Blog

23. févr., 2018

Un grand pas vient d’être franchi dans la lutte contre la traite de femmes malgaches en Chine après l’incarcération d’un couple malgache et l’arrestation d’une Malgache. Cette dernière est l’une des têtes pensantes d’un réseau opérant entre Madagascar et la Chine.

Quelques semaines après l’arrestation et la mise en détention préventive d’un employé de la compagnie nationale de transport aérien et de sa femme, une autre ressortissante malgache vient d’être arrêtée en Chine.

Dans le cadre de la coopération policière et l’entraide judiciaire entre la Chine et Madagascar, la suspecte a été rapatriée mercredi au pays, escortée par des policiers chinois. Elle fait actuellement l’objet d’une enquête serrée en vue de démanteler ce réseau criminel transnational.

Ces trois présumés membres de ce réseau ont été appréhendés à la lumière des plaintes déposées par les victimes et leurs proches et grâce aux investigations menées conjointement par des enquêteurs chinois et malgaches.

Une femme à 70 millions d’ariary

La traite de personnes est un business lucratif. Selon des sources concordantes, une femme est «vendue» à 70 millions d’ariary. «C’est une affaire juteuse et les membres du réseau feront tout pour que leur basse besogne se poursuive», a indiqué un haut fonctionnaire de police.

Afin de leurrer ses proies, le réseau qui ne recrute que des belles filles les fait miroiter un job chèrement payé en Chine. Sitôt arrivées dans l’Empire du Milieu, les candidates sont hébergées dans un local, coupées de tout contact avec leur famille. Leur passeport leur est retiré. Elles sont ensuite vendues et forcées d’épouser des Chinois handicapés, victimes de la guerre, et envoyées à la campagne.

Ce qui rend difficile la lutte contre cette forme de criminalité organisée. Les enquêteurs ont du mal à localiser les victimes. Déjà identifiées, quatre femmes malgaches sont actuellement prises en charge par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Les Nouvelles

Le 12/01/18

Mparany

1. févr., 2018

Un attaché parlementaire d’un député élu à Toliara s’est fait coincer à Ivato. Il a présenté un passeport de service et un ordre de mission. 

Un assistant parlementaire cloué au pilori. Les hommes du service central de la Police de l’Air et de Frontières (PAF) ainsi que les fonctionnaires des douanes ont mis la main sur cent vingt-six tortues radiées, endémiques de Madagascar, lors de l’enregistrement des passagers du vol de la compagnie Kenya Airways, à destination de Nairobi, hier.
L’étau se resserre autour d’un assistant parlementaire d’un député élu à Toliara. Identifié comme étant le propriétaire de deux grandes valises à l’intérieur desquelles les reptiles ont été dissimulés, celui-ci a été arrêté et placé en garde-à-vue.
Pour dérouter tout contrôle, le présumé contrebandier a utilisé son passeport de service. Il a, de surcroît, présenté un prétendu ordre de mission portant la signature du Président de la chambre basse. Les documents de voyage qu’il a présentés à mis la puce à l’oreille des agents vérificateurs. La PAF indique qu’il s’avère que l’ordre de mission en question serait un faux après vérification.
D’après la police, ce présumé trafiquant de tortues se serait enregistré comme étant une importante personnalité. Trahi par des gestes suspects, il s’est attiré la foudre des policiers sur place, qui, après vérification des papiers, ont procédé à une fouille de ses bagages.

Attitudes suspectes

Les cent vingt-six tortues ont été découvertes sitôt les valises ouvertes. Enveloppées dans du film en plastique, les reptiles étaient déshydratés lorsque le pot-aux-roses à été découvert.
Lors d’une enquête sommaire, l’assistant parlementaire a expliqué qu’il allait s’envoler pour le Vietnam dans le cadre d’une réunion. Mais cette affaire a stoppé net son périple vers l’Asie du Sud-est, où la vente au noir d’animaux de compagnie n’est plus un secret.
Le motif de son voyage à l’extérieur a été néanmoins remis en cause lorsque la police a mis en doute l’authenticité de son ordre de mission.
Le suspect comptait prendre une connexion à l’aéroport de Nairobi afin de pouvoir poursuivre son itinéraire jusqu’à sa destination finale mais le trafic a été mis à nu avant même qu’il ne quitte le pays. Les interpellations pourraient encore faire tache d’huile, de source policière.

L'Express de Madagascar

Le 13/01/18

Andry Manase

20. déc., 2017

Les vols de tortues ne datent pas d’hier, ce qui fait que ces impacts sont vraiment conséquents pour Madagascar. Depuis 1986, le ministère en charge a donc légué à Durell Wildlife Conservation Trust la fonction de conservation de la tortue à soc, une espèce endémique de la Grande île. Et à partir de 2014, Durell Wildlife Conservation Trust a reçu un financement du Gouvernement britannique pour mettre en place un projet de renforcement des impacts de ses activités sur la société en se focalisant sur le thème de : «  briser la chaîne : combattre le commerce illicite de tortues à soc ».

Cela a été un projet de 3 ans. Arrivé à son terme donc, Durell Wildlife Conservation Trust a organisé un atelier afin de restituer toutes ses actions et des résultats obtenus suite au projet, hier, à l’hôtel Colbert Antaninarenina. Après tous ces dispositifs mis en place, le trafic des tortues à soc commence maintenant à être contrôlé. Formations, enquêtes et collaborations avec les entités concernées. Tels sont les principaux axes du projet.

Les principales actions

Deux principales enquêtes ont donc été menées afin de voir le degré d’implication des communautés aux alentours des sites dans le braconnage et le trafic de tortues mais également sur les facteurs qui motivent ces dernières à y participer ou non. Les membres des patrouilles des villages ainsi que les agents de Durell Wildlife Conservation Trust et de Madagascar National Park ont reçu des formations concernant le logiciel Smart. Un logiciel permettant l’optimisation des résultats de patrouille. Pour le niveau national, les douaniers  d’Antananarivo, de Mahajanga et de Toliara ont été initiés aux procédures de la convention internationale Cites  par des membres du « Comité national de tortues ». Sur le plan juridique, le ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des fôrets avec ses directions régionales ont concerté avec l’Alliance Voahary gasy et Durell Wildlife Conservation pour approcher les magistrats afin d’harmoniser les manières de perception des délits forêstiers surtout quand ce sont les espèces endémiques qui sont touchées. Les actions ne vont pas s’arrêter là. Et toutes les tortues exportées illicitement seront d’ici peu rapatriées dans le pays mais on attend encore le règlement des papiers administratifs.

La Vérité

Le 21/09/17

Rova R.