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7. déc., 2018

Après la libération par les gendarmes d'Arman Kamis de l'entreprise Transfy, otage des ravisseurs pendant 6 jours à Toamasina, l'affaire connaît un rebondissement. Le nombre des suspects arrêtés atteint 4 dont deux d'entre eux sont des membres des Forces de l'ordre, selon l'information. L'un d'eux serait un militaire et le second un policier. Hier, c'est-à-dire le lendemain même de sa délivrance par une équipe d'une quarantaine d'éléments de la Gendarmerie, Arman Kamis a finalement accepté de livrer ses impressions à propos de ses conditions de détention à Ampasimazava. Il confie avoir été torturé moralement et physiquement par ses ravisseurs. Preuve que son sort avait été particulièrement dur, il affirme avoir perdu 5 kg.

Il était ainsi évident qu'il a subi des sévices corporels pendant qu'il avait les pieds et poings liés. Il déclare avoir subi, en même temps que ses proches, la pression de payer 3 milliards d'ariary à ses ravisseurs pour obtenir sa liberté. Ces derniers n'auraient accepté aucun marchandage.


Il raconte que 5 hommes équipés d'armes à feu puissantes l'avaient enlevé le mercredi 21 novembre à Ampasimazava. Dans la pièce où ils l'ont séquestré, certains ravisseurs avaient les traits dissimulés tandis que d'autres ne le furent pas. Au total, ils étaient quatre hommes et deux femmes. Ces dernières ont caché leurs visages avec des foulards et elles portaient un chapeau. Selon toujours son témoignage, il y avait beaucoup d'inconnus à faire des allers-retours dans le local. Lorsque ce genre de situation se produit, les ravisseurs ferment la porte de la pièce où il fut séquestré. Heureusement pour lui, il a pu prendre ses médicaments.


Après cette amère expérience, il s'adresse à tous ses compatriotes de la communauté indienne d'avoir confiance au Gouvernement malagasy. Il a reconnu publiquement que jamais dans l'histoire, personne n'a pu réaliser autant d'exploits que les gendarmes et leur récente  opération « commando » à Toamasina pour le délivrer sans aucun paiement de rançon. D'ailleurs, il n'a pas cessé de témoigner sa reconnaissance à la fois envers la Gendarmerie mais aussi la Justice malagasy. Il a compris que la collaboration entre ces deux entités expliquerait son heureuse libération.


Ce dénouement heureux du rapt du patron de Transfy a été salué de tous les côtés quand on sait que les bandits ont réussi à user moralement sa famille en l'ayant terrorisée tout simplement. Ils ont par exemple déposé une clé USB représentant du sang tout près du domicile des Kamis. Dans cette menace, les ravisseurs ont voulu transmettre un message (bidon) comme quoi la victime serait gravement blessée et que ses proches ont intérêt à payer rapidement la rançon sous peine de voir l'otage mourir assassiné. Or, au lieu d'un sang humain, il s'agissait finalement de celui d'un poulet, du moins selon la Brigade criminelle.


Pour revenir dans les cas des suspects dans cette affaire, certains ont été arrêtés à Mangarano Carreau 7, parcelle 11/47, situé juste en face du quartier de Tsarakofafa vers le milieu de la journée du 26 novembre dernier, tandis que d'autres le furent la veille.


La Vérité

Le 27/11/18

F.R./Kamy

26. nov., 2018

On dirait qu’on assiste à une certaine lâcheté au niveau de la manière d’agir de nos Forces de l’ordre en matière de sécurité. Cette remarque est de mise quand on ne parle que le retour en force des actes de kidnapping ces derniers temps. Le mérite que ces hommes en treillis ont obtenu quand ils avaient réussi à dénicher les mauvais militaires reconnus comme étant des complices des bandits à Toamasina, risque de se perdre. Ce qui s’est passé hier vers 15 heures 15 à Toamasina confirmerait cela. Arman Kamis dit Hermann, le patron de la coopérative de Transport de marchandises « Transfy » vient d’être la victime d’un acte de kidnapping.  Selon les explications qui nous sont parvenues, cinq individus cagoulés et lourdement armés ont commis cet enlèvement dans son bureau à Ampasimazava.  A bord d’une voiture 309, les malfaiteurs ont également emmené la voiture Touareg de couleur marron et immatriculée 2454 WWT de leur victime qui est un ressortissant « Karana » de nationalité française. Alertés de ce fait grâce à l’appel lancé par des employés de la victime, des éléments de Forces de l’ordre de la ville de Toamasina sont tout de suite partis à la poursuite des malfaiteurs. Ils ont bouclé et ratissé la ville mais jusqu’au moment où nous mettons sous presse cet article, cette opération n’a donné aucun résultat. Hermann et sa voiture sont restés introuvables. Aucune information sur les cinq ravisseurs. Puisqu’il s’agit d’un enlèvement, l’information recueillie auprès des Forces de l’ordre, qui affirment suivre de près cette affaire, souligne qu’aucune demande de rançon n’est parvenue aux proches de la victime. Malgré tout, ces derniers s’attendraient déjà  à cette revendication de rançon. Comme d’habitude, les ravisseurs ne se manifestent que deux ou trois jours après le jour de l’enlèvement pour pouvoir faire plus de pression à la famille de leur victime. Puisque ce crime a été commis en plein jour, des témoins affirment qu’à première vue, le profil des bandits qui ont commis cet acte a beaucoup de ressemblance à celui des militaires. Ils pensent ainsi  d’après leur explication, que ces prédateurs seraient des professionnels. Raison pour laquelle, ils ont opéré comme si tout était déjà planifié pour être exécuté dans le calme.

Midi Madagascar

Le 22/11/18

T.M. /Malala Didier

26. nov., 2018

La communauté Française observe avec inquiétude la poursuite des enlèvements à Madagascar. Notre pensée va d’abord aux victimes et aux familles qui traversent des épreuves très éprouvantes. Notre sentiment est mêlé d’indignation,  d’incrédulité et d’appréhension. Indignation devant cette prise en otage de la communauté des opérateurs économiques français d’origine indienne, incrédulité devant le peu de résultat obtenu concernant la répression de cette activité mafieuse par les forces de l’ordre dont c’est le métier de protéger les habitants de la Grande île, appréhension quant aux conséquences de cette situation. Madagascar apparaît en effet de plus en plus, aujourd’hui, sur le plan international, comme le pays des enlèvements. Français du Monde Madagascar demande avec insistance aux autorités malgaches d’abord, aux autorités françaises ensuite, d’agir pour mettre fin au fléau des kidnappings à Madagascar.

Tananarive, le 26/11/2018

Jean-Daniel Chaoui, Président de Français du Monde Madagascar

23. nov., 2018

Les Nouvelles

Le 17/11/18

22. nov., 2018

Enfin, un ouf de soulagement pour les proches de Nassir Sivjee.  Le patron du magasin Conforama et PDG du centre commercial Akoor, a recouvré la liberté lundi 19 novembre après avoir été séquestré par ses ravisseurs pendant cinq jours. Selon l’information publiée par le Collectif des Français d’Origine Indienne à Madagascar (CFOIM) sur les réseaux sociaux, Nassir Sivjee serait rentré chez lui vers 20 heures du soir sans mentionner aucune information sur les circonstances de sa libération. Reste à savoir s’il y a eu paiement de rançon ou non. Selon des indiscrétions, les ravisseurs auraient revendiqué quelques millions d’euros. Etant donné l’importance de la somme demandée, la famille de la victime aurait été obligée de négocier avec les malfrats pendant quelques jours. Les deux parties auraient-elles alors trouvé un compromis dans cette tractation ? Quelle que soit la réponse, le souci des proches de cet opérateur économique sur ce qui aurait pu lui arriver ont été dissipés. Ce dernier qui a un sérieux problème de santé qui l’oblige à prendre des médicaments en permanence depuis des années. Selon toujours les informations, Nassir Sivjee était très fatigué quand il a rejoint son domicile, ce lundi-là, en raison du peu de médicaments – qui n’existent pas à Madagascar – qui étaient en sa possession au moment de son enlèvement, le 14 novembre en début de soirée. Ce serait la raison pour laquelle ses ravisseurs, qui l’auraient par ailleurs bien traité, ont décidé de le relâcher. Cependant, son état de santé ne serait pas à craindre. Le conditionnel reste de rigueur car jusqu’ici, tout reste dans le secret total lorsqu’il s’agit de kidnapping « Karana ».  C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Forces de l’ordre se plaignent d’être dans l’incapacité de lutter contre ce fléau. En effet, à chaque fois qu’il y a kidnapping, la famille de la victime refuse de collaborer avec les autorités de l’Etat, alors qu’une entité instituée spécialement pour se charger de ce genre de crime a été mise en place au Toby Ratsimandrava.

Midi Madagascar

Le 21/11/18

T.M.