Blog

18. janv., 2017

Des améliorations sont constatées sur les résultats économiques de Madagascar, déclare le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport d’évaluation de la stabilité financier dans le pays. La recrudescence de la corruption et l’insécurité juridique restent pourtant des obstacles majeurs pour le climat des investissements dans le pays, souligne ce même rapport.

 

La persistance de la corruption, répandue surtout dans le système judiciaire et le manque de sécurité juridique sont les principaux facteurs de blocage à Madagascar, en dépit d’une légère reprise économique constatée depuis la fin de la crise, indique le FMI dans son dernier rapport. Cette situation «compromet l’applicabilité des droits contractuels, accroît les coûts et favorise la recherche de rente au lieu de la création de valeurs. Le cadre et les pratiques comptables et d’audit sont déficients», selon ce nouveau rapport. Bien que les relations avec les Partenaires techniques et financiers (PTF) de Madagascar soient rétablies, le problème de la corruption qui ne cesse de gagner du terrain reste un point de discorde entre les deux parties. Mais il n’y a pas que les PTF.

Pratique présente dans tous les domaines

D’autres acteurs, notamment les membres du secteur privé et de la société civile ont dénoncé cette pratique présente dans presque tous les domaines, mais force est de constater que les mesures prises pour faire face à la corruption à Madagascar restent inefficaces jusqu’à présent. La recrudescence de la corruption constitue d’ailleurs l’un des principaux facteurs qui poussent les opérateurs à rester dans le système informel. De ce fait, une baisse de la création d’entreprises a été constatée au niveau national durant les six premiers mois de l’année, en dépit de l’embellie du climat des affaires annoncée par les autorités. Cette baisse est de 25,6% par rapport à l’an dernier sur la même période, selon les chiffres de l’Instat.

En outre, le FMI précise dans son rapport d’évaluation qu’ «une croissance soutenue, plus forte et plus solidaire exigera des réformes structurelles et une amélioration du climat des affaires». En effet, les longues années de crise traversées par le pays ont provoqué une réduction des apports d’aide et des entrées de capitaux d’investissement. Les catastrophes naturelles ont également été coûteuses pour le pays. Par ailleurs, le secteur touristique, un des piliers de l’économie du pays est affecté par la situation économique des pays d’origine,   indique ce rapport.

Riana R.

Les nouvelles

Le 21/12/16