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5. mars, 2019

Au niveau national, l’intégration au préscolaire constitue l’un des grands défis en ce qui concerne l’éducation de la petite enfance. D’ici 2022, le ministère de tutelle ambitionne d’atteindre un taux d’intégration de 32, 1%, pour les enfants de trois à cinq ans, pour atteindre un taux de 52, 8% en 2030.

A titre de rappel, ce taux était de 30,4% pour l’année 2016-2017 et 13 889 structures dédiées au préscolaire, étaient dénombrées au niveau des Ecoles primaires publiques (EPP). Ce qui représente 65% de la couverture nationale (17 805). Par ailleurs, selon les données provenant du Ministère de l’Education Nationale, 40 % des EPP sont équipées d’une structure dédiée au préscolaire. Cependant, les lacunes résident dans le manque de structures, d’infrastructures et de matériel éducatif, car une éducation préscolaire réussie nécessite inévitablement des investissements importants, autant du point de vue financier que des ressources humaines. A propos, force est de constater que le personnel éducatif public, notamment en ce qui concerne le préscolaire, présente des besoins accrus en terme de renforcements de capacités et de soutien. Un manque à combler qui a été reconnu comme tel par le MEN qui a déjà commencé des efforts de renforcement de capacités du personnel éducatif des structures préscolaires, pour des résultats visibles en 2022, échéance prévue pour la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’Education (PSE). D’un point de vue alternatif, les structures de préscolaire gérées par les communautés locales ont été mises en place et sont  prévues accueillir 19% des petits enfants en 2022, pour arriver à un taux de 25% en 2030.

Capital humain. Investir dans la petite enfance représente un moyen formidable pour investir dans le capital humain dès ses six premières années de vie. Car de nombreuses et récentes études en développement et croissance durable, ainsi qu’en psychosociologie, les six premières années de vie d’un enfant  sont déterminantes pour qu’il devienne plus tard, un adulte épanoui, en bonne santé, productif et acteur du développement. Des recherches corollaires ont d’ailleurs indiqué que le capital humain est à la fois un moteur et une composante indispensable du développement, lequel ne peut être atteint, et durer sans un investissement global dans le capital humain. Investir dans le capital humain, c’est trouver des solutions aux problèmes de nutrition, de protection sociale, de résilience communautaire, de promotion de la Femme, etc. ; mais aussi et surtout des problèmes qui entravent l’inclusivité et la qualité de l’éducation (considéré par bon nombre d’experts, comme le socle du développement).

Bienfaits du préscolaire. Les bénéfices du préscolaire sur l’enfant et sa vie future sont nombreux. Outre les avantages suscités tirés d’un bon départ dans la vie (durant les six premières années), le préscolaire garantit en outre son développement psychomoteur et l’accélération de celui-ci. Il en est de  même pour le développement cognitif. Parce qu’il permet aussi à l’enfant de socialiser, en dehors du contexte familial, le préscolaire joue également un grand rôle dans la socialisation de l’enfant et lui donne les bases nécessaires pour tisser et maintenir (ou non) ses liens sociaux à l’avenir. Des liens sociaux positifs sont effectivement indispensables pour l’épanouissement de l’individu, tandis qu’à l’opposé, les liens sociaux néfastes lui sont toxiques. Il doit aussi parfois apprendre à les gérer ou s’en détacher, et c’est aussi  à l’école et parfois dans l’environnement familial que l’enfant apprend à le faire. Par ailleurs, une éducation préscolaire bienveillante est propice au développement du langage et des facultés de communication de l’enfant, tout comme il en est de l’épanouissement de son individualité. Nous constatons ainsi qu’à y regarder de plus près, l’éducation préscolaire prépare réellement l’enfant à la vie.

Midi Madagascar

Le 16/01/19

Luz Razafimbelo

28. janv., 2019

La saison des pluies est la première cause du changement du calendrier des examens officiels Malagasy.

Les ministères en charge de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et de l’Enseignement professionnel ont décidé d’avancer d’une à deux semaines à peu près, les examens officiels. C’est ce qui a été annoncé hier lors d’un point de presse organisé conjointement par les trois départements ministériels dans les locaux du Ministère de l’Education Nationale Anosy hier. Une décision prise par les responsables auprès desdits ministères, ainsi que leurs organismes rattachés tendant à préserver le déroulement des examens des mauvaises conditions climatiques des saisons de pluies. « Le bilan des examens du baccalauréat qui s’est tenu récemment à Mahajanga a permis aux responsables des ministères de tutelles de se mettre d’accord qu’il serait judicieux de ne pas organiser les examens du baccalauréat durant la saison des pluies« , a-t-on rapporté durant le point de presse. Le changement des dates des examens officiels ne devraient toutefois pas avoir de conséquence sur le calendrier scolaire. « Les risques liés à la saison des pluies nous ont fait prendre la décision d’avancer d’une semaine environ les dates des examens officiels, contrairement à ce qui ont été prévus dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique Sectorielle de l’Education« , a-t-on également rajouté.

Concrètement. Pour ce qui est des dates en question, le ministère de l’Education nationale a préféré attendre un certain arrêt devant les fixer avant de les publier. Ce qui n’est pas le cas pour le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Les examens d’entrée aux lycées techniques et professionnels se dérouleront les 2 et 3 septembre prochains.  Ceux relatifs à l’obtention du Certificat de fin d’apprentissage sont prévus pour les 9, 10 et 11 septembre. Tandis que les examens relatifs au Brevet d’Etude Professionnelle sont calés pour les 16, 17, 18 et 19 du même mois. Les examens pour le certificat d’aptitude professionnel quant à eux, se dérouleront du 23 au 27 septembre 2019. Par ailleurs, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a fait savoir que les examens seront avancés de deux semaines par rapport aux dates déjà publiées. Les examens du baccalauréat général et la première session du baccalauréat technique et technologique vont se dérouler du 30 septembre au 4 octobre 2019. La seconde session du bacc technique quant à elle sera prévue du 7 au 10 octobre prochain. Les avis sont donc lancés à l’endroit des parents et candidats auxdits examens. L’annonce ayant été effectuée assez tôt, parents et enfants devraient pouvoir mieux se préparer pour mieux affronter les épreuves, une fois les dates arrivées.

Inscriptions

CEPE : 4 mars au 3 mai 2019

BEPC : 14 janvier au 19 avril

BACC : 25 février au 30 Avril 2019

Midi Madagascar

Le 22/01/19

José Belalahy

18. janv., 2019

Les trois ministères en charge de l’enseignement se sont réunis, hier, pour discuter du calendrier d’examen. Un changement des dates déjà proposées est en vue.

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Le calendrier des examens nationaux pour la session 2019 sera modifié. Les dates d’examen du CEPE, celles du BEPC seront avancées d’au moins une semaine, par rapport à celles déjà proposées par le ministère de l’éducation nationale au début de l’année scolaire 2018-2019. «La session du baccalauréat 2019 a était prévue pour le mois de novembre. Mais un examen en pleine saison des pluies n’est pas faisable. C’est pourquoi toutes les autres dates seront anticipées », explique une source auprès du ministère de l’Enseigne-ment supérieur et de la recherche scientifique, hier. Au début de l’année scolaire, le ministère de l’éducation nationale a indiqué que le CEPE aurait lieu le 3 septembre, et le BEPC, du 23 au 26 septembre.


Les techniciens des trois ministères chargés de l’enseignement, celui de l’éducation nationale, celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, ont proposé la date du 27 août pour le CEPE, celles du 3 au 9 septembre pour l’examen du BEPC et du 30 septembre au 4 octobre pour le Baccalauréat. C’était lors d’une réunion à Anosy, hier. Rien n’est officiel pour le moment. «Un comité technique sera chargé de la faisabilité de ce nouveau calendrier», explique une source auprès du ministère de l’éducation nationale.

Réforme du calendrier scolaire


Avec l’application progressive du Plan sectoriel de l’éducation (PSE), le calendrier des examens a été décalé de plusieurs semaines, depuis la session 2018. En 2017, le CEPE s’est tenu le 20 juin, le BEPC du 3 au 6 juillet et le baccalauréat, du 17 au 20 juillet. En 2018, ces trois examens ont eu lieu du 4 août au 27 septembre. L’un des objectifs de cette reforme de l’éducation est de décaler le calendrier scolaire entre mars et décembre. Un calendrier désapprouvé par Célin Rakotomalala, directeur national des écoles privées. «Nous sommes obligés de partir en vacances pendant quatre mois, cette année, si on maintient le calendrier du PSE car il était prévu que la prochaine rentrée scolaire aurait lieu en janvier 2020», souligne-t-il.


Pour les écoles publiques, par contre, rester chez soi pendant la saison des pluies qui est aussi le début de la saison culturale chez les paysans, permettra aux élèves de suivre les cours. Entre décembre et février, ils sèchent souvent les cours, soit pour aider leurs parents à repiquer le riz, soit parce que leur salle de classe a été détruite par un cyclone ou a servi d’hébergement à des sinistrés. Ce sera au nouveau dirigeant de l’état de décider si cette réforme sera appliquée ou non.

L'Express de Madagascar

Le 21/12/18

Miangaly Ralitera