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14. janv., 2019

Cette année a été agitée pour la gendarmerie nationale qui a perdu dix-huit de ses hommes depuis janvier. Une chasse aux dahalo tueurs est déclenchée à Maintirano.

Après récapitulation d’un lourd bilan annuel, faisant état de dix-huit gendarmes tués dans des missions dangereuses, l’heure est maintenant à la chasse.
Sept victimes ont été déplorées entre mi-novembre à décembre, soit en trois semaines seulement, suivant les statistiques du service de la communication et des relations publiques (SCRP), auprès du commandement de la gendarmerie nationale. Parmi les gendarmes tombés sous les balles des dahalo, figurent des officiers et sous-officiers qui ont été dépouillés de leurs fusils d’assaut kalachnikov, ainsi que de cartouches.
C’est ce qui est arrivé au commandant de brigade de Ranomafana en novembre. Une partie de ces armes a pu être récupérée. Désormais, l’insécurité aussi bien urbaine que rurale ne fait plus de quartier.
« Ce qui m’intrigue dans toute cette histoire, c’est que les dahalo de chaque région concourent apparemment à tuer les gendarmes. On ignore pourtant la raison de cette gageure », a déploré un officier général, rencontré lors du récent deuil, jeudi 13 décembre, au Toby Ratsimandrava.

Expédition en cours


Malgré cette provocation et les gestes des malfaiteurs narguant les forces de l’ordre, « cela nous encourage plus encore à nous engager dans la protection de la population et de ses biens. C’est notre devoir », indique le SCRP.
Suite à la mort de deux sous-officiers subalternes en service au poste avancé d’Antsaido Bebao, dans le district de Maintirano, le 12 décembre, un escadron vient d’être expédié pour traquer les tueurs. Les malheu­reux ont escorté cinq agents de l’institut national de la statistique (Instat), au cours de leur mission de recensement général de la population et de l’habitat, quand le pire s’est produit.
Quatre arrestations s’en sont suivies. Les suspects sont actuellement obligés de guider un peloton de gendarmes, afin de retrouver les auteurs principaux en cavale.
Depuis, les gendarmes traversent des villages désertés. Joint par téléphone, un officier supérieur à la tête de cette expédition en cours, a affirmé n’avoir vu personne dans chaque hameau où ils sont passés.Quelques bourgs ont déjà été inspectés depuis le début de ce raid. Il fallait faire plusieurs kilomètres, soit six heures de marche pour rallier le prochain village, comme l’a raconté ce chef d’opération.Jusqu’à hier soir, aucune arrestation n’a toujours été signalée. La recherche continue donc de jour comme de nuit, selon les explications reçues.

Un autre poste attaqué

Alors que la traque des dahalo impliqués dans le meurtre des deux gendarmes à Antsaido Bebao, poursuit son cours, d’autres bandits armés, au nombre de vingt ont attaqué le poste fixe de la gendarmerie d’Ankisatra, à Maintirano, il y a trois jours. « Les assaillants ont battu en retraite lorsque les hommes du poste ont riposté par des tirs nourris », d’après les informations auprès du groupement de Melaky. Lors de l’affrontement, un des malfrats a été touché par les balles.

L'Express de Madagascar

Le 22/12/18

Hajatiana Léonard

24. sept., 2018

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L'Express de Madagascar

Le 14/09/18

Garry Fabrice Ranaivoson

3. sept., 2018

Ce qui s’est passé hier au petit matin signifie que l’insécurité est loin d’être maîtrisée dans la Capitale et ses environs. Deux agents de sécurité du point de vente de « La Gastronomie Pizza » (Gatro Pizza) au By-pass ont été froidement abattus lors de l’attaque de leur lieu de travail. Leurs corps ont été retrouvés abandonnés dans deux endroits différents : l’un à Andoharanofotsy et l’autre au by-pass. Des coups de couteau ont été constatés au niveau de leur gorge et de leur abdomen.

Selon les informations émanant de la Police nationale, les Forces de l’ordre n’étaient informées de ce fait horrible que vers 6 heures du matin. Alertés également, des gendarmes de la brigade d’Andoharanofotsy et des responsables de la société de sécurité civile G4S, à laquelle sont affiliées les victimes, se sont rendus sur place où ils ont constaté que le restaurant a été attaqué par des bandits. Le système de sécurité (caméra de surveillance) est détruit. Après le constat, les dépouilles étaient emmenées à la morgue de l’hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona à Ampefiloha.

Pour le moment, les détails sur le déroulement de l’attaque restent encore flous. Cependant, le constat sur les lieux du crime a permis de savoir que l’acte a été commis vers 3 heures du matin. Accompagnant les dépouilles des victimes à la morgue, Chef Mbinina qui est un responsable auprès de ce point de vente au By-pass estime qu’il s’agit d’un acte bien planifié. Les malfaiteurs dont le nombre est estimé à plus de 10 individus ont attendu le dernier passage de la patrouille des forces de l’ordre qui devait passer dans la localité entre 2 et 3 heures du matin pour attaquer. Puisque ce point de vente est déjà fermé, les bandits s’en sont alors pris aux deux agents de sécurité qu’ils ont rencontrés sur place. Ils voulaient vraisemblablement s’emparer du contenu du coffre-fort de l’entreprise après avoir mis la pression sur leurs victimes. Pour ouvrir le coffre, les deux gardiens auraient indiqué l’endroit où réside le trésorier qui détient le code, à Andoharanofotsy. Ainsi, une partie de la bande a emmené l’une des victimes pour le chercher. Arrivés à Andoharanofotsy, les bandits n’auraient pas trouvé le trésorier. Ahuris, ils ont alors décidé de tuer leur indicateur. Grièvement blessé, ce dernier aurait encore pu demander secours chez des habitants du quartier en disant qu’il était pris en otage par des bandits avant de rendre son dernier souffle. Revenus au Bypass, les malfaiteurs ont également abattu l’agent de sécurité qui était resté sur place.

Des habitués de la maison. Selon Chef Mbinina, les malfaiteurs seraient des personnes habituées de la maison. Ils connaissaient tous les dispositifs de sécurité de la maison. C’est pourquoi, ils ont enlevé les boutons de panique et le mémoire de stockage de l’enregistrement de la caméra de surveillance (DVR) pour les emmener avec eux quand ils ont évacué les lieux. Ils ont agi ainsi en sachant que ce DVR peut conserver 7 à 8 jours d’enregistrement. Ces malfaiteurs auraient également su que ce jour-là, la caméra de surveillance de ce point de vente de « La Gastronomie Pizza » au By-pass n’était pas connectée au service central de l’entreprise, précise-t-il.

Midi Madagascar

Le 28/08/18

T.M.

29. août, 2018

Des chamboulements, voire des annulations (de voyage) cette semaine, en raison de l’insécurité qui s’intensifie sur les routes nationales. Des bouleversements qui concernent autant les touristes nationaux que les touristes étrangers.

Violence. De Mahajanga samedi dernier, à Ranomafana à Ifanadiana, en passant par les « Tsingy » de Bemaraha, ou encore Morondava dans le sud-ouest, les actes de banditisme perpétrés contre les touristes et les véhicules de transport collectif sont de plus en plus violents, voire sanglants et meurtriers. En effet, les bandits ne se contentent plus de piller tout ce qui leur passe par la main, ils prennent aussi un malin plaisir (ou est-ce une « mesure de précaution » ?) à blesser les victimes ou leur ôter la vie. Le problème c’est que ces faits-divers devenus pour le moins banals, engendrent des conséquences socio-économiques considérables.

Réorganisation. Rien que suite à l’attaque d’une caravane de 9 voitures sur l’axe Tanà-Majunga samedi dernier, des aménagements et des réorganisations de voyage ont dû être effectués. D’autant plus que l’axe Tana-Majunga est aussi stratégique, car elle mène également vers le Nord du pays. Pour les longs voyages, les clients préfèrent ainsi prendre des dispositions pour ne voyager que le jour et opter pour des voyages « hyper sécurisés ». Citons, en guise d’exemple, un groupe de six personnes prévu effectuer un « roadtrip » Tana-Nosy-Be ont annulé leur voyage au dernier moment et ont préféré une autre période et non plus sur route, mais par avion. Pour plus de sécurité, ils ont consenti à y mettre les frais, au grand dam des opérateurs du transport collectif. Les malfaiteurs profitent en effet de la période de vacances pour sévir sur les routes nationales, car ils savent que la plupart des voyageurs gardent sur eux du liquide et des objets de valeur. N’empêche que si cette situation d’insécurité persiste, les conséquences seront désastreuses sur le tourisme et par ricochets à l’économie du pays. La lutte contre l’insécurité fait d’ailleurs partie des priorités du gouvernement Ntsay, reste à savoir s’il aura la marge de manœuvre nécessaire.

Midi Madagascar

Le 14/08/18

Luz Razafimbelo