12. mars, 2018

Invasion des insectes ravageurs : la famine plane

Après la sécheresse, l'inondation, l'invasion de criquets, les gels, voilà que des insectes ravageurs viennent de s'attaquer au pays. En effet, les agriculteurs souffrent de l'existence des insectes dénommés «  chenille légionnaire ». Ces derniers se nourrissent des plantes comme le riz, le sorgho et principalement le maïs. Après le riz, la culture de maïs est une source de revenus pour bon nombre des Malagasy. Depuis l'année dernière, la production de riz ne cesse de diminuer, et les agriculteurs espèrent combler le vide avec la culture de maïs. Pourtant, depuis le mois de novembre dernier, les champs de maïs sont envahis par ces insectes ravageurs.

Dans la Commune de Milenaky, Toliara II, 80 % des cultures sont détruites. La population est au bord de la famine. Actuellement, ces insectes ravageurs couvrent presque les Régions de Madagascar comme Amoron'i Mania, Bongolava et les périphéries d'Antananarivo. La chenille légionnaire est originaire d'Amérique, puis elle s'est propagée rapidement dans le continent africain. Actuellement, elle est présente dans 28 pays d'Afrique. D'après un technicien malagasy, il se pourrait que ces insectes soient introduits dans le pays à travers les marchandises ou dons venant des pays étrangers.

Eradication  impossible

D'après la Direction de la protection des végétaux (Dpv) au sein du ministère en charge de l'Agriculture et de l'Elevage, les agriculteurs peuvent avoir une lueur d'espoir, puisque la lutte contre la chenille est en cours. Les pesticides sont déjà distribués dans la Région de Toliara. Ainsi, il existe de nombreux organismes biologiques qui peuvent aider à lutter contre la chenille légionnaire, outre les méthodes traditionnelles comme l'utilisation des piments. Cependant, selon le rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), il est difficile de lutter contre ces insectes ravageurs. Durant une nuit, ces derniers volent sur une longue distance, pouvant atteindre jusqu'à 100 kilomètres. Une femelle pourrait pondre de 1 500 à 2 000 œufs dont la période d'incubation ne dure que 3 à 5 jours. La Fao apporte actuellement son soutien à la conception et à la mise en œuvre d'un programme de lutte intégrée durable en faveur des petits agriculteurs en Afrique.

La Vérité

Le 15/02/18

Anatra R.