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18. janv., 2018

La communauté locale est dépendante des ressources naturelles qui l’entourent. A cause du changement climatique, les précipitations diminuent, la température varie de même que les saisons et le climat. Du coup, l’agriculture est en difficulté. Selon un consultant chercheur auprès de l’« United Nations Environment Program », « la pluie tarde à arriver ou bien l’hiver vient plus tôt que prévue, c’est en général des indices qui marquent le changement climatique ». A Madagascar, le calendrier des saisons diffère chaque année. « De ces variations résulte la sécheresse, tantôt l’inondation. Les cultures n’arrivent plus à se  développer convenablement », ajoute le chercheur. Le changement climatique perturbe le quotidien des agriculteurs malgaches et de la population à Madagascar en général. Les productions agricoles sont en difficulté. « Les solutions pour faire face à ces changements se classent en deux catégories : l’atténuation ou l’adaptation », explique l’ingénieur agronome. 

 Les Malgaches ont le choix entre atténuer les risques de cette perturbation ou s’adapter à son rythme.

« Pour l’atténuation, il est conseillé de diminuer ou de restreindre tout ce qui cause ou tout ce qui provoque le changement climatique », ajoute l’ingénieur. Pour cela, interdire l’exploitation forestière à grande échelle, diminuer la production de gaz à effet de serre sont de rigueur. D’un autre côté, l’augmentation des projets de reboisement, l’incitation à la gestion rationnelle et durable des ressources sont recommandées à la population de la Grande île. « En ce qui concerne l’adaptation, c’est à travers l’installation d’infrastructures pour faire face aux dégâts des changements climatiques que ce mode de vie s’opère », ajoute l’ingénieur. La mise en place de barrage hydroagricole, de système d’irrigation ou de dispositif antiérosif est importante. En appui à cela, la mobilisation et la formation des personnes concernées sont également à prioriser. A côté de cela, les agriculteurs malgaches optent pour l’adaptation pour faire face aux changements climatiques.

« Les agriculteurs utilisent des plants qui supportent les variations causées par le climat. Ce sont des variétés résilientes de plants », explique encore l’ingénieur. Il existe également des systèmes agricoles améliorés et un mode de gestion durable pour passer au-delà des perturbations, comme l’utilisation de fertilisants qui aident les agriculteurs.  

La Vérité

Le 20/10/17

Andrea Razafi.

1. mars, 2017

La région de l’Androy est arrosée par la pluie, depuis décembre. Les précipi­tations ont dévasté plusieurs infrastructures.

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Bien que très attendue, la pluie fait quand même beaucoup de dégâts dans le Sud.

Renversement de situation. Le « Deep South », ayant vécu trop longtemps dans la sécheresse, est actuellement frappé par l’inondation. « La pluie n’a cessé de tomber depuis la mi-décembre. À cet instant (ndlr : hier après-midi), le ciel est couvert et la pluie ne tardera pas à tomber », raconte Robert Michel Ratsimbazafy, premier adjoint au maire de la commune urbaine de Bekily, joint au téléphone, hier.
Les conséquences sont lourdes, pour ces villageois qui ne se sont pas préparés à supporter de pareils aléas. On a rapporté, entre autres, la destruction de la brigade de la gendarmerie de Bekily, pendant la fin de semaine. Plusieurs habitations auraient également été dévastées. « Nous n’avons pas encore établi le recensement, mais de visu et selon quelques doléances reçues, plus d’une vingtaine de maisons ont été détruites et envahies par l’eau, depuis. Conformément à notre culture, c’est honteux d’être un sans-abri, donc, les victimes ont été hébergées par leurs familles », enchaine Robert Michel Ratsimbazafy.

Des routes coupées
Les rivières commencent à monter. « La hauteur de la rivière de Mandrare qui passe par le village, atteint déjà celle du pont. Les champs de culture au bord de cette rivière sont détruits. Des bœufs et des chèvres ont été transportés par le courant d’eau », cite ce premier adjoint au maire de Bekily.
Des infrastructures routières sont également détruites, à l’instar de la route qui relie Amboasary à Ambo­vombe. « Ceux qui empruntent ce trajet sont obligés de prendre des déviations ou faire un transbordement. Un grand creux de deux mètres s’est formé à Andranovato, depuis décembre. Jusqu’à présent, cette route est inaccessible », rapporte Paubert Tsimanova, un habitant d’Androy. Par ailleurs, la route de 62 kilomètres, entre Ambovombe et Antanimora, se fait maintenant en une journée entière, toujours à cause de la montée des eaux.
Selon Solonomenjanahary Andrianjafinirina, chef de service de la Prévision météorologie à Ampandrianomby, le régime de mousson explique cette très bonne pluviométrie dans cette partie de Madagascar, souvent frappée par la sécheresse.
C’est toutefois une bonne chose pour cette partie de l’île qui souffre de l’insécurité alimentaire. « Actuel­lement, la saisonnalité du calendrier cultural n’est plus appliquée. Dès qu’il y a de la pluie, nous ensemençons », termine Paubert Tsimanova. De bonnes récoltes sont ainsi attendues, prochainement, dans cette région.

L'Express de Madagascar

Le 11/01/17

Miangaly Ralitera

3. déc., 2015

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Cyclones: la liste des noms est connue

 
21. janv., 2015