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8. juin, 2018

Selon une étude sur le tourisme local, commandée par l'IRT et la Fédération réunionnaise de Tourisme avec le concours d'IPSOS Océan Indien, le tourisme serait l'une des premières filières économiques locales avec plus d'un milliard d'euros générés entre mars 2017 et février 2018.

Alors que la destination Réunion a enregistré des chiffres record de fréquentation et de recettes économiques extérieures sur l’année 2017, le tourisme local s’inscrit lui aussi dans cette tendance et affiche des résultats impressionnants, jusqu’à représenter une manne financière prépondérante dans l’économie réunionnaise.

À l’image des analyses faites chaque année sur le tourisme en provenance de l’extérieur, ces chiffres permettent de mettre en lumière l’impact des habitudes de consommation des réunionnais sur la filière touristique locale. Le tourisme domestique occupe une place essentielle dans l’économie réunionnaise.

En compilant les nuitées et les excursions, il apparait donc que le tourisme domestique a généré, de mars 2017 à février 2018, un chiffre d’affaire total de 701 millions d’euros pour les professionnels de la filière à La Réunion. À ce chiffre s’ajoute le record de plus de 350 millions d’euros de recettes émanant du tourisme extérieur réalisé en 2017. Pour la première fois dans l’histoire du tourisme local le symbolique milliard d’euros est atteint et dépassé (1 milliard 51 millions d’euros).

Cette première étude, menée par IPSOS Océan Indien sur le tourisme local, met donc en exergue l’attachement des Réunionnais à leur territoire

L'Express de Madagascar

Le 21/04/18

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29. sept., 2017

La Banque de l’Union Européenne et TELCO OI signent un contrat de financement de 25 millions d’euros. Il s’agit de moderniser le réseau Très Haut Débit mobile.19

Le groupe TELCO OI s’est fixé comme objectif d’offrir dans un contexte très concurrentiel une couverture 4G innovante, accessible à plus de 95% de la population d’ici 5 ans. En plus de la qualité et de l’attractivité de l’offre, le projet aura des répercussions économiques très positives sur les territoires, notamment en termes de productivité et de création d’emplois. « Ce financement octroyé par le BEI s’inscrit dans le plan important d’investissement engagé par TELCO OI en 2016, afin de moderniser ses réseaux mobile à La Réunion et à Mayotte leur permettant de passer au Très Haut Débit Mobile grâce à la généralisation de la 4G », a déclaré Pierre-Antoine Legagneur, Directeur Général de TELCO OI.


« L’accès de tous au Très Haut Débit est une priorité pour la Banque de l’Union Européenne. C’est pourquoi nous sommes très heureux de financer ce projet qui aura un réel impact économique et social sur les territoires de La Réunion et de Mayotte », a souligné le Vice- Président Ambroise Fayolle.

Plan Junker

« Ce nouveau financement Juncker reflète l’action que nous menons en territoire Outre-Mer pour soutenir un développement économique axé sur l’innovation et la modernisation des infrastructures, la croissance et la compétitivité des entreprises. »
Ce financement de la BEI bénéficie en effet du soutien du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI) - élément central du Plan d’investissement pour l’Europe, appelé plus communément Plan Juncker - avec à la clef pour Telco OI l’octroi de conditions financières particulièrement attractives, adaptées au secteur et à la nature de l’investissement.


Un financement qui s’inscrit également dans la stratégie 2020 de l’Union Européenne et de l’agenda numérique pour l’Europe axé sur le déploiement de l’internet à haut débit. Un des objectifs clefs de cette stratégie est que tous les citoyens européens bénéficient d’ici 2020 d’un accès au haut débit à 30 Mbps, avec l’assurance également que 50% des foyers européens disposent d’abonnements offrant un débit supérieur à 100 Mbps.

L'Express de Madagascar

Le 13/09/17

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26. sept., 2017

En partenariat avec le Pôle Emploi, le Forum des métiers de l’hôtellerie s’est élargi, cette année, à deux autres acteurs majeurs de l’hôtellerie.

Ce Forum a pour but de pallier à un déficit d’image dont souffrent les métiers de l’hôtellerie auprès des futurs professionnels. En particulier dans l’hôtellerie de luxe, qu’un certain nombre de jeunes considèrent comme un milieu inaccessible. Pour la première fois, nous avons décidé de proposer à d’autres établissements de nous rejoindre ; La Villa Delisle Hôtel & Spa et l’hôtel Le Saint-Pierre », présente Patrice Peta, directeur du Palm.


L’hôtel 5 étoiles de Petite-Île a pu ainsi accueillir plus de 300 personnes durant la journée d’hier, dont 130 demandeurs d’emplois pour une session de job dating.  »Le secteur hôtelier est fortement porteur d’emploi, comme le prouve un taux de fréquentation de 75 % dans les hôtels classés du sud », commente André Martin, responsable d’équipe du Pôle Emploi de Saint-Joseph.  »On déplore, cependant, une pénurie de main-d’œuvre, car ce sont des métiers passion. Si l’on n’a pas cette passion, cela ne fonctionne pas. » En collaboration avec des organismes de formation comme la SPL Afpar, le Centhor, et l’école Vatel, ainsi que Cap Emploi et la Mission Locale Sud Réunion, le Forum s’est ouvert sur une présentation des différents métiers de l’hôtellerie.


« Nous devons montrer que l’hôtellerie embauche »


À sa création, en 2007, le Palm Hôtel & Spa a intégré de nombreux collaborateurs recrutés dans son environnement local.  »En introduction à cette matinée, nous avons présenté ce qu’on peut accomplir en termes de formation, d’accompagnement, et les nombreuses possibilités d’emploi qu’offrent nos métiers. Dans notre établissement, nous employons 110 collaborateurs en CDI, dont une équipe de maintenance de 8 personnes, 11 spécialistes du bien-être et d’autres qualifications, comme la sommellerie ou le marketing », explique Patrice Peta. Ensuite, le job dating avait pour objectif de pourvoir une vingtaine de postes en CDI. Une quinzaine de profils sont déjà identifiés à cet effet.  »C’est un vrai secteur d’avenir et nous devons montrer que le secteur embauche, et que les employés peuvent progresser, même s’ils débutent avec peu de qualification », ajoute André Martin.  »Cette mutualisation entre différents établissements est très originale. Pour recevoir les candidats et pour se concerter suivant les besoins, afin de coordonner les énergies tout au long d’une saison. » Les hôtels pourront ainsi échanger sur des besoins ponctuels à pourvoir en fonction d’éventuelles disponibilités de personnel.

L'Express de Madagascar

Le 14/09/17

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25. août, 2017

Encombrement. L'arrivée de French Blue dans le ciel réunionnais n'est pas rassurer ses concurrents.

« Les low-cost sur le long-courrier, ça marchera. Elles pourront rafler jusqu'à 50% du marché long-courriers, voire plus ». Celui qui s'exprime ainsi dans les colonnes de La Tribune n'est pas le PDG d'une des compagnies aériennes installées sur l'axe Paris-Réunion mais John Leahy le super vendeur d'Airbus qui à 75 ans et après avoir vendu 15 000 exemplaires des appareils du constructeur européen s'apprête à 70 ans à prendre sa retraite.

Avec l'arrivée dans le ciel de notre île de French Blue, la low-cost long-courrier d'Air Caraïbes, voilà qui ne devrait pas rassurer les PDG d'Air France, Air Austral, Corsair et XL Airways. D'autant que French Blue a clairement affiché ses prétentions, prendre 20% de part de marché.

En 2016, Réunion-Roland-Garros a accueilli 2 107 510 passagers, un trafic en progression de 1,4% par rapport à 2015. A lui seul l'axe Réunion - métropole avec 1 207 424 voyageurs a représenté 58% du trafic global en augmentation de 1,9% par rapport à 2015. Air Austral se taille la part du lion ( 34% de part de marché), suivie par Air France (32%), Corsair (29%) et XL Airways (6%).

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour satisfaire ses ambitions, French Blue va devoir pêcher dans le vivier de ses concurrentes. PDG de Corsair, Pascal de Izaguirre, résume parfaitement le match qui s'annonce. « Cela va être un bain de sang. Sur la Réunion, il va y avoir 30 % d'augmentation d'offre au global. Pas seulement à cause de French Blue. Ils arrivent avec huit vols par semaine, donc ils ne font clairement pas dans la demi-mesure.»

Interrogé récemment par nos confrères du Quotidien du Tourisme, Jean-Marc Grazzini, directeur général adjoint et directeur commercial d'Air Austral, est sur la même longueur d'onde. " La concurrence, nous l'acceptons. Nous sommes déjà dans un environnement concurrentiel. Elle est bénéfique pour nous car elle nous oblige à nous améliorer. Elle est bénéfique pour le client et pour la Réunion. Donc la concurrence n'est pas le sujet.

Le sujet, c'est la capacité que l'on veut mettre sur un marché à un moment donné. C'est là où nous devenons vigilants. Car voler à moins de 80% de remplissage n'est plus rentable. J'aimerais plutôt qu'une compagnie vienne à la Réunion pour ouvrir des lignes sur Francfort ou sur Londres, plutôt que sur Paris qui est déjà très bien desservi. Certains vont dire : un nouveau concurrent arrive avec des prix agressifs, cela va donc entraîner une dynamique de marché ! Je le conçois. Mais seulement jusqu'à un certain niveau. Car après ce sont des parts de marché qu'il va bien falloir qu'il prenne à d'autres. Avec un effet déstabilisateur de positions patiemment construites depuis des années."

PDG de la compagnie réunionnaise, Marie Joseph Malé ne voit pas dans French Blue une low-cost. «Avoir des coûts plus bas ne veut pas dire que l'on a un modèle low-cost. Pour moi le modèle low-cost c'est la rupture tarifaire, de services, de produits et de commercialisation réalisés sur le moyen-courrier par des compagnies comme Jet Blue, Air Asia, Easy Jet ou Ryannair. Nous n'en sommes pas là. Nous avons à faire à des modèles hybrides.» Ceci n'empêche pas le PDG d'Air Austral d'être inquiet. «Personne ne peut rester au-dessus du marché. Les prix d'appel de French Blue sont comparables à ceux de la concurrence. Ils ne décrochent pas réellement par rapport à ce que nous avons connu. Vous baissez les tarifs de 5 à 8 % vous avez 3 - 4 % de trafic en plus. Quand XL Airways est arrivé tout le monde a baissé. Cela n'a pas généré un trafic colossal. Vous pouvez avoir une petite stimulation du marché mais pas à hauteur de 20 %.»

Le seul à rester relativement serein face à l'arrivée de French Blue est Laurent Magnin, le PDG atypique d'XL Airways. «Sur la Réunion, l'arrivée de French Blue est un «non-sujet» pour XL. Nous volons essentiellement au départ de Marseille et de Lyon quand toutes les autres compagnies décollent de Paris. Certes, nous vendons également des sièges au départ de Roissy, mais ce n'est pas notre business principal. C'est plutôt un complément.»

L'Express de Madagascar

Le 14/06/17

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13. juil., 2017

La Réunion n’est plus indemne. La présence du Varroa destructor, acarien parasite des abeilles  crée de fortes mortalités dans les ruches.

L’urgence est au recensement de toutes les ruches, dont la déclaration est obligatoire, et à la recherche d’infection par chaque apiculteur. Détecté le 4 mai dans un rucher de Saint-Denis, un acarien parasite des abeilles, le Varroa destructor, a été découvert dans huit autres élevages alentour, puis sur les communes de Sainte-Suzanne, Saint-Louis, Saint-Benoît, et Sainte-Rose. Il faut avant tout rassurer les consommateurs.
La présence de ce parasite n’affecte pas la qualité du miel, ou des autres produits de la ruche, qui peuvent être consommés en toute sécurité. Les apiculteurs, par contre, manifestent un grand désarroi car cet acarien a causé des ravages dans les populations d’abeilles de Madagascar, dès 2010, et de Maurice dès 2014.

Propagation
«La Réunion était un des tout derniers territoires épargnés, informe Olivier Esnault, vétérinaire épidémiologiste, spécialiste en santé de l’abeille, au Groupement de défense sanitaire de La Réunion (GDS). Nous avons une très faible chance de pouvoir contenir la propagation du Varroa sur l’ensemble de l’île et il faut y mettre tous nos moyens, en collaboration avec les services de la DAAF et le concours de tous les apiculteurs, y compris ceux qui n’avaient pas déclaré leur activité.»
Une fois apparu sur un territoire, le parasite n’a jamais pu en être éradiqué. Depuis 2010, une veille est organisée par le biais de ruches sentinelles et la détection présente, cette fois, l’avantage d’être précoce. «Le parasite serait présent depuis environ un an et il a obligatoirement été introduit lors d’une importation d’abeilles, ou d’une reine, ce qui est rigoureusement interdit,» tranche Olivier Esnault.

L'Express de Madagascar

Le 15/05/17

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