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Le 24 août 2019

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VANF ANTRANONKALA-ONLINE

L’avènement de la Démographie

Nous serions 25.680.242 Malgaches. Annonce provisoire du RGPH-3. La Démographie deviendra la discipline la plus importante de la prochaine décennie. La Démographie, née dans le sillage de la statistique. La Démographie qui, avec l’économie, est la plus quantitative des sciences sociales. Perspectives intellectuelles stimulantes quand on sait que les démographes ont souvent une double formation (+économie, +sociologie, +anthropologie, +philosophie, +urbanisme, par exemple).

Démographie et migrations intérieures. Démographie et croissance économique. Démographie et espace vital. Démographie et équipements. Démographie et services publics. Fécondité et Degré de développement de l’État. Fécondité et milieu d’appartenance. Fécondité et niveau d’études des femmes. 

«Populaire et populeux» : on a toujours l’impression que les quartiers les plus pauvres sont encore les plus peuplés. Double peine. Sauf pour ceux qui continuent de raisonner en «fito lahy, fito vavy» : la bénédiction improbable d’avoir sept garçons et sept filles. Dans une Capitale Antananarivo avec 210 habitants au km2, cette surpopulation domestique déborde sur l’espace public et devient gêne, encombrement, surcharge.

Pendant 25 ans, le RGPH-2 remontant à 1993, l’État malgache s’était privé d’un outil fondamental de décision. L’INSTAT (Institut National de la Statistique) existe, il nous faut désormais un INED ou un Office for Population Research : qu’importe la filiation tant qu’on s’occupe sérieusement de la Démographie. Il n’est que temps : entre 1974 et 1981, le reste du monde s’était déjà soucié d’une «Enquête mondiale sur la fécondité». 

Depuis que le Ministre de l’Économie a partagé la volonté gouvernementale de limiter les naissances, il a fallu lire rapidement en diagonale la littérature savante sur la Démographie qui y gagne sa majuscule. Pourquoi ? Comment ? Qui ?

«Pendant longtemps, la réflexion sur le devenir d’une société humaine ne pouvait pas s’appuyer sur des données statistiques fiables : elle relevait plutôt de la philosophie, de la morale, de la science politique et, bien entendu, de la religion. En fait, il allait souvent de soi que l’objectif était d’assurer les conditions du plus grand nombre de naissances possible, compte tenu des faibles probabilités de survie des enfants jusqu’à l’âge adulte, ou de la volonté d’augmenter la taille de la population pour s’imposer face aux autres populations». 

Dans la chronique «Ho atao inona izy, sa inona no atao ho azy ?» (Antranonkala 14 juin 2019), j’opposais les «Telo sy Efatra ihany» aux «Mpanao tera-bitro» accusés d’un exploit improbable «miteraka indroa isan-taona». Si la population malgache a triplé depuis 1975 et doublé depuis 1993, tout le monde n’a pas la même responsabilité dans cette explosion démographique. Limitation des naissances, mais lesquelles ?

En 1977, Harvey Leibenstein avait cherché à expliquer pourquoi les plus riches choisissent d’avoir assez peu d’enfants. Parce que, disait-il, les dépenses à consacrer aux enfants sont plus élevées chez les riches que chez les pauvres et qu’en situation de concurrence dans le budget familial, les dépenses de statut, destinées à maintenir le rang social des plus riches, réduisent les sommes à consacrer aux enfants.

Dès 1890, Arsène Dumont, dans «Dépopulation et civilisation» expliquait comment le contexte économique et social créé par l’entrée dans l’industrialisation et le développement économique a ouvert des perspectives de promotion sociale que les sociétés traditionnelles n’offraient pas. Et que ceci pousse les couples à limiter le nombre de leurs enfants : soit pour faciliter leur propre promotion en réduisant leurs dépenses et leurs contraintes familiales, soit pour concentrer leurs efforts sur un nombre restreint d’enfants afin d’assurer à ceux-ci une chance de promotion sociale.

Robert Malthus et son «grand banquet de la nature» (XVIIIe-XIXème siècle), Francis Galton et l’invention de l’eugénisme (1883), Richard Easterlin et son «hypothèse» (1974) : l’opinion publique malgache de l’ère Internet voudra certainement en disserter. Aux démographes, et leur double formation d’ouverture, à nous formuler un avertissement de base : Sujet vaste et complexe. 

 
12. juil., 2019

Français à l’étranger.fr

S’engager pendant vos congés

Vous souhaitez vivre une expérience inoubliable à l’étranger ?

Publié le 2 juillet 2019 Par Nathalie Laville

Pourquoi ne pas profiter de vos congés pour aider au développement d’un projet solidaire en étant volontaire, pour vous investir dans une activité d’écotourisme ou pourquoi pour travailler dans une ferme du bout du monde ? Pour ce faire, le Centre d’échanges internationaux (CEI) vous propose tout un panel d’activités durant vos vacances.

> Ecotourisme et volontariat

Si vous souhaitez ne pas être un simple consommateur de voyage, alors ces formules sont faites pour vous ! Donner du sens à vos vacances, vous engager aux côtés d’autres jeunes, découvrir autrement un pays et ses habitants, c’est ce que vous aurez l’occasion de faire en optant pour l’une des formules du CEI. Vous pourrez découvrir la communauté thaïlandaise Akha en l’aidant dans des projets de développement et en vous investissant dans des échanges culturels, ou encore plonger au cœur de la culture Massaï, une ethnie protégée, en Tanzanie, œuvrer pour la réhabilitation d’habitat d’animaux marins au Costa Rica, préserver l’environnement sur l’île de Palawan aux Philippines ou bien collaborer à un projet de rénovation de temples khmers au Cambodge.

> Travailler dans une ferme, une autre opportunité

Comment visiter un pays sans vous ruiner ? En travaillant ! Et cerise sur le gâteau, avec les programmes de « farmstay », vous pourrez travailler à la ferme et vous familiariser avec la culture australienne, à la découverte de la faune et de la flore du pays. Un programme identique vous est proposé au Canada et en Nouvelle-Zélande. Là-bas, vous serez en immersion totale dans une ferme bio ou conventionnelle au sein d’une famille qui vous intégrera dans ses différentes activités. Au Canada, vous pourrez aussi être accueilli dans un ranch si vous maîtrisez l’équitation. Avec le « ranchstay » vous vivrez au rythme d’une famille canadienne tout en restant en contact avec les animaux et la nature.

Ces programmes s’adressent à des jeunes ayant plus de 18 ans.

Pour en savoir plus : www.groupe-cei.fr/nos-organismes/cei-work-travel-study

 

23. avr., 2019