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16. mars, 2018

 

 

 

 

 

Jeudi 15 février 2018

Dans une interview, une nutritionniste holistique australienne prône une consommation d’une certaine malbouffe, qui comporterait certains bienfaits. La professionnelle regrette également que des personnes culpabilisent après s’être fait un petit plaisir culinaire.

La malbouffe est bonne pour la santé. C’est en tout cas ce qu’affirme Lee Holmes, une nutritionniste holistique australienne. Dans une interview accordée à FEMAIL, une chronique féminine du Daily Mail, la professionnelle prône la consommation d’une certaine malbouffe et regrette la culpabilité que peuvent ressentir les personnes qui souhaitent avant tout se faire plaisir en dégustant un bon goûter ou en s’octroyant des moments de fête en fin de semaine. Dans son entretien, la nutritionniste a souhaité s’attarder sur des aliments précis tels que le chocolat, le hamburger, les produits laitiers, la pizza sans oublier l’alcool. Si tous doivent être consommés avec modération, ils possèdent des bienfaits parfois ignorés. Le mieux est de trouver le juste milieu. Si pour elle, “certaines pizzas contiennent une grande quantité de graisse et de sucre, ce qui peut être un facteur à considérer lors de la décision du choix de la pizza”, “le chocolat libère de la sérotonine dans le corps, ce qui nous rend heureux”.

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15. mars, 2018

Brosse à dents, dentifrice, fluor,... il y a un âge pour tout!

Selon l'OMS (organisation mondiale de la santé), 60 à 90% des enfants en âge de scolarité sont confrontés aux caries. Chez l'adulte, c'est près de 100% de la population qui en a déjà fait l'expérience. Il est donc légitime de se demander à quel âge commencer à se brosser les dents.

Brossage selon l'âge

Dès la première dent, il y a un risque de caries. Chez le tout-petit, et dès la première dent, on utilisera une brosse à dents adaptée pour un brossage mécanique sans dentifrice.

Jusqu'à 2 ans, on familiarise l'enfant avec la brosse à dents. Celles possédant un gros manche rendent la prise en main plus facile. Attention: pas de dentifrice à cet âge! Le brossage doit rester mécanique et, si l'alimentation non sucrée est respectée, le fluor n'est pas encore nécessaire.

À partir de 2 ans, le brossage des dents doit devenir un rituel d'hygiène. La brosse à dents avec une petite tête est adaptée à cet âge pour aller dans tous les coins de la bouche. On utilise le dentifrice mais en très petite quantité: une trace suffit! Les mots clés ici sont: motivation et autonomie. On insiste aussi sur le systématisme du brossage: en haut, en bas et toutes les faces des dents.

À 3 ans, le brossage électrique peut être adopté à condition de choisir une brosse adaptée. On utilise le dentifrice en petite quantité: l'équivalent d'un petit pois 2 fois par jour. On brosse aussi la langue où les bactéries responsables des mauvaises odeurs aiment s'installer.

Fréquence de brossage

Deux fois par jour: une fois après le petit-déjeuner et une fois avant le coucher. Ainsi, on couvrira un maximum d'heures avec des dents toutes propres!

Dentifrice et fluor

Le dentifrice fluoré nettoie les dents. Il va, en plus, renforcer l'émail, le rendre plus stable et prévenir la carie dentaire. Le fluor est donc important. Oui mais en quelle quantité? Un excès de fluor peut entrainer des fluoroses (tâches sur les dents) et, dans de rares cas, des exostoses (protubérances osseuses). L'enfant n'a pas toujours le réflexe de rincer sa bouche après brossage et avale une grande partie du dentifrice. On choisit un dentifrice entre 250-500ppm de fluor pour un enfant en dessous de 6 ans, entre 500-1500ppm de fluor chez l'enfant de 6 à 12 ans et entre 1000-2000ppm de fluor pour les adultes (ppm = partie par million). Il faut bien rincer et recracher le dentifrice afin d'éviter une trop grande ingestion de fluor.

Visite chez le dentiste

On va chez le dentiste une fois par an à partir de 2 ans. On consulte si on remarque une tâche sur la dent, une cavité ou s'il y a des douleurs. Tout traumatisme nécessite une consultation chez le dentiste même pour les dents de lait.

Compléments en fluor

Les compléments en fluor ne sont plus que rarement conseillés. Les dentifrices contiennent déjà un grand pourcentage de fluor. L'eau de distribution en contient aussi! On les utilisera donc seulement chez les enfants qui ont énormément de caries et toujours sur conseil du dentiste.

 

La Vérité

Le 15/02/18

14. août, 2017

Par Anne-Charlotte Dancourt avec AFP, 27 juillet 2017

Alors que les régimes végétariens, vegan ou crudivores se multiplient, mais les pratiques excessives peuvent devenir dangereuses pour la santé.

Alors que les bloggeuses envahissent nos comptes Instagram avec des plats hyper sains qui font la chasse aux produits transformés, des spécialistes tirent la sonnette d'alarme. Cette obsession pour la nourriture saine peut tourner au trouble du comportement alimentaire.

Manger un fruit uniquement s'il a été cueilli il y a moins d'une minute, faire des mini repas assortis de compléments alimentaires... L'orthorexique est emprisonné dans un ensemble de règles qu'il s'impose», explique le professeur de psychologie Patrick Denoux, auteur de l'ouvrage «Pourquoi cette peur au ventre», JC Lattès. Selon les études, il y aurait 2 à 3% de la population orthorexique en France.

Conceptualisé dans les années 1990 aux États-Unis, le terme d'orthorexie a été défini comme un «trouble» par Le Petit Larousse en 2012. La question du bien-manger est au coeur des États généraux de l'alimentation lancés le 20 juillet et qui doivent tenter de trouver d'ici à novembre des solutions à la crise agricole et aux défis agroalimentaires.

 «Soupçon d'empoisonnement»

«Nous vivons une mutation culturelle de l'alimentation qui nous amène à douter fondamentalement de ce que nous mangeons à cause de l'éloignement du producteur et du consommateur, de la délégation du contrôle par le consommateur à des institutions lointaines, des crises alimentaires...» liste le spécialiste.

 Après le «traumatisme» de la crise de la vache folle aux débuts des années 1990, puis celle de la viande de cheval en 2013, «on n'a jamais eu aussi peur de ce qu'on mange», confirme Pascale Hébel du Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie). «L'éloignement du rural a créé ces angoisses» qui «se cristallisent chez les classes supérieures», estime Pascale Hébel. Dans notre culture occidentale, ce «soupçon d'empoisonnement» est «valorisé» comme preuve de notre «perspicacité», affirme Patrick Denoux.

 «J'avais l'impression de détenir la vérité sur l'alimentation-santé qui permet de vivre le plus longtemps possible», témoigne ainsi Sabrina Debusquat, orthorexique pendant un an et demi, qui a publié un livre sur le sujet («Métro, Boulot... Bonheur!», Édition Ça se saurait). Cette Française de 29 ans a développé progressivement son syndrome à la suite d'allergies de la peau provoquées par des cosmétiques. De clic en clic, elle tombe sur des sites internet et des études contradictoires sur l'alimentation. «Toutes ces informations ont généré chez moi une angoisse énorme. C'est une réaction extrême à une malbouffe extrême», résume-t-elle.

 Alimentation traditionnelle, industrielle et sanitaire

M. Denoux définit trois grands systèmes alimentaires: le traditionnel de «notre grand-mère», l'industriel qui «remplit notre estomac» et le sanitaire qui voit «la nourriture comme médicament». «L'orthorexique n'arrive pas à combiner ces systèmes, simplifie en se réfugiant dans la santé» et en excluant des aliments.

 En un an et demi, Sabrina Debusquat est devenue végétarienne, puis vegan (refus de manger toute protéine animale), puis crudivore et frugivore (alimentation à base de fruits). «Je voulais atteindre une sorte d'état de pureté», justifie-t-elle. Elle perd ses cheveux, sans s'en inquiéter. Seul l'énervement inhabituel de son compagnon lui permet de se rendre compte de son état obsessionnel. «Mon corps avait fini par tyranniser mon esprit» confie-t-elle. Elle décide de s'en sortir et sort acheter de la vitamine B12.

 Obtenu à partir de bactéries que l'on trouve surtout dans l'estomac de ruminants ou d'animaux marins, cet élément sert essentiellement à la fabrication des globules rouges. C'est de cette même vitamine que manquait une patiente de Sophie Ortega, médecin nutritionniste à Paris: «Elle commençait à devenir aveugle par carence de B12». «Vegan pure et dure», cette patiente refuse d'en avaler. «C'était comme si elle préférait perdre la vue» que «de trahir son engagement envers les animaux», s'inquiète son médecin.

 Praticienne depuis 25 ans, le Dr Ortega souligne la perte de repères actuellement chez ses patients. «Cela devient un casse-tête de remplir son chariot de supermarché et d'équilibrer ses menus. Il y a maintenant des aliments présentés comme des médicaments; on se dit que ça ne peut qu'être meilleur. Mais ce médecin insiste: «La bonne alimentation inclut le végétal et l'animal», autorise «la spontanéité» et... «le plaisir».

laparisienne.com

14. août, 2014
14. août, 2014