8. févr., 2019

Terra Darwin

Manon Jack, le 01/02/2019

Pollution: l’interdiction des plastiques jetables repoussée par le Sénat 

Au cours de l'examen du projet de loi, le Sénat s'est finalement rangé derrière un amendement pour repousser d'un an l'interdiction des plastiques jetables. La raison? L'impact pour un certain nombre d'entreprises, et la menace de 1500 emplois.


La pollution plastique est arrivée à un seuil alarmant; les ONG déplorent la décision de reculer l'interdiction des plastiques à usage unique. Crédit photo: Stéphane Bidouze

Dans le cadre de la loi Egalim, l’interdiction des plastiques jetables aurait dû être votée hier pour le 1er janvier 2020. Mais, au terme d’un long débat, la majorité s’est rangée derrière un amendement qui propose d’adapter certaines interdictions, afin de ne pas pénaliser les entreprises. Cet amendement repousse d’un an l’interdiction.

La disposition initiale prévoyait l’interdiction au 1er janvier 2020 des gobelets, verres et assiettes jetables en plastique, et au 1er janvier 2021 l’interdiction des pailles, couverts, bâtonnet mélangeurs, emballages, etc., avec toujours des exceptions, tels que les ustensiles compostages et les matières biosourcées. Seront finalement autorisées: les piques à steak, les couvercles jetables, les plateaux repas, les pots de glace, alors qu’ils devaient disparaître en 2020. Tout le reste sera repoussé d’un an. Les contenants alimentaires en plastique dans les cantines scolaires seront finalement autorisés, tandis que la loi Egalim prévoyait de les supprimer d’ici 2025.

L’examen de l’ensemble du texte devrait se poursuivre jusqu’au 7 février et être voté le 12, néanmoins les ONG dénoncent déjà un recul incompréhensible face à la crise de la pollution plastique.

 

21. janv., 2019

Déchets plastiques : les plages de Madagascar menacées

 

La Vérité

Le 03/12/18

9. janv., 2019

Changements climatiques : des effets inquiétants sur les mangroves

Les forêts de mangroves malgaches sont actuellement menacées de disparition.

Conséquences des activités directes et indirectes de l’homme, les effets des changements climatiques nuisent grandement aux quelques hectares de forêts de mangrove que comptent la Grande Île. Véritable abris pour des faunes et flores endémiques, les forêts de mangroves du pays subissent d’énormes pressions tendant à les détruire petit à petit. De plus en plus ressentis par les communautés vivant aux alentours des mangroves, les effets des changements climatiques se manifestent  particulièrement par des cas d’érosion littorale observés dans les zones sableuses. Des cas qui constituent l’une des causes premières de la disparition des forêts de mangrove. Comme ce qui se passe par exemple dans la région Menabe où les mangroves subissent l’ensablement des cours d’eau et des passes, le changement brutal du taux de salinité des terrains ou encore l’érosion des berges. Des informations publiées dans le rapport narratif de la mise en œuvre des actions de reboisement et de restauration des mangroves dégradées et vulnérables dans la région Menabe. Un rapport qui entre dans le cadre du projet Adaptation de la gestion de la zone côtière aux changements climatiques en tenant compte des écosystèmes et des moyens de subsistance initié par le bureau national de coordination des changements climatiques (BNCCC) auprès du ministère de l’Environnement, de l’écologie et des forêts. Le même rapport faisant également savoir que la situation est entrain de changer dans la région en question suite aux actions de reboisement des mangroves.

Activités humaines. La touche humaine est importante dans la dégradation des écosystèmes. Constituant des ressources permettant la subsistance des communautés, les mangroves sont surexploitées dans plusieurs régions du pays. Le cas de la région Sofia où les forêts de mangroves ont été décimées suite à des actions d’exploitation sauvage de crabes, témoigne de ces effets néfastes des activités humaines sur la nature. Les mangroves de Menabe n’en réchappent pas. Les fortes demandes en ressources socio-économiques, la faible implication des autorités concernées vis-à-vis des infractions constatées et déclarées ont fait que les 37 000 Ha de mangroves de cette région ont failli disparaitre. Les actions de reboisement menées par le BNCC en partenariat avec des ONG et les communautés locales ont changé la donne. La première étape est certes effectuée, la continuité des activités de sauvegarde et de restauration devrait toutefois être menées avec sérieux si l’on veut vraiment sauver les ressources.

Midi Madagascar

Le 27/12/18

José Belalahy

27. déc., 2018

Risques et catastrophes : une stratégie de prévention concoctée au CNGRC

Une phase « El Nino » a déjà pris son élan et impacte quelques zones de la Grande Île. Cette phase aura 70 à 75% de chance d’apparition, pour les prochains mois à venir. D’autres fléaux sont à prévoir, selon le CNGRC (Conseil National de Gestion des Risques et des Catastrophes).

Une réunion de préparation à la saison cyclonique 2018-2019 s’est tenue, jeudi dernier, au Palais de Mahazoarivo. Conduite par le Premier ministre, Ntsay Christian, cette concertation avait pour objectif d’assurer d’une part, la synergie des actions concrètes à entreprendre ; et d’autre part, la complémentarité des interventions des différents secteurs, en terme de préparation et de prévention, face aux effets néfastes des aléas climatiques et épidémiologiques avant, pendant et après cette saison. L’évolution de la situation épidémiologique dans le pays, et les interventions face aux problèmes de la sécheresse et de l’insécurité alimentaire dans le sud, figuraient parmi les grands sujets de discussion. D’après la Direction Générale de la Météorologie (DGM), l’évolution actuelle des conditions atmosphériques et océaniques laisse prévoir une saison cyclonique 2018-2019 active et proche de la moyenne climatologique à Madagascar avec 1 à 3 perturbations, pouvant atterrir sur les côtes malgaches. Durant le début de la période de saison des pluies 2018, la Grande Île a presque obtenu des précipitations à l’exception du centre-ouest de Madagascar. L’extrême sud-ouest de l’île a reçu des précipitations supérieures à la normale, et il en est de même dans quelques localités visiblement éparpillées au nord, à l’est et au sud des plateaux de Madagascar. Des précipitations localement abondantes pouvant entraîner des crues de rivière. De plus, des inondations seront à craindre en décembre, janvier et février pour quelques régions, selon cette Direction. « Des mesures sont prises pour renforcer l’opérationnalité de la DGM en matière de moyens logistiques, matériels et communications disponibles », a indiqué ses représentants.

Préparés. Le BNGRC et les autres acteurs principaux d’intervention sont prêts à faire face à cette saison cyclonique, selon les informations. Série de formations, suivi de sensibilisation, notamment pour les volontaires et société privées ainsi que les structures décentralisées, sont déjà menées. En outre, la mise à jour des plans de contingences, le pré-positionnement des vivres et moyens logistiques, l’opérationnalisation de poste-avancé de coordination au niveau de certaines régions ainsi que le renforcement de communication au moment des interventions, sont déjà effectifs, selon les responsables. Par rapport aux épidémies de peste et de rougeole, le Ministre de la Santé Publique, présent à la réunion, a noté que les nombres de cas suspects et de cas confirmés ont baissé, cette année. Pour la peste, 55 cas sont confirmés, dont 44 buboniques, 11 pulmonaires et 18 décédés – 24 districts sont touchés, notamment Tsironomandidy, Befotaka, Ankazobe et Faratsiho. Par ailleurs, le ministère poursuit toujours la surveillance dans les zones endémiques et prend les mesures préventives nécessaires pour renforcer la lutte contre la peste, durant cette saison cyclonique.

Midi Madagascar

Le 08/12/18

Antsa R.

26. déc., 2018

Réduction des risques de catastrophe : un nouveau guide à partir de 2019

Les Nouvelles

Le 05/12/18

Fahranarison