6. mars, 2018

Garderie

Crèches et garderies : mise en garde contre six établissements

On assiste ces derniers temps à un boom des crèches et garderies, notamment dans la capitale. Certaines de ces structures ne respectent même pas les normes minimales requises, mettant ainsi en jeu la sécurité et la santé de milliers de nourrissons et enfants en bas âge gardés dans ces endroits.

En vogue. Le métier de garde d’enfant  se développe davantage, surtout dans les grandes villes telles qu’Antananarivo. Bon nombre de personnes actives, avec ou sans expérience, disposant ou non d’un minimum de connaissance dans la prise en charge des enfants en bas âge, se lancent dans cette profession. La prolifération des  garderies et crèches, comme c’est le cas dans la capitale, en dit long.

Mais des parents sont parfois déçus dans la mesure où certaines de ces établissements ne respectent pas les normes minimales requises, tant dans le domaine infrastructurel que matériel, sans parler de la compétence des nourrices et des éducateurs qui prennent en charge les enfants, leur nourriture et leur éveil. La direction d’Etudes préscolaires et de l’alphabétisation (Depa), une entité rattachée au ministère de l’Education nationale (Men), a constaté différentes irrégularités à l’issue des descentes menées l’an dernier dans six crèches implantées dans la capitale , «Telles le manque d’autorisation d’ouverture,  la non-conformité des infrastructures, le manque de matériel ou encore le faible ratio enfant-éducateur…», a fait savoir le chef de service du Préscolaire au sein de la Depa, Volaharimanana Andriambelotiana. Pour le moment, le Depa évite de parler de fermeture. Cette entité se contente pour le moment de mettre en garde les établissements qui ne suivent pas les normes, tout en leur donnant des recommandations en vue de la mise aux normes de leurs offres.

Un système de labellisation sur les rails

Mis à part la régularisation de leurs situations administratives, ces structures ont été recommandées à renforcer leurs mesures de prévention des accidents et les secours d’urgence, la formation du personnel an matière d’éveil, nutrition, santé et protection, l’éducation parentale… Elles sont également incitées à suivre de manière régulière la santé de l’enfant par un personnel de santé, tout en utilisant systématiquement la fiche de suivi du développement de l’enfant…

En outre, la Depa est actuellement en train de mettre en place un autre moyen pour faire respecter les règles à ces structures, notamment en instaurant un système de compétitivité loyal entre les offres de service y afférentes, via un label de qualité.  «Dans ce cadre, les établissements seront classés en fonction de la qualité de leurs offres, notamment dans le domaine pédagogique et infrastructurel, suivant les classifications «pétales» 1 à 5. Il s’agit jusqu’ici d’une démarche volontaire des propriétaires de ces enseignes, donc son application n’a pas de caractère obligatoire», selon Volaharimanana Andriambelotiana. Mais cette initiative constitue une orientation pour les parents pour qu’ils puissent mieux faire le choix parmi les offres qui se présentent à eux.

Les Nouvelles

Le 31/01/18

Fahranarison