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9. juil., 2019

 Six bâteaux chinois pêchent illégalement

Les licences d’exploitation de la société Mapro Sud ont expiré au mois de décembre 2018. Malgré cela, les bateaux chinois opèrent encore dans les mers de Toliara.

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Fara Rasoamahenina, DG de la Pêche explique que la limitation des zones de pêches est à revoir.

Snober. Les six bateaux chinois font exprès d’ignorer les lois régissant la pêche dans les eaux territoriales malgaches. Leurs licences d’exploitation ont été délivrées par le ministère de la Pêche en 2016 et ont expiré au mois de décembre 2018. Toutefois, les bateaux de la société chinoise Mapro Sud continuent de pêcher dans la région Sud Ouest. Ils ont même été aperçus au large des côtes de la région Androy. Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche indique avoir sommé les bateaux chinois de cesser toutes leurs activités le 19 février, mais en vain.
La pêche a continué de plus belle. « Une autre décision a été prise le 12 mars dernier faisant savoir à la société Mapro Sud de faire revenir les six bateaux au port de Toliara et de faire descendre tous les marins à quai. Une lourde sanction est réservée à cette société d’exploitation chinoise », fait savoir Fara Esther Rasoamahenina, directeur général de la Pêche et de l’aquaculture, auprès du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Insuffisant
Les mesures prises jusque là par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche sont jugées minimes par l’opinion ainsi que les membres de la société civile. « Pourquoi n’y eut-il pas de saisie de matériels ni de retrait de licences mais seulement de simples avertissements et des demandes d’immobilisation des bateaux ? Alors que des plaintes d’habitants locaux et surtout de petits pêcheurs ont raisonné depuis près de deux ans par rapport au fait que ces bateaux utilisent un matériel inadéquat, pêchent là où il ne faut pas car ne respectent pas la limite territoriale de 15km partant des côtes, et lèsent au plus haut point les petits pêcheurs », réplique un chercheur auprès de l’Institut halieutique et des Sciences marines (IHSM) Toliara et à la fois membre de la société civile. Le respect des cahiers de charge est difficilement vérifiable vu que les bateaux de Mapro Sud ne rentrent pas à quai pour un quelconque enregistrement ou vérification des espèces réellement capturées. « Le transbordement en mer peut être source de trafic de drogues, d’armes, d’autres produits de mer interdits de pêche, d’immigration clandestine. Notre système de contrôle est si faible qu’il est également difficile de tout vérifier », ajoute une autre source.
Le ministère de l’Agri­culture et de la pêche, en effet, n’a pas indiqué les amendes relatives aux infractions. La transparence totale sur les détails des cahiers des charges n’existe pas non plus. Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un ancien ministre aurait accordé le renouvellement des licences de ces six bateaux alors que des petits pêcheurs d’Antsohihy dans la région Sofia crient également le scandale de mainmise de la société chinoise dans l’exploitation, cette fois-ci, de crabes.

                                                                                                                     L'express de Madagascar

Le 15 mars 2019

IHARILIVA Mirana

6. nov., 2018

L’an dernier, la production de crabes enregistrée était de plus de 6 000 tonnes. La grande partie de cette production est destinée à l’exportation. Cependant, bon nombre de produits halieutiques collectés par des opérateurs travaillant à Morondava en vue d’une exportation, ne respectent plus la taille minimale marchande en raison d’une surexploitation. Et ils inondent le marché local. La destruction des mangroves réduit en même temps la viabilité des crabes, sans parler de la recrudescence des collecteurs informels qui influent sur la stabilité des prix. En fait, le prix d’un kilo de crabes auprès des petits pêcheurs s’élève à 2 500 Ariary. En Europe, le kilo de ce produit halieutique s’acquiert entre  huit et 11 euros, soit entre 32 000 Ariary et 44 000 Ariary. Compte tenu de ces enjeux écologiques et économiques, une gestion durable et réfléchie de la pêche aux crabes s’impose. Toutes les parties prenantes s’y penchent activement en développant entre autres, des techniques innovantes de pêche aux crabes, afin de redynamiser la filière. La réduction des pertes après la pêche et la valorisation des captures ne sont pas en reste.

Midi Madagascar

Le 08/08/18

Navalona R.

2. oct., 2018

Outre les poisonniers et les restaurateurs, la population tananarivienne est la plus affectée par la fermeture de la pêche dans la Région d'Itasy. Or, la plupart des produits halieutiques vendus dans la Capitale viennent de cette Région. Depuis le début de ce mois, le prix de ces marchandises ne cesse d'augmenter. Pour le tilapia, le kilo varie entre 10 000 et 20 000 ariary, tandis que les carpes et les "trondro gasy" s'achètent actuellement entre 10 000 à 17 000  ariary le kilo. D'après un grossiste aux 67 Ha, même si les détaillants ont réduit leurs commandes à cause de cette hausse de prix, la quantité des produits reste toujours insuffisante. La période de pêche ne sera ouverte de nouveau qu'en novembre prochain.

Selon le calendrier, la pêche est fermée jusqu'au 31 octobre prochain. Cette décision est prise pour exécuter l'arrêté ministériel, datant du mois d'août 2017, concernant le calendrier de la fermeture de la pêche. D'ailleurs, les dates fixées par la réglementation tiennent compte des cycles de reproduction des espèces concernées. Les dates pourraient néanmoins être modifiées au niveau local. Ces responsables pourraient décider de réduire la période de pêche autorisée, d'interdire certaines pratiques de pêche ou encore de les limiter.

Pour pouvoir poursuivre leur activités, les gens oeuvrant dans la pisciculture devront demander une autorisation au sein de la Direction régionale de la pêche et des ressources halieutiques locales. Ainsi, les restaurateurs, exportateurs, collecteurs ou même les vendeurs locaux devront affecter une déclaration au sein de ce département et suivre les règles.

Comme dans les autres Régions, cette mesure a été prise pour régler la surexploitation des poissons en eau douce. Ceux qui ne respectent pas la loi sont paisibles d'une amende.

La Vérité

Le 15/09/18

Anatra R.

 

25. avr., 2018

Le contrevenant est ainsi puni d’une amende de transaction allant de 100 000 à 300 000 USD fixée par la réglementation en vigueur 

Suite à une collaboration avec une ONG, le ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche, par le biais du Centre de Surveillance de Pêche (CSP), a saisi dernièrement des matériels de pêche prohibés par la loi à proximité d’un lieu de pêche, plus précisément dans le village de Mariambe au Nosy Mitsio à Antsiranana. Il s’agit notamment de dix-sept bouteilles de plongées avec deux compresseurs, huit détendeurs et dix jackets. « Mais avant la saisine de la Justice sur cette affaire, la loi portant sur l’accord de pêche et de l’aquaculture offre encore la possibilité de déclencher la procédure de transaction. Le contrevenant est ainsi puni d’une amende de transaction allant de 100 000 à 300 000 USD fixée par la réglementation en vigueur. L’affaire sera portée en justice s’il refuse de payer cette amende. Deux dossiers similaires sont déjà transférés au tribunal  », a expliqué Harimandimby Rasolonjatovo, le directeur exécutif du CSP lors d’une conférence de presse hier.

Très prisé sur le marché asiatique. Notons que ces matériels de pêche prohibés sont utilisés pour la capture de concombre de mer, un produit halieutique très prisé surtout sur le marché asiatique. « La pêche de ces holothuries n’est pas interdite malgré le fait que c’est une espèce menacée en raison de l’augmentation des efforts de pêche. On ne doit tout simplement les capturer qu’à l’apnée. Dans les années 90, les femmes des pêcheurs les collectaient au bord de la mer. Maintenant, les pêcheurs se déplacent même vers les îles Eparses pour pouvoir en capturer », a-t-il fait savoir. Mais face à cette situation, le ministère de tutelle a déjà promu l’élevage de trépang au CDA à Mahajanga. Un autre site d’élevage de concombre de mer est également lancé à Toliara.

Surveillance communautaire. Par ailleurs, ce département ministériel prévoit la mise en place d’un système de surveillance communautaire de proximité, afin de lutter contre l’exploitation illicite des ressources halieutiques. « Ce système vise à responsabiliser les associations de pêcheurs dans la gestion de ces ressources marines. Cela va s’étendre dans les zones d’eau douce », a précisé le directeur exécutif du Centre de Surveillance de Pêche. Des surveillances communautaires seront prochainement instaurées dans les régions de Melaky, de DIANA, d’Analanjirofo et d’Atsimo Andrefana.

Midi Madagascar

Vendredi 13 avril 2018

Navalona R.

18. déc., 2017

Le secteur de la pêche est encore dominé par des petits pêcheurs en difficulté. Alors qu’à Madagascar, 60% de la valeur ajoutée du secteur (pêche, transport, transformation…) provient de la petite pêche.

Spore, le magazine trimestriel du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) des pays ACP, vient de dresser, dans son édition n° 186 (Septembre – Novembre 2017), un état des lieux du secteur de la pèche dans l’océan Indien. Selon les analyses effectuées sur le sujet, l’on note qu’à l’instar des pays ACP, notamment sur les îles de l’océan Indien, les petits pêcheurs sont des acteurs majeurs.

Le secteur de la pêche représentait 6,7% du PIB de Madagascar en 2016, selon les données de Smartfish, un programme de la Commission de l’océan Indien  (COI), financé par l’Union européenne, visant à développer la pêche en Afrique. Pourtant, le secteur demeure dominé par des petits pêcheurs en difficulté. Ils produisent beaucoup avec peu de moyens. Et selon les estimations de Spore, parmi les 85.000 pêcheurs malgaches recensés, seule une dizaine d’entre eux possède une vedette motorisée. La sécurité en mer et les moyens de conservation des produits de la pêche sont quasi inexistants.

Des acteurs majeurs et légitimes

Le Code de la pêche, adopté en février 2016, fait néanmoins des petits pêcheurs des acteurs majeurs du secteur en leur donnant plein pouvoir relatif à la gestion des ressources halieutiques, laquelle n’est plus l’apanage de l’Etat. Par ailleurs, le Code de la pêche ainsi amendé et le plan d’aménagement de la pêche, encouragent l’implication des organismes non gouvernementaux.

Le mode d’exploitation des aires marines et les disciplines y afférentes sont confiés aux «Vondrona olona Ifotony (VOI)», des communautés locales de pêcheurs qui se sont associées en groupement formel pour prendre en main la gestion des ressources halieutiques. Résultat, le stock de poissons est bien géré, l’environnement protégé, la production augmentée. De leur côté, des ONG forment les pêcheurs et les aident à accéder à des financements pour le renouvellement de leur matériel, tandis que l’Etat est en charge du suivi et du contrôle des activités.

Reste que la majeure partie des petits pêcheurs est encore peu armée pour se défendre. A Madagascar, plus de 75% d’entre eux ont à peine un niveau scolaire primaire.

Et le magazine rapporte les propos de Roginah Rafidison, directeur général de la pêche de Madagascar qui affirme que : «Outre la volonté politique, le problème est plus d’ordre économique que technique. Mais une fois la petite pêcherie consolidée, il conviendra de renforcer les collecteurs exportateurs professionnels en vue de booster la filière».

Les Nouvelles

Le 21/09/17

Arh.