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19. févr., 2018

Comme à chaque période de l’année, l’heure est au bilan. En ce qui concerne l’insécurité dans la Région Analamanga, la gendarmerie reconnaît qu’elle ne cesse de s’aggraver. A preuve, plus de 100 attaques de bandits ont été enregistrées durant 2017. En comparaison, la situation a été plus calme durant  les deux précédentes années car  il n’y eut que quelques dizaines d’assauts enregistrés.  La recrudescence actuelle du banditisme a vu la multiplication des interventions de la gendarmerie, en particulier en matière d’arrestations. On  a enregistré près de 750 interpellations tout au long de cette même période, selon une source auprès de la circonscription régionale de la gendarmerie dans l’Analamanga.

 Le commandant Ravoavy Zafisambatra déplore le retard de réaction du fokonolona afin d’informer les forces de l’ordre en cas d’alerte. Ce qu’il semble oublier, c’est que les gens ne sont pas forcément censés connaître par cœur le  numéro vert de la gendarmerie ou des garnisons militaires. C’est surtout le cas dans les environs de la capitale ou surtout dans les campagnes de cette région assez vaste. Et encore, les villageois, dans une situation de précarité, n’ont pas souvent les moyens de s’acheter du crédit pour les appels téléphoniques. 

La recrudescence actuelle de l’insécurité témoigne donc  l’échec total de la mission du gouvernement malagasy pour assurer la paix et garantir la sécurité  des habitants de la Grande île. Preuve probante de son fiasco c’est que la réforme du secteur de la sécurité (RSS)  n’est qu’un vain mot. Il y a cette sollicitation grandissante de la population civile (Andrimasom-pokonolona) pour  aider les gardiens de la paix pour combattre ensemble le banditisme, aussi bien dans les villes que dans les brousses.  Curieusement, cette même population civile est pourtant repoussée voire curieusement écartée lorsqu’il s’agit de protéger les résidences des personnalités du régime.  Certes, la population s’avère utile pour le renseignement. Mais elle a trop peur des représailles des bandits  pour les dénoncer.

La Vérité

Le 30/12/17

Franck Roland

30. nov., 2017

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 pour "RAPT contre Rançon : Meralli Ballou sort avec des séquelles à vie"Enlevé il y a dix-sept jours, un opérateur économique français d’origine indienne a été relâché après payement d’une rançon. Des séquelles ont été signalées.

Fin d’une éprouvante captivité. Séquestré pendant dix-sept jours par une escouade de ravisseurs, Nahid Meralli Ballou, un jeune opérateur économique français d’origine indienne, a recouvré la liberté, avant-hier. Dans un communiqué, le Collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar (CFOIM) a indiqué que le jeune homme de vingt-huit ans a retrouvé les siens lundi après-midi, aux alentours  de 19h 30. Des épreuves traumatisantes qui laissent des séquelles à vie ont été signalées.

Le Collectif parle d’une épreuve difficile, avec tortures morales et physi­ques, sans pour autant lâcher des détails sur le calvaire de la victime et sa libération.
En tout cas, Nahid Meralli Ballou a été libéré sain et sauf après paiement d’une rançon dont le montant est tenu secret, dans le souci de ne pas donner encore plus d’ampleur à cet effrayant business criminel.
L’enlèvement a été perpétré dans la soirée du vendredi 6 octobre, vers 21h 30. Depuis, la commission  mixte, rassemblant la brigade spéciale de la gendarmerie nationale, des enquêteurs mixtes de la brigade criminelle au sein de la police et le CFOIM, s’est attelée sur l’affaire.


Renforts multilatéraux


Le rapt de Nahid Meralli Ballou est le deuxième dont s’est saisie la commission. Cette dernière a été, en revanche, mise en place dans l’objectif d’améliorer, entre autres, la sécurité des personnes menacées de kidnappings, de prendre de court les actes qui se préparent, mais aussi de gérer les cas qui surviennent.
Pour cette affaire naissante, aucune arrestation n’est encore signalée. Néanmoins, les investigations criminelles se poursuivent. La collaboration des forces de l’ordre au dénouement de cette histoire est saluée.

« Le CFOIM affirme sa reconnaissance à l’endroit des forces de l’ordre pour leur mobilisation dans cette nouvelle affaire et salue leur engagement à s’unir pour venir à bout de ce fléau qui mine la société malgache toute entière. C’est avant tout un espoir de rétablir progressivement un climat de confiance pour le pays, mais aussi un gage de sécurité pour les populations en général », déclare un membre du CFOIM.

Sur cette même lancée réitère l’appel lancé aux partenariats locaux, internationaux, bilatéraux et multilatéraux pour accompagner au mieux les autorités dans la mise en œuvre d’un dispositif susceptible de réduire à néant cette industrie criminelle.
Nahid Meralli Ballou était au volant de sa voiture dans une voie de desserte sans issue, plongeant dans le quartier de Mahatony lorsqu’il est tombé entre les griffes des ravisseurs. Les assaillants l’ont embarqué a bord d’un 4×4 de couleur grise avant d’abandonner le véhicule à Ambohijatovo, après transbordement.

L'Express de Madagascar

Le 25/10/17

Recueilli par Andry Manase

29. nov., 2017

Les risques d’enlèvement semblent contraindre des opérateurs et leurs familles à quitter la Grande île. Plus d’engagement de l’État dans la lutte contre les kidnappings est requis.

Le départ. C’est la solution choi­sie par plu­sieurs opérateurs économiques, en réponse à l’insécurité qui tend à faire la loi à Madagascar. Alors que les tenants du pouvoir multiplient les roadshows pour convaincre les investisseurs de s’installer dans la Grande île, ceux qui y sont déjà depuis plusieurs années songent de plus en plus au déménagement.
La peur serait la principale raison de ce départ. La peur notamment d’être la nouvelle victime d’enlèvement. Récemment, Yanish Ismaël, fils du propriétaire du groupe SMTP, enlevé le 14 mai à Ilafy, a expliqué le choix de sa famille de déménager à l’île Maurice, après sa libération. Une décision motivée essentiellement par des raisons sécuritaires.
« Si on n’a pas la sécurité, cela ne sert à rien de vivre dans un pays », a-t-il, entre au­tres, déclaré dans l’interview publiée sur le site de l’Express Maurice, vendredi.
Dans une version vidéo de l’entretien, celui qui est présenté comme l’administrateur de la société familiale, déplore que le kidnapping est un sport national. Je pensais qu’après mon enlèvement, ça aurait changé les choses, car les médias se sont beaucoup impliqués. Mais au contraire, rien n’a changé, et cela va continuer, c’est malheu­reux de le dire.
Plus de quatre-vingt-dix rapts, essentiellement de membres de familles d’opérateurs d’origine indo-pakistanaise sont recensés. Celui de Yanish Ismaël est le quatre-vingt-onzième, comme il l’a indiqué dans son interview. Depuis sa libération début juin, trois autres enlèvements ont défrayé les chroniques.
Le dernier en date est celui de Nahid Meralli Ballou, membre d’une famille d’opérateurs économiques, il y a dix-sept jours. Celui qu’Yanish Ismaël présente comme son meilleur ami a été libéré dans la soirée de lundi, moyennant une forte rançon.
Exode
Owne Aleck, l’un de ses cousins, n’avait pas survécu aux sévices de ses ravisseurs en 2014. Dans un communiqué de presse en mai, le Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), avait fait part de leur détresse en déclarant : L’heure est grave. Notre colère est indicible et inexprimable face à la gravité de la situation. Le sentiment d’insécurité est d’autant plus accablant que ces actes barbares restent impunis.
Les ravisseurs sont, effectivement, rarement arrêtés. Et encore moins, les éventuels commanditaires et bénéficiaires des rapts. Lors d’un entretien téléphonique au sujet de la mise en place d’une cellule anti-kidnapping la semaine dernière, le général Girard Andriama­havalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, a indiqué que des dossiers traités s’enchevêtrent.
L’existence d’un réseau qui s’engraisse des recettes de ce sport national est une thèse acceptée de tous.
« Il faut que le gouvernement coopère. Il faut qu’il y ait une justice. À Madagascar, rien n’a changé. Les rapts continuent. En tant qu’homme d’affaires, cela impacte sur nos décisions stratégiques. Cela complique tout », a déclaré Yanish Ismaël. Dans l’entretien avec l’Express Maurice, il a confié que, pour la sécurité de sa famille, les siens ont décidé de ne pas porter plainte.
Outre la fréquence des faits, l’impunité des auteurs semble également accentuer la peur. L’héritier du groupe SMTP est la seule victime d’enlèvement à être sortie du silence jusqu’ici, et a expliqué sa décision de quitter Madagascar. Comme il l’indique, toutefois, plusieurs autres familles songent à faire pareil. Des indiscrétions avancent que sur près de vingt-cinq mille personnes d’origine indo-pakistanaise, ils seraient environ neuf mille à avoir quitté la Grande île.
Cet exode dû à l’insécurité physique des opérateurs pourrait plomber les ambitions de Madagascar à relancer rapidement l’économie, en boostant le secteur privé par un afflux d’investisseurs. Un fardeau qui vient alourdir le climat des affaires, déjà assombri par la corruption, le favoritisme et les intérêts politiques, ou encore les pesantes procédures administratives, ainsi qu’un système judiciaire vacillant qui fragilise la sécurité des personnes morales que sont les entreprises.

L'Express de Madagascar

Le 25/10/17

Garry Fabrice Ranaivoson

30. oct., 2017

Nahid Meralli Balou, libéré lundi après 17 jours de captivité, emboîtera-t-il les pas des autres kidnappés en décidant de quitter Madagascar ? Traumatisés, choqués et scandalisés ! C'est ce qu'on peut qualifier des cas  des victimes d'enlèvement au pays, la plupart formée d'hommes d'affaires français d'origine indopakistanaise. Leur ras-le-bol est tel que certains ont simplement choisi de s'exiler. C'est le cas d'Yanish Ismaël 26 ans, enlevé en mai dernier, que les ravisseurs ont relâché au terme de 23 jours de captivité.

Le fils de Danil Ismaël, propriétaire du Trianon Shopping Park à Maurice, avait été enlevé le 14 mai lors de prières en hommage à ses grands-parents au cimetière d'Ilafy, et en compagnie de son neveu de 12 ans. Ce n'est que le 5 juin qu'il a été relâché après la rançon versée par son père. Pour la victime, c'était  un véritable calvaire.  Récemment, il a donc décidé de partir vivre à l'Ile Maurice où une vie normale l'attend après le cauchemar vécu dans la capitale malgache. Des informations confirment que c'est toute la famille Danil Ismaël qui a pris la décision de s'installer à l'Ile Maurice et non seulement son fils Yanish.


Sitôt établi là-bas, celui-ci explique pouvoir vivre finalement dans la plus grande sérénité et où il peut se consacrer sans aucune peur, loin de tout souci de sécurité, à ses activités professionnelles. Dans l'île voisine, Y.I. raconte ses possibilités de circuler librement partout, donc sans garde du corps.  Mais il n'est pas le seul à s'envoler ainsi pour d'autres cieux.
 Avant lui, Goulam Raza Aly, le propriétaire des concessionnaires Landis et Malgamobile a également quitté la Grande île pour l'Ile Maurice et toujours pour la même raison sécuritaire que son compatriote.  Enlevé deux fois dans la capitale malgache, G.R.A. a décidé de partir après son deuxième kidnapping. Néanmoins, il fait le va-et-vient entre l'île sœur et Madagascar pour la bonne marche de ses entreprises.


La liste n'est pas exhaustive. Soulevons aussi le cas du propriétaire, un autre indopakistanais, de l'entreprise Center Point à Ankorondrano. Il n'a été enlevé qu'une seule fois mais cela a suffi pour l'ulcérer au plus haut point. Lassé de l'insécurité alarmante observée chez nous, il a opté pour le Canada comme sa nouvelle terre d'élection. Mariée à une malagasy, Riaz venait souvent prendre ses vacances dans la Grande île. Mais l'exil est devenu une contagion si bien que certains opérateurs économiques malagasy ont  pris également le même chemin. La famille d'Arlan Ramiliarison a décidé de refaire sa vie à l'étranger après le sinistre et sanglant épisode du double-enlèvement d'Annie, qui a été assassinée durant sa captivité et d'Arnaud à Toamasina en 2015. Récemment, ce dernier est parti  vivre  à l'étranger avec sa mère.
De leur côté, les autorités locales se démarquent toujours par le retard flagrant de leur réaction afin de tenter de freiner le phénomène kidnapping. La dernière trouvaille des autorités est la création de la « cellule kidnapping » entre la police, la gendarmerie nationale, la justice malagasy et les 4 sociétés de téléphonie mobile de la place, afin de faciliter les traçabilités des ravisseurs,  lors de récentes déclarations communes….En somme, des mesures « curatives » que « préventives ».


La recherche des vrais commanditaires et ceux qui tirent la ficelle semble délaissée. Il suffit de se remémorer du débat lors du procès du double enlèvement à Toamasina ayant causé la mort d'une adolescente. Dès le lendemain de la libération de l'otage rescapé, les dès ont été pipés. A preuve, les véritables auteurs ont été placés, non pas à la maison de force de Tsiafahy en attendant leur procès, mais à la prison d'Ambatolampy. Et à quelques jours du procès, les deux principaux présumés coupables et en relation permanente avec les commanditaires se sont évaporés dans la nature sans qu'aucune entité n'arrive à expliquer comment. De cette absence notoire, tous les inculpés dénoncés par ces « évadés » ont été relâchés. Toujours dans cette affaire de kidnapping à Toamasina, les armes utilisées par les bandits et saisies par les forces de l'ordre demeurent jusqu'à  ce jour muettes. Or, avec les numéros inscrits, c'est facile de remonter leur provenance.


Face à cette inertie des autorités à mettre la main sur les commanditaires, il est tout à fait normal que ceux qui ont été victimes d'enlèvement, une fois libérées, se mettent à l'abri en choisissant un ciel plus clément. A Madagascar, ils se sentaient vulnérables, sans défense et à la merci des bandits qui, de ces paramètres, bénéficient certainement d'une protection impénétrable….


La Vérité

Le  24/10/17

Franck Roland

Affaires kidnapping: Nahid Meralli Ballou retrouve la liberté

 

Hier vers la fin de l’après-midi, le collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar (CFOIM) a annoncé dans un communiqué que Nahid Meralli Ballou, qui était enlevé il y a quelques semaines, a retrouvé la liberté la nuit du lundi 23 octobre. Annonçant cette nouvelle qui a beaucoup soulagé l’association après avoir vécu les mêmes supplices et douleurs que la victime et ses parents ont endurés durant ces 17 jours de séquestration, le CFOIM s’est abstenu d’apporter des précisions sur les circonstances de cette libération. Ce fait a beaucoup étonné les observateurs dans la mesure où on parle d’un acte de kidnapping. On soulève un crime que nos forces de l’ordre sont censées s’y impliquer davantage vu que ce problème se trouve au centre des préoccupations du gouvernement. Ce serait la raison pour laquelle, la mise en place d’une unité spéciale anti-kidnapping vient d’être officialisée récemment. Cette remarque est de mise car cet acte qui nuit à l’image de ce pays souhaitant l’arrivée des investisseurs étrangers, risque de prendre de l’ampleur. En effet, le CFOIM affirme sa reconnaissance à l’endroit des forces de l’ordre pour leur mobilisation dans cette nouvelle affaire et salue leur engagement à s’unir pour venir à bout de ce fléau qui mine la société malgache toute entière. “C’est avant tout un espoir pour rétablir progressivement un climat de confiance pour le pays, mais aussi un gage de sécurité pour les populations en général”, a déclaré un membre du CFOIM.

 

Selon toujours le communiqué, le Collectif des Français d’Origine Indienne de Madagascar (CFOIM) ainsi que les membres de la famille remercient l’ensemble des acteurs qui ont aidé à la libération de Nahid. « Nous remercions aussi tous ceux et celles qui nous ont apporté leur soutien à travers des visites, des messages, des appels, des prières… durant cette épreuve difficile qui nous a torturée à la fois physiquement et moralement », a déclaré un membre de la famille de Nahid. Le CFOIM réitère l’appel lancé à tous les partenariats locaux et internationaux, bilatéraux comme multilatéraux pour accompagner au mieux les autorités dans la mise en œuvre d’un dispositif qui pourra définitivement mettre fin à ces pratiques criminelles.

 

Midi Madagascar

Le 25/10/17

T.M.

 

23. oct., 2017

Une convention relative à la mise en place d’une cellule anti-kidnapping a été signée hier. La promptitude dans la riposte aux rapts, par la coopération avec les opérateurs téléphoniques, est l’objectif.

Célérité. Le ministère de la Justice a annoncé sur sa page Facebook, hier, la signature d’une convention de partenariat », mettant en place une cellule en cas de kidnapping, de menace, ou de tentative. À la lecture de la publication, l’objectif est d’alléger les procédures pour permettre plus de rapidité dans les répliques à ce type d’acte de banditisme.


« La procédure pénale exige un ordre de réquisition émanant des autorités judiciaires par le biais duquel les officiers de police judiciaire, chargés des enquêtes, peuvent obtenir des informations auprès des opérateurs pour être recevables devant la justice. La lourdeur administrative qui accompagne le système actuel retarde la mise en œuvre de ces actions, et influe sur les éventuelles mesures qui auraient pu être prises », explique la publication du ministère de la Justice.


Le ministère de la Justice, celui de la Sécurité publique, ou encore le secrétariat d’État chargé de la gendarmerie nationale, l’Autorité de régulation des technologies de la communication (ARTEC), et les opérateurs téléphoniques étaient les entités présentes à la convention signée hier. Ceci, selon toujours la publication, afin de conjuguer les efforts et assurer une coordination des actions, pour obtenir des résultats  dans les plus brefs délais.


Contacté, Jérémie Napou, directeur de la communication auprès du ministère de la Justice, indique que cette convention permettra de lutter contre les kidnappings en utilisant tous les moyens technologiques à notre disposition. Le constat serait que les ravisseurs utilisent toujours des téléphones cellulaires pour contacter les familles des victimes afin de demander des rançons.

Référent


« La plupart du temps, lorsque les enquêteurs demandent des informations sur les puces téléphoniques utilisées par les ravisseurs, aucun propriétaire n’est répertorié », a déclaré le général Andriama­havalisoa, secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, hier lors d’un entretien téléphonique. L’officier général ajoute ainsi, que la convention signée, hier, renforce l’obli­gation des opérateurs en téléphonie à répertorier les propriétaires de toutes les puces téléphoniques qu’ils ont mis en vente.


Mais elle aurait surtout pour effet d’alléger la procédure de réquisition de ces entreprises afin qu’elles fournissent les informations nécessaires aux enquêteurs, pour retracer l’utilisation des réseaux téléphoniques ou internet par les ravisseurs, dans l’objectif de faciliter les recherches. L’officier général s’est, toutefois, gardé de donner des précisions quant au délai imparti. Seulement, à entendre ses explications durant l’entretien téléphonique d’hier, cela devrait prendre moins de 48 heures. D’après le secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, auparavant, les résultats des demandes faites par les enquêteurs ne sont donnés par les opérateurs que 48 heures, voire une semaine après. La convention créant la cellule interministérielle, en collaboration avec le secteur privé, entre dans le cadre des démarches entreprises pour renforcer la lutte contre les actes de kidnapping. Dans le schéma figure également la désignation d’un magistrat référent.


Une information déjà révélée par Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France, lors de son discours durant la célébration de la fête nationale française, le 14 juillet à Ivandry. Un point focal dans le traitement des dossiers de kidnapping souhaité, notamment par les pays dont les ressortissants sont, fréquemment victimes des rapts, dont la France. Si l’on s’en tient aux explications du secrétaire d’État à la gendarmerie nationale, toutefois, un flou existe sur le territoire de compétence de cette personnalité.
« Nous souhaiterions que le magistrat référent ait compétence sur tout le territoire malga­che, afin que les dossiers ne se dispersent pas. Dans la plupart des cas en effet, les affaires de kidnapping qui s’enchevêtrent, ont des liens entre eux », indique le général Andriamahavalisoa.

L'Express de Madagascar

Le 17/10/17

Garry Fabrice Ranaivoson

Mise en place d’une cellule anti-kidnapping