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13. juil., 2017

La Réunion n’est plus indemne. La présence du Varroa destructor, acarien parasite des abeilles  crée de fortes mortalités dans les ruches.

L’urgence est au recensement de toutes les ruches, dont la déclaration est obligatoire, et à la recherche d’infection par chaque apiculteur. Détecté le 4 mai dans un rucher de Saint-Denis, un acarien parasite des abeilles, le Varroa destructor, a été découvert dans huit autres élevages alentour, puis sur les communes de Sainte-Suzanne, Saint-Louis, Saint-Benoît, et Sainte-Rose. Il faut avant tout rassurer les consommateurs.
La présence de ce parasite n’affecte pas la qualité du miel, ou des autres produits de la ruche, qui peuvent être consommés en toute sécurité. Les apiculteurs, par contre, manifestent un grand désarroi car cet acarien a causé des ravages dans les populations d’abeilles de Madagascar, dès 2010, et de Maurice dès 2014.

Propagation
«La Réunion était un des tout derniers territoires épargnés, informe Olivier Esnault, vétérinaire épidémiologiste, spécialiste en santé de l’abeille, au Groupement de défense sanitaire de La Réunion (GDS). Nous avons une très faible chance de pouvoir contenir la propagation du Varroa sur l’ensemble de l’île et il faut y mettre tous nos moyens, en collaboration avec les services de la DAAF et le concours de tous les apiculteurs, y compris ceux qui n’avaient pas déclaré leur activité.»
Une fois apparu sur un territoire, le parasite n’a jamais pu en être éradiqué. Depuis 2010, une veille est organisée par le biais de ruches sentinelles et la détection présente, cette fois, l’avantage d’être précoce. «Le parasite serait présent depuis environ un an et il a obligatoirement été introduit lors d’une importation d’abeilles, ou d’une reine, ce qui est rigoureusement interdit,» tranche Olivier Esnault.

L'Express de Madagascar

Le 15/05/17

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