Blog

21. nov., 2019

Les Nouvelles
Le 31 octobre 2019

6. nov., 2019

Les Nouvelles
Le 26 octobre 2019

22. juil., 2019

Un avenir compromis sans la prise de mesures correctrices

Les ressources halieutiques à Madagascar ne sont pas illimitées. Les eaux malgaches sont riches en biodiversité mais pauvres en productivité.

Toutes les parties prenantes lors de cet atelier international.

Et le potentiel productif à terme est estimé à 200.000 tonnes, dans un objectif maîtrisable, et non pas 450.000 tonnes comme estimés en 1992. Les ressources marines et estuariennes représentent 110.000 tonnes, tandis que les ressources continentales sont évaluées à 15.000 tonnes. Cependant, l’avenir des ressources halieutiques, dont entre autres les crevettes, est très fortement compromis à terme, sans la prise de mesures correctrices. C’est ce qui ressort de l’atelier international sur la pêche crevettière et les autres ressources halieutiques, organisé pendant deux jours par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et le GAPCM (Groupement des Aquaculteurs et de Pêcheurs de Crevettes de Madagascar), avec l’appui de l’Union Européenne et de la FAO. Le thème portait sur « l’exploitation actuelle et le développement responsable ».

Obstacles. La transparence et la lutte contre la pêche illégale représentent ainsi des enjeux immédiats majeurs. Toute concession de licence, de droits d’accès et d’accord de pêche, doit être transparente et publiée. Il faut également se focaliser sur l’amélioration des contreparties des accords de pêche privés pour l’Etat. Dans la foulée, l’expérience des pays de l’Afrique occidentale est riche d’enseignements pour compléter celle de Madagascar sur l’accessibilité aux ressources de la petite pêche, ainsi que le contrôle et la cogestion. L’écocertification MSC de la pêche crevettière, déjà identifiée en 2008, devient aussi un enjeu crucial et urgent. En revanche, les parties prenantes ont identifiées deux obstacles majeurs, à savoir, l’absence de maîtrise de la petite pêche, et la relance de la recherche. Un plan d’action à court terme et la constitution d’une « task force », s’avèrent primordiaux pour pouvoir les lever.

Aquaculture innovante. Par ailleurs, il y a largement une place pour le développement d’une flotte palangrière nationale, à condition que celle-ci puisse être soutenue, et pour travailler dans une concurrence équitable avec les flottes étrangères, et en particulier celle de l’Union Européenne. L’aquaculture d’algues, de crabe et d’holothuries, constitue une voie d’avenir à haute intensité de main d’œuvre, génératrice de revenus, en particulier pour les femmes. D’autres initiatives d’aquaculture innovante à Madagascar, comme l’esturgeon, méritent également d’être soutenues. En bref, les gisements de croissance se trouvent principalement dans la pisciculture continentale et l’aquaculture marine nouvelle à haute intensité de main d’œuvre. Tout cela est estimé à 75.000 tonnes, a-t-on conclu.

Midi Madagascar

Le 8 juillet 2019

Navalona R.

 

 

 

9. juil., 2019

 Six bâteaux chinois pêchent illégalement

Les licences d’exploitation de la société Mapro Sud ont expiré au mois de décembre 2018. Malgré cela, les bateaux chinois opèrent encore dans les mers de Toliara.

Fara Rasoamahenina, DG de la Pêche explique que la limitation des zones de pêches est à revoir.

Snober. Les six bateaux chinois font exprès d’ignorer les lois régissant la pêche dans les eaux territoriales malgaches. Leurs licences d’exploitation ont été délivrées par le ministère de la Pêche en 2016 et ont expiré au mois de décembre 2018. Toutefois, les bateaux de la société chinoise Mapro Sud continuent de pêcher dans la région Sud Ouest. Ils ont même été aperçus au large des côtes de la région Androy. Le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche indique avoir sommé les bateaux chinois de cesser toutes leurs activités le 19 février, mais en vain.
La pêche a continué de plus belle. « Une autre décision a été prise le 12 mars dernier faisant savoir à la société Mapro Sud de faire revenir les six bateaux au port de Toliara et de faire descendre tous les marins à quai. Une lourde sanction est réservée à cette société d’exploitation chinoise », fait savoir Fara Esther Rasoamahenina, directeur général de la Pêche et de l’aquaculture, auprès du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Insuffisant
Les mesures prises jusque là par le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche sont jugées minimes par l’opinion ainsi que les membres de la société civile. « Pourquoi n’y eut-il pas de saisie de matériels ni de retrait de licences mais seulement de simples avertissements et des demandes d’immobilisation des bateaux ? Alors que des plaintes d’habitants locaux et surtout de petits pêcheurs ont raisonné depuis près de deux ans par rapport au fait que ces bateaux utilisent un matériel inadéquat, pêchent là où il ne faut pas car ne respectent pas la limite territoriale de 15km partant des côtes, et lèsent au plus haut point les petits pêcheurs », réplique un chercheur auprès de l’Institut halieutique et des Sciences marines (IHSM) Toliara et à la fois membre de la société civile. Le respect des cahiers de charge est difficilement vérifiable vu que les bateaux de Mapro Sud ne rentrent pas à quai pour un quelconque enregistrement ou vérification des espèces réellement capturées. « Le transbordement en mer peut être source de trafic de drogues, d’armes, d’autres produits de mer interdits de pêche, d’immigration clandestine. Notre système de contrôle est si faible qu’il est également difficile de tout vérifier », ajoute une autre source.
Le ministère de l’Agri­culture et de la pêche, en effet, n’a pas indiqué les amendes relatives aux infractions. La transparence totale sur les détails des cahiers des charges n’existe pas non plus. Aux dernières nouvelles, on apprend qu’un ancien ministre aurait accordé le renouvellement des licences de ces six bateaux alors que des petits pêcheurs d’Antsohihy dans la région Sofia crient également le scandale de mainmise de la société chinoise dans l’exploitation, cette fois-ci, de crabes.

                                                                                                                     L'express de Madagascar

Le 15 mars 2019

IHARILIVA Mirana

6. nov., 2018

L’an dernier, la production de crabes enregistrée était de plus de 6 000 tonnes. La grande partie de cette production est destinée à l’exportation. Cependant, bon nombre de produits halieutiques collectés par des opérateurs travaillant à Morondava en vue d’une exportation, ne respectent plus la taille minimale marchande en raison d’une surexploitation. Et ils inondent le marché local. La destruction des mangroves réduit en même temps la viabilité des crabes, sans parler de la recrudescence des collecteurs informels qui influent sur la stabilité des prix. En fait, le prix d’un kilo de crabes auprès des petits pêcheurs s’élève à 2 500 Ariary. En Europe, le kilo de ce produit halieutique s’acquiert entre  huit et 11 euros, soit entre 32 000 Ariary et 44 000 Ariary. Compte tenu de ces enjeux écologiques et économiques, une gestion durable et réfléchie de la pêche aux crabes s’impose. Toutes les parties prenantes s’y penchent activement en développant entre autres, des techniques innovantes de pêche aux crabes, afin de redynamiser la filière. La réduction des pertes après la pêche et la valorisation des captures ne sont pas en reste.

Midi Madagascar

Le 08/08/18

Navalona R.