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6. nov., 2015

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Encourager, promouvoir et protéger

9. avr., 2015

L'Express de Madagascar, 28/03/15

24. déc., 2013
Ressources naturelles
 
Les grands projets miniers à l’index
 
Patrick Rasamoelina, analyste environnemental de l’Association
 Fampivoarana dénonce les gabégies
Patrick Rasamoelina, analyste environnemental de l’Association Fampivoarana dénonce les gabégies
 
Plusieurs compagnies minières et pétrolières se sont implantées à Madagascar. Pour le moment, leurs présences n'ont eu que très peu d'impacts sur les populations.
 
La gouvernance des ressources naturelles laisse à désirer. L'association Fampivoarana, à travers Patrick Rasamoelina, analyste environnemental, n'est pas allé par quatre chemins pour dénoncer les gabégies et lacunes observées dans la mise en œuvre des projets miniers et pétroliers. Les consultations publiques ont été particulièrement pointées du doigt. « Lors des consultations, les compagnies ne donnent que des informations très vagues sur les projets. Les populations locales ne participent pas à la prise de décision. Par conséquent, elles ne peuvent faire de suivis dans l'application des cahiers de charge et prendre les responsabilités par rapport aux agissements des promoteurs », a avancé ce membre de l'association Fampivoarana, hier au centre de presse Antsakaviro.
 

La refonte des textes régissant les secteurs minier et pétrolier a été recommandée pour que les impacts des projets soient palpables au niveau de la population locale. La loi sur les grands investissements miniers ne prévoit qu'une très faible part pour les localités d'implantation. Douze pourcent du montant des investissements des compagnies devraient revenir aux collectivités territoriales décentralisés durant le projet, à travers les redevances et dans la plupart des cas, ces dernières n'en tirent aucun profit.
 

Aucun impact

Le cas de la commune de Soalala, avec les cent millions de dollars du Wisco, a été évoqué comme exemple par l'analyste environnemental. Les bénéfices reviennent largement aux compagnies et à quelques individus dans la capitale. « La LGIM favorise les compagnies, les 25% d'intérêt qui reviennent à l'État même si une quarantaine d'impôts vont s'y ajouter, ne pourront pas couvrir les impôts sur les revenus qui devront être versés dans les caisses de l'État », a poursuivi toujours Patrick Rasamoelina.


La révision des textes est recommandée, des préparatifs s’imposent pour l'intégration prochaine de Mada­gascar dans les pays producteurs de pétrole. Patrick Rasamoelina a aussi dénoncé l'absence de projets de réhabilitation ou de mise en place d'une nouvelle raffinerie. Cette situation se traduirait par le maintien à un niveau élevé du prix du carburant. Le pétrole qui jaillira des gisements malgaches sera raffiné à l'extérieur, avant d'être commercialisé à Madagascar.


Lantoniaina Razafindramiadana