14. juil., 2017

Calendrier scolaire 2017-2018 - Les parents dans l’angoisse

Polémique autour de la réforme de l’éducation, notamment sur celle du calendrier scolaire. Les élèves auront 39 semaines de cours à partir de la prochaine année scolaire 2017-2018, au lieu de 36 semaines comme ces dernières années. D’ailleurs, le ministère de l’Education nationale (Men), Paul Rabary, a confirmé ce changement devant les sénateurs, la semaine dernière.

Les 3 semaines de plus sur les bancs de l’école engendrent la révision du calendrier scolaire dès la prochaine rentrée. Celle-ci se ferait la dernière semaine du mois d’octobre pour s’achever au mois d’août, avec quelques pauses scolaires. Les examens du Cepe et du Bepc se tiendraient en septembre et octobre. Du côté des parents, l’angoisse prend de l’ampleur notamment sur les dépenses supplémentaires que ces quelques semaines de plus vont entraîner. « L’année scolaire durera 11 mois ou plus, si l’on se réfère au nouveau calendrier. Du coup, nous serions contraints de payer un mois de plus d’écolage, sans parler de la révision à la hausse annoncée tant pour les divers droits que pour les frais de scolarité. Les dépenses seront énormes », nous confie Aurélia R., mère de famille ayant 3 enfants scolarisés dans des écoles privées. Comme elle, bon nombre de parents ne manquent pas d’exprimer leurs doutes à ce sujet.   

Organisation perturbée de la rentrée

De leur côté, les responsables d’établissements privés se sentent désorientés quant à l’adoption de la réforme du calendrier scolaire. Celle-ci perturbe l’organisation de la prochaine rentrée scolaire, que ce soit les moyens financiers mais aussi le côté pédagogique, à en croire une directrice de collège à Ambatolampy Tsimahafotsy. « Nous en avons discuté à plusieurs reprises avec les responsables hiérarchiques et les dirigeants d’affiliation. Au final, nous nous disons qu’il s’agit encore d’une proposition, du moins pour le moment. Quoi qu’il en soit, les diverses affiliations des établissements ont été invitées à émettre des propositions en vue de déterminer un terrain d’entente », nous confie cette source voulant garder son anonymat.  

Flexible pour les établissements privés

Pour sa part, le directeur des technologies de l’information et de la communication (Dtic) auprès du Men a rassuré les parents et les responsables d’établissement.  « Le nouveau calendrier scolaire adopté à partir de la rentrée 2017-2018 sera flexible pour les établissements privés. Autrement dit, chaque établissement aura le choix de l’adopter ou non. La durée des cours ainsi que les frais de scolarité à payer dépendront de son organisation interne », avance Serge Thierry Tsitoara. Concernant la révision du calendrier scolaire, ce responsable de souligner la subdivision des 39 semaines en quelques périodes. Ces dernières, qui vont s’étaler sur 6 ou 7 semaines, seront alternées par quelques jours de pause scolaire pour alléger l’année et faciliter l’assimilation des cours. Ces nouvelles organisations s’appliqueront durant les 2 années de transition, avant d’atteindre la rentrée scolaire prévue au mois de mars à partir de 2020. Affaire à suivre !

Patricia Ramavonirina

La Vérité

16/05/17