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25. août, 2017

Encombrement. L'arrivée de French Blue dans le ciel réunionnais n'est pas rassurer ses concurrents.

« Les low-cost sur le long-courrier, ça marchera. Elles pourront rafler jusqu'à 50% du marché long-courriers, voire plus ». Celui qui s'exprime ainsi dans les colonnes de La Tribune n'est pas le PDG d'une des compagnies aériennes installées sur l'axe Paris-Réunion mais John Leahy le super vendeur d'Airbus qui à 75 ans et après avoir vendu 15 000 exemplaires des appareils du constructeur européen s'apprête à 70 ans à prendre sa retraite.

Avec l'arrivée dans le ciel de notre île de French Blue, la low-cost long-courrier d'Air Caraïbes, voilà qui ne devrait pas rassurer les PDG d'Air France, Air Austral, Corsair et XL Airways. D'autant que French Blue a clairement affiché ses prétentions, prendre 20% de part de marché.

En 2016, Réunion-Roland-Garros a accueilli 2 107 510 passagers, un trafic en progression de 1,4% par rapport à 2015. A lui seul l'axe Réunion - métropole avec 1 207 424 voyageurs a représenté 58% du trafic global en augmentation de 1,9% par rapport à 2015. Air Austral se taille la part du lion ( 34% de part de marché), suivie par Air France (32%), Corsair (29%) et XL Airways (6%).

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour satisfaire ses ambitions, French Blue va devoir pêcher dans le vivier de ses concurrentes. PDG de Corsair, Pascal de Izaguirre, résume parfaitement le match qui s'annonce. « Cela va être un bain de sang. Sur la Réunion, il va y avoir 30 % d'augmentation d'offre au global. Pas seulement à cause de French Blue. Ils arrivent avec huit vols par semaine, donc ils ne font clairement pas dans la demi-mesure.»

Interrogé récemment par nos confrères du Quotidien du Tourisme, Jean-Marc Grazzini, directeur général adjoint et directeur commercial d'Air Austral, est sur la même longueur d'onde. " La concurrence, nous l'acceptons. Nous sommes déjà dans un environnement concurrentiel. Elle est bénéfique pour nous car elle nous oblige à nous améliorer. Elle est bénéfique pour le client et pour la Réunion. Donc la concurrence n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est la capacité que l'on veut mettre sur un marché à un moment donné. C'est là où nous devenons vigilants. Car voler à moins de 80% de remplissage n'est plus rentable. J'aimerais plutôt qu'une compagnie vienne à la Réunion pour ouvrir des lignes sur Francfort ou sur Londres, plutôt que sur Paris qui est déjà très bien desservi. Certains vont dire : un nouveau concurrent arrive avec des prix agressifs, cela va donc entraîner une dynamique de marché ! Je le conçois. Mais seulement jusqu'à un certain niveau. Car après ce sont des parts de marché qu'il va bien falloir qu'il prenne à d'autres. Avec un effet déstabilisateur de positions patiemment construites depuis des années."

PDG de la compagnie réunionnaise, Marie Joseph Malé ne voit pas dans French Blue une low-cost. «Avoir des coûts plus bas ne veut pas dire que l'on a un modèle low-cost. Pour moi le modèle low-cost c'est la rupture tarifaire, de services, de produits et de commercialisation réalisés sur le moyen-courrier par des compagnies comme Jet Blue, Air Asia, Easy Jet ou Ryannair. Nous n'en sommes pas là. Nous avons à faire à des modèles hybrides.» Ceci n'empêche pas le PDG d'Air Austral d'être inquiet. «Personne ne peut rester au-dessus du marché. Les prix d'appel de French Blue sont comparables à ceux de la concurrence. Ils ne décrochent pas réellement par rapport à ce que nous avons connu. Vous baissez les tarifs de 5 à 8 % vous avez 3 - 4 % de trafic en plus. Quand XL Airways est arrivé tout le monde a baissé. Cela n'a pas généré un trafic colossal. Vous pouvez avoir une petite stimulation du marché mais pas à hauteur de 20 %.»

Le seul à rester relativement serein face à l'arrivée de French Blue est Laurent Magnin, le PDG atypique d'XL Airways. «Sur la Réunion, l'arrivée de French Blue est un «non-sujet» pour XL. Nous volons essentiellement au départ de Marseille et de Lyon quand toutes les autres compagnies décollent de Paris. Certes, nous vendons également des sièges au départ de Roissy, mais ce n'est pas notre business principal. C'est plutôt un complément.»

L'Express de Madagascar

Le 14/06/17

©JIR

13. juil., 2017

La Réunion n’est plus indemne. La présence du Varroa destructor, acarien parasite des abeilles  crée de fortes mortalités dans les ruches.

L’urgence est au recensement de toutes les ruches, dont la déclaration est obligatoire, et à la recherche d’infection par chaque apiculteur. Détecté le 4 mai dans un rucher de Saint-Denis, un acarien parasite des abeilles, le Varroa destructor, a été découvert dans huit autres élevages alentour, puis sur les communes de Sainte-Suzanne, Saint-Louis, Saint-Benoît, et Sainte-Rose. Il faut avant tout rassurer les consommateurs.
La présence de ce parasite n’affecte pas la qualité du miel, ou des autres produits de la ruche, qui peuvent être consommés en toute sécurité. Les apiculteurs, par contre, manifestent un grand désarroi car cet acarien a causé des ravages dans les populations d’abeilles de Madagascar, dès 2010, et de Maurice dès 2014.

Propagation
«La Réunion était un des tout derniers territoires épargnés, informe Olivier Esnault, vétérinaire épidémiologiste, spécialiste en santé de l’abeille, au Groupement de défense sanitaire de La Réunion (GDS). Nous avons une très faible chance de pouvoir contenir la propagation du Varroa sur l’ensemble de l’île et il faut y mettre tous nos moyens, en collaboration avec les services de la DAAF et le concours de tous les apiculteurs, y compris ceux qui n’avaient pas déclaré leur activité.»
Une fois apparu sur un territoire, le parasite n’a jamais pu en être éradiqué. Depuis 2010, une veille est organisée par le biais de ruches sentinelles et la détection présente, cette fois, l’avantage d’être précoce. «Le parasite serait présent depuis environ un an et il a obligatoirement été introduit lors d’une importation d’abeilles, ou d’une reine, ce qui est rigoureusement interdit,» tranche Olivier Esnault.

L'Express de Madagascar

Le 15/05/17

© JIR

21. juin, 2017

La compagnie Air Austral a enregistré une belle performance au cours de l’exer­cice 2016-2017. Elle a renoué avec des résultats positifs depuis quatre ans.

Bilan positif. Pour la quatrième année consécutive, la compagnie Air Austral termine l’exercice 2016/2017 dans le vert. La compagnie réunionnaise a réalisé un chiffre d’affaires de 368,45 millions d’euros, avec un résultat d’exploitation de 8.3 millions d’euros et d’un résultat net de 6.15 millions d’euros.


« Au cours de l’exercice 2016-2017, la compagnie a concrétisé les décisions prises dans le cadre de sa nouvelle phase de développement au regard, d’une part, du renouvellement et du redimensionnement de sa flotte et d’autre part, de la modification de son périmètre d’activité avec l’ouverture de nouvelles lignes, l’adaptation de son offre sur le réseau régional et la modification des modalités de desserte sur le grand régional… Au terme de l’exercice, le chiffre d’affaires progresse de 7 % tout comme le nombre de passagers qui affiche la même progression », a indiqué la compagnie dans un communiqué.


La compagnie se prépare déjà à «relever le challenge d’une année 2017-2018 complexe». «Notre volonté est de consolider nos positions et notre leadership dans la région et au-delà», a souligné Marie Joseph Malé, président-directeur général d’Air Austral. Sur ce point, la compagnie compte sur son alliance avec Air Madagascar pour bien se positionner sur le marché régional. Mais pour le moment, le mariage entre les deux compagnies prend plus de temps que prévu.


En ce qui concerne ses embrouilles judiciaires avec l’un de ses anciens pilotes, la compagnie précise que l’ensemble de ses comptes fonctionnent et continueront de fonctionner normalement. Air Austral a été condamné par la justice réunionnaise à verser à David Rocher  la somme de 1.179.308,40euros. « Toutes les opérations de règlement demandées par la compagnie à l’ensemble des banques sont par ailleurs bien exécutées. C’est cette somme qui aujourd’hui est provisionnée, bloquée sur un des comptes de la compagnie », précise la compagnie dans un communiqué.

L'Express de Madagascar

Le 21/06/17

Lova Rafidiarisoa