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19. févr., 2018

Au cours d’une rencontre avec la presse hier matin au Palais d’Etat  de Mahazoarivo, le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualités. S’exprimant sur la question de l’insécurité marquée notamment par la recrudescence du kidnapping dans la Grande-île, le Chef du gouvernement a rejeté la responsabilité du phénomène et se demandait si ces kidnappings ne sont pas des manœuvres de se déstabilisation en cette année électorale. 

« Des efforts conséquents ont été fournis depuis le début du  régime Rajaonarimampianina pour recouvrer la stabilité politique et économique. Est-ce que nous allons faire marche arrière en mettant le pays sens dessus dessous ? Telle est la question qui se pose. Nous entendons que ces kidnappings pourraient viser à perturber la vie du pays et en même temps il pourrait s’agir de se constituer des fonds pour mener ces manœuvres de déstabilisation », a ainsi affirmé le Premier ministre devant les gens des médias.

Même si le Chef du Gouvernement s’est refusé à parler de derrière politique à ces kidnappings, il vise manifestement les personnalités de l’opposition.  Et lui de poursuivre d’ailleurs en affirmant que l’opposition devrait apprendre les leçons du passé… En tout cas, alors que les familles des victimes de ces kidnappings et certains groupements affirment leurs craintes d’un départ des investisseurs à cause de cette situation, le Premier ministre vient remettre de l’huile sur le feu en accusant des déstabilisateurs d’être derrière ces kidnappings.  Au lieu de prendre les mesures nécessaires pour mettre un cran d’arrêt au phénomène et ainsi rassurer les familles d’opérateurs économiques installés dans la Grande-île, le Chef du Gouvernement  préfère jouer les pyromanes en allumant un autre foyer d’incendie…

En tout cas, sur un autre sujet, interrogé par rapport aux fortes rumeurs sur l’imminence d’un changement de Gouvernement ou d’un remaniement, le Premier ministre s’est montré sur la défensive. Concerné directement par des rumeurs sur un possible limogeage, le numéro Un du Gouvernement martèle que lui et ses ministres sont actuellement focalisés sur le travail.  Il a également martelé l’importance de laisser une trace de son passage.

En outre, le Premier ministre nuance les nombreux problèmes actuellement dans le pays tels que la cherté du coût de la vie et l’insécurité.
« Il faut se questionner si le Gouvernement n’a rien fait ou s’il a quand même effectué certaines étapes et qu’il y avait trop de travail  à faire et de choses à rétablir qui ne sont pas faisables en 3 ou 4 ans», réplique-t-il. Celui-ci concède néanmoins que le dernier mot par rapport à la nécessité et l’opportunité d’un remaniement revient au Chef de l’Etat.

 Sur un autre domaine, le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier annonce qu’il effectuera un séjour à l’étranger cette semaine afin d’y effectuer un bilan médical. Ce contrôle de routine n’a pas pu s’effectuer auparavant pour des raisons d’organisation avec le Président de la République. « Il n’y a rien d’alarmant, il s’agit d‘un simple bilan de routine », essaie de tempérer le Chef du Gouvernement.


La Vérité

Le 04/02/18

Recueillis par A.R.

16. févr., 2018

Enfin, le propriétaire de la bijouterie Kalidas, qui a été enlevé le 17 janvier à Antanimena, a été libéré par ses ravisseurs. Selon les informations qui nous sont parvenues, il est rentré chez lui samedi soir. Mais les circonstances de sa libération restent un mystère dans la mesure où sa famille n’a rien voulu dire. Le responsable de la communication de la Communauté française d’origine indienne à Madagascar (CFOIM) affirme suivre de près toutes les affaires de kidnapping commises dans ce pays. En effet, on ne sait pas si la rançon de 2 millions d’euros exigée par les ravisseurs a été versée comme il a été réclamé par ces derniers. Ainsi, le calvaire de cet homme a pris fin. Quant à Akil Cassam ChenaÏ, le DG de la Société commerciale et industrielle de Madagascar (SCIM) kidnappé devant le portail de son domicile à Salazamay à Toamasina, vendredi dernier, il reste introuvable. Pourtant, la découverte par la police de la voiture fourgonnette de Marque Fiat à bord de laquelle ses ravisseurs l’avaient embarqué pour prendre la fuite la nuit de ce vendredi-même, soit vers 20 heures 30 (2 heures après son enlèvement) pourrait aider grandement les enquêteurs. Actuellement, les enquêteurs de la police sont en train d’identifier le propriétaire de la voiture qui, selon toujours les informations, il habiterait dans la Capitale. Pour le moment, aucune demande de rançon n’a été faite par les ravisseurs.

Midi Madagascar

Le 05/02/18

T.M.

15. févr., 2018

Les kidnappings n’ont cessé de se multiplier ces derniers temps. Une situation qui donne du fil à retordre au Gouvernement de telle sorte qu’une conférence de presse s’est tenue, hier, à Mahazoarivo. Le médecin après la mort.

Le chef du gouvernement, Olivier Mahafaly Solonandrasana, évoque une manœuvre  de déstabilisation, d’autant que les élections se rapprochent. Néanmoins, il n’écarte pas le fait que quelqu’un puisse avoir intérêt à créer des troubles dans le pays. « Les enquêtes sont déjà en cours et les responsables peuvent tout aussi bien être des politiciens, de simples citoyens ou encore des personnalités étatiques », a-t-il fait savoir.

En tout cas, les observateurs estiment que le Gouvernement n’agit pas suffisamment et surtout, tardivement, d’où la recrudescence des kidnappings. «Nous ne cautionnerons plus ce genre de situation et contrairement à ce que l’on véhicule, l’Etat est à pied d’œuvre pour instaurer un climat de paix dans le pays», s’est défendu le chef du gouvernement.

Cependant, plusieurs dossiers attendent encore le Gouvernement, pour ne citer que le cas Houcine Arfa ou encore de Claudine Razaimamonjy, ces derniers étant tous deux des cas impliquant de près des personnalités du régime. Concernant l’affaire Houcine Arfa, Olivier Mahafaly Solonandrasana semble plus ou moins déjà satisfait étant donné que le prisonnier évadé soit est  recherché par les autorités françaises.

Les Nouvelles

Le 05/02/18

Rakoto

13. févr., 2018

Seulement en l’espace de quelques semaines, deux cas d’enlèvement ont eu lieu. La dernière en date est celui  Akyl Cassam Chenaï, kidnappé et à Salazamay Toamasina,  vendredi dernier. Face à cette fréquence alarmante de ce phénomène, les réactions fusent de partout.

Après le secteur privé et la société civile et dernièrement, l’ambassadeur de l’Inde à Madagascar, le Collectif des Français d’origine indienne de Madagascar (CFOIM), au cours d’une rencontre avec la presse, samedi, au siège de l’association, a interpellé les autorités.

Par la même occasion, elle a énergiquement condamné la suite sans fin de kidnappings. Jean-Michel Frachet, directeur exécutif du CFOIM, a indiqué : « 2018 débute comme s’est achevée l’année 2017, c’est-à-dire, sur fond d’insécurité ».

« L’année commence bien mal. Deux nouveaux cas de kidnapping ont eu lieu depuis le début de l’année. Ce phénomène s’accélère depuis quelques mois et touche particulièrement la communauté des ressortissants d’origine indienne ».

Il a aussi ajouté que ces gens représentent une partie importante de l’économie du pays.

« Par leur travail, ils sont également et surtout, contributeurs de création de richesses et d’emplois pour Madagascar. Par contre, des gens estiment qu’il faut stigmatiser, martyriser et harceler cette communauté en développant de plus en plus fréquemment les actes de kidnapping. Cela n’est pas acceptable ni humainement ni légalement. Trop, c’est trop ! Tout cela doit cesser », a-t-il lancé.

L’on sait que depuis un an, plus de dix kidnappings ou tentatives d’enlèvement ont eu lieu. Jean-Michel Frachet a souligné que c’est une accélération incroyable, inacceptable et intolérable. Il a aussi fait savoir que le sujet dépasse largement la communauté des ressortissants d’origine indienne.

« Pendant longtemps, j’ai entendu dire que c’est une affaire entre Indiens. Non ! C’est, je crois, la meilleure façon de dire, on ne va pas regarder ce phénomène en face et c’est la meilleure façon de dire, on ne va pas s’en occuper », a déclaré Jean-Michel Frachet. Pour étayer ses propos, il a précisé que l’actualité récente montre que d’autres communautés sont victimes de ces enlèvements. Il a cité, entre autres, le rapt d’un directeur français, celui d’un Chinois et dernièrement, d’un enfant d’origine malgache.

Drame économique

Tout en dénonçant la dégradation de la situation sécuritaire au pays, il a évoqué les effets néfastes du kidnapping. « Aujourd’hui, ce drame humain se double d’un drame économique. Dans les mois qui sont passés, on me dit qu’un certain nombre de familles relevant de la communauté indienne de Madagascar ont fait le choix de quitter le pays. D’abord, pour mettre les familles à l’abri des kidnappeurs, les femmes et les enfants. Mais les maris, dans certaines familles, ont fait le choix  de faire des voyages pour revenir et continuer de travailler à Madagascar. Mais, on peut facilement imaginer que si tout cela continue, un jour ou l’autre, ces mêmes familles vont décider de relocaliser leurs entreprises, leurs activités, leurs actifs dans d’autres pays. Madagascar n’a pas besoin de cela. Nous devons être tous solidaires pour aller vers la voie du développement, en assurant une sécurité pour tout le monde », a expliqué Jean-Michel Frachet.

Il a terminé son intervention en indiquant que l’image du pays est écornée par ce fléau. Sur ce, il a rappelé l’alerte récemment lancée par le secteur privé. « Le secteur privé, dans sa globalité, dans sa diversité, dans sa puissance, est en train de s’élever avec force. Il a alerté les autorités sur les risques immédiats que présente la situation sécuritaire pour leurs activités, pour leurs employés, pour le développement de leurs investissements et au-delà de ça, l’attractivité du pays. Quel investisseur voudrait venir investir à Madagascar lorsqu’il sait que le risque de se voir kidnapper un jour existe ?», a-t-il conclu.

Les Nouvelles

Le 05/02/18

Mparany

8. févr., 2018

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Pour rappel, cet opérateur de 68 ans a été kidnappé à Antanimena dans la soirée du 17 janvier dernier. Il était au volant de sa Hyundai Sonata pour rentrer chez lui à Ivandry quand six individus lourdement armés à bord de motos l’ont pris d’assaut devant la villa Pradon. Ses deux gardes du corps n’ont pu rien faire face aux armes des kidnappeurs.

Les Nouvelles

Le 02/02/18

ATs.