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9. mai, 2019

L’hiver serait chaud à Analamanga et dans le Vakinankaratra, pour cette année. Le phénomène El Ninö affecte le temps sur les Hautes Terres centrales.

Les temps glaciaux, ils se feraient rares en cette saison d’hiver. Les températures minimales et maximales seraient élevées, par rapport aux normales, dans les régions du Vakinan-karatra et d’Analamanga, selon les prévisions de la direction générale de la Météorologie. « Nous prévoyons un temps plus chaud par rapport aux précédentes années, cet hiver, à cause du phénomène El Ninö qui sévit. Le phénomène lui-même résulte des changements climatiques», affirme Oméga Raharimalala, chef de service de la météorologie dans la région d’Analamanga. C’était à Antsirabe, hier, dans le cadre de l’atelier d’élaboration des documents du plan national d’adaptation et de la politique nationale de lutte contre le changement climatique, financé par l’Union Européenne et le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement du gouvernement Allemand (BMZ).

Hausse de la tempé-rature moyenne


En détail, la température maximale pourrait atteindre les 26°C ou 27°C, à Antananarivo, si en période d’hiver, la température maximale moyenne était de 22°C ou 23°C, en général. Et la température minimale varierait autour de 13°C au lieu de 8°C ou 9°C. « Certes, il y aura des moments où il fera froid. Mais nous allons ressentir plus la chaleur que le froid», ajoute Oméga Raharimalala.
Pour la région du Vakinankaratra, les températures maximales et minimales augmenteraient de 0,5°C par rapport aux normales, selon l’explication d’Anthony Randriantsiho-maninarivo, chef de service de la météorologie dans la région Vakinankaratra. « D’après nos prévisions, les températures seront plus élevées que les normales, durant les trois mois à venir. Par exemple, si la température minimale est de 9°C, elle pourrait augmenter à 9,5°C», souligne-t-il. En 30 ans, les températures normales auraient connu une hausse de 0,2°C dans cette région du Vakinankaratra.

Bien que le temps commence à être frais le matin et le soir à Antananarivo et à Antsirabe, la saison d’hiver ne commencera qu’au mois de juin pour se terminer au mois d’août. Ces trois dernières années, le bulletin des prévisions météorologiques des mois de juin, juillet et août, établi par la direction générale de la météorologique, a défini un temps à tendance chaude.

Bien que le temps commence à être frais à Tana, la saison d’hiver ne commencera qu’au mois de juin.

L'Express de Madagascar

Le 26 avril 2019

Miangaly Fanantenantsoa Ralitera

Une anomalie météorologique

La température maximale atteint les 35°C à Mandoto, région du Vakinankaratra, le 23 avril. Il s’agit d’une « anomalie », selon Anthony Randriantsihomaninarivo. « Les températures moyennes dans le Vakinankaratra varient entre 18°C et 29°C. Ces températures très élevées pendant l’intersaison, nous pouvons les qualifier d’« évènement extrême ». Cela pourrait avoir un rapport à la hausse de la température de la mer », souligne-t-il. En novembre 2018, une température extrême de 32°C a été, également, enregistrée dans cette région connue pour sa fraîcheur. Ces évènements « pourraient encore se produire pendant les 15 ou 30 ans à venir ».

 

16. avr., 2019

Avec cette chaleur suffocante en milieu de journée, la durée du jour qui se raccourcit et les brouillards même sur les littoraux, combinés à l’instabilité de la température, nous entrons peu à peu dans l’intersaison.

 Une intersaison appelée vernaculairement « fararano », mais qui ne peut cependant pas être entièrement assimilée à l’automne. Cette intersaison annonce donc peu à peu la couleur, à savoir l’arrêt progressif des pluies diluviennes, l’instabilité des températures qui souffle le chaud et le froid, le tout sur un fond généralisé de régime d’Alizée (faible). Sur le plan social, notamment celui de la santé publique, cette instabilité des conditions météorologiques est souvent décriée, à raison, comme responsable de l’augmentation des pathologies telles que les accidents vasculaires et cérébraux (souvent attribués aux personnes d’un certain âge, mais qui touchent de plus en plus de jeunes) ; et aussi celles qui affectent plutôt les petits enfants, telles que la récente épidémie de bronchiolite ( qui est encore en cours d’ailleurs) et autres allergies respiratoires et dermatologiques touchant aussi bien les enfants que les adultes.

Explications scientifiques. Pour informations, sans vouloir donner de leçons basiques de météorologie, Madagascar se développe sous un climat tropical subdivisé globalement en quatre saisons, deux intermédiaires et deux principales : l’hiver, froide et sèche, courant de juin à août et l’autre, l’été, chaude et pluvieuse de novembre à avril. Les deux autres saisons, appelées intersaisons sont faites des périodes intermédiaires entre ces deux principales saisons. Le « lohataona » qui équivaut au printemps court de septembre au  début novembre et l’autre en fin avril jusqu’au mois de mai, appelée « fararano ». Toutefois, notons que dues aux effets du changement climatique, les conditions météorologiques sont perturbées. Perturbations qui se manifestent surtout par des catastrophes naturelles plus intenses (allant des tempêtes tropicales aux éboulements et érosions du sol, etc.), et au niveau des températures, des étés de plus en plus suffocants ( 41° avant-hier dans la journée à Mahajanga) suivis d’hivers de plus en plus rigoureux, même si à Madagascar, nous avons tendance à dire : « Ririn-dasa tsy tsaroana » ( nous avons toujours tendance à oublier à quel point l’hiver précédent était froid).

 Midi Madagascar

Le 11/04/19

L.R

17. déc., 2018

Météo France a dévoilé ses prévisions d’activité cyclonique dans le Sud-ouest de l’océan Indien pour la saison 2018-2019. Malgré un démarrage précoce, la saison s’annonce proche de la normale.

La saison cyclonique a « commencée sur les chapeaux de roues » pour reprendre les termes de Météo France. Trois systèmes ont déjà atteint ou dépassé le stade de tempête tropicale dans le bassin cyclonique du Sud-Ouest de l’océan Indien, dont Alcide et Bouchra. Pour trouver une activité comparable avant la mi-novembre, il faut remonter à la saison 1996-1997.
Malgré ce démarrage précoce, Météo France précise que la saison 2018-2019 « s’annonce proche de la normale ». « On s’attend à ce que la saison connaisse au total entre huit et onzesystèmes (tempêtes et cyclones), et que la moitié d’entre eux (entre quatre et six) atteigne le stade de cyclone tropical, détaille Météo France. L’occurrence du phénomène El Niño devrait moduler l’activité cyclonique sur le bassin cette saison ».
La probabilité de connaître une activité proche de la normale est de 60%, selon les prévisionnistes. Ils estiment en outre, qu’il y a une probabilité de 20% qu’elle soit inférieure à la normale et une probabilité de 20% de connaître une saison plus active que la normale.
Pour rappel, en moyenne, le nombre de systèmes par saison se situe à dix sur le Sud-Ouest de l’océan Indien.
Il faut toutefois garder en mémoire que ces prévisions ne présagent pas l’impact éventuel d’un cyclone sur un territoire particulier de la zone. « Parce qu’il suffit d’un seul système pour connaître un impact pouvant être catastrophique, il convient de mettre en œuvre dès à présent et comme chaque année, les précautions d’usage de début de saison cyclonique », ajoute Météo France.

L'Express de Madagascar

Le 16/11/18

© JIR

10. mars, 2016

Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous pour visualiser l'article intitulé: Inondations à Tanà: A quand la mobilisation des grands moyens?

 

Inondations à Tanà: A quand la mobilisation des grands moyens?