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22. août, 2017

Le kilo du café atteint actuellement les 20 000 ariary. Les grossistes disent ne plus en trouver. Les zones productrices sont également en difficulté.

La filière en difficulté. Le café a perdu non seulement sa renommée d’antan, mais coûte cher. Il se vend au quadruple de son prix normal qui est de 5000 ariary en moyenne.
« En deux mois, le prix du kilo du café en grains est passé de 5000ariary, à 8000 ariary et maintenant à 20 000 ariary », raconte un détaillant du marché d’Anosibe. Ce prix est pratiqué dans la principale zone productrice de café « Robusta » du littoral Sud-Est. Le Robusta constitue les 95% de la production annuelle du pays et se cultive dans cette partie de la Grande île. « La  plupart des plants de café ont subi les dégâts du cyclone Enawo. La pluie, puis la trop longue période de sècheresse ont  impacté sur la qualité de la production », explique Chrétien Gilbert Ralaimitsiry, directeur régional de l’Agriculture pour Vatovavy Fitovinany. Près d’un quart des 56 000ha de zone de caféiculture seulement ont pu assurer la production. « Les sacs de café sont directement acheminés vers Fianarantsoa par voie ferrée, donc le prix est à peu près le même pour Fianarantsoa et Manakara, chef lieu de région de Vatovavy Fitovinany. Il était de 3000 ariary le kapoaka (gobelet) ramenant ainsi le prix du kilo à 12 000 ariary », précise le directeur. Les collecteurs achètent le kilo à 10 000 ariary auprès des producteurs.


Mais même avec le coût du transport vers la capitale, le premier responsable de l’agriculture de la région Vatovavy Fitovinany pense que le coût de la spéculation est trop exagéré pour atteindre 20 000 ariary.


La chute du prix sur le marché international à moins de 2000 dollars la tonne soit, une contribution de 0,2% sur le PIB du pays,  n’a pas motivé les producteurs depuis une décennie.

En difficulté


D’ailleurs, Madagascar est classé « petit producteur de café » avec ses 10 750 tonnes en 2007, 1 950 tonnes en 2009 et 8 800 tonnes en 2014, par rapport au  Mexique qui produit près de 400 000 tonnes annuellement. Le vieillissement des plants datant de la colonisation, le refus de nouvelles techniques culturales par les planteurs n’arrangent pas non plus la situation. La plantation ne produit que très peu, environ 1 à 2 kg par pied donnant environ un rendement de 3 à 4 tonnes à l’hectare, contre 6 à 8 kg par pied, du temps de colonisation. Depuis 1991, la détérioration est aggravée par le choix des planteurs de café, de le remplacer par du girofle ou de la vanille. « 70% de la culture de café sont rayés des habitudes de production », souligne encore Chétien G. Ralai­mitsiry. Un couple de planteurs de café raconte qu’il a opté depuis quelques années pour la culture de vanille.


« Des opérateurs de la Sava viennent directement acheter notre vanille, et c’est de l’argent sûr », explique-t-il.On annonce en revanche que la prochaine récolte sera meilleure, même si le projet de rajeunissement de plants et d’amélioration des semences ne se fructifiera que d’ici encore quelques années. Toutefois, la production caféière mondiale sera encore inférieure à la consommation cette année. Même si la tendance est plutôt moins de caféine mais plus d’arôme.

L'Express de Madagascar

Le 14/06/17

Mirana Ihariliva

23. nov., 2015

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour visualiser l'article intitulé: "girofle: filière méconnue mais rénumératrice" extrait du journal Les Nouvelles daté du 2 novembre 2015

 

Girofle: filière méconnue mais rénumératrice

15. avr., 2015

L'Express de Madagascar, 24/01/15

27. janv., 2014

Vanille: Deux milliardaires du bois de rose

veulent rafler la production nationale 2014

 

La vanille malgache affiche cette année une très bonne qualité.

La vanille malgache affiche cette année une très bonne qualité.

 

Avec une bonne floraison, les professionnels de la vanille envisagent une bonne récolte cette année, mais la filière bois de rose peut entraîner des conséquences néfastes.

 

D’après les bruits qui courent actuellement dans la SAVA, deux milliardaires, opérateurs en bois de rose, ont annoncé récemment qu’à eux seuls, ils sont  capables d’acheter la totalité de la production nationale de vanille cette année.

 

200 milliards ariary. C’est dire à quel point le trafic de bois de rose a fait rapidement des personnes immensément riches. En effet, les prévisions font état d’une production de 1 800 tonnes de vanille exportable cette année 2014. Une quantité qui, au bas mot coûterait dans les 200 milliards d’ariary. Cette éventualité d’un monopole à deux de l’achat de la production de la vanille fera l’affaire des producteurs puisque depuis que ce bruit a commencé à courir, les planteurs font déjà de la surenchère en  annonçant qu’ils appliqueront un prix de départ de 20 000 ariary le kilo de la vanille verte. Un prix local  qui pourrait faire flamber une fois de plus les cours internationaux de la vanille préparée malgache qui se négocierait à partir de 90 dollars le kilo sur le marché international. Or, d’après un professionnel de la vanille, avec ce prix de base de 90 dollars, les industriels de l’arôme à base de vanille pourraient tout simplement se tourner vers la vanilline artificielle issue du procédé biotechnologique qui coûte moins cher.

 

Stabilité. Bref, une nouvelle menace plane sur la vanille malgache et les autorités ont intérêt à prendre préalablement les mesures qui s’imposent pour éviter cette possibilité de flambée des prix.  Surtout en ce moment où la filière retrouve une certaine stabilité, aussi bien au niveau du prix que de la qualité. En effet, en 2012, la production nationale de vanille préparée exportable était d’environ 1200 tonnes. Une production qui est descendue à un peu moins de 1 000 tonnes en 2013, à cause d’une faible floraison. Mais cette année 2013 sera meilleure puisque, avec le retour à la bonne floraison depuis septembre à décembre, la production prévue est estimée à 1 800 tonnes exportables, une quantité suffisante pour inonder le marché mondial de la vanille encore et toujours dominé par la Grande Ile surtout depuis que les autres pays producteurs comme l’Inde, l’Indonésie, la Papouasie Nouvelle Guinée, ont pratiquement abandonné la filière.

 

Profit. En tout cas, si la filière ne serait pas perturbée par ces milliardaires  du bois de rose, les professionnels de la vanille en tireront profit. En premier lieu, les producteurs qui ont bénéficié ces deux dernières années de prix stables et soutenus, à savoir, entre 15 000 ariary et 22 000 ariary le kilo de la vanille verte. Avec ce prix local, la fourchette de prix sur le marché international est évaluée entre 60 USD et 100 USD selon la qualité. Un prix jugé convenable et qui permettra de garder  les acheteurs internationaux et partant de sauver encore la filière vanille de Madagascar.

 

R.Edmond

27. janv., 2014

Exportation

 

Le premier bateau de litchis part bientôt

 

Sept mille tonnes, soit l'équivalent de 7440 palettes. C'est la quantité de litchis qui seront expédiés sur le marché européen pour le premier envoi par bateau conventionnel. Selon les estimations des exportateurs, il quittera le pays samedi. Des opérateurs ont déjà rempli leurs quotas. « Cette année, la collecte de litchis n'est pas confrontée à des obstacles majeurs. Les exportateurs ont réussi à remplir le bateau à temps. Deux jours avant le départ du bateau, certains ont pu remplir leurs quotas. La bonne production explique en partie cette situation. Les lieux de collecte ont été aussi plus proches de la ville de Toama­sina », explique Faly Rasami­manana, un exportateur.


« Nous n'étions pas obligés d'aller loin, car aux environs de cinq à dix kilomètres, nous avons trouvé des fruits de bonne qualité », poursuit-il. En 2011 pourtant, les opérateurs ont failli suspendre les expéditions par bateau, faute de produits répondant aux normes exigées par les importateurs, surtout en terme de calibre. Une situation qui finalement s'est traduite par un gap de 6000 tonnes de litchis et par le retard de l'arrivée des fruits malgaches sur le marché européen. Le départ du second bateau, Baltic Klipper, est prévu le 27 novembre. La même quantité sera expédiée à bord.

 


Stagnation des prix


Malgré cette amélioration qualitative et quantitative, les prix sont restés stables aussi bien au niveau des producteurs que des exportateurs. Pour les premiers, le kilo est acheté à 600 ariary par les collecteurs. Et comme l'année dernière, pour les seconds, il est fixé à 1000 ariary. Le volume des exportations connaîtra aussi une stagnation par rapport à la précédente campagne.


« La demande sur le marché extérieur n'a pas connu d’évolution. Par conséquent, nous avons convenu de maintenir les exportations à 17 500 tonnes afin d'éviter une chute importante du prix, et le renvoi d'une quantité non négligeable de litchis par les importateurs », note toujours Faly Rasamimanana. Les envois par avion sur le marché européen ont commencé le 7 novembre. Au total, 150 à 200 tonnes sont prévues être acheminées par voie aérienne.
Depuis quelques jours, ces fruits commencent aussi à envahir les marchés de la capitale.

 

Selon les propos de certains vendeurs, ces derniers proviennent de Manakara, étant donné que la région Atsinanana est pour le moment concentrée sur les exportations. Le kilo est vendu de 700 ariary à 1000 ariary sur le marché Anosibe. « Les fruits bien
rouges et assez gros sont plus chers. Ce prix assez élevé s'explique par le coût de transport », évoque Ndriana, un vendeur de fruits.

 

Lantoniaina Razafindramiadana

Jeudi 21 novembre 2013, l'Express de Madagascar