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18. janv., 2019

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Mesures. Cent trente personnes ont été victimes d’intoxication alimentaire depuis le début de l’année. À l’approche de Noël, une conférence débat au Motel Anosy hier a remis sur le tapis les dangers du manque d’hygiène dans l’alimentation. Le ministère de la santé publique a pris l’initiative de lutter contre l’intoxication alimentaire. La visée principale étant de célébrer les festivités de fin d’année loin des risques d’intoxication alimentaire. Selon Rakotovao Ravahatra Andrianirina, du ministère de la santé publique, « Chacun doit exiger la propreté concernant les repas qu’il prend et tout le monde doit être solidaire par rapport à la sensibilisation ».
Les pratiques sur la bonne hygiène en matière de repas font l’objet de sensibilisation intensive. Des formations sont dispensées aux gargotiers. Des contrôles sont également opérés. Tout cela, toujours en vue de maintenir une alimentation saine au profit des consommateurs. Les gens privilégient habituellement la restauration rapide chez les gargotes sans considérer l’hygiène et la propreté. Le rythme professionnel et scolaire favorise cette option pour les repas rapides, facilement accessibles et moins coûteux.
« La routine quotidienne oblige à prendre le repas à proximité du lieu de travail où je me trouve .Les dépenses consacrées aux repas quotidiens ne peuvent d’ailleurs pas dépasser un seuil. J’achète le repas qui correspond à mon pouvoir d’achat », affirme Tsinjo employé d’un ministère à Anosy, client habitué d’une gargote.

Sensibilisation


L’impact de l’intoxication alimentaire peut constituer une charge pour les familles. Deux formes d’intoxication alimentaire gagnent du terrain en ce moment : c’est le cas de la TIAC ou Toxi-infection Alimentaire collective dont le taux s’est réduit cette année, et l’intoxication collective par consommation d’animaux marins ou ICAM dont le taux augmente.
Ici à Antananarivo, 30 ℅ des résidents dans le second arrondissement sont victimes d’intoxication alimentaire. D’après les précisions de Andrianirina Rakotovao Ravahatra, « actuellement, nous faisons le bilan des réalisations et l’état des perspectives par rapport aux recherches faites sur la santé alimentaire. Une collaboration étroite avec les enseignants chercheurs est effectuée dans ce sens. En outre, un contrôle incessant a lieu face aux facteurs de propagation des vendeurs d’aliment à l’exemple de l’autorisation de vente ».

L'Express de Madagascar

Le 21/12/18

Diamondra Randriatsoa- Tsiory Fenosoa Ranjanirina

16. janv., 2019

La résistance aux antibiotiques devient une lutte nationale. Plusieurs ministères s’impliquent.

Différentes maladies sont devenues intraitables actuelle- ment à cause de la résistance aux antimicrobiens. Cette information relate de la validation de plan d’action national pour combattre la résistance antimicrobienne, hier à l’Académie Malagasy à Tsimbazaza. « Plusieurs maladies sont résistantes face aux antibiotiques actuellement. Si une personne tombe malade et prend des antibiotiques, il ne peut pas guérir longtemps après le traitement. Il ne s’agit non seulement d’un problème à Madagascar mais un problème mondial. La création du dernier antibiotique remonte en 1993. Il n’y avait plus de nouveau médicament antibiotique depuis cette année là», explique le docteur Alain Rakotoarisoa, directeur de la veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique.
L’émergence de la résistance s’accélère à cause de la mauvaise utilisation des antibiotiques dans les secteurs de la santé publique et de l’élevage. « Par exemple, les éleveurs utilisent des tétracyclines chez les volailles ou les cochons. Les antibiotiques arrivent dans notre corps mais à faible dose lorsque nous consommons des viandes de poulet ou de porc. Lorsque nous tombons malade, les microbes possèdent les éléments pour contrer l’antibiotique que nous avalons », ajoute-t-il.

Préservation des acquis


Faute de création de nouveaux antibiotiques, l’Etat à travers le ministère de la Santé publique se doit de préserver les acquis. Les antibiotiques ne peuvent être consommés que sous ordonnance. « Des mises à jour se font simultanément pour le traitement des maladies à base d’antibiotique. Ces médicaments ne doivent pas être consommés sans raison », souligne le docteur Herizo Lala Mamisoa, chef de service de la communication et média auprès du ministère de la Santé publique.
S’il y a des années où les médecins utilisaient la nivaquine pour le traitement de certaines maladies, ce médicament n’est plus efficace. Après avoir signé une déclaration politique de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens, Madagascar se mobilise à travers la mise en place Comité multisectorielle de coordination de lutte contre la résistance aux antimicrobiens rassemble tous les ministères concernées.

L'Express de Madagascar

Le 15/12/18

Mamisoa Antonia