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28. déc., 2017

Beaucoup ont réagi  par rapport à l’annonce en début de semaine qu’il faut importer pas moins de 20000 tonnes d’un coup. L’État parle d’un passage obligatoire.

Stratégique. La décision d’importer du riz en grande quantité est incontournable. « Les besoins sont estimés à 136 000 tonnes d’ici la fin de l’année », précise le ministre du Commerce et de la consommation, Nourdine Chabani, « mais nous ne les avons pas ! » dit-il. Ses récentes descentes à Toamasina et dans quelques autres villes l’ont sûrement amené à déclarer qu’il « est urgent et indispensable d’en importer ». « Les arrivées par conteneurs de 500 ou 1000 tonnes ne suffiront plus à satisfaire le besoin national, surtout que les fêtes approchent. De plus, les opérateurs se donnent la latitude de fixer le prix de vente qu’ils veulent, vu que la denrée n’est pas disponible à tout temps dans le pays », ajoute le ministre.

La production nationale actuelle est insuffisante et les catastrophes naturelles n’ont pas épargné la filière cette année, conduisant à augmenter le volume d’importation de riz. Une situation reconnue par le président du groupement des opérateurs professionnels de riz. Ce dernier précise que le nombre d’importateurs de la denrée nationale est également en hausse.

Moins coûteux

« Au moins cinq mille tonnes  arriveront dans un premier temps par cargo, c’est-à-dire dans à peu près trois à quatre semaines », précise Norbert  Rakotonirina. Viendront alors par la suite les cargos pouvant transporter jusqu’à  20 000 tonnes, ou plus, qui débarqueront au bout de trente à quarante jours. La plupart des membres du groupement des opérateurs professionnels du riz, comptant une quarantaine de membres pour Toamasina, ont accepté cette forme d’importation conventionnelle proposée par l’État.

« Mais d’autres sont restés sur la forme d’importation traditionnelle par conteneur, ne voulant pas s’astreindre aux procédures de négociation avec des banques à l’extérieur par exemple », a-t-il fait savoir. D’après lui, il est avantageux de faire venir le riz par cargo pour ne citer que le coût de l’entreposage des conteneurs qui va jusqu’à un million d’ariary par conteneur. Cela constitue une charge en moins pour un opérateur qui ne paie qu’une fois pour 5000 tonnes, par exemple. « Les taxes parafiscales ainsi que le taux de paiement suivant le cours du dollar ou de l’euro diminuent en cargo. De même que le prix chez les fournisseurs en Inde, Pakistan ou Myanmar n’est pas le même en cargo ou en conteneur. Le prix du riz transporté en cargo est moins cher et se répercutera alors positivement sur le prix de vente à Madagascar », explique encore le président du groupement.

Le prix n’a pas été précisé mais, logiquement, mais c’est moins de 400 dollars la tonne, le prix moyen d’importation par conteneur.
« Faut-il repréciser que c’est cher quand il n’y a pas assez d’offres, mais avec les grandes quantités, le prix va forcément baisser », rassure encore l’interlocuteur. Ces principaux fournisseurs peuvent assurer convenablement l’approvisionnement car on apprend que l’Inde, seule, produit jusqu’à 9000 tonnes par jour.

L'Express de Madagascar

Le 09/10/17

Mirana Ihariliva

4. déc., 2017

L’objectif du ministère du Commerce et de la Consommation est de mettre à la disposition des consommateurs, une quantité importante de riz importé pour réguler les prix par le jeu de l’offre et de la demande.

La période de soudure ne fait que commencer. Mais déjà, les prix du riz flambent sur le marché. Le riz de luxe par exemple affiche un prix exorbitant, jusqu’à 620 ariary le « kapoaka ». Heureusement qu’il y a encore le riz importé dont les prix affichés sont de moins de 500 ariary le « kapoaka ».  En somme  et comme le souhaite l’administration, l’introduction de riz importé devrait jouer un rôle régulateur des prix.

Abordables. A cet effet, d’ailleurs, le ministère du Commerce et de la Consommation a lancé depuis quelques semaines une vaste opération d’importation de riz. « Notre objectif est d’atteindre entre 30 000 et 35 000 tonnes d’importation par mois » a déclaré, hier, lors d’un point de presse, Rakotomanga Soloalitiana, Directeur de la Consommation et de la Concurrence. Et pour rendre les prix encore plus abordables, le riz importé est détaxé, c’est-à-dire qu’il n’est pas assujetti des droits de douanes et des taxes d’importation. Et pour s’assurer du bon fonctionnement de ce processus d’importation et de distribution, le ministère de tutelle réalise des descentes sur terrain. « Les missions consistent à vérifier si les réglementations en la matière sont respectées et si le circuit de distribution se déroule comme il faut » selon toujours le Directeur de la Consommation et de la Concurrence.

Consommable. En tout cas, ce dernier a rassuré sur le fait qu’il y aura suffisamment de stock pour faire face à la période de soudure qui ne prendra fin qu’en avril 2018.  Un stock destiné à pallier la flambée des prix du riz local. Faut-il en effet rappeler que la  dernière saison a été une catastrophe à cause notamment d’une faible pluviométrie. « On ne peut  pas reprocher aux paysans cette hausse du riz local, car il faut également préserver leur intérêt ». Le système de laisser aux consommateurs, le choix entre acheter du riz local de bonne qualité, mais  plus cher, ou opter pour du riz d’importation, qui est bien évidemment de moindre qualité. Mais consommable puisque, à chaque importation, des échantillons sont envoyés en laboratoire. Après contrôle, le riz fait l’objet d’une délivrance de certificat de consommabilité. En somme, le riz d’importation est parfaitement consommable. Et son prix est encore appelé à baisser, puisque dans les pays fournisseurs, la tendance est actuellement à la baisse.

Midi Madagascar

Le  20/10/17

R.Edmond.

3. nov., 2017

Le domaine de la riziculture est confronté à des difficultés. L’importation est nécessaire pour combler les besoins de la population. La production rizicole n’est pas suffisante pour tenir jusqu’à la prochaine moisson en 2018. La récolte s’est vu diminuer cette année avec des plants de riz, de l’année dernière, victimes du changement climatique.

« Nous devons augmenter les importations en riz pour subvenir aux besoins cet été », dixit le ministre Rivo Rakotovao. La quantité de riz qui va arriver au pays devra atteindre les 200 000 tonnes pour combler le manque jusqu’au mois d’avril de l’année qui viendra.


L’importation de riz pour le premier semestre de cette année est de 247 207 tonnes contre 86 000 tonnes l’année dernière. La sècheresse et le retard de la saison des pluies jouent un grand rôle dans la culture du riz. Pour en revenir à l’importation, « il existe une plateforme entre l’Etat, les opérateurs et les agriculteurs qui s’occupe de la question d’importation », ajoute le ministre. La solution à ce problème est d’importer. Ce faisant, il est nécessaire d’élargir le domaine en ce qui concerne cette activité qui assure l’aliment principal des malgaches. Ce besoin entre dans la nécessité d’améliorer la nutrition de la population malgré la hausse des cours mondiaux du riz sur le marché international. Ces 200 000 tonnes de riz seront ajoutées à ceux qui sont déjà disponibles sur le marché.


La Vérité

Le 14/10/17

Propos recueillis par Andrea Razafi.

29. juin, 2017

            Les Nouvelles