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3. oct., 2017

Accusée. La société minière canadienne DNI Metals, actuellement en activités de recherche de minerais de graphite à Vohitsara, dans la commune d’Ambi­nani­niony Brickaville, dans la région Est, est indiquée par une plateforme de la société civile, intervenant dans le foncier, comme en violation de droit. « Le 2 septembre, des éléments de la gendarmerie ont assisté la société DNI pour son forcing de faire subir l’excavation des parcelles de terres des membres de la population des villages, sans leur consentement, et au profit des activités d’exploration de minerais », reproche Haingoarison Randrianomen­janahary, président de la SIF (Solidarité des Intervenants sur le foncier).

Les habitants, qui ont dû céder une partie de leurs terrains pour les recherches ou pour la construction d’infrastructures routières, n’ont obtenu qu’une infime compensation de l’ordre de 30 000 ariary. Le permis de recherche est indiqué appartenir à une exploi­tante en petites mines, propriétaire du permis depuis 2010.
La société est, par ailleurs, blâmée de ne pas avoir effectué des études d’impact environnemental. Elle ne détient pas de programme d’engagement environnemental. La SIF fait savoir que, d’après son constat, DNI Metals utilise de gros engins, prouvant que la société est déjà en phase d’exploitation.

Précisions

Un responsable de DNI Metals, joint au téléphone, hier, explique point par point et avance d’emblée que ce ne sont que des coups perpétrés pour ralentir et intimider le projet. »Si le ministère des Mines et du pétrole ainsi que le BCMM ont délivré le permis et ont autorisé les recherches de DNI Metals jusqu’ici, nos activités ne sont pas en violation de droit », réfute le responsable des opérations de DNI Metals. « Nous sommes une société de droit malgache, en joint venture avec la dame titulaire du permis de Recherche. La présence de gendarmes est logique dans ce genre d’activités, nul n’est à l’abri des débordements qui pourraient surgir en cas d’insatisfaction des habitants. Les gendarmes ne sont pas du tout des moyens de dissuasion », ajoute-t-il.


Le nombre total d’habitants de Vohitsara ne dépasse pas les cent. Une trentaine travaille pour DNI Metals sous forme Himo, en plus des cinquante ouvriers de DNI Metals. « D’autres habitants, encouragés par un ancien maire qui tente de noyer le projet d’exploration, exigent des millions de compensation pour un diamètre de trou utilisé. Toutefois, des représentants du ministère de l’Agriculture sont venus évaluer les compensations exactes pour tout terrain utilisé pour les besoins de l’exploration », poursuit le DNI Metals. « La zone d’exploration n’est pas une zone sensible, donc un permis de recherche environnementale n’est pas nécessaire, une autorisation émanant de la direction interrégionale suffit », précise Amable Benjamin, directeur interrégional des Mines pour Toamasina. On apprend, enfin, que DNI Metals utilise des compresseurs de sondage de minerais et non de gros matériel d’exploitation. « La phase d’exploitation proprement dite est prévue vers la fin de l’année, si tout va bien », finit le responsable de DNI Metals.

L'Express de Madagascar

Le 13/09/17

Mirana Ihariliva

2. sept., 2017

Le Mining business center (MBC) vient d’être inauguré, hier. Ce nouveau centre d’affaires servira de porte d’entrée pour les investisseurs miniers.

L’architecture de l’édifice a attiré le regard des passants de la route de l’aéroport d’Ivato depuis le début du chantier. Est-ce  un nouveau stade ou un complexe sportif ? Non. C’est un nouveau centre d’affaires dédié au secteur minier. Le Mining business center (MBC) bâti à Mamory Ivato vient d’ouvrir ses portes, hier. Les richesses souterraines du pays, de la pierre industrielle à la pierre précieuse, même les métaux précieux y sont exposées : l’or, le saphir, la bauxite, et même des bijoux.  C’est un véritable temple des mines du pays.
Pour les dirigeants, cette infrastructure a pour vocation de faciliter les investissements miniers dans la Grande île. Elle sera ainsi une porte d’entrée pour les investisseurs miniers à Madagascar. « Aujourd’hui nous voulons assurer une bonne gouvernance pour que nous puissions avoir de vrais investisseurs déterminés à créer des emplois, à créer une valeur ajoutée dans ce secteur et dans ce pays », a déclaré le Prési­dent Hery Rajao­narimam­pianina lors de son discours d’inauguration.


Ce centre d’affaires bâti sur une surface de 12000m² regroupe en un seul lieu toutes les structures de l’administration minière en relation avec les opérateurs ainsi que les parties prenantes, simplifiant dans le même temps les démarches administratives par le biais d’un guichet unique.

Bâtiment high tech


La gendarmerie, la police des mines, la douane, le laboratoire de l’Institut de gemmologie de Madagascar (IGM), ainsi que d’autres bureaux administratifs en relation avec les opérations minières y sont présents. La présence d’un bureau de change, d’une institution bancaire étaient aussi annoncées, mais les boxes dédiés à ces institutions financières étaient encore vides, hier.
C’est un bâtiment high tech connecté en fibre optique qui abritera un amphithéâtre de mille places, des salons VIP, une bibliothèque, un restaurant et un lieu sécurisé comprenant des détecteurs de métaux, des contrôles et accès magnétiques, des contrôles vidéo et autres pour les pierres précieuses industrielles, les métaux précieux et industriels. Sa construction a coûté le bagatelle de 20 mil­liards ariary sur fonds propre du Bureau du cadastre minier de Mada­gascar (BCMM) le promoteur de ce centre d’affaires.
Le MBC servira ainsi de catalyseur du développement durable à travers le secteur minier afin de faire de Madagascar un pays moderne et prospère. « Le hub est un espace dédié au déploiement et à la promotion du secteur minier et veut réinventer de façon inclusive les retombées des richesses minières du sol malgache », a déclaré David Ratsimbazafy, directeur général du BCMM.

L'Express de Madagascar

Le 2/09/17

Lova Rafidiarisoa

8. août, 2017

Le
 Directeur général des Mines, Pamphile Rakotoari­manana, positive l’exploitation du projet Ranobe.

Les quiproquos autour de l’exploitation de l’ilménite de Toliara II ressurgissent. Une partie l’approuve tandis qu’une autre la réfute.

En catimini. Il n’y a eu ni conférence de presse ni grand tamtam pour annoncer que le projet Ranobe de Toliara Sands continue et que celle-ci finalise même le processus d’exploitation. Une simple insertion de presse, sans en-tête officiel ni signature, est parue samedi dernier, et ayant pour titre « Face aux opportunités nouvelles du marché de l’ilménite », en guise d’information publique. Le communiqué est justifié par le fait que « le marché mondial de l’ilménite revient de nouveau en force après un ralentissement économique mondial et de la forte baisse des  minéraux. Les promoteurs du projet Ranobe ont ainsi décidé de surélever l’échelle du produit à 50% de par cette amélioration du marché et l’augmentation  de la demande pour ce type de produits ».


Les dits responsables de la société Toliara Sands, dirigée par un Franco-mauricien, ont été indiqués en mission et ne peuvent donc donner plus de détails avant une période indéterminée. Le ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du pétrole a confirmé qu’effectivement, le projet Ranobe entre en phase d’exploitation.


« Le projet Ranobe a obtenu son permis d’exploitation en 2012 et son permis environnemental en 2015. Il veut saisir l’opportunité économique actuelle du prix du minerais, laquelle fonctionne en cycle de cinq-dix ans », explique le directeur général des Mines, Pamphile Rakotoarimanana.


« Le ministère auprès de la Présidence en charge des Mines et du pétrole a comme attribution de veiller au respect des cahiers de charge. Le souci a toujours été les volets environnemental et social mais la délivrance d’un permis environnemental justifie la résolution des mésententes sociales locales », ajoute-t-il.


Le communiqué informe que le porte-parole des cinq maires concernés par le projet affirme que Toliara Sands a suivi les règlementations en vigueur (…), après des années de consultations publiques. Le communiqué indique, par ailleurs, que le ministre Ying Vah Zafilahy insiste sur le développement du projet.


« Avec un investissement de 200 millions de dollars, le projet Ranobe viendra grossir les rangs des deux projets miniers,  avec ses 600 000 tonnes de production annuelle, et entraînera des retombées positives pour notre pays et en particulier, la région Atsimo Andrefana », peut-on y lire.


Peu favorable


Une manifestation s’est tenue à Andaboly, Toliara, le surlendemain de la sortie du communiqué de presse, c’est-à-dire le lundi de la Pentecôte dernier. Andaboly est le lieu indiqué où sera construite une nouvelle jetée avec un tirant d’eau de douze mètres, pour faciliter le transport des minerais vers les bateaux.


« Ce sont les pêcheurs Vezo qui vivent de la pêche dans cette partie de Toliara, incluant la plage de renom de Labatery, qui ont montré leur mécontentement quant à une éventuelle utilisation de leur territoire par Toliara Sands », explique le colonel Jules Rabe, chef de la région Atsimo Andrefana, joint  au téléphone hier soir.


« J’ai personnellement proposé à Toliara Sands de déplacer la jetée un peu plus vers le nord afin de ne pas perturber les pêcheurs » ajoute-t-il.


En outre, des natifs de la localité, entre autres l’artiste d’origine Masikoro Théo Rakotovao, s’opposent à l’exploitation des lieux même à Ranobe, à quarante kilomètres de Toliara.
« C’est un projet qui ne rapporterait rien à la population locale, alors que l’environnement en sera détruit », soutient-il aux côtés des pêcheurs Vezo, lundi dernier.


Selon le Code minier en vigueur en effet, 2% de redevances reviennent à l’État. Un représentant de la société civile, quant à lui, fustige le ministère d’avoir accordé le permis d’exploitation de 2012. « Aucun permis ne devait être délivré durant la Transition. Alors, comment se fait-il que Toliara Sands déroge à cette loi », soutient-il.


Toujours est-il que la transparence est de mise pour éviter tout débordement social comme c’était le cas de Soamahamanina, l’année dernière.

L'Express de Madagascar

Le 09/06/17

Mirana Ihariliva

6. nov., 2015

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