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9. nov., 2018

Depuis 1964, l’association des Amis de l’Océan Indien basé à Grand Quevilly près de Rouen met en relation la Normandie avec de nombreux pays des cinq Continents. Au cours de manifestations qui attirent des Experts, des Ministres, des Ambassadeurs, des Consuls, des élus, ainsi que des chefs d’entreprises, les thèmes débattus sont toujours inspirés de l’actualité du moment.  En 2018, c’est l’Agro Alimentaire qui a été retenu.

Bien sûr comme d’habitude, Madagascar était  représenté par Bruno Vignal, un chef d’entreprise très connu dans la Grande Ile et, ancien PDG d’une compagnie Maritime entre la France et l’Océan Indien.

Ces dernières années, le festival international des enfants, qui réunissait 41 Nations composées de six filles et six garçons âgés de moins de quinze ans, faisait suite à la remise du Prix Nobel de la Paix à la jeune Malala Yousafzai qui milite depuis l’âge de onze ans en menant un combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme. « Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes » dit Malala. L’indien Kailash Satyarthi partageait ce prix avec la jeune pakistanaise en récompense de sa lutte contre l’oppression des jeunes, et pour le droit à l’éducation de tous les enfants. Le professeur Yunus lui aussi « Prix Nobel de la Paix en développant la pratique du micro crédit souhaitait sortir son pays, le Bangladesh, de la grande misère qui est la sienne. Ce professeur émérite est lui aussi  passé par la Normandie, afin de faire partager les fruits de son expérimentation bancaire et financière avec les Amis de l’Océan Indien. »

Après les attentats ayant frappé en 2015, le journal Charlie Hebdo, puis le Stade de France, la salle de spectacle du Bataclan, de paisibles restaurants, la ville de Nice lors du feu d’artifice du 14 Juillet et l’assassinat du Père Hamel dans son église à Saint Etienne du Rouvray, le thème de la solidarité, la fraternité dans la paix et la joie de vivre, avaient été retenus. Une évocation de ces êtres qui ont mis toute leur vie  au service de la paix et du bien-être d’autrui, avait donné l’occasion de radiographier l’œuvre exceptionnelle de Martin Luther King, de Nelson Mandela et de bien d’autres encore.

 La terre, le ciel… et le savoir-faire ! En 2017, l’avenir du tourisme international a été passé au peigne fin de manière à envisager des actions concrètes face au terrorisme ou même aux catastrophes naturelles que sont les dégâts provoqués par les tremblements  de terre, les cyclones, les inondations.

Pour débattre de ces passionnants sujets, dix-huit experts de haut niveau ont animé les débats qui ont attiré 160 passionnés. Bernard Deladerrière, président du Mouvement Européen, Henri Galuszka de « Rouen conquérant, organisateur de la fête du ventre qui attire chaque année 150 000 visiteurs en octobre, Sylvain François  qui a réussi à faire aimer le vin français aux Chinois, Mauricette Dupont présidente de l’Association Normande des Diabétiques accompagnaient un panel de diplomates, chefs d’entreprise et chercheurs des cinq continents comme Wilma Leermakers (Hollande), Beatrice Peixoto (Portugal), Olga Bichler (Russie), Homa Sharifi (Pakistan), Jim kuijper (Indonésie) Kadair Afif ( Malaisie). Motaleb Abdul (Bangladesh), Zhen Yon (Chine), Aly Therian (Guinée), Kachy Atse (Cote d’Ivoire), Zara Nodjirim (Tchad), Bruno Vignal (Madagascar), et SE Sylvestre Radegonde (Seychelles). Il faut noter aussi la présence de  Bruno Bisson le Conseiller diplomatique de la Préfecture de Rouen.

Pour parler d’agriculture ou d’alimentation, il est important d’évoquer la terre, le ciel et écouter les paysans. La qualité de la terre est essentielle et  doit être soignée avec beaucoup de sérieux et en respectant les saisons.

Pour que la récolte soit bonne, cela dépend aussi des conditions atmosphériques. La planète change,  le climat se transforme et les catastrophes naturelles perturbent la vie des gens, et provoquent d’énormes dégâts. D’ici 2050, cinquante millions d’êtres humains vont être contraints de migrer  à cause  de la détérioration des sols. Cela serait provoqué par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l’expansion urbaine. Il faut respecter la vie des sols en diminuant les engrais afin d’en améliorer la fertilité  et en facilitant l’infiltration de l’eau. La bétonisation à outrance et l’absence d’entretien des fossés et des cours d’eau sont également  néfastes à l’agriculture.

Midi Madagascar

Le 17 aôut 2018

Francis HERBET

21. sept., 2018

Bevala – Amboasary Atsimo : Le « Gari », une alternative intéressante

Le manioc, produit agricole présent en abondance dans le Sud de Madagascar.

Douze femmes, sept hommes et plus de 500 ménages approvisionneurs de manioc bénéficient directement du projet à Bevala, dans la commune d’Amboasary Atsimo. Il s’agit d’un projet pilote de transformation du manioc en « Gari », une farine de manioc utilisable dans une variété des recettes, changeant des modes habituels de consommation du manioc dans le Sud. Menée par la coopérative Mitambatrasoa, cette activité permet de transformer dix tonnes de manioc par mois, produisant deux  tonnes de gari. De quoi améliorer les revenus des membres de la coopérative. Dans le cadre du projet AROPA (Appui au Renforcement des Organisations Professionnelles et aux services Agricoles), en effet, les producteurs bénéficiant de l’aide alimentaire du PAM travaillent collectivement dans des organisations, lesquelles reçoivent des équipements et bénéficient de formations de renforcement de capacités. Les capacités techniques sont améliorées avec l’aide du PAM pour une meilleure qualité des produits alimentaires et leur accès au marché en les liant au programme de repas scolaires, entre autres.

Les impacts du projet vont bien au-delà de la subsistance des petits producteurs car constitue un véritable moyen de lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Le projet soutient, en effet, les paysans producteurs de manioc, en créant des sources de revenus pour des centaines de ménages dans des régions où les faits liés à l’insécurité alimentaire et la pauvreté sont particulièrement visibles. Actuellement, plusieurs autres unités de transformation du manioc en gari existent dans plusieurs localités du sud.

Autonomisation des femmes. Le projet est innovant et permet à la fois de valoriser les productions agricoles locales, de réduire les pertes des récoltes, et d’autonomiser les femmes dans des localités régulièrement confrontées aux problèmes d’insécurité alimentaire. Faut-il rappeler que les régions du sud, parmi les zones les plus touchées par la situation, les régions d’Androy, Anosy et Atsimo- Andrefana, sont pourtant des zones de production importantes de manioc (2,6 millions de tonnes en 2015), mais que les récoltes ne sont pas toujours  valorisées, et une grande partie serait même perdue (en 2016, El Nino a été à l’origine de la perte de 90% des récoltes). Le projet de transformation du manioc en gari permet ainsi de faire d’une pierre deux coups, voire davantage, et est appelé à être mis à l’échelle.

 

Hanitra R.

Midi Madagascar, 31/08/18

 

 

12. juil., 2018

https://www.lexpressmada.com/wp-content/uploads/2018/06/Androy.jpg

La région Androy souffre du manque d'eau. Si cet élément vital reste disponible pendant toute l'année, les Fokontany et communes connaîtront une bonne productité agricole.

L'Express de Madagascar

Lundi 18 juin 2018

Farah Raharijaona

15. mai, 2018

L'Express de Madagascar

Mercredi 28 Mars 2018

Mamisoa Antonia

12. mars, 2018

Après la sécheresse, l'inondation, l'invasion de criquets, les gels, voilà que des insectes ravageurs viennent de s'attaquer au pays. En effet, les agriculteurs souffrent de l'existence des insectes dénommés «  chenille légionnaire ». Ces derniers se nourrissent des plantes comme le riz, le sorgho et principalement le maïs. Après le riz, la culture de maïs est une source de revenus pour bon nombre des Malagasy. Depuis l'année dernière, la production de riz ne cesse de diminuer, et les agriculteurs espèrent combler le vide avec la culture de maïs. Pourtant, depuis le mois de novembre dernier, les champs de maïs sont envahis par ces insectes ravageurs.

Dans la Commune de Milenaky, Toliara II, 80 % des cultures sont détruites. La population est au bord de la famine. Actuellement, ces insectes ravageurs couvrent presque les Régions de Madagascar comme Amoron'i Mania, Bongolava et les périphéries d'Antananarivo. La chenille légionnaire est originaire d'Amérique, puis elle s'est propagée rapidement dans le continent africain. Actuellement, elle est présente dans 28 pays d'Afrique. D'après un technicien malagasy, il se pourrait que ces insectes soient introduits dans le pays à travers les marchandises ou dons venant des pays étrangers.

Eradication  impossible

D'après la Direction de la protection des végétaux (Dpv) au sein du ministère en charge de l'Agriculture et de l'Elevage, les agriculteurs peuvent avoir une lueur d'espoir, puisque la lutte contre la chenille est en cours. Les pesticides sont déjà distribués dans la Région de Toliara. Ainsi, il existe de nombreux organismes biologiques qui peuvent aider à lutter contre la chenille légionnaire, outre les méthodes traditionnelles comme l'utilisation des piments. Cependant, selon le rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), il est difficile de lutter contre ces insectes ravageurs. Durant une nuit, ces derniers volent sur une longue distance, pouvant atteindre jusqu'à 100 kilomètres. Une femelle pourrait pondre de 1 500 à 2 000 œufs dont la période d'incubation ne dure que 3 à 5 jours. La Fao apporte actuellement son soutien à la conception et à la mise en œuvre d'un programme de lutte intégrée durable en faveur des petits agriculteurs en Afrique.

La Vérité

Le 15/02/18

Anatra R.