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9. févr., 2018

L’insécurité urbaine ne cesse de prendre de l’ampleur dans la capitale. Manarintsoa Centre, un fokontany au cœur des quartiers les plus défavorisés de la capitale est qualifié de zone rouge pour  cause d’insécurité.

Infréquentable. Dans le quartier de Manarintsoa Centre, situé entre le grand canal Andriantany et la route en pavée reliant Andavamamba au pont de Bekiraro, l’insécurité prévaut jour et nuit. Le nombre de plaintes déposées au sein du bureau de fokontany ou celles enregistrées par le comité de vigilance local en dit long. «Plus d’une vingtaine de cas de vol à la tire par semaine s’y produit, mis à part les cambriolages, les vols avec agression ou de violence dans les ménages, qui finissent le plus souvent en bagarre générale dans les rues».

C’est ce qu’a informé l’un des membres de ce comité de vigilance, Guy Rakotomihaja, hier lors de la cérémonie de lancement d’un projet visant à inverser cette tendance. Cette zone est également une plaque tournante du trafic de drogues, de marchandises volées, de dépôt d’armes et de refuge de malfaiteurs de tous genres. S’ajoute à cela l’insalubrité des quartiers et la pauvreté de la majorité des ménages et le chômage… Bref, le contexte socio-économique local est alarmant, voire désespérant.

Le président de ce fokontany, Simon Ramangason, reconnaît que ces paramètres sont interdépendants, en soulignant qu’il n’y a pas de développement possible avec ce contexte d’insécurité.

   « Mafi » compte changer la donne

Quelques habitants de Manarintsoa Centre croient en un avenir meilleur de ce quartier, malgré le fait que tous les indicateurs sont au rouge. Ces derniers, réunis au sein de l’ONG «Miombona antoka ho fampandrosoana ifotony», en abrégé «Mafi», comptent inverser la situation, en apportant une stratégie de développement innovante. «Le principe consiste à trouver avec la population locale un modèle territorial de développement efficace et productif, et de le mette en œuvre.

Un principe qui sort de l’esprit d’assistanat, qui sera accompagné d’un renforcement des capacités des bénéficiaires , a soulevé la présidente de cet organisme, le Dr Viviane Ravelojaona. Cette dernière a fait appel aux partenaires techniques et financiers locaux et internationaux, publics et privés qui œuvrent dans le domaine de l’éducation, la santé, l’aménagement du territoire, l’accès à l’emploi, la gestion de l’eau, la sécurité publique… à prêter main forte à l’ONG Mafi et à la population de Manarintsoa Centre. Cet organisme espère voir d’ici 5 ou 10 ans ce fokontany devenir un modèle de développement réussi.

Les Nouvelles

Le 03/02/18

Fahranarison