Blog

25. avr., 2018

Le contrevenant est ainsi puni d’une amende de transaction allant de 100 000 à 300 000 USD fixée par la réglementation en vigueur 

Suite à une collaboration avec une ONG, le ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche, par le biais du Centre de Surveillance de Pêche (CSP), a saisi dernièrement des matériels de pêche prohibés par la loi à proximité d’un lieu de pêche, plus précisément dans le village de Mariambe au Nosy Mitsio à Antsiranana. Il s’agit notamment de dix-sept bouteilles de plongées avec deux compresseurs, huit détendeurs et dix jackets. « Mais avant la saisine de la Justice sur cette affaire, la loi portant sur l’accord de pêche et de l’aquaculture offre encore la possibilité de déclencher la procédure de transaction. Le contrevenant est ainsi puni d’une amende de transaction allant de 100 000 à 300 000 USD fixée par la réglementation en vigueur. L’affaire sera portée en justice s’il refuse de payer cette amende. Deux dossiers similaires sont déjà transférés au tribunal  », a expliqué Harimandimby Rasolonjatovo, le directeur exécutif du CSP lors d’une conférence de presse hier.

Très prisé sur le marché asiatique. Notons que ces matériels de pêche prohibés sont utilisés pour la capture de concombre de mer, un produit halieutique très prisé surtout sur le marché asiatique. « La pêche de ces holothuries n’est pas interdite malgré le fait que c’est une espèce menacée en raison de l’augmentation des efforts de pêche. On ne doit tout simplement les capturer qu’à l’apnée. Dans les années 90, les femmes des pêcheurs les collectaient au bord de la mer. Maintenant, les pêcheurs se déplacent même vers les îles Eparses pour pouvoir en capturer », a-t-il fait savoir. Mais face à cette situation, le ministère de tutelle a déjà promu l’élevage de trépang au CDA à Mahajanga. Un autre site d’élevage de concombre de mer est également lancé à Toliara.

Surveillance communautaire. Par ailleurs, ce département ministériel prévoit la mise en place d’un système de surveillance communautaire de proximité, afin de lutter contre l’exploitation illicite des ressources halieutiques. « Ce système vise à responsabiliser les associations de pêcheurs dans la gestion de ces ressources marines. Cela va s’étendre dans les zones d’eau douce », a précisé le directeur exécutif du Centre de Surveillance de Pêche. Des surveillances communautaires seront prochainement instaurées dans les régions de Melaky, de DIANA, d’Analanjirofo et d’Atsimo Andrefana.

Midi Madagascar

Vendredi 13 avril 2018

Navalona R.

18. déc., 2017

Le secteur de la pêche est encore dominé par des petits pêcheurs en difficulté. Alors qu’à Madagascar, 60% de la valeur ajoutée du secteur (pêche, transport, transformation…) provient de la petite pêche.

Spore, le magazine trimestriel du Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) des pays ACP, vient de dresser, dans son édition n° 186 (Septembre – Novembre 2017), un état des lieux du secteur de la pèche dans l’océan Indien. Selon les analyses effectuées sur le sujet, l’on note qu’à l’instar des pays ACP, notamment sur les îles de l’océan Indien, les petits pêcheurs sont des acteurs majeurs.

Le secteur de la pêche représentait 6,7% du PIB de Madagascar en 2016, selon les données de Smartfish, un programme de la Commission de l’océan Indien  (COI), financé par l’Union européenne, visant à développer la pêche en Afrique. Pourtant, le secteur demeure dominé par des petits pêcheurs en difficulté. Ils produisent beaucoup avec peu de moyens. Et selon les estimations de Spore, parmi les 85.000 pêcheurs malgaches recensés, seule une dizaine d’entre eux possède une vedette motorisée. La sécurité en mer et les moyens de conservation des produits de la pêche sont quasi inexistants.

Des acteurs majeurs et légitimes

Le Code de la pêche, adopté en février 2016, fait néanmoins des petits pêcheurs des acteurs majeurs du secteur en leur donnant plein pouvoir relatif à la gestion des ressources halieutiques, laquelle n’est plus l’apanage de l’Etat. Par ailleurs, le Code de la pêche ainsi amendé et le plan d’aménagement de la pêche, encouragent l’implication des organismes non gouvernementaux.

Le mode d’exploitation des aires marines et les disciplines y afférentes sont confiés aux «Vondrona olona Ifotony (VOI)», des communautés locales de pêcheurs qui se sont associées en groupement formel pour prendre en main la gestion des ressources halieutiques. Résultat, le stock de poissons est bien géré, l’environnement protégé, la production augmentée. De leur côté, des ONG forment les pêcheurs et les aident à accéder à des financements pour le renouvellement de leur matériel, tandis que l’Etat est en charge du suivi et du contrôle des activités.

Reste que la majeure partie des petits pêcheurs est encore peu armée pour se défendre. A Madagascar, plus de 75% d’entre eux ont à peine un niveau scolaire primaire.

Et le magazine rapporte les propos de Roginah Rafidison, directeur général de la pêche de Madagascar qui affirme que : «Outre la volonté politique, le problème est plus d’ordre économique que technique. Mais une fois la petite pêcherie consolidée, il conviendra de renforcer les collecteurs exportateurs professionnels en vue de booster la filière».

Les Nouvelles

Le 21/09/17

Arh.

18. oct., 2017

8000 Kg ! C’est la quantité de poulpes pêchés au premier jour de l’ouverture de saison à Ambodivahibe pour cette année 2017. Ce chiffre affiche une nette amélioration, car en 2010, il était à 600 Kg. La gestion durable des ressources naturelles, promue par Conservation International (CI) et ses partenaires, sont à l’origine de cette évolution. En effet, cette organisation a organisé des expéditions marines avec des experts nationaux et internationaux dans la baie d’Ambodivahibe, de 2006 à 2010. Ce qui a permis d’identifier une couverture corallienne du substrat intacte et une riche variété d’espèces. La baie sert de refuge aux êtres vivants face au changement climatique, grâce à la présence d’un canyon de 20 m de profondeur. Mais face aux menaces de tout type dans cette baie, CI s’est investie dans la mise en place d’une nouvelle aire protégée en 2007. Grâce au partenariat avec les communautés locales, la baie d’Ambodivahibe est devenue une Aire Marine Protégée (AMP) en décembre 2015. La sensibilisation de la population dans les villages autour de la baie était une activité difficile à mettre en œuvre dans ses débuts. Il fallait clarifier les enjeux de l’AMP et acquérir la confiance, et avec le temps, les communautés ont déployé leurs efforts. En 2010, un seul village a fermé temporairement la pêche aux poulpes pendant la période indiquée.

Actuellement, 12 villages gèrent volontairement des réserves marines locales. Des associations et plateformes sont nées et bénéficient de renforcements de capacité. Des « dina » sont élaborés. Des changements dans la vie du village : des écoles sont bâties, des bornes-fontaines sont mises en place, de nouvelles activités génératrices de revenus (élevage caprin et avicole) sont pratiquées. Cette amélioration de la gestion des ressources a permis d’améliorer le niveau de vie de la population et des fruits de mer pêchés.

Midi Madagascar

Le 09/08/17

Recueillis par Antsa R.

7. sept., 2017

Le lundi 28 août 2017 à 9h20 locale, le patrouilleur des affaires maritimes OSIRIS en mission de contrôle régional des pêches au profit de la commission de l’océan Indien et sous le contrôle opérationnel du centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) Réunion, a procédé au contrôle du boutre (petit bateau) malgache, le RANDRE CERVICE, sur le banc du Geyser dans la zone économique exclusive française des Glorieuses (Nord de Madagascar).


Le navire était en action de pêche d’holothuries (concombres de mer) sans autorisation et sans avoir signalé son entrée dans les eaux sous juridiction française (Terres australes et antarctiques françaises - TAAF). Le matériel et le produit de la pêche ont été saisis sur décision du directeur de la mer Sud océan Indien.


Le matériel saisi comportait en particulier 110 Kg d’holothuries éviscérées et salées, un compresseur,huit paires de palmes, 1 tuba, six gilets de stabilisation,
cinq masques de plongée, trois détendeurs et quatorze blocs de plongée.

L'Express de Madagascar

Le 02/0917

© JIR

1. juin, 2017

crevette

Le blason du secteur de la pêche vient d’être redoré par le Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar.

Gage de qualité, la crevette malgache se veut une référence sur le marché mondial et marquer sa présence malgré le faible taux de part de marché qu’elle détient. C’est ainsi que le groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar (GAPCM) a présenté officiellement la marque collective Crevette de Madagascar, hier, à l’hôtel Carlton Anosy.


L’instauration d’un nouveau label a été décidée pour démontrer que Madagascar est à même de fournir un produit d’excellence sur le marché international de la crevette. En effet, tant sur les 22 années d’existence du groupement que les 50 ans d’exploitation de la crevette malgache, aucun incident majeur n’a été enregistré et qui aurait pu ternir la réputation de la crevette malgache. Selon Claude Brunot, du GAPCM, « depuis près d’un demi siècle, aucun incident majeur mettant en cause la qualité sanitaire de ce produit n’a été relevé sur les multiples marchés d’exportation concernés ».


Entre autres, le label permettra aussi de rassurer les clients importateurs quant à la légitimité et la traçabilité ainsi que la qualité du produit tout en soulignant sa provenance de l’Île rouge. Ainsi, cette marque initiée par le GAPCM est destinée à l’usage exclusif de ses membres. Le groupement qui, pour le moment, est composé de deux divisions dont celui de la pêche avec des membres tels que Crusta­peche, Refrigepêche Ouest, Les pêcheries de Nosy-be ou encore pour la division aquaculture Oso farming, Marima, Aqualma et bien d’autres encore.

Progression


Autant d’opérateurs qui seront donc en droit d’utiliser le label à l’échelle internationale afin de se prévaloir de la qualité de leurs produits.


Si la production issue de la pêche crevettière était de l’ordre de près de 10 000 tonnes il y a de cela une décennie, avec les différents impacts du changement climatique planétaire, notamment le tsunami, la production a chuté à près du quart. Cependant, depuis l’année dernière, ce chiffre est en constante progression pour ne citer que les 4 200 tonnes enregistrées rien qu’en 2016 et surtout le développement de l’aquaculture qui tend à détacher le gros de la production uniquement de la pêche. Il est fort possible que ce gage de qualité qu’offre les crevettes de Madagascar puisse aussi impacter sur l’envergure de la part de marché que ce produit détient sur le plan international.


« Des performances que le GAPCM affiche depuis ces 22 années d’existence et qui lui a valu la considération du Conseil Consultatif National pour la Gestion des Pêcheries et de l’Aquaculture », conclut le ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche, François Gilbert.

L'Express de Madagascar

Le 07/04/17

Harilalaina Rakotobe