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21. juil., 2017

En partance pour la Malaisie, deux cent trente tortues ont été interceptées.
Le contrebandier a réussi à se glisser à travers les mailles du filet.

Un énième trafic de tortues a éclaté au grand jour, à l’aéroport international d’Ivato, hier après-midi. Au total, deux cent trente tortues étoilées, endémiques de la Grande Île, ont été prises dans le filet. Ce coup de théâtre est survenu lors des enregistrements, à l’embarquement du vol de la compagnie Kenya Airways pour Nairobi. La Malaisie est, en revanche, la destination finale du contrebandier qui a tenté de faire sortir du territoire malgache, les reptiles interceptés.


Rangées dans deux grandes valises pesant chacune plus d’une vingtaine de kilos, les bébés tortues ayant échappé à cette tentative d’exportation clandestine, avaient les pattes scotchées dans la carapace, de telle sorte à ce qu’elles ne puissent bouger d’un iota.

Informations


Selon les douanes, des formes arrondies sont apparues sur l’écran, lors du passage au scanner des deux valises suspectes, ce qui a titillé l’opérateur. Le propriétaire, de nationalité malgache, a été appelé au haut parleur, pour contrôle de ses bagages au banc de fouilles, à partir du nom inscrit sur les talons de bagage, mais il ne s’est pas présenté.


Le trafic a été débusqué lorsque les valises ont été ouvertes en son absence. Ayant déjà effectué son enregistrement avant que la tentative d’exportation illicite n’ait été découverte, le malfaiteur censé se trouver dans la salle d’embarquement en attendant le boarding, s’est néanmoins évanoui dans la nature, abandonnant ses bagages.


« Informés qu’un trafiquant s’apprêtait à s’envoler avec toute une cargaison de tortues, nous l’avons attendu de pied-ferme. Il devait partir avant-hier à bord du vol de la même compagnie, pour faire machine arrière au dernier moment. Les recherches que nous avons menées ont ensuite révélé qu’il a reporté son voyage pour aujourd’hui (NDLR : hier), il a de ce fait suffit de le cueillir », explique le commissaire divisionnaire Rufin Lebiria, chef du service central de la police de l’air et des frontières. Les tortues interceptées ont été laissées aux bons soins de l’association Turtle Survival Alliance qui va leur prodiguer les soins nécessaires avant de pouvoir les relâcher dans leur habitat naturel.

L'Express de Madagascar

Le 18/05/17

Andry Manase

20. juil., 2017

Près d’un demi-kilo d’héroïne en partance pour le Canada a été saisi avant-hier. La drogue appartient à un étranger qui a eu recours aux services d’un transitaire.

Une exportation de drogue vers le Canada a été prise à contre-pied dans la zone sous- douane d’Air France Cargo Service à Mamory Ivato. Au total, 495 grammes d’héroïne, évalués à près de quatre vingt millions d’ariary ont été interceptés. Les douaniers n’ont pas eu du mal à mettre à jour le trafic, bien que la drogue fût dissimulée dans un panier d’osier, parmi d’autres objets et accessoires de fabrication artisanale destinés à l’exportation. Faisant partie d’une cargaison groupée dont une compagnie de transit est en charge des procédures d’exportation, le colis dans lequel était cachée la drogue retrouvée devait quitter Mada­gascar dans la soirée d’avant-hier, dans les soutes du vol de la compagnie Air France, avant que le trafic n’ait tourné court in extremis.
Le pot-aux-roses a été découvert lorsque les douaniers ont contrôlé tout l’éventail d’articles artisanaux, en partance pour Canada.

Ruses
Contrairement aux autres objets faits avec la même matière, le panier d’osier contenant le produit prohibé paraissait bien plus lourd que les autres, lorsqu’il a été soulevé. Ce petit détail a mis la puce à l’oreille des fonctionnaires des douanes qui, du coup, ont préconisé une inspection minutieuse. La vérification effectuée sur le banc de fouilles s’est avérée payante bien qu’il relevait d’un casse-tête pour les douaniers de mettre la main sur le produit stupéfiant.
En scrutant les manches du panier, ceux qui ont fait la vérification ont décelé que celles-ci, étaient faites de tuyaux en plastique courbés, soigneusement enfilés de fibres d’osier finies à la main. Sitôt les tuyaux contenant dénudés, les agents des douanes ont mis à nu le trafic sans difficulté.
À la lumière des informations communiquées, le contrebandier est un ressortissant étranger. Il avait sciemment eu recours aux services de la compagnie de transit pour dérouter tout contrôle. Vu la valeur peu importante des objets de fabrication artisanale que le contrebandier s’apprêtait à exporter au nez et à la barbe des douaniers, ceux-ci n’ont pas fait l’objet de déclaration, d’autant plus qu’ils ont été décrits comme étant des articles de cadeau.

L'Express de Madagascar

Le 18/05/17

Seth Andriamarohasina

18. juil., 2017

Exportées illicitement, trois cent trente tortues endémiques de la Grande île ont été interceptées en provenance de l’aeroport d’Ivato selon les douanes malaisiennes.

La contrebande de tortues en voie d’extinction et endémiques de Madagascar continue  de plus belle. Avant-hier, trois cent trente Astrochelys Radiata ainsi que des tortues à soc, très rares et parmi les espèces les plus protégées sur la planète, ont été interceptées in extremis à l’aéroport international de Kuala Lumpur en Malaisie, a révélé l’AFP. Les trafiquants ont essayé de dissimuler soigneusement les reptiles dans cinq grandes caisses, sans pour autant réussir à tromper le flair des fonctionnaires des douanes. La cargaison a été interceptée lors de fouilles effectuées dans  la zone de fret. Le trafic a tourné court suite à des renseignements  fournis par des informateurs civils. Sitôt mis au parfum de la contrebande, les douaniers ont  passé au peigne fin la zone où les colis  ont été entreposés. Les inspections qu’ils ont effectuées se sont avérées payantes. Toutes les tortues étaient encore en vie lorsqu’ils ont découvert le pot-aux-roses.
Dans un communiqué publié hier, les douanes malaisiennes  indiquent que ces animaux  seraient arrivés sur un vol d’Etihad en provenance d’Antananarivo.

Rocambolesque


Néan­moins, une source auprès de l’aéroport international d’Ivato souligne pour sa part qu’il n’y a pas de vol direct ralliant Mada­gascar à la Malaisie. La cargaison a très probablement fait escale aux Seychelles, avant d’être embarquée sur une correspondance pour Kuala Lumpur.


Le risque que la contrebande soit mise à  nue lors des  correspondances est certes accru mais c’est le seul moyen pour les malfaiteurs. «L’Asie du Sud-Est est une destination de choix pour les trafiquants du fait qu’une tortue s’y négocie par milliers de dollars sur le marché noir d’animaux de compagnie», relève ce douanier.


Son analyse ne fait pas fausse note à la déclaration d’Abdul Wahid Sulong, directeur adjoint auprès des douanes à l’aéroport international de Kuala Lumpur, qui estime à 276 800 dollars, soit  plus de huit cent soixante-dix millions d’ariary, la valeur des tortues saisies.


«Elles étaient peut-être destinées au marché local, peut-être à la réexportation. Nous avons ouvert une enquête», conclut-il sur cette même lancée.
L’importation d’espèces menacées est pénalement répréhensible selon la législation malaisienne. C’est un acte qualifié de délit de droit commun, passible de trois ans de réclusion.


En tout cas, cinq caisses pleines  de trois cent trente précieuses tortues endémiques de la Grande île sont sorties de façon rocambolesque de l’aéroport, probablement  celui d’Ivato,  par des moyens qui laissent rêveur, à moins que les fonctionnaires des douanes, de la police de l’air et des frontières ainsi que la gendarmerie, qui  prétendent avoir un droit de regard une fois au  tarmac, n’avaient la poudre aux yeux.

L'Express de Madagascar

Le 16/05/17

Andry Manase

17. juil., 2017

Pas moins de 330 tortues de Madagascar ont été saisies, hier, par le service des douanes en Malaisie, plus précisément, à l’aéroport de Kuala Lumpur. Il s’agit d’animaux dont le commerce est formellement interdit dans la mesure où il s’agit d’une espèce menacée.

Dissimulées dans des caisses, les 330 tortues ont quitté Madagascar sur un vol d’Etihad, dimanche dernier. Curieusement, ni les douaniers ni aucun autre service devant assurer le contrôle à l’aéroport d’Ivato, ne s’en est aperçu. Interceptées aux portes de la Malaisie, hier matin, ces tortues appartiennent à des espèces menacées d’extinction dont le commerce est strictement interdit. Il s’agit de tortues à soc et de tortues étoilées de Madagascar dont la valeur totale est estimée à un peu moins de 280.000 dollars. De taille moyenne, elles ont toutes été retrouvées vivantes.

Dans un communiqué, les douaniers malaisiens affirment qu’il s’agit d’une saisie record rendue possible grâce à une information émanant du public. Sur la base de ce renseignement, les douaniers ont mené une opération de contrôle dans la zone de fret de l’aéroport de Kuala Lumpur et ont pu mettre la main sur les cinq caisses renfermant les tortues en provenance de Madagascar. Le service des douanes a également affirmé avoir ouvert une enquête.  

Saisie record. Cette saisie par les douaniers malaisiens figure parmi les plus grosses prises de tortues de Madagascar dans des aéroports de pays étrangers. On s’en rappelle, d’autres saisies similaires ont déjà eu lieu dans divers aéroports dont celui de Roissy en France en 2014 où 171 tortues étoilées, également dissimulées dans des caisses, ont été découvertes par les douaniers, puis rapatriées. Quant à ces tortues saisies à Kuala Lumpur, dans la mesure où plus de 300 tortues représentent forcément un volume assez conséquent pour pouvoir les dissimuler, les observateurs se demandent comment ces tortues ont pu être embarquées dans un avion sans le moindre problème…

Midi Madagascar

Le 16/05/17

Hanitra R.