7. mars, 2018

Trafics d’espèces sauvages : favorisés par l’exploitation forestière illégale

L’exploitation forestière illégale favorise les trafics d’espèces sauvages. C’est un constat de l’USAID dans une récente publication.

Dans sa publication, l’USAID définit généralement la faune sauvage comme «l’exploitation forestière illégale et le commerce associé du bois précieux sont connus pour faciliter la criminalité liée aux espèces sauvages et plusieurs autres facteurs similaires : pauvreté, gouvernance faible et corruption».

A Madagascar, les espèces les plus menacées par le trafic sont : le bois précieux (bois de rose, ébène, palissandre) ; les reptiles (tortues, caméléons, lézards et serpents) ; toutes les variétés de lémuriens ; la faune marine (hippocampes, poissons exotiques) et les oiseaux (perroquets et autres oiseaux exotiques).

Les bois précieux sont exploités illégalement et exportés pour la confection de produits de grande valeur, comme les meubles et les instruments de musique. Les reptiles servent d’animaux domestiques exotiques et d’expérimentations médicales. Les lémuriens sont braconnés pour leur viande et capturés pour le commerce illicite comme animaux de compagnie, de même que les espèces marines et les oiseaux.

4e rang des activités illicites

Au début des années 1990, l’organisation internationale Traffic estimait la valeur de l’importation légale de produits liés aux espèces sauvages dans le monde à environ 160 milliards de dollars américains. En 2009, la valeur de l’importation mondiale était estimée à 323 milliards de dollars. Aussi, l’organisation estimait la valeur de l’importation légale de produits liés aux espèces sauvages au sein de l’Union européenne à 93 milliards d’euros en 2005, s’élevant à 100 milliards d’euros en 2009.

De par sa nature même, il est impossible d’obtenir des données chiffrées fiables concernant la valeur du commerce illégal d’espèces sauvages, bien qu’elle se situe certainement à plusieurs milliards de dollars.

Ce trafic d’espèces sauvages a atteint un tel niveau que le chiffre d’affaires de ce commerce est évalué par les services de douanes et la Cites, à au moins 10 milliards d’euros par an et plus probablement à 15 milliards. Ce qui le place au 4e rang des activités illicites les plus lucratives au monde, derrière le trafic de drogues, les contrefaçons et la traite d’êtres humains, selon le WWF et l’IFAW dans son rapport «La Nature du crime», publié en septembre 2013.

Les Nouvelles

Le 01/02/18

Arh.