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22. juin, 2017

Trois sans abris ont été arrêtés sur la route de la francophonie avec six batteries dérobées sur les réverbères à plaques solaires.

Des infrastructures publiques en proie au pillage et au vandalisme. Hier tôt le matin, trois jeunes des rues, dont deux mineurs ont été pris sur le fait sur la RN 58 A, bretelle reliant Ambodihady à Ankasina en passant par le village de la Francophonie. Une femme soupçonnée de tirer les ficelles s’est également fait cueillir. Vers 4h30, le trio de sans domicile fixe (SDF) venait de déterrer les batteries qui alimentent les réverbères à plaques solaires installés le long de cette nouvelle route, inaugurée à l’occasion du sommet de la Francophonie en novembre 2016, lorsque le comité de vigilance d’Anosibe Zaivola l’a pris dans son filet. Les trois suspects ont été pris en possession de deux batteries qui venaient d’être déterrées au pied des poteaux. Ce vol survient deux jours après que les mêmes riverains ont retrouvé quatre autres batteries, abandonnées sur les lieux, lorsqu’ils sont tombés nez-à-nez avec des malfaiteurs mercredi vers 2h30 du matin. Pris en chasse, les voleurs ont réussi à s’évanouir dans la nature en courant comme des dératés.

30 000 ariary


« Lors d’une enquête sommaire, les trois suspects ont avoué avoir commis les deux actes. Ils ont, dans la foulée, dénoncé la présumée commanditaire. Âgée d’une trentaine d’années, celle-ci a été appréhendée à Andohatapenaka hier à l’aube », indique le commissaire principal Tony Razatovo, chef du commissariat central de la police du sixième arrondissement.


« Cette  affaire revêt une exploitation de jeunes adolescents vulnérables. Ce qui est désolant. Les trois suspects  vivent dans la rue. Ils sont âgés  respectivement de treize, seize et dix-neuf ans. Ces jeunes confient que leur prétendue patronne achèterait les batteries dérobées à raison de 30 000 ariary l’unité. Soit trente fois moins la valeur réelle du butin alors que c’est la prison qui les attend », poursuit le commissaire de police.
Hier, les deux mineurs mouillés dans cette histoire ont été entendus en présence de la police de la protection des mœurs et des Mineurs. Etant donné qu’ils sont sans domicile fixe, une visite somatique s’est avérée nécessaire.


Le chef du commissariat de la police d’ Ambohi­manarina met en avant que c’est une collaboration avec les comités de vigilance des trente-et-une communes du sixième arrondissement qui a fait ses preuves.

L'Express de Madagascar

Le 11/05/17

Andry Manase

19. juin, 2017

olivier mahafaly

Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana reconnaît la fragilité de la sécurité publique. Il propose des solutions à court et à moyen termes.

Mea culpa. Le Premier ministre a arrêté de se voiler la face. Il a reconnu la fragilité de la sécurité, aussi bien en milieu urbain que rural. Dans son exposé, lors de la rencontre du gouvernement avec le Sénat, hier au palais de verre à Anosy, Olivier Mahafaly Solonandrasana a constaté que « la recrudescence des rapts est un fait qu’on ne peut nier. Le gouvernement fait tout son possible pour endiguer cette plaie ».


La question de la sécurité est régulièrement discutée au niveau des conseils des ministres. Au cours de celui du 7 juin, le président de la République a soulevé les risques encourus  par l’aggravation de la situation, à tel point « qu’elle éclipse tous les acquis et avancées
faites par le pouvoir dans d’autres domaines ». Aussi, a-t-il ordonné aux mem­bres du gouvernement de « trouver impérativement une solution pour le combattre, et faire en sorte que les citoyens perçoivent des résultats concrets ».


Devant les sénateurs, le chef du gouvernement a reconnu « l’obsolescence de l’actuelle stratégie de maintien de la sécurité publique ». Pour y remédier, il prévoit des solutions à court et à moyen termes. Dans l’immédiat,« des opérations spécifiques » seront menées par les corps des forces de défense et de sécurité, dans le but « de mettre un cran d’arrêt à cette spirale de l’insécurité urbaine, et rurale ». Par ailleurs, un budget consécutif sera alloué aux ministères de la Défense nationale, la Sécurité publique et le secrétariat d’État de la gendarmerie.


Mesures d’urgence


Ainsi, le Premier ministre a remercié certains départements ministériels qui ont concédé l’aménagement d’une partie de leur budget pour renforcer la sécurité. Dans le moyen terme, il propose une loi sur la réforme du secteur de la sécurité.


Malgré les consignes communiquées au cours des conseils des ministres, force est d’admettre que le taux de criminalité augmente de façon exponentielle. La recrudescence des braquages en plein jour, les rapts, les vindictes populaires, les vols de bovidés reflètent la faillite des dispositifs de sécurité actuelle. Par ailleurs, depuis le début de l’année 2017, quatre cas de rapts dont trois en l’espace de quelques semaines ont eu lieu à Antananarivo. Cela exclut les sévices subis par la population des autres localités.


Submergé par cette situation plus qu’alarmante, le président de la République a sollicité, en marge de l’inauguration des travaux d’extension de l’aéroport d’Ivato, « l’implication des comités locaux de sécurité (andrimasompokonolona) avec les forces de l’ordre pour asseoir la sécurité ». Face à l’urgence, des mesures concrètes sont attendues, pour que les citoyens puissent travailler en toute quiétude. La sécurité est le pilier du développement, dixit le leitmotiv des responsables de la sécurité publique.

L'Express de Madagascar

13/06/17

Le Andry Rialintsalama et Loic Raveloson

24. févr., 2017

25 milliards de dollars. C’est l’estimation de la perte commerciale subie dans le seul Golf d’Aden avec la piraterie, le terrorisme, les trafics de marchandises, la pêche illicite. Ce fait illustre parfaitement les pertes engendrées par l’insécurité qui règne dans les océans. Comme étant un passage maritime stratégique de l’océan indien, Madagascar fait de la question de sécurité comme une priorité.


D’autant plus que le pays dispose d’un centre de fusion des informations maritime (CFIM). Ce centre est un dispositif de lutte contre la piraterie et les crimes transnationaux. Dans ce sens, l’agence portuaire maritime et fluviale (APMF) travaille étroitement en collaboration avec cette structure et aussi le commandement des forces navales (COFONA). Des formations techniques qui sont régulièrement données par des experts de l’Organi­sation Maritime Interna­tionale (OMI) sur les thèmes de l’information, de la communication ou des dernières technologies permettant de sécuriser les échanges maritimes.


Les activités économiques maritimes autour de l’Afrique et notamment dans l’océan indien ne cessent de progresser. Transport, pêche, aquaculture et énergie renouvelable sont des facteurs de croissance indéniables pour l’ensemble des pays côtiers, dont bien sûr Madagascar. Le défi sera ainsi de sécuriser ce développement économique, tant cette évolution des activités maritimes a lieu dans un contexte d’insécurité lui aussi en nette progression.


Ces points essentiels animent particulièrement la communauté internationale et la Banque Mondiale ces derniers mois. En octobre dernier, à Lomé au Togo, les états membres de l’Union Africaine ont œuvré pour construire une stratégie et une coopération autour de la sécurisation de l’économie maritime.

 

L'Express de Madagascar

Le 10/01/17

L.R.