26. nov., 2018

Route national 4 : les feux de brousse rasent les forêts

Les deux côtés du grand axe de l’Ouest se dénudent de plus en plus. Plusieurs causes expliquent cette destruction systématique de l’environnement.

Alerte ! Les feux de brousse et les incendies criminels détruisent les forêts et l’environnement tout au long de la route nationale 4. À partir du district d’Ankazobe notamment, et sur des dizaines de kilomètres, les incendies ont dévoré une grande partie de la végétation.
Les dégâts s’accentuent le long de la RN 4 dans la région Boeny, en particulier dans la commune d’Ambondromamy, dans la commune rurale de Tsaramandroso, dans le district d’Ambato-Boeny depuis la RN4 jusqu’à Marovoay, dans le district de Mahajanga 2 en passant par Ambovon­dramanesy. Tout est réduit en cendres et le paysage est noir et irrespirable.
D’énormes et épaisses fumées ainsi que du brouillard se dégagent vers le ciel, sur le grand axe de l’Ouest entre Mahajanga et la capitale. Car la dégradation de l’environnement est aussi provoquée par les fumées que dégage la cuisson des briques, tandis que les feux de brousse sont provoqués par les riverains de ces zones sinistrées.
L’exploitation du charbon de bois est l’une des grandes causes de cette destruction de forêts dans la région Boeny et surtout près de Tsara­mandroso, ainsi que la culture sur brûlis. Les habitants mettent le feu autour d’eux alors que leurs cases ne sont pas bien loin de ces feux.

Exode rural

Les autorités devront réagir et appliquer la loi. Les auteurs de ces incendies ne sont pas loin, avons-nous dit, et l’on imagine mal des personnes qui habitent à des kilomètres de ces zones venir brûler des arbres dans ces villages.
L’exode rural est également la raison principale de la dégradation de l’environnement sur la RN 4, surtout à Tsaramandroso. Des centaines de migrants venant du Sud ont élu domicile dans cette commune rurale et sa périphérie, et n’ont pour survivre que le commerce du bois énergie et l’exploitation du charbon de bois.
À ce rythme, il ne restera plus grand-chose de ces forêts qui bordent la RN 4, si les autorités tardent à réagir voire à sévir. Déjà, le Parc national d’Ankarafantsika est menacée ainsi qu’une grande partie des villages de Befotoana et d’Ampijoroa, dans le district d’Ambato-Boeny.

L'express de Madagascar

Le 27/09/18

Vero Andrianarisoa