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7. nov., 2017

La population tananarivienne a fait le constat, les ordures commencent, une nouvelle fois, à s’entasser dans les rues, ruelles et quartiers de la capitale malgache. Une situation connue par les habitants de la ville des milles et qui n’en est pas à sa première fois. S’accumulant dans des bennes et faisant partie du paysage de la capitale malgache, les ordures sont difficiles  à gérer. Notamment, par les responsables aussi bien au niveau des communes qu’au niveau ministériel. Le cas du fokontany d’Ambohimanarina, où les ordures s’amoncèlent depuis des jours, sans une prise de décision des responsables illustre bien la situation.Des questions se posent alors sur le (les) pourquoi de cette situation. Les organismes responsables de la collecte et de la gestion des déchets publics manquent-t-ils de ressources financières pour mener à bien leur travail ? En effet, le manque d’argent est la première cause attribuée lorsque l’on pose la question sur la situation d’accumulation des déchets dans la Capitale. Ce qui est en partie vrai. Mais outre la volonté politique et le manque de ressources humaines, il y a également la question du civisme. Plus particulièrement, un manque qui fait que de nombreuses personnes  jettent sans sourciller leurs ordures un peu partout. Un geste qui est simplement anodin pour certains mais qui favorise l’accumulation des déchets.

Midi Madagascar

Le 05/09/17

José Belalahy

16. oct., 2017

Soixante pour cent des espèces de primates de la planète pourraient disparaître d’ici 25 à 50 ans. 75 % connaissent déjà un déclin de leur population.

Ce constat dressé par la revue américaine Science Advances a été relayé à Abidjan par cent cinquante scientifiques réunis pour mettre en place la Société africaine de primatologie (SAP).  »Les Africains, décideurs ou simples citoyens, sont plus sensibles à un discours qui vient d’un scientifique africain », estime le professeur Inza Koné, directeur de la recherche et du développement du Centre suisse de recherches scientifiques en Côte d’Ivoire qui a été élu président de la SAP.  »Le milieu de la primatologie est largement dominé par des scientifiques d’Amérique du Nord ou d’Europe. Les primatologues africains sont peu connus à l’échelle internationale, ils n’ont pas accès aux mêmes financements et ne dirigent que rarement des projets de recherche ou de conservation, même sur leur propre continent. »
Pour Russell Mittermeier, un célèbre primatologue américain, spécialiste des lémuriens de Madagascar,  »c’est le moment de créer la SAP. On a vraiment besoin d’une organisation africaine gérée par des Africains au côté de la Société internationale de primatologie, déjà existante. »

Espèces identiques
Pour Rose-Marie Randrianarison, primatologue à l’université d’Ankatso, à Antananarivo, et spécialiste des indris,  »il faut sensibiliser les autorités traditionnelles, qui sont écoutées par la population, et informer et impliquer les décideurs politiques. Les choses changent. Pour preuve, la création, en 2014, d’un Festival mondial des lémuriens. »
Toutes les espèces de lémuriens sont des primates strepsirrhiniens endémiques de Madagascar. Elles comptent le plus petit primate du monde, le Microcèbe de Mme Berthe qui pèse 30 grammes, jusqu’à l’Indri, qui peut peser jusqu’à 9,5 kg. Les espèces récemment éteintes avaient une taille beaucoup plus grande. En 2010, cinq familles, quinze genres et cent un espèces et sous-espèces de lémuriens sont officiellement reconnus. Sur les cent un espèces et sous-espèces, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) en classe huit comme en danger critique d’extinction (CR), dix huit en danger (EN), quinze vulnérables (VU), quatre quasi menacées (NT), huit de préoccupation mineure (LC), quarante et un sont considérées de données insuffisantes (DD), et sept n’ont pas encore été évaluées. Entre 2000 et 2008, tente neuf nouvelles espèces ont été décrites et neuf autres taxons sont redevenus valides. .

L'Express de Madagascar

Le 02/08/17

© Jir

25. sept., 2017

L’organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO) a présenté
avant-hier une stratégie de résilience de l’agriculture et de la sécurité alimentaire pour Madagascar, des domaines actuellement affectés par le changement climatique.

La stratégie résulte d’un long processus de travail avec les partenaires du développement agricole et de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le pays.
Quelques grands points sont à souligner dans la stratégie, tels que des actions de gouvernance des risques et des crises, la surveillance par des systèmes d’information et d’alerte rapide,
l’application des mesures de prévention et d’atténuation et la réponse aux crises en agriculture, élevage, pêche et foresterie.


«La résilience est la capacité à prévenir les catastrophes et les crises ainsi qu’à anticiper, absorber les chocs et adapter ou rétablir la situation d’une manière rapide, efficace et durable. Cela comprend la protection, la restauration et l’amélioration des systèmes des moyens d’existence face à des menaces ayant un impact sur l’agriculture, la sécurité nutritionnelle et alimentaire et la sécurité des aliments», précise la FAO.


Sans le renforcement de la résilience, apprend-on, les populations, surtout vivant de l’Agriculture (culture, pêche, élevage, forêts) ne pourront jamais voir d’évolution positive vers le développement de leurs activités.


Le représentant de la FAO, Patrice Talla Takoukam a indiqué que « les personnes ayant des moyens d’existence résilients sont mieux à même de prévenir et de réduire l’impact des catastrophes dans leur vie. Ils peuvent mieux résister aux dommages, récupérer et s’adapter lorsque les catastrophes ne peuvent être évitées ».


La FAO aide le gouvernement à mettre en œuvre des mesures appropriées de gestion et d’intervention pour faire face aux urgences et lutter contre les effets des invasions acridiennes, des inondations, des cyclones, des sécheresses et du changement climatique en général.


L’assistance de la FAO à Madagascar est définie par le Cadre de programmation par pays 2014-2019 (CPP) de la FAO.

L'Express de Madagascar

Le 15/09/17

Mirana Ihariliva

24. août, 2017

Janga

L’assainissement du bord de la mer se poursuit dans la cité des Fleurs. Mais face à la résistance, l’opération est très sécurisée.

Les actions d’assainissement et d’embellissement de la ville de Mahajanga, initiée par la commune urbaine, continue. Elle touche actuellement la belle avenue du bord de la mer. Jeudi, des dizaines de tables et de tréteaux ainsi que de petits kiosques de vente de recharges téléphoniques ont été saisis par le services de la voirie. Des manèges qui auraient dû être enlevés depuis plusieurs jours, ont été aussi confisqués, parce qu’ils occupaient la voie publique.


Vers 7h30 du matin, les agents de la police municipale ainsi que les hommes de l’Emmo sécurité sont descendus sur les lieux pour sécuriser l’opération.
La municipalité a aussi accordé un délai d’une semaine à tous les propriétaires de kiosques de paiement mobile qui ne sont pas en règle dans la Cité des Fleurs.

Contestation


Toutefois, la résistance s’organise déjà devant la volonté de la commune d’assainir la ville. Les premiers concernés clament qu’ils ont occupé leur fonction et l’emplacement depuis des décennies. Aussi refusent-ils de quitter les lieux et émettent même des menaces.


À Mahajanga, à chaque action d’assainissement ou prise de décision, les responsables sont toujours confrontés à des refus et objections. Qu’importe l’auteur ou le décideur, que ce soit au niveau du transport, de la gestion de la ville, ou au niveau du marché ou de n’importe quel secteur, les nouvelles dispositions ne sont jamais bien accueillies.


La mentalité et le caractère contestataire de la population entravent le développement que les dirigeants souhaitent apporter à la ville, voire à toute la région. Ils menacent d’effectuer une démonstration de force, samedi, si la commune persiste dans sa décision.

 

L'Express de Madagascar

Le 14/06/17

Textes et photos :
Vero Andrianarisoa

22. août, 2017

Madagascar conserve de belles forêts de mangrove, selon le rapport des recherches effectuées par trois chercheurs japonais. Madagascar devrait préserver cette authenticité.

Un bon point pour Mada-gascar. Trois chercheurs japonais ont été stupéfiés par les forêts de mangrove de la Grande Ile, après avoir effectué des recherches sur les côtes Ouest et Nord. «Vos forêts de mangrove sont de bonnes qualités par rapport à ce que nous avons vu dans d’autres  pays», a souligné Atsushi Nakashima, professeur à l’université de Wakayama au Japon. C’était à l’ambassade du Japon à Ivandry, hier, lors de la présentation du fruit des recherches de cette délégation japonaise à Morondava, à Nosy Be et à Antsiranana, depuis le 14 août.


En dix ans d’études sur les forêts de mangrove, à l’échelle mondiale, ils avouent n’avoir jamais vu d’aussi grands et larges palétuviers. «À Morondava, leurs hauteurs atteignent les 9 mètres. C’est unique au monde. Par ailleurs, vos forêts de mangrove sont encore vierges et bien protégées », enchaîne le professeur.


D’autres recherches ont, toutefois, mis en exergue les menaces qui planent sur cette niche écologique, particulièrement, sur les côtes Ouest. Les bois de mangroves près des grandes villes de Mahajanga, Morondava et Toliara seraient sous la pression de forte exploitation, vu les besoins grandissants en bois dans ces villes. Les surfaces des mangroves auraient, également, baissé de 10% en 40 ans.

Menaces


Ces chercheurs sont conscients de ces menaces. «Certaines personnes coupent les arbres pour en faire du charbon. D’autres sont persuadées de l’importance de leur protection, suite à la dégradation de l’écologie marine. Si toute la population opte pour cette résolution, Madagascar aura la plus belle forêt de mangrove, au niveau mondial », indique Ken Yoshikawa, professeur à l’université d’Okayama.


Ces chercheurs de souligner que les forêts de mangrove préservent l’écologie marine, en étant un lieu de reproduction, de croissance ou encore d’habitation pour certains animaux aquatiques. Elles protègent aussi la côte de l’agression due aux catastrophes naturelles, le cyclone, les fortes houles.


« La population devrait être sensibilisée sur l’importance des mangroves. Cela devrait être appris à l’école », recommande Ryuichi Tachibana, professeur adjoint à l’université agricole de Tokyo.


Les résultats de ces recherches seront bénéfiques pour le long terme, en termes d’identification de résolution, a souligné Ichiro Ogasawara, ambassadeur du Japon à Madagascar. Il a rappelé la disparition des mangroves à Mahajanga, il y a une vingtaine d’années et dont les conséquences ont été tangibles pour la pêche dans cette Ville des fleurs.

L'Express de Madagascar

Le 22/08/17

Miangaly Ralitera