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17. mars, 2020

Le Sénat vote à l’unanimité le congé de 15 jours pour le deuil d’un enfant

Richard Yung , 4 mars 2020

Le Sénat a le pouvoir de corriger les décisions maladroites de l’Assemblée nationale. Hier, la proposition de loi portant à 15 jours le congé pour le deuil d’un enfant de moins de 25 ans a été votée en première lecture à l’unanimité et avec le soutien appuyé du gouvernement.

Initialement, le congé pour deuil était porté à 5 jours. Le Sénat a travaillé dans un esprit de cohésion et d’humanité qui dépasse les frontières politiques et a tenu à aller au de-là du texte d’origine. Ainsi, le Sénat a créé un congé de deuil de huit jours supplémentaires fractionnable et pris en charge par la Sécurité sociale. Cela vaut également pour les travailleurs indépendants et aux agents publics. Les parents ou « beaux-parents assurant la charge effective et permanente de l’enfant » auront le droit au total à 15 jours ouvrés.

La ministre Muriel Pénicaud a soutenu la version enrichie par le Sénat tout en félicitant le travail de collaboration entre le gouvernement et le Sénat. Le texte ainsi modifié permet de garantir de nouveaux droits et d’accompagner au mieux les familles endeuillées. La perte d’un enfant est une tragédie et si rien ne peut atténuer la douleur, notre rôle consiste à les libérer de toute contrainte professionnelle pendant un certain temps.

 

13. mai, 2019

L’État lance le défi de tripler les bénéficiaires des programmes de la protection sociale. Un partage d’expériences avec les pays africains en vue.

Budget insuffisant. Seulement 5% des Malgaches vulnérables bénéficient de l’appui à travers les programmes de protection sociale actuellement. Or seulement 2% du budget de l’État est destiné à la protection sociale selon le ministère de la Population, de la protection sociale, et de la promotion de la femme. L’État, dans la réalisation de sa Politique générale compte tripler les bénéficiaires soit 15% d’ici 2023. La 5e rencontre de la communauté de pratique sur les  transferts monétaires en Afrique (COP), qui a commencé lundi, est une opportunité pour Madagascar d’améliorer son savoir-faire pour plus d’impacts au niveau des bénéficiaires. Malgré les appuis financiers des bailleurs, l’État compte s’engager.

Un registre des bénéficiaires est nécessaire selon le Premier ministre Christian Ntsay, hier. « Plusieurs pays discutent actuellement de la manière de ne plus dépendre tout le temps des partenaires financiers. À travers cette rencontre, nous suivons l’exemple des autres pays africains et eux aussi tirent des leçons de notre expérience. Il est important de voir de près le registre unique. Il faut savoir qui devront vraiment bénéficier des programmes. Sinon il est difficile de mettre sur pied des programmes. C’est la raison pour laquelle nous devrons fournir des efforts car il existe également des programmes des partenaires financiers qui sont complémentaires avec nos programmes. Si nous ne faisons pas attention, seule une partie des personnes vulnérables bénéficiera de cet appui », affirme le Premier Ministre.

Mesures d'accompagnement

Des résultats positifs ont été constatés sur terrain concernant l’incitation scolaire liée à ce projet. Trente neuf mille ménages vulnérables ont bénéficié de Vatsin’anko­ho­nana depuis 2016 dans sept districts de Madagascar dont Betioky Atsimo, Toamasian II, Mahanoro, Ambohimahasoa, Faratsiho, Betafo et Vohipeno. Les mesures d’accompagnement impliquent différents secteurs. Le manque de ressources ne devrait pas être des blocages. « C’est inimaginable que cette communauté disparaisse faute de ressources et d’outils. Au moins des pistes seront discutées afin que le système puisse régénérer », enchaîne le Premier ministre Christian Ntsay.

L'Express de Madagascar

Le 24/04/19

Mamisoa Antonia

15. janv., 2016
17. févr., 2014