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24. sept., 2018

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L'Express de Madagascar

Le 14/09/18

Garry Fabrice Ranaivoson

3. sept., 2018

Ce qui s’est passé hier au petit matin signifie que l’insécurité est loin d’être maîtrisée dans la Capitale et ses environs. Deux agents de sécurité du point de vente de « La Gastronomie Pizza » (Gatro Pizza) au By-pass ont été froidement abattus lors de l’attaque de leur lieu de travail. Leurs corps ont été retrouvés abandonnés dans deux endroits différents : l’un à Andoharanofotsy et l’autre au by-pass. Des coups de couteau ont été constatés au niveau de leur gorge et de leur abdomen.

Selon les informations émanant de la Police nationale, les Forces de l’ordre n’étaient informées de ce fait horrible que vers 6 heures du matin. Alertés également, des gendarmes de la brigade d’Andoharanofotsy et des responsables de la société de sécurité civile G4S, à laquelle sont affiliées les victimes, se sont rendus sur place où ils ont constaté que le restaurant a été attaqué par des bandits. Le système de sécurité (caméra de surveillance) est détruit. Après le constat, les dépouilles étaient emmenées à la morgue de l’hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona à Ampefiloha.

Pour le moment, les détails sur le déroulement de l’attaque restent encore flous. Cependant, le constat sur les lieux du crime a permis de savoir que l’acte a été commis vers 3 heures du matin. Accompagnant les dépouilles des victimes à la morgue, Chef Mbinina qui est un responsable auprès de ce point de vente au By-pass estime qu’il s’agit d’un acte bien planifié. Les malfaiteurs dont le nombre est estimé à plus de 10 individus ont attendu le dernier passage de la patrouille des forces de l’ordre qui devait passer dans la localité entre 2 et 3 heures du matin pour attaquer. Puisque ce point de vente est déjà fermé, les bandits s’en sont alors pris aux deux agents de sécurité qu’ils ont rencontrés sur place. Ils voulaient vraisemblablement s’emparer du contenu du coffre-fort de l’entreprise après avoir mis la pression sur leurs victimes. Pour ouvrir le coffre, les deux gardiens auraient indiqué l’endroit où réside le trésorier qui détient le code, à Andoharanofotsy. Ainsi, une partie de la bande a emmené l’une des victimes pour le chercher. Arrivés à Andoharanofotsy, les bandits n’auraient pas trouvé le trésorier. Ahuris, ils ont alors décidé de tuer leur indicateur. Grièvement blessé, ce dernier aurait encore pu demander secours chez des habitants du quartier en disant qu’il était pris en otage par des bandits avant de rendre son dernier souffle. Revenus au Bypass, les malfaiteurs ont également abattu l’agent de sécurité qui était resté sur place.

Des habitués de la maison. Selon Chef Mbinina, les malfaiteurs seraient des personnes habituées de la maison. Ils connaissaient tous les dispositifs de sécurité de la maison. C’est pourquoi, ils ont enlevé les boutons de panique et le mémoire de stockage de l’enregistrement de la caméra de surveillance (DVR) pour les emmener avec eux quand ils ont évacué les lieux. Ils ont agi ainsi en sachant que ce DVR peut conserver 7 à 8 jours d’enregistrement. Ces malfaiteurs auraient également su que ce jour-là, la caméra de surveillance de ce point de vente de « La Gastronomie Pizza » au By-pass n’était pas connectée au service central de l’entreprise, précise-t-il.

Midi Madagascar

Le 28/08/18

T.M.

29. août, 2018

Des chamboulements, voire des annulations (de voyage) cette semaine, en raison de l’insécurité qui s’intensifie sur les routes nationales. Des bouleversements qui concernent autant les touristes nationaux que les touristes étrangers.

Violence. De Mahajanga samedi dernier, à Ranomafana à Ifanadiana, en passant par les « Tsingy » de Bemaraha, ou encore Morondava dans le sud-ouest, les actes de banditisme perpétrés contre les touristes et les véhicules de transport collectif sont de plus en plus violents, voire sanglants et meurtriers. En effet, les bandits ne se contentent plus de piller tout ce qui leur passe par la main, ils prennent aussi un malin plaisir (ou est-ce une « mesure de précaution » ?) à blesser les victimes ou leur ôter la vie. Le problème c’est que ces faits-divers devenus pour le moins banals, engendrent des conséquences socio-économiques considérables.

Réorganisation. Rien que suite à l’attaque d’une caravane de 9 voitures sur l’axe Tanà-Majunga samedi dernier, des aménagements et des réorganisations de voyage ont dû être effectués. D’autant plus que l’axe Tana-Majunga est aussi stratégique, car elle mène également vers le Nord du pays. Pour les longs voyages, les clients préfèrent ainsi prendre des dispositions pour ne voyager que le jour et opter pour des voyages « hyper sécurisés ». Citons, en guise d’exemple, un groupe de six personnes prévu effectuer un « roadtrip » Tana-Nosy-Be ont annulé leur voyage au dernier moment et ont préféré une autre période et non plus sur route, mais par avion. Pour plus de sécurité, ils ont consenti à y mettre les frais, au grand dam des opérateurs du transport collectif. Les malfaiteurs profitent en effet de la période de vacances pour sévir sur les routes nationales, car ils savent que la plupart des voyageurs gardent sur eux du liquide et des objets de valeur. N’empêche que si cette situation d’insécurité persiste, les conséquences seront désastreuses sur le tourisme et par ricochets à l’économie du pays. La lutte contre l’insécurité fait d’ailleurs partie des priorités du gouvernement Ntsay, reste à savoir s’il aura la marge de manœuvre nécessaire.

Midi Madagascar

Le 14/08/18

Luz Razafimbelo