16. août, 2019

VANF ANTRANONKALA-ONLINE

L’avènement de la Démographie

Nous serions 25.680.242 Malgaches. Annonce provisoire du RGPH-3. La Démographie deviendra la discipline la plus importante de la prochaine décennie. La Démographie, née dans le sillage de la statistique. La Démographie qui, avec l’économie, est la plus quantitative des sciences sociales. Perspectives intellectuelles stimulantes quand on sait que les démographes ont souvent une double formation (+économie, +sociologie, +anthropologie, +philosophie, +urbanisme, par exemple).

Démographie et migrations intérieures. Démographie et croissance économique. Démographie et espace vital. Démographie et équipements. Démographie et services publics. Fécondité et Degré de développement de l’État. Fécondité et milieu d’appartenance. Fécondité et niveau d’études des femmes. 

«Populaire et populeux» : on a toujours l’impression que les quartiers les plus pauvres sont encore les plus peuplés. Double peine. Sauf pour ceux qui continuent de raisonner en «fito lahy, fito vavy» : la bénédiction improbable d’avoir sept garçons et sept filles. Dans une Capitale Antananarivo avec 210 habitants au km2, cette surpopulation domestique déborde sur l’espace public et devient gêne, encombrement, surcharge.

Pendant 25 ans, le RGPH-2 remontant à 1993, l’État malgache s’était privé d’un outil fondamental de décision. L’INSTAT (Institut National de la Statistique) existe, il nous faut désormais un INED ou un Office for Population Research : qu’importe la filiation tant qu’on s’occupe sérieusement de la Démographie. Il n’est que temps : entre 1974 et 1981, le reste du monde s’était déjà soucié d’une «Enquête mondiale sur la fécondité». 

Depuis que le Ministre de l’Économie a partagé la volonté gouvernementale de limiter les naissances, il a fallu lire rapidement en diagonale la littérature savante sur la Démographie qui y gagne sa majuscule. Pourquoi ? Comment ? Qui ?

«Pendant longtemps, la réflexion sur le devenir d’une société humaine ne pouvait pas s’appuyer sur des données statistiques fiables : elle relevait plutôt de la philosophie, de la morale, de la science politique et, bien entendu, de la religion. En fait, il allait souvent de soi que l’objectif était d’assurer les conditions du plus grand nombre de naissances possible, compte tenu des faibles probabilités de survie des enfants jusqu’à l’âge adulte, ou de la volonté d’augmenter la taille de la population pour s’imposer face aux autres populations». 

Dans la chronique «Ho atao inona izy, sa inona no atao ho azy ?» (Antranonkala 14 juin 2019), j’opposais les «Telo sy Efatra ihany» aux «Mpanao tera-bitro» accusés d’un exploit improbable «miteraka indroa isan-taona». Si la population malgache a triplé depuis 1975 et doublé depuis 1993, tout le monde n’a pas la même responsabilité dans cette explosion démographique. Limitation des naissances, mais lesquelles ?

En 1977, Harvey Leibenstein avait cherché à expliquer pourquoi les plus riches choisissent d’avoir assez peu d’enfants. Parce que, disait-il, les dépenses à consacrer aux enfants sont plus élevées chez les riches que chez les pauvres et qu’en situation de concurrence dans le budget familial, les dépenses de statut, destinées à maintenir le rang social des plus riches, réduisent les sommes à consacrer aux enfants.

Dès 1890, Arsène Dumont, dans «Dépopulation et civilisation» expliquait comment le contexte économique et social créé par l’entrée dans l’industrialisation et le développement économique a ouvert des perspectives de promotion sociale que les sociétés traditionnelles n’offraient pas. Et que ceci pousse les couples à limiter le nombre de leurs enfants : soit pour faciliter leur propre promotion en réduisant leurs dépenses et leurs contraintes familiales, soit pour concentrer leurs efforts sur un nombre restreint d’enfants afin d’assurer à ceux-ci une chance de promotion sociale.

Robert Malthus et son «grand banquet de la nature» (XVIIIe-XIXème siècle), Francis Galton et l’invention de l’eugénisme (1883), Richard Easterlin et son «hypothèse» (1974) : l’opinion publique malgache de l’ère Internet voudra certainement en disserter. Aux démographes, et leur double formation d’ouverture, à nous formuler un avertissement de base : Sujet vaste et complexe. 

 
12. juil., 2019

Français à l’étranger.fr

S’engager pendant vos congés

Vous souhaitez vivre une expérience inoubliable à l’étranger ?

Publié le 2 juillet 2019 Par Nathalie Laville

Pourquoi ne pas profiter de vos congés pour aider au développement d’un projet solidaire en étant volontaire, pour vous investir dans une activité d’écotourisme ou pourquoi pour travailler dans une ferme du bout du monde ? Pour ce faire, le Centre d’échanges internationaux (CEI) vous propose tout un panel d’activités durant vos vacances.

> Ecotourisme et volontariat

Si vous souhaitez ne pas être un simple consommateur de voyage, alors ces formules sont faites pour vous ! Donner du sens à vos vacances, vous engager aux côtés d’autres jeunes, découvrir autrement un pays et ses habitants, c’est ce que vous aurez l’occasion de faire en optant pour l’une des formules du CEI. Vous pourrez découvrir la communauté thaïlandaise Akha en l’aidant dans des projets de développement et en vous investissant dans des échanges culturels, ou encore plonger au cœur de la culture Massaï, une ethnie protégée, en Tanzanie, œuvrer pour la réhabilitation d’habitat d’animaux marins au Costa Rica, préserver l’environnement sur l’île de Palawan aux Philippines ou bien collaborer à un projet de rénovation de temples khmers au Cambodge.

> Travailler dans une ferme, une autre opportunité

Comment visiter un pays sans vous ruiner ? En travaillant ! Et cerise sur le gâteau, avec les programmes de « farmstay », vous pourrez travailler à la ferme et vous familiariser avec la culture australienne, à la découverte de la faune et de la flore du pays. Un programme identique vous est proposé au Canada et en Nouvelle-Zélande. Là-bas, vous serez en immersion totale dans une ferme bio ou conventionnelle au sein d’une famille qui vous intégrera dans ses différentes activités. Au Canada, vous pourrez aussi être accueilli dans un ranch si vous maîtrisez l’équitation. Avec le « ranchstay » vous vivrez au rythme d’une famille canadienne tout en restant en contact avec les animaux et la nature.

Ces programmes s’adressent à des jeunes ayant plus de 18 ans.

Pour en savoir plus : www.groupe-cei.fr/nos-organismes/cei-work-travel-study

 

23. avr., 2019

12. mars, 2019

Chronique de Vanf : accessoires indispensables du 8 mars

Cinq innovations décisives ont donc amélioré le quotidien des femmes, dans le monde entier. Parmi elles, la bicyclette, inventée en 1880, qui leur a permis de se déplacer librement. Les femmes anglaises de l’époque victorienne, engoncée dans une jupe de 7 kilos, avaient demandé la création «de tenues plus rationnelles» adaptées à la pratique féminine du vélo. Grâce à Gabrielle «Coco» Chanel et son tailleur-pantalon, la femme s’emparera du pantalon, autre innovation décisive. Rappelons qu’en 1431, Jeanne d’Arc fut brûlée vive par les Anglais comme hérétique, surtout parce qu’elle avait osé porter des vêtements d’homme. En France, une loi du 7 novembre 1800, à laquelle plus personne ne faisait attention, interdisait «le travestissement des femmes» et elle n’avait été abolie officiellement que le 4 février 2013. Dans «Tintin et les Picaros», oeuvre de 1975, la seule femme en pantalon se trouve être la compagne du général Alcazar, une caricaturale mégère acariâtre. Peggy «porte la culotte» véritablement, le guerillero Alcazar accourant au moindre index péremptoire, le kalachnikov entre les jambes. 

 La troisième innovation décisive est la serviette hygiénique, inventée dans les années 1920, elle est devenue tellement banale qu’on en oublie combien cet accessoire indispensable représente d’acquis social. La belle histoire d’Arunachalam Muruganantham, un pauvre travailleur du textile dans le Sud de l’Inde, nous apprend comment, dans de nombreuses régions du monde encore, des milliards de femmes demeurent stigmatisées pour avoir des règles. 

 Arunachalam Muruganantham venait de se marier, en 1998, quand il découvre le cycle menstruel chez la femme. Encore, uniquement parce que son épouse eut honte et lui cacha les chiffons dont elle se servait pour éponger le sang. Elle lui expliqua qu’il ne lui était pas possible d’acheter des serviettes hygiéniques à moins de sacrifier l’argent de la nourriture. Il voulut donc lui en offrir et s’étonna que dix grammes de coton dans un emballage coûte 40 fois le prix de cette matière première. Il commença donc par en fabriquer pour sa femme et attendit qu’elle lui fasse un feedback. C’est là encore qu’il découvrit que le cycle menstruel était mensuel.

 Il ne put attendre un autre mois («Ça aurait pris des décennies, dit-il, pour mettre au point le produit») et se résolut à prospecter des volontaires. Alors, il apprit que dans les villages alentour une femme sur dix seulement utilisaient des serviettes hygiéniques (chiffres officiels de 12% dans toute l’Inde de 2011). Faute de cobayes, il se fabriqua un «utérus» à partir de la chambre à air d’un ballon de foot qu’il emplit de sang de chèvre avant de le glisser sous sa tunique traditionnelle. Ainsi équipé, il entreprit de vivre «normalement», c’est-à-dire de pratiquer sans restrictions toutes les activités physiques du quotidien.  

 Ses méthodes d’expérimentation parurent tellement étranges, et encore plus terriblement «mystérieuses» dans un village rural superstitieux, que sa femme le quitta. Un jour, il eut l’idée de collecter des serviettes hygiéniques usagées pour en étudier le fonctionnement : mais, quand sa mère découvrit ce peu ragoûtant inventaire, elle partit à son tour. Ses amis l’évitèrent et, finalement, son village le convainquit d’aller vivre ailleurs à moins de se faire désensorceler. Deux ans et trois mois, plus tard, il finit par découvrir le secret industriel : de la bête cellulose à partir d’une écorce d’arbre. Au bout de quatre ans et demi supplémentaires, il mit au point le squelette en bois d’une machine qu’il soumit à l’expertise de l’Indian Institute of Technology à Madras. 

 D’abord sceptiques, les gens de l’IIT inscrivirent le prototype au concours national d’innovation. Sur 943 projets, celui de Arunachalam Muruganantham remporta le premier prix qui lui fut remis par le Président indien de l’époque. L’orphelin, qui dut abandonner l’école à 14 ans pour aider sa mère, venait d’entrer dans le halo de la célébrité. Il raconte avoir reçu aussitôt un coup de fil : «Tu te souviens de moi ?»... C’était sa femme.

 Ça lui prit dix-huit mois pour fabriquer les 250 premières machines qu’il transporta dans le Nord de l’Inde, le Bihar-Madhya-Pradesh-Rajasthan-Uttar Pradesh, région la plus sous-développée du sous-continent : «Si je perce le Bihar, dit-il, cette coquille impénétrable, ça marchera partout ailleurs». 

 En Inde, les femmes qui ont leurs règles n’ont pas le droit de se rendre au temple, d’aller sur la place du village, ni de faire la cuisine. Elles sont «impures» et assimilées aux tristement célèbres «Intouchables».

 Persuader ne fut pas facile. Tout comme certains médecins anglais, de la fin du XIXème siècle, avaient prédit les maladies les plus saugrenues aux femmes de l’époque victorienne qui faisaient du vélo, la superstition d’un village rural indien du XXIème siècle avait d’abord craint la cécité ou la stérilité des femmes qui utiliseraient des serviettes hygiéniques.

 Finalement, 1300 villages plus tard, 23 états de l’Inde conquis, voilà Arunachalam Muruganantham étendant son concept à 106 pays à travers le monde dont l’île Maurice et le Kénya, à nos portes. Et pourtant, il dit continuer de préférer la délicatesse du papillon qui suce le miel de la fleur sans l’abimer, plutôt qu’un grand business qui serait parasite, comme un moustique. Chaque machine produit 200 à 250 serviettes hygiéniques par jour, au coût unitaire de 68 ariary (contre 184 pour les produits industriels). Parfois même, certaines femmes troquent des oignons ou des patates contre des serviettes hygiéniques. Et une machine à l’oeuvre convertit 3000 femmes à l’usage des serviettes hygiéniques et crée de l’emploi pour dix autres. Que, non seulement les femmes les plus pauvres accèdent aux serviettes hygiéniques, mais qu’également les femmes rurales, comme sa mère, y trouvent une source de revenus. La générosité de base d’Arunachalam Muruganantham.

8. févr., 2019

Utilisations peu connues avec du sel

Le sel, ingrédient indispensable dans tous nos mets, ne se limite pas à sa fonction en cuisine, on peut s'en servir pour nettoyer, dégraisser, entretenir... Voici 10 utilisations astucieuses de cet ingrédient :


- Enlever la saleté collée au fer à repasser : Placez une feuille de cuisson sur une surface plate résistante à la chaleur et saupoudrez-la de gros sel. Mettez le fer à repasser en marche et faites des mouvements de va-et-vient sur le sel avec le fer pendant environ 1 minute.


- Nettoyer un oeuf cassé : Si vous avez accidentellement cassé un oeuf, saupoudrez du sel dessus. Après 10 min, le sel aura fait coaguler l'oeuf et il sera plus facile à ramasser. Avec cette astuce vous épargnerez vos efforts ainsi que vos papiers essuie-tout.


- Lutter contre les mauvaises odeurs des chaussures : Saupoudrez vos chaussures avec 2 cuillères à café de gros sel (ou de talc), et laissez agir toute une nuit. Le matin, enlevez la poudre avec une brosse et vous remarquerez que les odeurs auront disparu.


- Récupérer une casserole ou une poêle brulée : Couvrez le fond de la casserole d'eau, ajoutez-y une bonne poignée de gros sel et portez à ébullition.


- Eviter que le barbecue ne s'enflamme : Si des flammes surgissent, saupoudrez du gros sel sur les braises, ça les empêchera de fumer et les gardera rouges plus longtemps.


- Détruire les mauvaises herbes : Mettez du gros sel sur les mauvaises herbes puis arrosez avec un jet d'eau.


- Nettoyer un chapeau de paille : Saupoudrez du gros sel sur le chapeau puis passez un linge humidifié avec de l'eau légèrement savonneuse. Rincez avec une éponge ou un linge humide. Laissez sécher à l'air libre.


- Soulager une rage de dent : Rincez-vous la bouche avec un verre d'eau tiède additionnée d'une cuillère à café de sel.


- Nettoyer le fond d'une bouteille : Mettez dans la bouteille une cuillère à soupe de gros sel ainsi qu'un fond d'eau chaude. Ne mettez pas trop d'eau, il ne faut pas que le sel fonde. Secouez énergiquement. Le gros sel va gratter la saleté et ôter les résidus de boissons, de lait des biberons... Vous pouvez vous aider d'un goupillon.


- Nettoyer une planche à découper : Frottez la planche à découper avec du gros sel et un demi-citron, puis laissez agir 10 à 15 minutes.

La Vérité

Le 15/12/18