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15. janv., 2019

Les Nouvelles

Le 26/11/18

Arh.

13. nov., 2018

L'Hebdo de Madagascar

Le vendredi 17 au jeudi 23 août 2018

Par Farah Raharijaona

9. nov., 2018

Depuis 1964, l’association des Amis de l’Océan Indien basé à Grand Quevilly près de Rouen met en relation la Normandie avec de nombreux pays des cinq Continents. Au cours de manifestations qui attirent des Experts, des Ministres, des Ambassadeurs, des Consuls, des élus, ainsi que des chefs d’entreprises, les thèmes débattus sont toujours inspirés de l’actualité du moment.  En 2018, c’est l’Agro Alimentaire qui a été retenu.

Bien sûr comme d’habitude, Madagascar était  représenté par Bruno Vignal, un chef d’entreprise très connu dans la Grande Ile et, ancien PDG d’une compagnie Maritime entre la France et l’Océan Indien.

Ces dernières années, le festival international des enfants, qui réunissait 41 Nations composées de six filles et six garçons âgés de moins de quinze ans, faisait suite à la remise du Prix Nobel de la Paix à la jeune Malala Yousafzai qui milite depuis l’âge de onze ans en menant un combat contre l’analphabétisme, la pauvreté et le terrorisme. « Nos livres et nos crayons sont nos meilleures armes » dit Malala. L’indien Kailash Satyarthi partageait ce prix avec la jeune pakistanaise en récompense de sa lutte contre l’oppression des jeunes, et pour le droit à l’éducation de tous les enfants. Le professeur Yunus lui aussi « Prix Nobel de la Paix en développant la pratique du micro crédit souhaitait sortir son pays, le Bangladesh, de la grande misère qui est la sienne. Ce professeur émérite est lui aussi  passé par la Normandie, afin de faire partager les fruits de son expérimentation bancaire et financière avec les Amis de l’Océan Indien. »

Après les attentats ayant frappé en 2015, le journal Charlie Hebdo, puis le Stade de France, la salle de spectacle du Bataclan, de paisibles restaurants, la ville de Nice lors du feu d’artifice du 14 Juillet et l’assassinat du Père Hamel dans son église à Saint Etienne du Rouvray, le thème de la solidarité, la fraternité dans la paix et la joie de vivre, avaient été retenus. Une évocation de ces êtres qui ont mis toute leur vie  au service de la paix et du bien-être d’autrui, avait donné l’occasion de radiographier l’œuvre exceptionnelle de Martin Luther King, de Nelson Mandela et de bien d’autres encore.

 La terre, le ciel… et le savoir-faire ! En 2017, l’avenir du tourisme international a été passé au peigne fin de manière à envisager des actions concrètes face au terrorisme ou même aux catastrophes naturelles que sont les dégâts provoqués par les tremblements  de terre, les cyclones, les inondations.

Pour débattre de ces passionnants sujets, dix-huit experts de haut niveau ont animé les débats qui ont attiré 160 passionnés. Bernard Deladerrière, président du Mouvement Européen, Henri Galuszka de « Rouen conquérant, organisateur de la fête du ventre qui attire chaque année 150 000 visiteurs en octobre, Sylvain François  qui a réussi à faire aimer le vin français aux Chinois, Mauricette Dupont présidente de l’Association Normande des Diabétiques accompagnaient un panel de diplomates, chefs d’entreprise et chercheurs des cinq continents comme Wilma Leermakers (Hollande), Beatrice Peixoto (Portugal), Olga Bichler (Russie), Homa Sharifi (Pakistan), Jim kuijper (Indonésie) Kadair Afif ( Malaisie). Motaleb Abdul (Bangladesh), Zhen Yon (Chine), Aly Therian (Guinée), Kachy Atse (Cote d’Ivoire), Zara Nodjirim (Tchad), Bruno Vignal (Madagascar), et SE Sylvestre Radegonde (Seychelles). Il faut noter aussi la présence de  Bruno Bisson le Conseiller diplomatique de la Préfecture de Rouen.

Pour parler d’agriculture ou d’alimentation, il est important d’évoquer la terre, le ciel et écouter les paysans. La qualité de la terre est essentielle et  doit être soignée avec beaucoup de sérieux et en respectant les saisons.

Pour que la récolte soit bonne, cela dépend aussi des conditions atmosphériques. La planète change,  le climat se transforme et les catastrophes naturelles perturbent la vie des gens, et provoquent d’énormes dégâts. D’ici 2050, cinquante millions d’êtres humains vont être contraints de migrer  à cause  de la détérioration des sols. Cela serait provoqué par des pratiques agricoles non durables, la pollution et l’expansion urbaine. Il faut respecter la vie des sols en diminuant les engrais afin d’en améliorer la fertilité  et en facilitant l’infiltration de l’eau. La bétonisation à outrance et l’absence d’entretien des fossés et des cours d’eau sont également  néfastes à l’agriculture.

Midi Madagascar

Le 17 aôut 2018

Francis HERBET

21. sept., 2018

Bevala – Amboasary Atsimo : Le « Gari », une alternative intéressante

Le manioc, produit agricole présent en abondance dans le Sud de Madagascar.

Douze femmes, sept hommes et plus de 500 ménages approvisionneurs de manioc bénéficient directement du projet à Bevala, dans la commune d’Amboasary Atsimo. Il s’agit d’un projet pilote de transformation du manioc en « Gari », une farine de manioc utilisable dans une variété des recettes, changeant des modes habituels de consommation du manioc dans le Sud. Menée par la coopérative Mitambatrasoa, cette activité permet de transformer dix tonnes de manioc par mois, produisant deux  tonnes de gari. De quoi améliorer les revenus des membres de la coopérative. Dans le cadre du projet AROPA (Appui au Renforcement des Organisations Professionnelles et aux services Agricoles), en effet, les producteurs bénéficiant de l’aide alimentaire du PAM travaillent collectivement dans des organisations, lesquelles reçoivent des équipements et bénéficient de formations de renforcement de capacités. Les capacités techniques sont améliorées avec l’aide du PAM pour une meilleure qualité des produits alimentaires et leur accès au marché en les liant au programme de repas scolaires, entre autres.

Les impacts du projet vont bien au-delà de la subsistance des petits producteurs car constitue un véritable moyen de lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Le projet soutient, en effet, les paysans producteurs de manioc, en créant des sources de revenus pour des centaines de ménages dans des régions où les faits liés à l’insécurité alimentaire et la pauvreté sont particulièrement visibles. Actuellement, plusieurs autres unités de transformation du manioc en gari existent dans plusieurs localités du sud.

Autonomisation des femmes. Le projet est innovant et permet à la fois de valoriser les productions agricoles locales, de réduire les pertes des récoltes, et d’autonomiser les femmes dans des localités régulièrement confrontées aux problèmes d’insécurité alimentaire. Faut-il rappeler que les régions du sud, parmi les zones les plus touchées par la situation, les régions d’Androy, Anosy et Atsimo- Andrefana, sont pourtant des zones de production importantes de manioc (2,6 millions de tonnes en 2015), mais que les récoltes ne sont pas toujours  valorisées, et une grande partie serait même perdue (en 2016, El Nino a été à l’origine de la perte de 90% des récoltes). Le projet de transformation du manioc en gari permet ainsi de faire d’une pierre deux coups, voire davantage, et est appelé à être mis à l’échelle.

 

Hanitra R.

Midi Madagascar, 31/08/18