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28. août, 2017

L’AVC est tenu pour la cause de plus de 20% des décès au centre hospitalier universitaire Joseph Raseta à Befelatanana. Les victimes de cet accident sont de plus en plus jeunes.

Mort subite. Lalaina, nom d’emprunt, vient de perdre son mari, dans des circonstances inattendues, la semaine dernière. Il a été emmené d’urgence au centre hospitalier universitaire Joseph Raseta à Befelatanana (CHU JRB), après être tombé dans l’inconscience en rentrant de son travail. « Il se plaignait juste d’avoir eu mal à la tête, avant de rejoindre son bureau. Il n’y avait plus grand-chose à faire le soir, il aurait fait une grande hémorragie cérébrale, selon les médecins », déplore cette jeune veuve, samedi.

Son mari avait tout juste la trentaine, à son décès. Il a été victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC).

Autour des 20% des personnes décédées dans cet hôpital sont victimes d’AVC, selon les statistiques.

En 2016, sur les mille neuf cent quarante huit décès répertoriés dans tous ses services, les quatre cent trente huit sont causés par l’AVC. Entre janvier et juin de cette année, deux cent dix-huit sur les neuf cent quatre vingt treize décédés ont succombé suite à cette maladie.

Jeunes

Autres chiffres inquiétants dans ce centre de référence des AVC, près de la majorité des patients atteints de cette maladie meurent. 47,71% en 2016 et 44,76% entre janvier et juin de cette année. Presque la totalité des victimes sont âgées de plus de 25 ans et sont majoritairement des hommes.

Les médecins spécialistes ont constaté depuis quelques temps le rajeunissement des malades. « L’âge moyen des malades tourne autour de la cinquantaine chez nous alors qu’ à l’étranger, l’AVC ne touche que les personnes âgées. Ils font encore partie des populations actives et doivent encore subvenir aux besoins de leur famille et voilà qu’ils sont condamnés », souligne le Dr Julien Razafi­mahefa, neurologue au CHU JRB.

L’hypertension artérielle est, généralement, héréditaire.
Il y a également des facteurs de risque, à savoir la consommation excessive d’huile animale, d’aliments farineux et d’autres encore. La négligence du contrôle de la tension artérielle pourrait engendrer l’AVC.

« L’hypertension artérielle n’a pas de symptômes. Il ne faut donc pas attendre d’avoir mal à la tête ou à la nuque ou encore de se sentir fatigué pour contrôler sa tension artérielle. Il faut faire le contrôle si quelqu’un dans la famille en a déjà été victime. Au fur et à mesure qu’elle reste élevée, l’accident se produit », explique ce spécialiste qui précise que les médicaments sont à vie pour les personnes touchées par ce problème d’hypertension artérielle.

L'Express de Madagascar

Le 21/08/17

Miangaly Ralitera

25. août, 2017

Les Nouvelles

Le 22/08/17

23. août, 2017

De nouvelles statistiques sur le Vih/Sida sont alarmantes. Le nombre de séro­positifs grimpe à Antananarivo et dans d’autres grandes villes, depuis janvier.

En hausse. Quarante-cinq personnes ont été testées positives au Vih/Sida, au centre « Test, Treat and Retain » (TTR) du Bureau municipal de l’hygiène (BMH) de la commune urbaine d’Antananarivo (CUA) à Isotry, depuis janvier. Le Dr Hervé Rabeson, chef de service médical de la CUA tire la sonnette d’alarme. « L’effectif des nouveaux séropositifs a grimpé par rapport à l’année dernière. En 2016, nous n’avons recensé que trois nouveaux cas par mois, en moyenne », souligne-t-il, dans son bureau, jeudi.


Ce service médical a enregistré dix-huit séropositifs sur cinq cents dépistés en janvier, neuf sur quatre cent soixante-dix en février, cinq sur trois cents en mars, cinq sur trois cent vingt en avril et huit sur neuf cents en mai. « Ils sont majoritairement jeunes et de sexe masculin », enchaîne ce médecin.

Décès

Cette hausse des séropositifs est également constatée dans d’autres grandes villes de Madagascar. Il s’agit, entre autres, de Maha­janga, d’Antsiranana, de Toamasina et de Morondava, selon le Dr Miary-Zo Andria­noelina, chef de projet du Secrétariat Exécutif du comité national de lutte contre le Sida (SE-CNLS).


« Un projet financé par le Fonds mondial a permis de multiplier les interventions dans trente-sept villes. Depuis janvier, nous effectuons des sensibilisations auprès des cibles. Nous les amenons par la suite, dans des centres de santé pour effectuer le dépistage », explique-t-elle.


Le Dr Miaro-Zo Andria­noelina précise que le Vih/Sida demeure un problème de santé publique à Madagascar. L’Organisation des Nations-Unies-Sida (ONU-Sida) estimerait à trois mille le nombre de personnes décédées du Sida, en 2016. « Certains arrivent dans des hôpitaux sans savoir qu’ils sont porteurs du virus. Souvent, ils sont dépistés au stade final de la maladie et en meurent », enchaîne-t-elle.


Au BMH Isotry, une fois testés positifs à cette maladie transmissible, les malades sont tout de suite traités et suivis systématiquement. « Si le malade suit le traitement adéquat, son espérance de vie sera égale à 95 %, à celui d’un individu sain. Il peut vivre normalement, avoir des enfants, et ne plus transmettre la maladie », rassurent les médecins.

L'Express de Madagascar

Le 10/06/17

Miangaly Ralitera

21. août, 2017

Ne représentant actuellement que 6% des cas de tuberculose à Madagascar, celle multi résistante est un risque à ne pas négliger.

 « Le phénomène de tuberculose multi résistante n’est pas intensif pour le cas de Madagascar mais de plus en plus de cas commencent  à apparaitre ». Ce sont  les propos du docteur Christine Bellas Cabane, membre du CCM ( Country Coordination Mechanics, un organisme qui supervise les fonds alloués aux luttes contre le sida, le paludisme et la tuberculose à Madagascar) et non moins conseillère régionale Santé de l’Océan Indien  auprès de l’ambassade de France, qui a résumé la situation de la tuberculose multi résistante hier lors de la cérémonie de remise de distinction honorifique à l’hôtel Colbert.  Outre l’accès au soin qui est encore difficile pour de nombreux malgaches (due soit à l’enclavement de certaines régions, soit au niveau financière de nombreuses familles), l’inadéquation des traitements existants à la maladie et l’auto médication des patients constitueraient l’une des premières causes de l’apparition de ce type de tuberculose. La malnutrition détiendrait également le même rang que ces deux causes selon Christine Bellas Cabane. Cette dernière d’expliquer : « la malnutrition chronique ou non réduit l’immunité des personnes. Ce qui les rend vulnérables à beaucoup de maladies, surtout à la tuberculose ». Avant d’ajouter que « les conditions de vie difficiles et la pauvreté tient également sa place dans cette liste de causes premières de ladite prolifération ». Une situation dont le pays n’est pas encore sortie…et ne pourrait pas sortir de sitôt à l’allure où va la vie en générale.

Insuffisants. Par ailleurs, « la programmation de lutte contre la tuberculose conçue par le gouvernement de Madagascar a été acceptée au niveau de la Banque Mondiale ». Ce qui constitue « un énorme pas » pour le pays selon les dires de Christine Bellas Cabane. Avant de faire savoir que « les efforts sont  toutefois insuffisants et que le pas effectué requiert d’autres obstacles à franchir». Beaucoup de diagnostics restent à faire en la matière mais les problèmes de l’enclavement de certaines régions d’un côté et de la remontée des informations pour une base des données exactes de l’autre, persistent. « La révision des médicaments (ce qui se ferait actuellement pour lutter contre le type multi résistant) est également une priorité » d’après Christine Bellas Cabane.  En effet, les médicaments et les traitements traditionnels ne sont plus adaptés à cette nouvelle forme de tuberculose suivant les explications de ce membre de la CCM. Une orientation vers le lien tuberculose-VIH devrait également être faite de façon systématique.  « Le risque de présence du VIH chez les patients tuberculeux étant élevé comme c’est le cas dans le sens inverse», a-t-elle enchéri. Quoi qu’il en soit, les efforts dans l’éradication de la tuberculose vont bon train grâce aux efforts entrepris par les divers acteurs.

Midi Madagascar

Le 10/08/17

José Belalahy