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15. sept., 2017

Par Les Nouvelles le 19/06/17

8. sept., 2017

Douze gendarmes appuyés de commandos héliportés ont lancé un raid après un guet-apens contre des militaires. De lourdes pertes en vie humaine ont été constatées depuis les airs. 

Déluge de feu depuis les airs. Arrosés de balles par des tireurs d’élite héliportés, vingt bandits de grand-chemin, tapis dans une forêt labyrinthique, en ont eu pour leur grade à Beanamamy Tsiroanomandidy samedi en fin d’après-midi.


«Les gendarmes au sol ont retrouvé à l’entrée de la forêt deux corps de dahalo, tombés lors du raid aérien. Le bilan communiqué par l’équipage de la libellule de fer est en revanche plus lourd», lance le colonel Olivier Andrianambinina, commandant du groupement de la  gendarmerie nationale de la région Bongolava. En battant en retraite après l’hécatombe, les bandits rescapés ont abandonné, sur le champ de bataille, plus de soixante-dix têtes de bovidé qu’ils avaient pourtant défendus bec et ongles lors d’une poursuite sans merci qui a duré plus de dix-huit heures sur 70 kilomètres de tracée. Aucune victime n’est  à déplorer dans les rangs des gendarmes et du fokonolona.


Les forces de l’ordre ont utilisé les grands moyens après l’attaque de deux militaires du Détachement Autonome de Sécurité (DAS) à Ambatolampy Tsiroano­mandidy, vendredi soir vers 20 heures.


N’ayant  eu aucun mal à tromper la vigilance du fokonolona avec son treillis et son Kalachnikov, l’un des malfaiteurs, s’est présenté aux villageois d’Ambohima­mory avec ses comparses munis de fusils de chasse.


Les habitants se sont fait prendre lorsqu’ils leur ont signifié qu’ils étaient sur la piste d’un troupeau volé, et ont demandé, de ce fait, l’appui des forces locales. N’y ayant vu que du feu, deux militaires du DAS les ont rejoints sitôt informés. «Arrivés à un point de non retour, les dahalo ont enfin annoncé la couleur. D’emblée, ils se sont déchaînés sur les deux soldats. Sérieusement blessé à coups de hache, l’un des militaires a été aussitôt délesté de son Kalachnikov avec deux boîtes de chargeurs. Il s’en est, en revanche, fallu de peu pour son collègue qui a réussi à se glisser in extremis à travers les griffes des assaillants», poursuit le colonel Andria­nambinina.

Tracée stratégique

En supériorité numérique, les malfaiteurs se sont emparés de soixante-quatorze zébus. Alerté, le groupement de la gendarmerie du Bongolava a déployé ses démembrements de proximité. Cette nuit même, des éléments des brigades et des postes de gendarmerie d’Ambararatabe, Maritam­pona, Ampizarantany, Ambohidrangory, Miandra­rivo, Andohafarihy et Bemahatazana, ont convergé vers les traces des fuyards. Entre-temps, le militaire blessé a été évacué sur Tsiroa­nomandidy.


À l’aube, deux gendarmes positionnés à la crête d’une colline figée sur une tracée stratégique, ont localisé la meute. Ils sont du coup entrés en liaison avec le centre opérationnel, qui s’est chargé de canaliser les unités disparates sur le sillage des fuyards.


Dans la matinée, huit gendarmes se sont rejoints en montagne pour tenter une  percée dans  les rangs des voleurs de bétail. Prêts à en découdre, cinq des malfaiteurs leur ont tendu un guet-apens. Une fusillade a éclaté vers 11 heures. Forts d’une redoutable puissance de feu, les gendarmes ont donné du fil  à retordre aux bandits embusqués, les obligeant à se replier dans une salve de tirs nourris.


Deux heures plus tard, quatre autres gendarmes ont renforcé leurs frères d’armes lancés aux trousses des voleurs. Les deux camps sont tombés nez-à-nez aux portails de l’impénétrable forêt  de Beanamamy, où s’arrêtent le plus souvent les poursuites.


L’Alouette II de l’armée malgache et ses commandos parachutistes du 1er régiment des forces d’intervention ont lancé l’assaut aérien au moment où les malfaiteurs s’y engouffraient.

L'Express de Madagascar

Le 08/0917

Seth Andriamarohasina

28. août, 2017

Des offensives initiées par la gendarmerie avec l’appui d’une armée de villageois ont contraint une centaine de dahalo retranchés à la reddition.

Des villages des fins fonds de la brousse de Betroka libérés de l’emprise des dahalo. Dimanche et lundi, une centaine d’hommes, dont la plupart étaient tristement connus par les personnes de leur entourage comme étant des voleurs de bétail et des bandits de grand-chemin sont sortis de leur fief, enfoui dans les montagnes profondes de l’Andriry-Sud.


Cette  reddition s’est opérée dans la commune rurale de Bekorobo au terme d’une double opération militaro-civile menée à l’initiative des groupements de la gendarmerie nationale des régions de l’Anosy et de l’Androy.


Après une victoire arrachée au forceps par le lieutenant-colonel Théodule Ranaivoarison ainsi que le capitaine Harena Rakoto­malala, commandant de la compagnie de la gendarmerie de Betroka et leurs hommes, lors d’un affrontement soldé par la mort d’une quinzaine d’individus armés les 18 et 19 mai dans les dédales de montagnes de Berotsy, un repaire de dahalo autrefois réputé comme étant un abattoir à gendarmes, les forces de l’ordre ont verrouillé leur avantage en revenant à la charge.


Du 2 au 5 juin, quatre-vingt éléments, dont des gendarmes de l’Unité spéciale anti-dahalo (USAD) et des  militaires appuyés par près de huit cents villageois équipés d’armes blanches et de fusils de chasse, sont revenus à la charge, pour marcher à Mahilivoro, Nanarena, Itroho et Ambinda faisant office de  plaque tournante, ces quatre localités sont bien connues des gendarmes comme étant des lieux de blanchiment et de partage des bœufs volés mais aussi de repli, de constitution et de reconstitution des hordes de dahalo les plus redoutables. En 2012, le capitaine Jonah Tsiresindahy y a été tué aux côtés de trois de ses gendarmes ainsi qu’un officier de l’armée malgache. Pas plus tard qu’au mois de janvier de l’an passé, un gendarme de Bekorobo y était également tombé sous les balles des dahalo.


Des villages déserts attendaient néanmoins le fokonolona et le peloton armé lors de la deuxième opération de début juin. Aucune résistance n’a été rencontrée pendant cette conquête qui a eu pour effet de déclencher six jours plus tard la reddition de la centaine d’individus terrés dans la chaîne de l’Andriry.

Système ingrat


Dimanche, les caïds des montagnes d’Ambinda leur ont emboîté le pas en se rendant à la société et aux autorités. Des zébus offerts par leurs villages ont été tués afin d’en partager la viande pour ficeler le pacte de reddition.


« Les villageois qui ont participé aux opérations ont combattu vaillamment, sans contre partie. Nous leurs avons décerné des lettres de reconnaissance pour manifester notre gratitude », confie le colonel Théodule Ranaivoarison.
Si d’une part, ce geste de la gendarmerie avait de quoi remonter le moral des civils qui lui ont prêté main forte, l’octroi de lettres de félicitation aux éléments des forces de l’ordre qui ont bravé la mort sur le champ de bataille depuis la reddition de quatre mille dahalo à Amboasary-Sud en 2014 se font attendre depuis maintenant plus de trois ans.

L'Express de Madagascar

Le 16/06/17

Andry Manase

9. août, 2017

Trois entités coopéreront pour assurer la vie des passagers sur les routes nationales. Les résultats vont se faire ressentir.

Urgence. La gendarmerie nationale, l’Agence de transport terrestre (ATT) et les opérateurs de transport se sont réunis en urgence, vendredi, pour identifier des solutions face à la prolifération des attaques des véhicules sur les routes nationales, ces derniers temps. Ils auraient trouvé des solutions communes. Les stratégies adoptées  n’ont pas été dévoilées. « Il vaut mieux tenir en secret les stratégies pour ne pas donner de l’avance aux ennemis », indique le commandant Herilala Andriana­tisaona, chef de la communication de la gendarmerie.
Ce qui est sûr, c’est qu’ils ont convenu de travailler ensemble, dans cette opération, afin « d’assurer la vie des passagers ». Cette opération vise à réduire le nombre d’attaques, à mettre la main sur les  malfaiteurs, mais aussi à identifier tous ceux qui pourraient être  inculpés dans cette affaire. Les résultats devraient se faire ressentir  dans l’immédiat.

Courtiers


Des courtiers seraient également inculpés dans cette affaire. « Nous avons appris, pendant l’enquête que des courtiers étaient de mèche avec les malfaiteurs. Ils leur ont divulgué des informations concernant  les  passagers, qu’ils  avaient des millions d’ariary sur eux. Ils ont été  arrêtés et sont en détention provisoire, en attente de leur procès »,  affirme une source.
À part les stratégies conjointes prises entre les trois entités, les transporteurs appliqueront également des disciplines entre eux. « Ce  sera pour renforcer les mesures déjà prises. Nous allons nous réunir  pour en discuter prochainement », explique Jean Raymond Rasolon­jatovo,  gestionnaire du stationnement Fasan’ny Karàna à Anosizato.
Cette semaine, deux attaques ont été perpétrées par des bandits sur l’axe Sud. Deux passagers ont laissé la vie sur la RN 7, du côté d’Ambodimifahy Ambalavao, mardi. Les passagers de six taxis-brousse ont  été pillés, au crépuscule du jeudi. Mercredi, les transporteurs de la  zone nationale ont cessé de travailler pour tirer la sonnette d’alarme et ont repris la route dès jeudi.


Ce n’est pas la première fois que des mesures ont été prises. Il y a quelques mois, la gendarmerie nationale a insisté sur l’escorte des véhicules et la caravane. Cela aurait apporté des fruits dans certaines zones. « Depuis janvier, dix-huit présumés braqueurs sont sous mandat de  dépôt dans tout Madagascar. Quatre sont morts », ajoute le commandant  Herilala Andrianatisaona.

L'Express de Madagascar

Le 24/07/17

Miangaly Ralitera