Blog

7. déc., 2018

L’amoncellement d’ordures dans la capitale a été causé en partie par l’insuffisance des camions de collecte. Une problématique qui a longuement handicapé la gestion des ordures de la capitale malgache depuis des années. Recourant à la location de camions pour effectuer la collecte des ordures dans la capitale, le SAMVA, ou Service Autonome de Maintenance de la Ville d’Antananarivo, peut actuellement enlever une épine de ses pieds avec l’arrivée de 16 camions renforçant sa flotte. Dotés de caractéristiques spécifiques adaptées à la collecte des ordures (une capacité d’accueil de 20 à 30 tonnes, des camions de 15 à 20 mètres  d’envergure), les 16 véhicules vont permettre d’améliorer le service de collecte des ordures. « Nous espérons qu’avec les 16 nouveaux véhicules et les 24 véhicules de location, nous pourrons facilement venir à bout des ordures de la capitale » a-t-on lancé durant la réception des véhicules à Ampasapito hier. Appartenant au SAMVA, lesdits véhicules entrent dans le cadre de la mise en place de solutions pérennes aux problématiques de gestion des ordures dans la Capitale.

Midi Madagascar

Le 06/11/18

José Belalahy

3. déc., 2018

Les Nouvelles

Le 19/11/18

30. nov., 2018

Préservation des écosystèmes critiques dans l’Ocean indien : 20 000 à 200 000 dollars de subventions à accorder

Le « Critical Ecosystem partnership fund » (CEPF) ou Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes critiques- piloté par la fondation malgache Tany Meva au niveau de l’Océan indien va subventionner des projets de préservation des écosystèmes critiques de la région.

Un appel à lettres d’intention à cet effet a été lancé officiellement par la fondation Tany Meva le 31 octobre dernier à l’hôtel Panorama Andrainarivo. Il a été annoncé que le montant des financements ira de 20 000 à 200 000 dollars. Les projets quant à eux seront à mettre en œuvre à partir du 1er juin 2019 jusqu’au 30 juin 2022. Selon les parties prenantes au sein du Fonds, l’objectif fondamental est de « soutenir la société civile dans son engagement en faveur de la conservation de la biodiversité ». Les études récentes menées en matière de conservation de l’environnement ont en effet dégagé une tendance selon laquelle, les projets de préservation des écosystèmes naturels donnent des résultats positifs quand ils allient approche communautaire, implication de la société civile et la recherche de développement économique. C’est la raison pour laquelle le CEPF a décidé de lancer un tel appel à projets dans la zone océan indien, (donc naturellement à Madagascar), connue mondialement comme étant un hotspot  de biodiversité, autant exceptionnellement riche qu’exceptionnellement menacé. Pour ne citer que le cas de Madagascar, avec la disparition de nombreux vertébrés, le record (mondial !) en déforestation massive. Cependant dans cette tendance à la sinistrose, rappelons-nous que même l’île Maurice célèbre pour sa bonne gouvernance est confrontée aux mêmes problèmes que la Grande île.

CEPF à Madagascar. A titre d’information ou plutôt de rappel- car nous avons déjà publié un article sur le CEPF dans nos colonnes en juillet 2018- que le CEPF ou Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF) est une initiative commune de l’Agence française de Développement, de Conservation international, de l’Union européenne, du Fonds de l’Environnement mondial (FEM), le gouvernement du Japon, la Fondation John D. et Catherine D. Mac Arthur et la Banque mondiale. Tout un éventail autant diversifié que cosmopolite de parties prenantes qui démontre l’ampleur de l’importance et de l’urgence de la valorisation et de la protection de l’environnement. Depuis 2015, la Fondation environnementale Tany Meva a été recruté par le CEPF pour devenir Regional implementation team  (RIT) ou équipe régionale de mise en œuvre pour la zone océan indien.  Pour Madagascar, onze régions à l’écosystème plus que critique seront privilégiées, à savoir : Kirindy Mangoky, Mikea, Menabe, le Grand Nord, le Nord-Ouest, le littoral Est, les hautes terres du centre, le Barren  Islands MP, Beanka NPA, Tsimembo-Manambolomaty et Bemamba. Pour aider les organisations de la société civile ou toutes autres institutions éligibles à optimiser leur éligibilité à l’octroi d’une subvention, le CEPF a tenu à préciser : « Nous encourageons les soumissionnaires à développer des propositions conjointes entre différents acteurs afin de répondre au besoin d’une approche multi-sectorielle et ou multi-régionale (…) seront spécialement appréciés les collaborations entre pêcheurs et organisations fermières agricoles, les promoteurs de tourisme, ainsi que la collaboration entre les experts en biodiversité afin de développer des projets en partenariats. » Les intéressés doivent dès maintenant ouvrir un compte dans le site web de CEPF et les contacter pour y voir toutes les conditions et modalités à savoir. Notons que la langue utilisée est l’anglais, mais des options de traduction sont offertes sur le site. Sinon il leur est également possible de s’adresser à l’équipe de la Fondation Tany Meva, RIT du CEPF pour des questions d’ordre plus technique, avant le 15 novembre 2018. Sinon, un communiqué de presse avec des informations plus techniques et détaillés paraît également ce jour à ce sujet dans nos colonnes.

Midi Madagascar

Le 3/11/18

Luz Razafimbelo

28. nov., 2018

Cette semaine s’est tenu à Tsiroanomandidy l’atelier de lancement de l’étude de diagnostic de la situation de référence du bassin versant d’Ambohiby, et d’élaboration de son plan d’aménagement intégré afin de restaurer ses fonctions écologiques.

Le bassin versant d’Ambohiby, dans le district de Tsiroanomandidy, région Bongolava, est la tête de source procurant l’eau potable et l’eau agricole pour le district de Tsiroanomandidy. Les communes de Fihaonana, Bevato, Tsinjoarivo, Imanga et Ambatolampy notamment, en tirent particulièrement parti. La zone subit pourtant des pressions des activités humaines, notamment les feux de brousse, incluant les feux de pâturage et les incendies volontaires, actes des « dahalo ». De même, la déforestation abusive pour la production de bois de chauffe est à l’origine de l’érosion du sol. En outre, le changement climatique, dont les effets ont commencé à se faire sentir depuis une décennie, alourdit les impacts négatifs, en particulier le tarissement des sources en eaux du bassin.

Risque de tarissement des sources. Cet état des lieux se traduit concrètement par un débit en baisse de la source, créant de graves problèmes d’adduction en eau potable dans la zone. Celle-ci risque de voir ses sources taries dans les années à venir. Afin de protéger le bassin versant et de restaurer ses fonctions écologiques, une étude de  diagnostic s’impose concernant la situation de référence du bassin versant d’Ambohiby en vue de l’élaboration d’un plan de gestion intégrée du site. Raison pour laquelle le ministère de l’Ecologie, de l’Environnement et de la Forêt (MEEF) et l’ONG internationale WaterAid ont organisé le 20 novembre 2018 à Tsiroanomandidy, un atelier de lancement de cette étude.

 Approche inclusive. La rencontre a réuni les maires locaux et ceux de toutes les communes avoisinantes pour présenter la méthodologie que les consultants de l’agence Agro Box comptent adopter au cours de ces études sur l’aménagement de bassin versant. « Une équipe conjointe MEEF-WaterAid sera chargée de la sensibilisation des acteurs cibles sur la gestion intégrée du bassin versant tout en adoptant une approche inclusive dans cette démarche, en recueillant les attentes des différents acteurs », précise WaterAid. L’appropriation de la méthodologie par les principaux acteurs et la compréhension de la responsabilité de chaque acteur pour aboutir aux actions d’aménagement du bassin versant de cette région, était ainsi une préoccupation commune lors de l’atelier. L’objectif étant d’assurer la durabilité des ressources en eau pour la région et la soutenir dans sa consommation d’eau pour les ménages et les agriculteurs.

Grand rôle. Le démarrage de cette étude a lieu officiellement mardi dernier à Tsiroanomandidy en présence de l’équipe du MEEF et la représentation régionale avec Mialy Randriamampianina, chef du département politique, communication et campagnes de WaterAid. L’Organisation soutient cette initiative en matière d’environnement, convaincue du grand rôle joué par l’aménagement du bassin versant, afin d’assurer la durabilité des ressources en eau. Rappelons que cette région du Bongolava figure parmi les zones où WaterAid est intervenue en y installant des infrastructures d’adduction d’eau et d’assainissement.

Midi Madagascar

Le 23/11/18

Hanitra R.

26. nov., 2018

Les deux côtés du grand axe de l’Ouest se dénudent de plus en plus. Plusieurs causes expliquent cette destruction systématique de l’environnement.

Alerte ! Les feux de brousse et les incendies criminels détruisent les forêts et l’environnement tout au long de la route nationale 4. À partir du district d’Ankazobe notamment, et sur des dizaines de kilomètres, les incendies ont dévoré une grande partie de la végétation.
Les dégâts s’accentuent le long de la RN 4 dans la région Boeny, en particulier dans la commune d’Ambondromamy, dans la commune rurale de Tsaramandroso, dans le district d’Ambato-Boeny depuis la RN4 jusqu’à Marovoay, dans le district de Mahajanga 2 en passant par Ambovon­dramanesy. Tout est réduit en cendres et le paysage est noir et irrespirable.
D’énormes et épaisses fumées ainsi que du brouillard se dégagent vers le ciel, sur le grand axe de l’Ouest entre Mahajanga et la capitale. Car la dégradation de l’environnement est aussi provoquée par les fumées que dégage la cuisson des briques, tandis que les feux de brousse sont provoqués par les riverains de ces zones sinistrées.
L’exploitation du charbon de bois est l’une des grandes causes de cette destruction de forêts dans la région Boeny et surtout près de Tsara­mandroso, ainsi que la culture sur brûlis. Les habitants mettent le feu autour d’eux alors que leurs cases ne sont pas bien loin de ces feux.

Exode rural

Les autorités devront réagir et appliquer la loi. Les auteurs de ces incendies ne sont pas loin, avons-nous dit, et l’on imagine mal des personnes qui habitent à des kilomètres de ces zones venir brûler des arbres dans ces villages.
L’exode rural est également la raison principale de la dégradation de l’environnement sur la RN 4, surtout à Tsaramandroso. Des centaines de migrants venant du Sud ont élu domicile dans cette commune rurale et sa périphérie, et n’ont pour survivre que le commerce du bois énergie et l’exploitation du charbon de bois.
À ce rythme, il ne restera plus grand-chose de ces forêts qui bordent la RN 4, si les autorités tardent à réagir voire à sévir. Déjà, le Parc national d’Ankarafantsika est menacée ainsi qu’une grande partie des villages de Befotoana et d’Ampijoroa, dans le district d’Ambato-Boeny.

L'express de Madagascar

Le 27/09/18

Vero Andrianarisoa