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14. août, 2017

Un ogre. La loi de finances 2017 prévoit près de 1.977 mille milliards d’ariary pour la rémunération des fonctionnaires. Une somme équivalent à près de 50% du budget de l’État, par rapport aux ressources internes.


Les responsables étati­ques, le président de la République en tête, reconnaissent que le paiement des fonctionnaires est une grosse charge pour l’État. Durant une conférence organisée par Transparency international initiative Madagascar (TI-IM), hier, à l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) Tsara­lalana, il a été soutenu par Hony Radert du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes (CCOC), parmi les panélistes, que par rapport à la loi de finances 2015, le montant des émoluments des fonctionnaires connait une augmentation de 30%.


Ce qui implique que le nombre des agents de l’État augmente. Le texte budgétaire 2017 parle de plus de cent-quatre-vingt-dix-mille fonctionnaires. Durant l’exposé de la représentante de la société civile, il a été soutenu, qu’outre les salaires bruts, le gros des dépenses se trouve dans les prises en charge des frais médicaux, dont les évacuations sanitaires à l’extérieur, les logements de fonction ou les indemnités et les primes et avantages.


Résultat
« La transparence dans la rémunération des agents publics est-elle effective à Madagascar   » a été le thème de la conférence d’hier. Selon Hony Radert, « les critères d’attribution et de fixation des montants de ces primes et avantages sont les plus opaques. Il n’y a pas de ligne claire y afférent dans le budget de l’État (…), il n’y aucun paramètre permettant de savoir quels sont les critères d’attribution de ces primes ». Cela prévaut par exemple pour le carburant, ou encore les primes périodiques.


Rado Razanatsimba, directeur technique de la législation et des études au ministère des Finances et du budget, autre panéliste de la conférence d’hier, explique que les montants et conditionnalités des primes et avantages « sont fixés par décret ». Souvent, à l’issue d’un consensus entre les corps de métier au sein de la fonction publique et le pouvoir Exécutif. Seulement, dans les faits, ces « extras » diffèrent énormément selon les corps et les départements concernés.


Garry Fabrice Ranaivoson

L'Express de Madagascar

09/06/17

18. janv., 2017

Des améliorations sont constatées sur les résultats économiques de Madagascar, déclare le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport d’évaluation de la stabilité financier dans le pays. La recrudescence de la corruption et l’insécurité juridique restent pourtant des obstacles majeurs pour le climat des investissements dans le pays, souligne ce même rapport.

 

La persistance de la corruption, répandue surtout dans le système judiciaire et le manque de sécurité juridique sont les principaux facteurs de blocage à Madagascar, en dépit d’une légère reprise économique constatée depuis la fin de la crise, indique le FMI dans son dernier rapport. Cette situation «compromet l’applicabilité des droits contractuels, accroît les coûts et favorise la recherche de rente au lieu de la création de valeurs. Le cadre et les pratiques comptables et d’audit sont déficients», selon ce nouveau rapport. Bien que les relations avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) de Madagascar soient rétablies, le problème de la corruption qui ne cesse de gagner du terrain reste un point de discorde entre les deux parties. Mais il n’y a pas que les PTF.

Pratique présente dans tous les domaines

D’autres acteurs, notamment les membres du secteur privé et de la société civile ont dénoncé cette pratique présente dans presque tous les domaines, mais force est de constater que les mesures prises pour faire face à la corruption à Madagascar restent inefficaces jusqu’à présent. La recrudescence de la corruption constitue d’ailleurs l’un des principaux facteurs qui poussent les opérateurs à rester dans le système informel. De ce fait, une baisse de la création d’entreprises a été constatée au niveau national durant les six premiers mois de l’année, en dépit de l’embellie du climat des affaires annoncée par les autorités. Cette baisse est de 25,6% par rapport à l’an dernier sur la même période, selon les chiffres de l’Instat.

En outre, le FMI précise dans son rapport d’évaluation qu’ «une croissance soutenue, plus forte et plus solidaire exigera des réformes structurelles et une amélioration du climat des affaires». En effet, les longues années de crise traversées par le pays ont provoqué une réduction des apports d’aide et des entrées de capitaux d’investissement. Les catastrophes naturelles ont également été coûteuses pour le pays. Par ailleurs, le secteur touristique, un des piliers de l’économie du pays est affecté par la situation économique des pays d’origine,   indique ce rapport.

Riana R.

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Le 21/12/16