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2. sept., 2019

Les Nouvelles
Le 27 août 2019

6. août, 2019

L' express de Madagascar
Le 1 août 2019

24. juil., 2019

La Vérité

Le 17 juillet 2019

7. mai, 2019

Sept ravisseurs de terrain ont été placés sous mandat de dépôt à Tsiafahy et à Antanimora. D’autres préparent leur évacuation sanitaire.

Remise sur le tapis, l’industrie de kidnapping qui semble être dans l’accalmie depuis décembre se réveille. Cette fois-ci, un réseau composé d’une dizaine de kidnappeurs a fait l’objet d’une instruction au sein du pole anti-corruption (PAC), samedi. Au terme de leur comparution devant le juge, sept ravisseurs expérimentés, dont deux hommes ont été renvoyés derrière les barreaux de la maison de force de Tsiafahy et cinq femmes à la maison centrale d’Antani­mora. Trois autres inculpés, leurs présumés complices, ont bénéficié d’une liberté provisoire en attendant le jour du procès qui n’a pas encore été. L’un des deux hommes placés à Tsiafahy est un gendarme en fonction, selon les informations judiciaires.

L’opération de démantèlement de ce réseau criminel armé jusqu’aux dents, a commencé en février où les hommes de la section de recherches criminelles (SRC) de Fiadanana ont cueilli plus de dix personnes depuis Antalaha jusqu’à Antsirabe en passant par la capitale. Le présumé baron a été démasqué et embarqué dans la soirée du mercredi 27 mars dans le Nord de l’île, mais il a été abattu lorsqu’il a servi de guide aux gendarmes pour retrouver son co auteur à Antovotany Ambohijanaka. Il s’en est physiquement pris à un gendarme et a tenté de s’enfuir en refusant les injonctions. Frappé par les projectiles, il a été conduit au service des urgences de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andria­navalona (HJRA), mais n’a pas survécu à ses blessures.

D’après les dernières informations livrées par des fins limiers de la SRC de la gendarmerie, six personnes restent à rechercher dans cette affaire de kidnapping impliquant les dix individus déférés au PAC.

Micmac à la prison

« La chasse se poursuit pour déloger ceux qui se cachent encore derrière leur belle vie avec des biens mal acquis. Cette lutte ne se limite seulement pas au rapt, mais sera menée jusqu’à éradication de toute autre activité criminelle », communique la gendarmerie nationale.
Avant cette incarcération massive de samedi, cinq autres kidnappeurs ont déjà été mis sous les verrous. Ils ont été piégés en février. D’après les premiers éléments de l’investigation, deux prévenus à Tsiafahy, tous ravisseurs réputés dangereux, concocteraient déjà une sortie discrète à partir d’une évacuation sanitaire qui coûterait deux millions d’ariary.

Pas plus tard qu’au début de ce mois, Roger Lala Stéphanie, la femme redoutable en matière de kidnapping a été séparée de Claudine Razaimamonjy par peur de conspiration dans la prison d’Antanimora. Actuellement, le ministère de la Justice devrait se soucier de ce micmac puisque deux autres femmes arrêtées l’année dernière à Ambatobe et écrouées à Antanimora, pour enlèvement contre rançon, se trouvent dans le même quartier que Lala Stéphanie. En fait, cette sorte de suspicion a déjà été évoquée par le garde des sceaux, Jacques Randrianasolo, qui a notamment signalé une certaine rébellion préparée par cette fameuse kidnappeuse.

L'Express de Madagascar

Le 1er Avril 2019

Hajatiana Léonard

6. mai, 2019

Le deuxième ravisseur le plus recherché à Madagascar a été placé sous les verrous, vendredi. Il était sous le coup de nombreux avis de recherche.

Le numéro 2 du rapt contre rançon placé à l’ombre. Vendredi, le kidnappeur notoire, alias Rams, a été placé en détention préventive à la maison centrale d’Antanimora pour une série d’actes de kidnapping dont il est soupçonné d’avoir tiré les ficelles. Selon les explications communiquées, des dizaines de comparses de Rams sont déjà écroués à la maison de force de Tsiafahy. Par ailleurs, des extractions pourraient être effectuées pendant les enquêtes au fond. L’incarcération de Rams dans un autre lieu de détention a été, de ce fait, préconisée afin d’éviter tout contact et échanges d’informations entre le kidnappeur notoire et ses complices jetés en prison.

Une fuite d’informations est susceptible de court-circuiter la suite des investigations dirigées vers le démantèlement du réseau dont Rams est soupçonné d’être à la tête. Insaisissable depuis trois longues années bien que sous le coup de plusieurs mandats d’arrêt et avis de recherche, le fugitif a enfin été appréhendé par la Section des Recherches Criminelle (SRC) auprès de la gendarmerie nationale le vendredi 12 avril dans sa tanière à Soaranokely Ambohijanaka. Traduit devant le parquet près du tribunal à Anosy vendredi dernier, il a été placé en détention préventive à la maison centrale d’Antanimora.

Bête noire

Des pistes ouvertes sur base de renseignements apportés par des informateurs civils ont permis à la SRC de remonter jusqu’à Rams. Au terme d’une surveillance ayant duré quelques jours, les gendarmes ont arrêté le caïd dans la propriété où il a trouvé refuge. Bête noire de la police qui le traque depuis trois ans, ce ravisseur activement recherché est parvenu à chaque fois à se glisser à travers les mailles du filet de la brigade criminelle.

Parmi l’un des multirécidivistes les plus recherchés, Rams est identifié comme étant le cerveau de la plupart des plus grands enlèvements commis au cours de ces dernières années, dont les plus connus sont les rapts du patron de l’entreprise de distribution RMB à Isotry et du propriétaire de la société vente de pièces détachées pour véhicules asiatiques Chamsul à Ambodin’Isotry. L’entreprise Metaplasco, l’établissement spécialisé dans la vente de produits cosmétiques Golden Rama sis à Tsaralalàna, ainsi que l’hôtel Grand Mellis se trouvant dans le même quartier figurent également parmi ses victimes.

L’enlèvement d’un grossiste de pièces pour automobile à Besarety est aussi mis sur ce réseau qui a tant fait parler de lui. Milliardaire, cette organisation criminelle décapitée a utilisé des véhicules légers et tout terrain, des motos grosses cylindrées, ainsi que tout un arsenal d’armes de guerre.

L'Express de Madagascar

Le 24/04/19

Andry Manase