoir les petites et moyennes entreprises  de green business permet de créer un cercle économique vertueux en créant des emplois, avec ce que cela suppose de conséquences microéconomiques positives. Justement, agir sur le plan humain, est aussi une piste intéressante, car cela permet de changer progressivement les mentalités, faire comprendre à la population que tout un chacun peut à son échelle, être un acteur de la transition énergétique. Pour ne parler que du cas des ordures ménagères, avec les informations adéquates, les foyers, en milieu urbain comme en milieu rural, seront capables eux-mêmes de produire une source d’énergie, renouvelable à souhait : la biomasse. Avec 25 millions de citoyens, ce sont de telles petites initiatives mises goutte à goutte qui permettent de produire un changement significatif.

Midi Madagascar

Le 07/09/18

Luz Razafimbelo

14. sept., 2018

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Les Nouvelles

Le 29/08/18

Nadia