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16. janv., 2019

Résultat de recherche d'images pour "Aires protégées : besoin de 21 millions de dollars par an"

Les Nouvelles

Le 27/11/18

Arh

11. janv., 2019

Les pêcheurs traditionnels de Fort-Dauphin se plaignent de l’entrée massive des navires de pêche dans leurs zones d’activités. Une entrée qu’ils jugent mettre en danger les ressources marines mais qui les pénalise également financièrement parlant.

Nous pouvons facilement vivre de nos activités de pêche traditionnelle. Les matériels que nous avons ainsi que les technicités dont nous disposons nous permettent d’avoir un certain niveau de vie assez stable. Ce sont les dires de Pascal Mahata, pêcheur traditionnel de Tolagnaro interviewé lors d’une  descente de presse organisée par la SFCG ou « Search For Common Ground ». La pêche traditionnelle souffrirait de la percée des navires de pêche dans leurs zones d’activités. Une percée qui, en plus de réduire considérablement les marges de manœuvre des petits pêcheurs, aurait des risques sur les ressources marines. D’après Pascal Mahata « les navires de pêches qui viennent sillonnés les rives de Fort-Dauphin utilisent des filets de 15 m qui ne laissent passer aucune espèce marine« . Une pratique dénoncée par lesdits pêcheurs traditionnels qui espèrent une prise de responsabilité du gouvernement afin que celui-ci intervienne face à la situation. Pascal Mahata de faire savoir :  » Nous avons déjà déposé une plainte auprès du gouvernement mais nous attendons une éventuelle suite« .

Risque. La situation serait d’autant plus préoccupante que les pêcheurs traditionnels doivent parcourir des kilomètres pour trouver du poisson. Ce qui les contraint à mobiliser plus de ressources mais surtout plus de force physique pour faire les mêmes activités. « Notre activité est devenue hasardeuse étant donné que les ressources sont de plus en plus rares. Il arrive que l’on rentre bredouille » s’est plaint Pascal Mahata. Outre les problématiques liées à l’exploitation abusive des ressources par les navires de pêche, la biodiversité marine de cette partie de l’île serait également en danger à cause des changements climatiques. « Nous constatons actuellement que Fort-Dauphin subit fortement les effets des changements climatiques. Notamment sur la rareté des poissons. La quantité des poissons que nous pouvons récolter ces derniers temps » a noté Mahata Pascal. Avant de renchérir « les effets des changements climatiques ont également des conséquences sur notre capacité à mener à bien notre activité. A cause des vents violents qui traversent actuellement Fort-Dauphin, nous avons été forcés de ne pas travailler pendant plusieurs jours« . La région Anosy, à l’instar des autres régions du pays, serait actuellement victime d’une surexploitation de ses ressources marines. Une pratique non responsable qui mérite une attention particulière du gouvernement.

Midi Madagascar

Le 22/11/18

José Belalahy