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3. nov., 2017

Le domaine de la riziculture est confronté à des difficultés. L’importation est nécessaire pour combler les besoins de la population. La production rizicole n’est pas suffisante pour tenir jusqu’à la prochaine moisson en 2018. La récolte s’est vu diminuer cette année avec des plants de riz, de l’année dernière, victimes du changement climatique.

« Nous devons augmenter les importations en riz pour subvenir aux besoins cet été », dixit le ministre Rivo Rakotovao. La quantité de riz qui va arriver au pays devra atteindre les 200 000 tonnes pour combler le manque jusqu’au mois d’avril de l’année qui viendra.


L’importation de riz pour le premier semestre de cette année est de 247 207 tonnes contre 86 000 tonnes l’année dernière. La sècheresse et le retard de la saison des pluies jouent un grand rôle dans la culture du riz. Pour en revenir à l’importation, « il existe une plateforme entre l’Etat, les opérateurs et les agriculteurs qui s’occupe de la question d’importation », ajoute le ministre. La solution à ce problème est d’importer. Ce faisant, il est nécessaire d’élargir le domaine en ce qui concerne cette activité qui assure l’aliment principal des malgaches. Ce besoin entre dans la nécessité d’améliorer la nutrition de la population malgré la hausse des cours mondiaux du riz sur le marché international. Ces 200 000 tonnes de riz seront ajoutées à ceux qui sont déjà disponibles sur le marché.


La Vérité

Le 14/10/17

Propos recueillis par Andrea Razafi.

29. juin, 2017

            Les Nouvelles

31. mai, 2017

Consommation - Hausse vertigineuse du prix du riz

Jusqu’à 2 400 ariary le kilo à Antananarivo. Le prix du riz ne cesse d’augmenter ces derniers jours, tant chez les grossistes que chez les détaillants. En fait, le  « vary gasy » s’acquiert actuellement à 2 100 ariary le kilo, contre 1 900 ariary à la fin mars, tandis que le riz « makalioka » se vend à 2 200 ariary contre  2 000 ariary il y a 2 semaines. Même le riz importé a aussi connu une hausse de 200 ariary par kilo, soit un prix affiché jusqu’à 2 400 ariary pour le riz de luxe. « Nous n’avons jamais vendu le "makalioka" au-delà de 2 000 ariary le kilo et ce depuis des années. Mais maintenant, nous en sommes contraints puisque les grossistes ne cessent de réviser à la hausse leurs prix », s’exprime Etienne, parmi les détaillants implantés à Ampasika. Pour leur part, les consommateurs ne peuvent que subir cette hausse, impuissants.  « Nous sommes contraints de réduire la quantité du riz consommée dans la journée. Au lieu d’un kilo par jour pour  4 personnes, nous avons dû soustraire un « kapoaka ». Du coup, nous consommons davantage de manioc et de maïs, notamment au petit déjeuner », témoigne  Henriette, mère de famille résidant à Antanimena.


Non maîtrisée


 D’après les grossistes, la hausse du prix du riz semble non maîtrisée et va s’enchaîner dans les prochaines semaines si l’Etat ne prendra pas de mesures sérieuses. « Les cas de spéculation s’aggravent de jour en jour, surtout suite au passage du cyclone « Enawo ». A cela s’ajoute la hausse de prix des carburants à la pompe. Pourtant, les contrôles semblent insuffisants voire inexistants », nous confie un grossiste d’Anosibe. Effectivement, les autorités compétentes font la sourde oreille et refusent de voir la souffrance des habitants quant à l’inflation actuelle. Celle-ci ne concerne pas non seulement le riz mais touche également la plupart des produits de première nécessité, dont l’huile et même les légumes. Dans certaines régions, le  « kapoaka » du riz atteint 1 000 ariary, soit 3 500 ariary le kilo. C’est le cas dans la Sava, où bon nombre de localités ne se sont pas encore rétablies suite aux ravages laissés par Enawo. Outre le redressement à faire, les populations locales subissent aussi la hausse de prix des produits de consommation.


 La vérité

Le 07/04/17

Patricia Ramavonirina

10. mars, 2014

CONSOMMATION

 

300 000 tonnes de riz importées

 

La production rizicole accuse une baisse importante cette année pour différentes raisons. Les importations ont été augmentées pour combler le gap.

 

Un surplus. Cette année, les importations de riz ont dépassé le volume habituel. Selon les données émanant de la direction générale du Commerce intérieur, 300 000 tonnes ont été importées de janvier à mi-décembre contre une importation annuelle d’environ 200 000 tonnes auparavant. Les importations se poursuivront encore pour éviter la pénurie de ce produit de première nécessité sur le marché.

 

 « L’invasion acridienne et d’autres facteurs ont engendré un gap important dans la production du riz. Afin d’éviter une rupture de l’approvisionnement de ce produit sur le marché, l’Etat a encouragé les opérateurs économiques à importer, notamment en période de soudure où les stocks du riz disponibles auprès des producteurs sont réduits », note Dominique Razaka Rafenomanana, directeur général du commerce intérieur.

 

Le cumul des importations de juillet à fin octobre 2013 qui devraient servir pendant la période de soudure 2013-2014, est de 140 000 tonnes.

 

Baisse de production

 

Une note de la FAO, en date du 19 décembre, rappelle qu’un déficit de 240 000 tonnes de riz était anticipé pour la campagne de commercialisation de 2013-2014, imputable à une combinaison de facteurs dont les conditions météorologiques irrégulières en 2012 : cyclones en début d’année, suivis d’une saison de pluies insuffisantes, puis invasion acridienne. Quant à la hausse des prix observées actuellement sur le marché, le directeur général avance qu’elle entre dans le cadre d’une inflation généralisée de l’ordre de 8 à 10% suivant, par exemple, la tendance des prix de l’engrais. L’Observatoire du riz soutient pour sa part qu’au niveau du marché national, les prix du mois de novembre 2013 ont atteint un niveau record par rapport à l’année passée à la même période. Les différences sont de l’ordre de plus de 170 ariary par kilo pour le riz blanc local, 70 ariary par kilo pour le riz importé et 75 ariary par kilo pour le paddy.

 

Au niveau international, la stabilité et/ou la baisse du cours s’est poursuivie durant le mois de novembre. Elle est liée principalement à l’abondance des stocks mondiaux et des quantités exportables sur le marché mondial. Seul le riz d’origine vietnamienne a enregistré une hausse de 4% entre octobre et novembre 2013, en raison de la politique de stockage pour soutenir les prix internes et les perspectives de ventes vers la Chine et aux Philippines qui a une nouvelle fois boosté les prix à l’exportation.

 

Mais malgré la dépréciation de l’ariary face au dollar et à l’euro, le prix de parité à l’importation (PPI) est resté inférieur au coût au détail du riz importé, avec un écart plus de 140 ariary par kilo en moyenne. Le cours moyen national de novembre s’établit à 1420 ariary le kilo contre 1380 ariary pour le riz importé.

 

Lantoniaina Razafindramiadana

L’Express de Madagascar, 23/12/2013