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15. mars, 2019

Touchant environ 2% de la population à Madagascar, l’épilepsie est une maladie encore méconnue et les personnes atteintes de cette maladie sont souvent stigmatisées. 

L’épilepsie, maladie neurologique qui relève d’une activité électrique anormale du cerveau, se manifeste par des crises convulsives, mais cela peut aussi de manifester sous forme de courtes absences, d’hallucinations, de  pertes de tonicité musculaire, etc., le tout, généralement de manière brève et brutale. Elle touche principalement les enfants, les adolescents et les personnes âgées, mais elle peut, en réalité, affecter des personnes de tout âge. Les causes précises de l’épilepsie ne sont pas connues pour la grande majorité des cas. Néanmoins, pour certains cas  d’épilepsie, il y a des causes physiques comme une lésion cérébrale liée à un traumatisme au cerveau d’origine diverses, un AVC (accident vasculaire cérébral), une tumeur cérébrale, etc. Cinquante millions de personnes dans le monde sont épileptiques. Actuellement, bien que l’épilepsie ne puisse être guérie à 100%, il existe des traitements efficaces permettant de faire disparaître, ou du moins, réduire au minimum  les crises d’épilepsie et les récidives.

Spécialistes. A Madagascar, cette maladie qui touche environ 2% de la population est toujours méconnue. Elle est souvent associée par nombre de Malgaches, même parmi les personnes instruites et potentiellement informées – à une possession démoniaque ou à de la sorcellerie, en raison des symptômes les plus spectaculaires comme les secousses convulsives. De ce fait, les épileptiques sont nombreux à être stigmatisés. Une association (AMAEE ou Association pour l’aide et l’entraide des épileptiques) se penche depuis des années sur les personnes épileptiques à Madagascar, plus particulièrement celles issues de milieu défavorisé. Depuis plus de deux décennies, cette association accompagne des personnes épileptiques dans leur prise en charge mais également dans d’autres domaines.

On déplore le manque flagrant de spécialistes en neurologie, se penchant particulièrement sur l’épilepsie à Madagascar. Une situation qui ne facilite pas l’accès aux soins tandis que les lacunes en matière d’information du public, rendent les idées reçues particulièrement tenaces. La journée internationale de l’épilepsie, célébrée chaque année le deuxième lundi de février, est une occasion pour diverses associations et organisations, d’informer sur cette maladie.

Midi Madagascar

Le 11/02/19

Hanitra R.

8. mars, 2019

Présentez-nous la fondation Raoul Follereau.

La fondation Raoul Follereau, reconnue d’utilité publique est une organisation non gouvernementale et caritative qui a pour but d’appuyer la lutte contre la lèpre au niveau mondial et globalement, elle lutte contre l’exclusion. En France, elle appuie les gens sans logement, l’enfance. En 1945, Raoul Follereau a décidé de consacrer sa vie à la lutte contre la lèpre et aider les malades qui sont exclus en raison de la maladie qui entraîne l’invalidité. Il a serré leurs mains et les a embrassés. Or, en Afrique et à Madagascar, ils sont rejetés.

Cela fait soixante ans que la lutte se poursuit. Dans combien de pays la fondation intervient-elle ?

La fondation intervient dans dix-huit pays à savoir Mali, Bénin, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Niger, Sénégal, Congo, Mauritanie, Gabon, Madagascar, Tchad, Burkina Faso, Cameroun, Togo, Inde, Chine, Cambodge et Vietnam. Elle alloue un investissement annuel de 4 millions d’euros pour les maladies tropicales négligées et soutient plus de cinquante centres de santé.