26. nov., 2018

Kidnapping : Arman Kamis, patron de "Transfy" enlevé, hier, à Toamasina

On dirait qu’on assiste à une certaine lâcheté au niveau de la manière d’agir de nos Forces de l’ordre en matière de sécurité. Cette remarque est de mise quand on ne parle que le retour en force des actes de kidnapping ces derniers temps. Le mérite que ces hommes en treillis ont obtenu quand ils avaient réussi à dénicher les mauvais militaires reconnus comme étant des complices des bandits à Toamasina, risque de se perdre. Ce qui s’est passé hier vers 15 heures 15 à Toamasina confirmerait cela. Arman Kamis dit Hermann, le patron de la coopérative de Transport de marchandises « Transfy » vient d’être la victime d’un acte de kidnapping.  Selon les explications qui nous sont parvenues, cinq individus cagoulés et lourdement armés ont commis cet enlèvement dans son bureau à Ampasimazava.  A bord d’une voiture 309, les malfaiteurs ont également emmené la voiture Touareg de couleur marron et immatriculée 2454 WWT de leur victime qui est un ressortissant « Karana » de nationalité française. Alertés de ce fait grâce à l’appel lancé par des employés de la victime, des éléments de Forces de l’ordre de la ville de Toamasina sont tout de suite partis à la poursuite des malfaiteurs. Ils ont bouclé et ratissé la ville mais jusqu’au moment où nous mettons sous presse cet article, cette opération n’a donné aucun résultat. Hermann et sa voiture sont restés introuvables. Aucune information sur les cinq ravisseurs. Puisqu’il s’agit d’un enlèvement, l’information recueillie auprès des Forces de l’ordre, qui affirment suivre de près cette affaire, souligne qu’aucune demande de rançon n’est parvenue aux proches de la victime. Malgré tout, ces derniers s’attendraient déjà  à cette revendication de rançon. Comme d’habitude, les ravisseurs ne se manifestent que deux ou trois jours après le jour de l’enlèvement pour pouvoir faire plus de pression à la famille de leur victime. Puisque ce crime a été commis en plein jour, des témoins affirment qu’à première vue, le profil des bandits qui ont commis cet acte a beaucoup de ressemblance à celui des militaires. Ils pensent ainsi  d’après leur explication, que ces prédateurs seraient des professionnels. Raison pour laquelle, ils ont opéré comme si tout était déjà planifié pour être exécuté dans le calme.

Midi Madagascar

Le 22/11/18

T.M. /Malala Didier