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Un avenir compromis sans la prise de mesures correctrices

Les ressources halieutiques à Madagascar ne sont pas illimitées. Les eaux malgaches sont riches en biodiversité mais pauvres en productivité.

Toutes les parties prenantes lors de cet atelier international.

Et le potentiel productif à terme est estimé à 200.000 tonnes, dans un objectif maîtrisable, et non pas 450.000 tonnes comme estimés en 1992. Les ressources marines et estuariennes représentent 110.000 tonnes, tandis que les ressources continentales sont évaluées à 15.000 tonnes. Cependant, l’avenir des ressources halieutiques, dont entre autres les crevettes, est très fortement compromis à terme, sans la prise de mesures correctrices. C’est ce qui ressort de l’atelier international sur la pêche crevettière et les autres ressources halieutiques, organisé pendant deux jours par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, et le GAPCM (Groupement des Aquaculteurs et de Pêcheurs de Crevettes de Madagascar), avec l’appui de l’Union Européenne et de la FAO. Le thème portait sur « l’exploitation actuelle et le développement responsable ».

Obstacles. La transparence et la lutte contre la pêche illégale représentent ainsi des enjeux immédiats majeurs. Toute concession de licence, de droits d’accès et d’accord de pêche, doit être transparente et publiée. Il faut également se focaliser sur l’amélioration des contreparties des accords de pêche privés pour l’Etat. Dans la foulée, l’expérience des pays de l’Afrique occidentale est riche d’enseignements pour compléter celle de Madagascar sur l’accessibilité aux ressources de la petite pêche, ainsi que le contrôle et la cogestion. L’écocertification MSC de la pêche crevettière, déjà identifiée en 2008, devient aussi un enjeu crucial et urgent. En revanche, les parties prenantes ont identifiées deux obstacles majeurs, à savoir, l’absence de maîtrise de la petite pêche, et la relance de la recherche. Un plan d’action à court terme et la constitution d’une « task force », s’avèrent primordiaux pour pouvoir les lever.

Aquaculture innovante. Par ailleurs, il y a largement une place pour le développement d’une flotte palangrière nationale, à condition que celle-ci puisse être soutenue, et pour travailler dans une concurrence équitable avec les flottes étrangères, et en particulier celle de l’Union Européenne. L’aquaculture d’algues, de crabe et d’holothuries, constitue une voie d’avenir à haute intensité de main d’œuvre, génératrice de revenus, en particulier pour les femmes. D’autres initiatives d’aquaculture innovante à Madagascar, comme l’esturgeon, méritent également d’être soutenues. En bref, les gisements de croissance se trouvent principalement dans la pisciculture continentale et l’aquaculture marine nouvelle à haute intensité de main d’œuvre. Tout cela est estimé à 75.000 tonnes, a-t-on conclu.

Midi Madagascar

Le 8 juillet 2019

Navalona R.